Archive | mars 2012

Cloclo

Voilà, c’est fait. J’ai enfin vu Cloclo. J’ai lu les critiques avant et après être allée au cinéma. Avant pour voir si ça valait la peine de me déplacer, après pour vérifier avec mon ressenti.

Je ne m’éternise pas sur les remarques dithyrambiques, sans intérêt à mes yeux. J’ai donc plutôt porté mon regard sur les mauvaises :

Il n’y a pas un moment où l’on sourit. Aucune idée, je ne m’en souviens pas. Mais comme je ne suis pas allée voir un film d’humour, je trouve cette remarque nulle et non avenue.

J’ai trouvé le personnage assez détestable. Une fan déçue ? Je savais qu’il avait de mauvais côtés. Mais mettre en images des mots lus ici ou là permet de mieux cerner à quel point le chanteur était perturbé.

Le film est long. Oui, deux heures trente. A ma grande surprise, si je me suis fait la réflexion qu’il y avait déjà bien longtemps que j’étais assise dans la salle alors que les enfants de Cloclo n’étaient pas encore nés et que par conséquent, j’allais le rester encore un sacré moment (assise, suivez un peu), je ne me suis pas ennuyée pour autant.

C’était répétitif. J’ai dû louper certains passages (pourtant je ne suis pas sortie pour une pause pipi) parce que ça m’a totalement échappé.

Une succession dénuée d’intérêt. Ben moi j’ai trouvé une logique dans la continuité. Mais je ne suis pas experte en la matière.

Le choix des musiques était light. Là, d’accord. Mais où étaient les plus belles chansons de Cloclo ? Il y en a que je ne connaissais pas. Je ne suis pas une fan du bonhomme (même si je l’ai vu en concert du haut de mes quatre ans parce qu’à cet âge, j’étais en pamoison devant lui), mais je connais assez bien son répertoire. Ce qui ne m’a nullement empêchée de bouger sur mon siège au rythme des musiques et battre la mesure avec mes pieds. Et non, je n’ai pas dérangé mes voisins, j’étais seule sur ma rangée. Et re-non, les gens de derrière ne m’ont pas prise pour une folle, personne ne s’est posé derrière moi.

On voit clairement, malgré la ressemblance physique, que ce n’est pas Claude François, mais quelqu’un qui fait semblant. Encore une fan désabusée? Non, Cloclo n’est pas ressuscité. C’est bien un acteur qui imite le chanteur. Et fort bien du reste. Je l’ai trouvé époustouflant surtout lorsqu’il danse où il n’a rien à envier à l’original.

J’ai donc passé un très bon moment et suis ressortie avec un sourire niais sur le visage. Il a fallu attendre le générique de fin pour entendre Alexandrie aaaaaaahhhhh Alexandra, la seule chanson que je chante volontiers et sur laquelle je danse admirablement bien (hin hin hin), au grand désespoir de mes collègues qui eux ont le droit de me prendre pour une folle.

Si vous ne supportez pas cet artiste, n’allez pas voir ce film. Car vous saurez vraiment pourquoi vous le détestez tant (Claude, par le film). Si vous être un fan absolu, n’allez pas voir ce film. Car vous allez être déçu qu’on ose égratigner votre idole. Si par contre comme moi vous l’aimez bien, mais pouvez vous en passer, c’est un film qui se laisse regarder. Vais-je acheter le DVD ? Non. Est-ce que je regarderai le film à nouveau lorsqu’il sera diffusé à la télé ? Aucune idée. On verra le moment venu…

Cerveau en panne

Aujourd’hui je fais la grève du message. J’ai accumulé les âneries durant la journée d’hier. L’impression désagréable que mon cerveau s’était accordé une journée de congé sans me consulter au préalable. J’espère qu’un jour lui aura suffit pour se recharger.

Je vous raconterais bien l’ensemble des mes délires mais vous risqueriez de prendre peur. Je préfère que vous gardiez l’impression que je suis une personne sensée. Parce que si je commence à vous raconter les histoires de crottes de nez que je débite à ma collègue pour bloquer sa digestion, vous déserteriez les lieux, et j’en serai durement affligée.

On se retrouve donc demain dans de meilleures dispositions.

