Archive | mai 2012

Agnus Dei

Je regardais un film, The Tree of Life pour ne pas le mentionner (avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn), qui ne me plaisait absolument pas. C’est le genre de film auquel je ne comprends rien si je n’ai pas de décodeur fourni avec. J’ai donc zapé sur un autre film bien plus sympa à mes yeux Unstoppable avec Denzel Washington. A la fin de ce dernier, j’ai à nouveau zapé et suis tombée sur la fin du premier. Toujours aussi étrange. Par contre, j’ai été totalement hypnotisée par la musique. Une magnifique musique classique. Comme je n’y connais rien, j’ai dû attendre le générique de fin pour connaître l’auteur. J’ai donc été totalement scotchée par l’Agnus Dei de Berlioz. Hier soir j’ai décidé de l’écouter à nouveau. Je me suis installée sur mon canapé, la musique à fond (mais pas trop quand même), le regard posé sur le champ en face de mon salon avec la nuit qui s’installe discrètement. C’était juste magnifique…

Je vous mets l’extrait du film avec la musique telle que je l’ai découverte.

Surprise sur mon balcon

J’observais dans la nature les vignes et toutes leurs belles feuilles vertes. Sur mon balcon, j’avais l’impression d’avoir juste du bois mort que je laissais comme décoration. Et puis ce matin en procédant à mon inspection quotidienne, j’ai eu une heureuse surprise. De magnifiques feuilles vertes sont apparues.

 

Sinon, le week-end tous les quinze jours, mon balcon est invivable dès les environs de vingt heure pour une heure. Mes voisins utilisent leur barbecue. Moi je ne déguste que la fumée.

 

La bonne nouvelle, c’est que je les ai entendu parler d’un déménagement à la fin de l’année. D’un autre côté, j’ai à nouveau envie d’aller vivre à l’étranger. Ca me prenait régulièrement il y a une bonne dizaine d’années. Mais en fait je crois que je voulais fuir une vie qui ne me plaisait pas. Par contre en ce moment, je ne vois pas trop ce que j’aimerais fuir. Passons. En toute logique, les envahisseurs seront partis avant moi 🙂

Conseils DVD

Je ne suis pas allée au cinéma cette semaine. Je pensais y aller hier mais comme il faisait si beau, j’ai préféré opter pour mon balcon. Ce qui ne m’a pas empêchée de regarder des dvd ces derniers jours. Alors voici la liste :


Mission Impossible 4 : Ghost Protocol 

Ma soeur était allée le voir au cinéma en m’en avait dit le plus grand bien. Pour ma part, je me suis ennuyée. Je n’ai pas tout suivi; je me suis endormie sans doute 🙂 Mon vertige m’a repris lors d’une scène ou Tom Cruise fait le guignol sur une tour géante. La scène est sympa mais je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être devrais-je regarder ce film à nouveau.


L’exercice de l’Etat

J’ai adoré ! Pourtant tout était contre ce film selon mes critères : film français (souvent moins divertissants), durée d’à peu près deux heures, cinq premières minutes des plus étranges. J’ai même pensé qu’il y avait eu un échange de dvd et que je me lançais dans un classé X.

Nous suivons durant quelque temps la vie d’un ministre des transports. J’ai trouvé le sujet très intéressant. L’homme enchaîne les réunions où des décisions importantes doivent être prises et rapidement. J’ai repensé aux séances interminables auxquelles j’ai dû assister et où jamais rien n’est décidé. Je me suis rendue compte à quel point ces hommes d’Etat sont sollicités en permanence et doivent garder la tête froide en tout temps. Pas facile. Sans oublier tous les ennemis qui n’attendent que le faux pas. Je n’ai pas vu le temps passer et je vous recommande vivement ce film.

Parlez-moi de vous

J’ai été déçue. J’ai trouvé les névroses de Karin Viard beaucoup trop poussées et elles m’ont gâché mon plaisir. Après coup je me suis demandé pourquoi elles me dérangeaient tant. Finalement, je crois que je me suis trop reconnue dans ce personnage, même si je suis nettement moins atteinte 😉 Au final, si vous ne vous identifiez pas à cette femme, peut-être prendrez-vous de plaisir à regarder cette histoire.

Mes meilleures amies

Bof. J’ai ri une ou deux fois mais dans l’ensemble, j’ai trouvé certaines scènes grotesques et l’histoire insipide. Pourtant, il paraît que c’est drôle. J’ai dû perdre mon sens de l’humour.

Dernières lectures

Comme j’ai à nouveau le temps de lire pour le plaisir, j’en profite. Voici donc mes dernières lectures :

Chroniques d’un croque-mort à l’humour noir de Jean-Claude

C’est intéressant de découvrir les aléas du métier de croque-mort. L’intérêt de ce livre s’arrête malheureusement là. L’auteur veut enchaîner les jeux de mots ce qui rend le style pénible à lire.

