Archive | mai 2012

Agnus Dei

Je regardais un film, The Tree of Life pour ne pas le mentionner (avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn), qui ne me plaisait absolument pas. C’est le genre de film auquel je ne comprends rien si je n’ai pas de décodeur fourni avec. J’ai donc zapé sur un autre film bien plus sympa à mes yeux Unstoppable avec Denzel Washington. A la fin de ce dernier, j’ai à nouveau zapé et suis tombée sur la fin du premier. Toujours aussi étrange. Par contre, j’ai été totalement hypnotisée par la musique. Une magnifique musique classique. Comme je n’y connais rien, j’ai dû attendre le générique de fin pour connaître l’auteur. J’ai donc été totalement scotchée par l’Agnus Dei de Berlioz. Hier soir j’ai décidé de l’écouter à nouveau. Je me suis installée sur mon canapé, la musique à fond (mais pas trop quand même), le regard posé sur le champ en face de mon salon avec la nuit qui s’installe discrètement. C’était juste magnifique…

Je vous mets l’extrait du film avec la musique telle que je l’ai découverte.

Surprise sur mon balcon

J’observais dans la nature les vignes et toutes leurs belles feuilles vertes. Sur mon balcon, j’avais l’impression d’avoir juste du bois mort que je laissais comme décoration. Et puis ce matin en procédant à mon inspection quotidienne, j’ai eu une heureuse surprise. De magnifiques feuilles vertes sont apparues.

 

Sinon, le week-end tous les quinze jours, mon balcon est invivable dès les environs de vingt heure pour une heure. Mes voisins utilisent leur barbecue. Moi je ne déguste que la fumée.

 

La bonne nouvelle, c’est que je les ai entendu parler d’un déménagement à la fin de l’année. D’un autre côté, j’ai à nouveau envie d’aller vivre à l’étranger. Ca me prenait régulièrement il y a une bonne dizaine d’années. Mais en fait je crois que je voulais fuir une vie qui ne me plaisait pas. Par contre en ce moment, je ne vois pas trop ce que j’aimerais fuir. Passons. En toute logique, les envahisseurs seront partis avant moi 🙂

Conseils DVD

Je ne suis pas allée au cinéma cette semaine. Je pensais y aller hier mais comme il faisait si beau, j’ai préféré opter pour mon balcon. Ce qui ne m’a pas empêchée de regarder des dvd ces derniers jours. Alors voici la liste :


Mission Impossible 4 : Ghost Protocol 

Ma soeur était allée le voir au cinéma en m’en avait dit le plus grand bien. Pour ma part, je me suis ennuyée. Je n’ai pas tout suivi; je me suis endormie sans doute 🙂 Mon vertige m’a repris lors d’une scène ou Tom Cruise fait le guignol sur une tour géante. La scène est sympa mais je n’ai pas su l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être devrais-je regarder ce film à nouveau.


L’exercice de l’Etat

J’ai adoré ! Pourtant tout était contre ce film selon mes critères : film français (souvent moins divertissants), durée d’à peu près deux heures, cinq premières minutes des plus étranges. J’ai même pensé qu’il y avait eu un échange de dvd et que je me lançais dans un classé X.

Nous suivons durant quelque temps la vie d’un ministre des transports. J’ai trouvé le sujet très intéressant. L’homme enchaîne les réunions où des décisions importantes doivent être prises et rapidement. J’ai repensé aux séances interminables auxquelles j’ai dû assister et où jamais rien n’est décidé. Je me suis rendue compte à quel point ces hommes d’Etat sont sollicités en permanence et doivent garder la tête froide en tout temps. Pas facile. Sans oublier tous les ennemis qui n’attendent que le faux pas. Je n’ai pas vu le temps passer et je vous recommande vivement ce film.

Parlez-moi de vous

J’ai été déçue. J’ai trouvé les névroses de Karin Viard beaucoup trop poussées et elles m’ont gâché mon plaisir. Après coup je me suis demandé pourquoi elles me dérangeaient tant. Finalement, je crois que je me suis trop reconnue dans ce personnage, même si je suis nettement moins atteinte 😉 Au final, si vous ne vous identifiez pas à cette femme, peut-être prendrez-vous de plaisir à regarder cette histoire.

Mes meilleures amies

Bof. J’ai ri une ou deux fois mais dans l’ensemble, j’ai trouvé certaines scènes grotesques et l’histoire insipide. Pourtant, il paraît que c’est drôle. J’ai dû perdre mon sens de l’humour.