Je vous salue bien bas…

Polisse

Le film dure plus de deux heures. Ma grande question avant de le démarrer, était de savoir si j’allais réussir à rester bien sage sur mon canapé durant tout ce temps. J’ai été sauvée d’une réponse négative par le fait qu’à mi-parcours j’ai dû mettre pause : j’avais un chat internet de prévu pour mes cours. Je ne me suis donc pas lassée, j’avais juste une obligation qui m’empêchait de le regarder d’une traite. De plus, j’ai quitté rapidement le chat qui m’ennuyait pour reprendre mon film. C’est donc un bon point.

Aucun voyeurisme, tout est suggéré de façon très soft en plus. Tellement soft que ça rend la vérité encore plus insoutenable. Car l’imagination travaille à fond (du moins chez moi. Chez vous je ne sais pas). Par contre il y a beaucoup de vulgarité. Ce qui ne nuit absolument pas au film. Au contraire, ça nous montre comment les policiers de la brigade des mineurs encaissent ces horreurs et réussissent malgré tout à continuer à évoluer dans ce métier qu’ils aiment. Avec tout au long de l’histoire, leur vie familiale avec son lot de problèmes également.

Je n’ai absolument pas regretté mon achat. Si vous n’avez pas encore vu ce « reportage », dépêchez-vous de réparer cette erreur. Je rajouterais bien « âmes sensibles d’abstenir » mais j’en suis une et je n’ai pleuré qu’une fois. Même pas honte de le dire 🙂

Le lien officiel du film : http://www.polisse-lefilm.com/

Blabla au pas de course

Demain je vous parle de Polisse si j’ai le temps de pondre mon billet. Ca fait longtemps que je voulais regarder ce film et je me suis décidée à l’acheter en DVD. J’ai réussi à ne pas trop pleurer !

Lundi soir c’était soirée cinéma avec Cloclo dont je parlerai vendredi. J’ai un sourire niais en y pensant et je bouge la tête au rythme d’une musique inexistante 🙂

Ce soir c’est soirée resto avec ma copine qui supporte mon blabla incessant et qui ne dit jamais ce que je compte entendre. Je me fâche et deux minutes après j’ai déjà oublié pourquoi je m’étais énervée, tellement j’ai de nouvelles idées à lui raconter. Je me fatigue déjà. Imaginez le courage qu’elle a !

Dans moins de trois semaines j’ai les examens et je n’ai toujours pas ouvert mes bouquins pour les révisions. Je ne sais pas quoi faire de tout ce temps. J’ai besoin de travailler dans l’urgence si je veux que mon cerveau fonctionne à fond. Autrement je m’ennuie et au lieu de me concentrer, je pars dans mes pensées toutes les deux lignes. On verra donc la semaine prochaine.

J’ai toujours mon mémoire sur le Ghana à rédiger. Là aussi, je pense qu’il sera « pondu » en une journée, le jour où je réaliserai que je risque le hors délai (j’ai encore deux semaines).

Passez une bonne journée.

Les horreurs de ce monde

Alors que je marchais avec Charles, ce dernier me racontait des horreurs sur le drame survenu à Sierre. Plus je lui faisais remarquer que ce qu’il racontait était affreux, plus il riait et moi également. Mais comment peut-on rire d’un tel évènement, surtout si, comme Charles, on a des enfants ?

Je ne regarde plus les informations à la télé, je ne supporte pas. C’est trop violent pour moi, j’ai juste envie de me mettre en boule sur mon canapé et pleurer.

Je lis encore la presse mais uniquement en diagonale. Tous ces morts, ces maltraitances, me torturent (quel choix de mot!). Toutes ces nouvelles me plombent le moral. Les seules qui me fassent rire sont celles concernant la politique. Car il faut bien le reconnaître, on entre dans le comique, surtout avec les élections françaises (même si j’éprouve une forte envie de tordre le cou de ces hommes, tellement ils sont pathétiques).

Malheureusement, tous les gens ne sont pas comme moi, et parlent régulièrement de ce qu’ils ont lu/vu dans le journal/à la télé. Je me tiens donc quand même au courant de ce qu’il se passe, mais comme Charles, si j’en parle, j’amplifie chaque fois l’horreur.

Parce que pour en revenir au drame de Sierre, je ne me contente pas de lire les articles parus dans les quotidiens, non, je vis le drame. Je suis dans ce car, je ressens le choc, j’entends le bruit du véhicule qui s’écrase contre le mur, je vois tous les sièges gicler dans l’habitacle et j’entends les râles de ces enfants, je sens l’odeur du sang et de la mort. Et j’ai mal. Invivable n’est-ce pas ?