 

 

Le Goût des pépins de pomme de Katharina Hagena

L’histoire est sympathique. J’ai quand même eu un peu de peine à me lancer dans l’histoire mais une fois le pas franchi, le livre se lit très vite. J’ai trouvé le vocabulaire assez riche, ce qui me plaît. En revanche il y avait quand même deux ou trois tournures de phrases un peu pédantes. Peut-être une erreur de traduction. Parfait en livre de poche.

 

Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient de Denis Diderot

Là on entre dans un tout autre genre qui est celui de l’essai philosophique. Je n’ai pas tout compris ! En effet, lorsque l’auteur se lance dans des démonstrations mathématiques ou physique, j’avoue avoir totalement lâché prise. J’ai tourné les pages à grande vitesse jusqu’à ce que je comprenne à nouveau de quoi il parlait. En fait, tout tourne autour d’un aveugle-né qui suite à une opération, aurait enfin l’usage de ses yeux. Alors qu’il ne voit pas, il sait différencier un carré d’un cercle au touché. Une fois opéré, sait-il reconnaître les deux objets sans les saisir ? Intéressant.

Mon balcon

Les voisins s’activent avec leur tondeuse à gazon, moi je m’occupe de mon balcon. Et je dois bien avouer que je suis émerveillée par la force de la nature.

Ma lavande n’a pas du tout apprécié les moins quinze de cet hiver. Elle a complètement séché contrairement à l’année dernière. Je pensais devoir la jeter mais depuis quelques jours, des pousses apparaissent pour mon plus grand bonheur.

Quant à mes dahlias, dès le début de l’hiver, j’ai tout coupé et descendu le bac à la cave sans aucune préparation quelconque. Je les ai remontés en mars, durant notre court été 🙂 et visiblement les oignons ont aimé ça. J’ai bientôt à nouveau des fleurs.

J’ai également pensé que le framboisier n’avait pas survécu aux grands froids. Si je compte bien, j’ai à présent dix pieds qui poussent dans mon pot !

Mes rosiers se portent bien, rien à redire.

J’ai également rasé la menthe pour l’hiver et laissé le bac sur le balcon. On ne m’a pas menti, la menthe prolifère rapidement.

Quant aux tomates, je les ai achetées il y a un peu plus d’un mois. Elles semblent se plaire. Je me réjouis de pouvoir les déguster.

Mon érable ne bouge pas. Il ne me donne rien mais il n’a pas séché. J’attends. Idem pour le romarin. Il ne reste que des branches nues mais il n’est pas mort. Il espère sans doute un peu plus qu’une journée de soleil. Moi aussi 🙂

Pourquoi j’ai repris des cours à presque 40 ans ? (suite et fin)

La semaine d’examen débute. Je commence par quatre heures de dissertation en littérature. Chouette, c’est sur Diderot et non Mallarmé. J’ai trouvé le sujet hyper tordu mais suis assez satisfaite de ma prestation. L’après-midi j’enchaîne sur quatre heures de dissertation en littérature comparée. Le sujet ne m’inspire absolument pas. Il parle de quête du Graal et en face j’ai deux œuvres à comparer, Don Quichotte et Vie et opinions de Tristram Shandy. C’est le blanc total. Après une heure de réflexion, je n’ai toujours pas de plan. Je commence à paniquer lorsque je me souviens que je suis sûre de moi. Hop, je ponds quelque chose. J’espère atteindre mon niveau habituel, à savoir un sept (sur vingt). La moyenne étant donc à dix !

Le lendemain je débute avec quatre heures de latin. Ouééé. Etonnamment, je ne m’en sors pas trop mal avec la traduction. Pour la civilisation…j’ai droit au sujet que je n’ai pas lu. Tant pis. Le cours de la prof consiste en à peine trois pages de notes (plutôt rédigées à l’attention d’étudiants en présentiels) sur toute la civilisation romaine. Elle en exige trois pages sur LE sujet sélectionné à l’examen. Soit je tombais sur quelque chose que je connaissais et je brodais autour, soit comme là, je ne fais rien et c’est sans regret (je récolte tout de même un neuf et j’en suis assez fière !).

Le mercredi j’ai droit à deux heures de linguistique. A nouveau, je panique en voyant tout le monde se ruer sur leurs feuilles et écrire des tartines. Je me lance enfin, tranquillement. Je suis sûre de moi. Enfin…je dois me le rappeler plusieurs fois. Au final, je ne suis pas mécontente de mon travail (alors que j’ai totalement raté en fait). L’après-midi, j’ai deux heures de traduction en anglais. Rien à voir avec les textes que je subissais en option anglais. En trente minutes le tout est réglé.