Dernières lectures

Comme j’ai à nouveau le temps de lire pour le plaisir, j’en profite. Voici donc mes dernières lectures :

Chroniques d’un croque-mort à l’humour noir de Jean-Claude

C’est intéressant de découvrir les aléas du métier de croque-mort. L’intérêt de ce livre s’arrête malheureusement là. L’auteur veut enchaîner les jeux de mots ce qui rend le style pénible à lire.

 

 

Le Goût des pépins de pomme de Katharina Hagena

L’histoire est sympathique. J’ai quand même eu un peu de peine à me lancer dans l’histoire mais une fois le pas franchi, le livre se lit très vite. J’ai trouvé le vocabulaire assez riche, ce qui me plaît. En revanche il y avait quand même deux ou trois tournures de phrases un peu pédantes. Peut-être une erreur de traduction. Parfait en livre de poche.

 

Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient de Denis Diderot

Là on entre dans un tout autre genre qui est celui de l’essai philosophique. Je n’ai pas tout compris ! En effet, lorsque l’auteur se lance dans des démonstrations mathématiques ou physique, j’avoue avoir totalement lâché prise. J’ai tourné les pages à grande vitesse jusqu’à ce que je comprenne à nouveau de quoi il parlait. En fait, tout tourne autour d’un aveugle-né qui suite à une opération, aurait enfin l’usage de ses yeux. Alors qu’il ne voit pas, il sait différencier un carré d’un cercle au touché. Une fois opéré, sait-il reconnaître les deux objets sans les saisir ? Intéressant.

Mon balcon

Les voisins s’activent avec leur tondeuse à gazon, moi je m’occupe de mon balcon. Et je dois bien avouer que je suis émerveillée par la force de la nature.

Ma lavande n’a pas du tout apprécié les moins quinze de cet hiver. Elle a complètement séché contrairement à l’année dernière. Je pensais devoir la jeter mais depuis quelques jours, des pousses apparaissent pour mon plus grand bonheur.

Quant à mes dahlias, dès le début de l’hiver, j’ai tout coupé et descendu le bac à la cave sans aucune préparation quelconque. Je les ai remontés en mars, durant notre court été 🙂 et visiblement les oignons ont aimé ça. J’ai bientôt à nouveau des fleurs.

J’ai également pensé que le framboisier n’avait pas survécu aux grands froids. Si je compte bien, j’ai à présent dix pieds qui poussent dans mon pot !

Mes rosiers se portent bien, rien à redire.

J’ai également rasé la menthe pour l’hiver et laissé le bac sur le balcon. On ne m’a pas menti, la menthe prolifère rapidement.

Quant aux tomates, je les ai achetées il y a un peu plus d’un mois. Elles semblent se plaire. Je me réjouis de pouvoir les déguster.

Mon érable ne bouge pas. Il ne me donne rien mais il n’a pas séché. J’attends. Idem pour le romarin. Il ne reste que des branches nues mais il n’est pas mort. Il espère sans doute un peu plus qu’une journée de soleil. Moi aussi 🙂

Pourquoi j’ai repris des cours à presque 40 ans ? (suite et fin)

La semaine d’examen débute. Je commence par quatre heures de dissertation en littérature. Chouette, c’est sur Diderot et non Mallarmé. J’ai trouvé le sujet hyper tordu mais suis assez satisfaite de ma prestation. L’après-midi j’enchaîne sur quatre heures de dissertation en littérature comparée. Le sujet ne m’inspire absolument pas. Il parle de quête du Graal et en face j’ai deux œuvres à comparer, Don Quichotte et Vie et opinions de Tristram Shandy. C’est le blanc total. Après une heure de réflexion, je n’ai toujours pas de plan. Je commence à paniquer lorsque je me souviens que je suis sûre de moi. Hop, je ponds quelque chose. J’espère atteindre mon niveau habituel, à savoir un sept (sur vingt). La moyenne étant donc à dix !

Le lendemain je débute avec quatre heures de latin. Ouééé. Etonnamment, je ne m’en sors pas trop mal avec la traduction. Pour la civilisation…j’ai droit au sujet que je n’ai pas lu. Tant pis. Le cours de la prof consiste en à peine trois pages de notes (plutôt rédigées à l’attention d’étudiants en présentiels) sur toute la civilisation romaine. Elle en exige trois pages sur LE sujet sélectionné à l’examen. Soit je tombais sur quelque chose que je connaissais et je brodais autour, soit comme là, je ne fais rien et c’est sans regret (je récolte tout de même un neuf et j’en suis assez fière !).

Le mercredi j’ai droit à deux heures de linguistique. A nouveau, je panique en voyant tout le monde se ruer sur leurs feuilles et écrire des tartines. Je me lance enfin, tranquillement. Je suis sûre de moi. Enfin…je dois me le rappeler plusieurs fois. Au final, je ne suis pas mécontente de mon travail (alors que j’ai totalement raté en fait). L’après-midi, j’ai deux heures de traduction en anglais. Rien à voir avec les textes que je subissais en option anglais. En trente minutes le tout est réglé.