C’est pourquoi, si je dois parler de cet évènement, j’opterai pour l’humour noir, très noir. Ca me permet de supporter un peu mieux la réalité du drame. D’oublier mon ressentit et continuer à vivre.

Alors si vous m’entendez déballer des horreurs, n’oubliez pas qu’au-dedans je souffre, énormément.

The Descendants

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, il s’agit d’un avocat, Matt King, qui veille sa femme à l‘hôpital. Il se retrouve dépassé par l’attitude de ses deux filles, (Alexandra 17 ans et Scottie 10ans) dont il ne s’est jamais vraiment occupé, trop pris par son travail. Alors qu’il négocie la vente des dernières terres vierges de Hawaii, il apprend que sa femme le trompait.

Tout au long du film, vous êtes bercés par de la musique hawaiienne tout en admirant les belles plages des lieux. Très reposant. Caro, avec qui je discute ciné, n’a pas aimé l’histoire. Elle l’a trouvée ennuyeuse. Moi je l’ai trouvée très jolie, très humaine. J’ai aimé ces rapports conflictuels entre le père et ses filles qui se transforment peu à peu en complicité. J’ai aimé que Matt ne baisse pas les bras et cherche à comprendre l’attitude agressive de son adolescente et les folies de sa cadette.

Comme souvent dans le cas des personnes trompées, cet homme blessé désire connaître ce rival pour qui sa femme était prête à tout quitter et part donc à sa recherche. J’ai nettement moins aimé le fait qu’il entraîne sa fille dans cette quête. A mes yeux, cette confrontation ne concerne par les enfants. La mère mourante, le père devrait plutôt aider ses filles à ne conserver que de bons souvenirs de cette dernière. Je ne comprends pas en quoi un face à face avec cet inconnu peut aider une adolescente à se réconcilier avec une mère dont les jours sont comptés. Mais finalement, c’est peut-être pour cette raison que le film m’a touchée. Je me suis sentie très proche de cette fille.

Quant à George Clooney, dont j’aime toujours la voix suave, je ne saurais dire s’il m’a fait vibrer. Je n’ai pas réussi à déterminer si je voyais un homme éploré ou un acteur quelconque. Je n’ai pas compris non plus la présence du copain d’Alexandra. J’ai lu dans certaines critiques que le personnage les faisait rire à chacune de ses répliques. Je suppose que je dormais à ces moments-là puisque ce rôle me semble totalement superflu.

J’avais besoin de me détendre, je me suis détendue. C’est ce que j’attendais de ce film et je l’ai obtenu. Cependant, j’aurais pu me contenter de le regarder à la télévision…

Site officiel : http://www.foxsearchlight.com/thedescendants/

Brigitte

Comme je l’ai déjà expliqué, j’ai découvert le groupe Brigitte et leur chanson Battez-vous lors des Victoires de la musique. J’ai été séduite par le mariage de ces deux voix. Bien sûr que je me suis empressée d’acheter l’album. Est-ce que la chanson qui m’a fait vibrer reflète l’ensemble du cd ?

Oui, sans aucun doute. La plupart des mélodies épousent (je trouvais ce verbe sympa) les sonorités d’une pop sirupeuse sans rien y voir de péjoratif. Bien au contraire. Je trouve ces airs reposants qui m’aident à m’évader dans mes pensées sans me sentir agressée par un bruit de fond désagréable.

Même si elle ne figure pas dans mes chansons préférées, Ma Benz , reprise de NTM, se laisse écouter. On trouve des paroles plus difficiles dans Je veux un enfant ou un titre de circonstance alors que Cloclo résonne un peu partout Et Claude François.

Aucun regret dans cet achat 5/6.

L’avantage du casque intégral avec visière incorporée

Je suis sur mon scooter, les cheveux au vent. Je roule la visière abaissée mais pas jusqu’en bas. Ca évite la buée et par conséquent, me permet de bien voir la route. Que du bonheur…

Puis, soudain, une mouche décide de s’écraser sur mon casque. Non, je reprends. Elle vient s’éclaffer sur la visière et le contenu de son abdomen bien dodu coule gentiment. Finalement, laisser passer un peu d’air n’est plus aussi plaisant. Parce que la coulée bien jaune (beurk) arrive bientôt au bout, et qu’ensuite se trouve ma bouche ! Me voilà moins rassurée.

Et alors, que se passe-t-il dans ma tête ? Devinez-vous le cheminement qu’effectue mon cerveau ? Non ? Ben je me dis tout simplement que je suis contente d’avoir un casque intégral avec visière incorporée parce que sinon ça ferait longtemps que j’aurais gobé la mouche ! hin hin hin

 

PS Du coup je n’ose plus sourire niaisement en conduisant 🙂

Que vous raconter ?