Jeudi, journée FLE. On débute par quatre heures de didactique. Je suis sûre de moi. Oléééé. Ça devrait passer. Du moins, j’ai l’impression de mieux analyser et développer mes réponses que dans mes devoirs. Après manger, j’attaque par deux heures de japonais. Je pensais atteindre péniblement le quatre. J’ai finalement trouvé l’examen “hyper” facile. Je suis trop sûre de moi c’est génial. Je termine enfin par deux heures d’anthropologie. J’ai relu toutes les annales à ma disposition le soir d’avant. Je n’en ai aucun souvenir. Le blanc. Alors…je compte sur moi et mes capacités…parce que je suis sûre de moi ! Au final, je pense que c’est bon. Le dix doit être atteint. Je réaliserai une fois de retour chez moi, que je n’ai même pas lu l’entier du cours et donc fait l’impasse sur la moitié des exercices à ma disposition. Je suis une véritable touriste. Cependant, j’ai tout de même obtenu la moyenne …

A présent, c’est le moment des comptes. Calculs hypothétiques en tout genre en fonction des coefficients de chaque branche et mon ressenti pour les examens respectifs. C’est tout bon. Je passe. Juste, mais je passe. Sauf qu’il y a quatre semaines d’attente avant les résultats et que plus le temps passe, plus le ressenti est mauvais. J’essaie de ne pas y penser mais c’est très difficile. Mon esprit, lui, n’oublie pas. Chaque matin je me réveille extrêmement crispée. Il faut pourtant que je me détende parce que mémère est malade également. Après deux semaines je vais un peu mieux. Mémère également. Puis je flanche à nouveau, Mémère me suit…

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Je suis nerveuse toute la journée. J’ai envie de pleurer. J’angoisse comme une malade. Le soir je me connecte la peur au ventre. Je presse Enter et n’ose pas regarder le résultat. Aucun problème puisque je ne pourrai atteindre le serveur de l’uni avant vingt heure alors qu’à 18h et des poussières, « mon » expatriée m’annonce ses résultats. Après plus d’une heure de crise, c’est finalement elle qui se connectera avec mon identifiant et mot de passe pour m’annoncer… que cette fichue licence est obtenue. Pas besoin de passer par les rattrapages !

Pourtant, je ne vais pas la fêter. J’ai raté la linguistique, le seul examen qui m’intéressait réellement. C’est ce qui s’appelle un succès amer…

Voilà une semaine que je tente de digérer ces résultats. Je ne me comprends pas. Il semblerait qu’il y ait passablement d’échecs, je devrais donc être heureuse de mon parcours. En fait, je crois que j’ai peur car une page importante se tourne. A présent soit je m’arrête là, soit je décide de continuer et j’arrête de jouer à la touriste. Mais à présent je suis dans la quarantaine et si je continue, je continue en quoi ? Master en Lettres modernes, Master en Linguistique ou Master en FLE ?

Oh la décision est quasiment prise et depuis j’ai mal au ventre…

Dark Shadows

C’est samedi, il pleut, il fait froid. Avec ma nièce, nous décidons d’aller au ciné voir Dark Shadows le dernier Tim Burton avec Johnny Depp.

La B.O.  est excellente…mais peut être qualifiée de ringarde par certains. Le film débute sur Nights in white Satin et de jolis décors. Malheureusement, en ce qui concerne ces derniers, je me cantonne à “joli” et non “magnifique”. Il manquait un petit quelque chose pour être totalement subjuguée par la vue. Mais revenons à la musique. Barry White diffusé durant la scène hot  alors que les Carpenters eux passent à la télé. Quant à Alice Cooper, il donne carrément un concert. La musique m’a plu, du début à la fin.

Les acteurs ? Tous excellents. Je ne suis pas particulièrement fan de Johnny Depp mais je dois reconnaître qu’il joue bien…même en version française 🙂 (ma nièce refuse de lire les sous-titres malgré mes nombreux encouragements). J’ai vu plusieurs films avec Eva Green et chaque fois je la trouvais mauvaise. En garce, elle assure. Michelle Pfeiffer est de retour et pas dans le rôle de la belle de service. Du coup, sa présence est agréable. Le seul bémol je l’attribuerais à la fille qui joue l’ado (oh je découvre que c’est celle qui jouait dans Hugo Cabret). Sa prestation n’a rien d’exceptionnel.

Le film ? Ben, il faisait moche dehors 🙂 Plus sérieusement, il est trop lent. Je pourrais presque croire que j’ai un problème avec le rythme en ce moment mais j’ai lu quelque part une personne qui se demandait quand il allait enfin se passer quelque chose. C’est exactement ça. L’histoire progresse lentement. Trop lentement. Les faits s’enchaînent les uns après les autres mais le tout reste mou. A noter tout de même quelques répliques assez drôles.

S’il fait un temps maussade et que vous vous ennuyez, le film vous aide à passer le temps. Sinon, passez votre chemin. Ma nièce a eu l’air d’apprécier mais sans explosion de joie.

Site officiel : http://darkshadowsmovie.warnerbros.com/index.html