Que vous raconter aujourd’hui ?

 

Que je viens de bosser la fin de mon cours « problématique du l’enseignement du FLE »

Que j’ai reçu ma dernière dissertation et que, ô miracle, j’ai obtenu une bonne note. C’est la première fois en trois ans d’études. Ca rassure à moins d’un mois des examens 🙂

Que je fais un joli message où j’explique que mon humeur s’est enfin stabilisée alors que j’étais à prendre avec des pincettes toute la journée

Que mon scooter fait de plus en plus de bruit (je sais d’où ça vient après avoir tapé partout) mais que la première visite est prévue dans deux cents kilomètres, alors ça attendra

Que j’ai changé mes draps juste avant d’aller me coucher. Ma deuxième saucisse, sympa, m’a laissé en profiter cinq minutes avant de vomir dessus. C’est la deuxième fois qu’elle vomit en cinq ans, je trouvais déplacé de m’énerver

Qu’il me faudrait une femme de ménage car mon appartement prend des allures de porcherie et ça m’énerve

Qu’il me faudrait un cuisinier car je n’ai pas d’énergie pour me faire à manger

Que je passe beaucoup trop de temps à jouer à des jeux stupides sur facebook (j’adooore Bingo Blitz même si ça fait longtemps que je peine à obtenir des bingos)

Que dans un mois je me sentirai toute perdue parce que les examens seront terminés ainsi que tout le stress qui les accompagne (quoiqu’il y a encore l’attente des résultats, éventuellement la deuxième cession et re-attente des résultats)

Que j’hésite à aller voir Cloclo avec mon collègue qui m’a précisé que si le film était nul, il faudrait bien occuper le temps d’une autre façon 🙂

Que je découvre Lana del Rey et ça me plaît

Qu’en ce moment j’écoute de la musique, je rédige ce message, et me sens drôlement bien.

 

Bonne journée à vous.

Stop au stress

Il y a un peu plus d’un mois, j’ai diminué le temps passé à bosser mes cours. Je stressais de plus en plus pour des notes à peine passables.

L’année universitaire est passée de sept mois à six lorsque j’ai débuté il y a trois ans. Le programme n’avait quant à lui pas changé. Cette année, nouvelle diminution : cinq mois de cours pour un programme prévu sur sept. Il y a trois semaines, j’ai tout arrêté. Marre de courir après le temps. Marre de ce stress qui a pris cette année des proportions hallucinantes.

Les examens débutent le 16 avril et les derniers cours sont disponibles depuis lundi seulement. Sauf un, car la prof a du retard. Quand le recevrons-nous ? Mystère. De plus, de nombreux devoirs ne sont pas rendus donc il est impossible de connaître nos éventuelles progressions. Je ne suis pas concernée, puisque j’ai tout arrêté.
Je m’étais inscrite parce que ça m’intéressait, parce que j’y prenais du plaisir. Cette année, le plaisir n’est pas au rendez-vous. Donc quel est l’intérêt de continuer ?
Plusieurs personnes m’ont fait remarquer que c’est dommage de s’arrêter si près du but. C’est vrai que c’est dommage. J’ai donc demandé de l’aide.
Après une heure d’entretien, où j’ai parlé de ce stress qui me pourrit l’existence, de mes doutes, de mes joies etc… on m’a conseillé certaines granules homéopathiques à prendre en une fois. Ce que j’ai fait vendredi passé.
Depuis je me sens légèrement mieux. Mon estomac s’est passablement calmé, je dors mieux et surtout, je ne passe plus du rire aux larmes en permanence. Je suis d’humeur constante. Je ne réagis plus aux provocations, quelles qu’elles soient.
Je dois noter tout ce que je ressens, jusqu’à mon prochain entretien. Parce que j’ai besoin de rester plus ou moins calme : je compte me présenter à mes examens. J’ai plus de trois semaines de retard dans mes cours et ça m’est égal. Je vais travailler, mais ne compte pas me remettre dans l’état dans lequel j’étais ces derniers temps.
Tout ça pour vous dire que mes messages seront peut-être moins nombreux ces prochains jours. Tout dépendra de mon humeur et mon inspiration. Et je compte continuer à me rendre au cinéma régulièrement après le travail. Je ne peux donc pas tout faire. No stress…