Jeudi, journée FLE. On débute par quatre heures de didactique. Je suis sûre de moi. Oléééé. Ça devrait passer. Du moins, j’ai l’impression de mieux analyser et développer mes réponses que dans mes devoirs. Après manger, j’attaque par deux heures de japonais. Je pensais atteindre péniblement le quatre. J’ai finalement trouvé l’examen « hyper » facile. Je suis trop sûre de moi c’est génial. Je termine enfin par deux heures d’anthropologie. J’ai relu toutes les annales à ma disposition le soir d’avant. Je n’en ai aucun souvenir. Le blanc. Alors…je compte sur moi et mes capacités…parce que je suis sûre de moi ! Au final, je pense que c’est bon. Le dix doit être atteint. Je réaliserai une fois de retour chez moi, que je n’ai même pas lu l’entier du cours et donc fait l’impasse sur la moitié des exercices à ma disposition. Je suis une véritable touriste. Cependant, j’ai tout de même obtenu la moyenne …

A présent, c’est le moment des comptes. Calculs hypothétiques en tout genre en fonction des coefficients de chaque branche et mon ressenti pour les examens respectifs. C’est tout bon. Je passe. Juste, mais je passe. Sauf qu’il y a quatre semaines d’attente avant les résultats et que plus le temps passe, plus le ressenti est mauvais. J’essaie de ne pas y penser mais c’est très difficile. Mon esprit, lui, n’oublie pas. Chaque matin je me réveille extrêmement crispée. Il faut pourtant que je me détende parce que mémère est malade également. Après deux semaines je vais un peu mieux. Mémère également. Puis je flanche à nouveau, Mémère me suit…

Le jour tant attendu est enfin arrivé. Je suis nerveuse toute la journée. J’ai envie de pleurer. J’angoisse comme une malade. Le soir je me connecte la peur au ventre. Je presse Enter et n’ose pas regarder le résultat. Aucun problème puisque je ne pourrai atteindre le serveur de l’uni avant vingt heure alors qu’à 18h et des poussières, « mon » expatriée m’annonce ses résultats. Après plus d’une heure de crise, c’est finalement elle qui se connectera avec mon identifiant et mot de passe pour m’annoncer… que cette fichue licence est obtenue. Pas besoin de passer par les rattrapages !

Pourtant, je ne vais pas la fêter. J’ai raté la linguistique, le seul examen qui m’intéressait réellement. C’est ce qui s’appelle un succès amer…

Voilà une semaine que je tente de digérer ces résultats. Je ne me comprends pas. Il semblerait qu’il y ait passablement d’échecs, je devrais donc être heureuse de mon parcours. En fait, je crois que j’ai peur car une page importante se tourne. A présent soit je m’arrête là, soit je décide de continuer et j’arrête de jouer à la touriste. Mais à présent je suis dans la quarantaine et si je continue, je continue en quoi ? Master en Lettres modernes, Master en Linguistique ou Master en FLE ?

Oh la décision est quasiment prise et depuis j’ai mal au ventre…

Dark Shadows

C’est samedi, il pleut, il fait froid. Avec ma nièce, nous décidons d’aller au ciné voir Dark Shadows le dernier Tim Burton avec Johnny Depp.

La B.O.  est excellente…mais peut être qualifiée de ringarde par certains. Le film débute sur Nights in white Satin et de jolis décors. Malheureusement, en ce qui concerne ces derniers, je me cantonne à « joli » et non « magnifique ». Il manquait un petit quelque chose pour être totalement subjuguée par la vue. Mais revenons à la musique. Barry White diffusé durant la scène hot  alors que les Carpenters eux passent à la télé. Quant à Alice Cooper, il donne carrément un concert. La musique m’a plu, du début à la fin.

Les acteurs ? Tous excellents. Je ne suis pas particulièrement fan de Johnny Depp mais je dois reconnaître qu’il joue bien…même en version française 🙂 (ma nièce refuse de lire les sous-titres malgré mes nombreux encouragements). J’ai vu plusieurs films avec Eva Green et chaque fois je la trouvais mauvaise. En garce, elle assure. Michelle Pfeiffer est de retour et pas dans le rôle de la belle de service. Du coup, sa présence est agréable. Le seul bémol je l’attribuerais à la fille qui joue l’ado (oh je découvre que c’est celle qui jouait dans Hugo Cabret). Sa prestation n’a rien d’exceptionnel.

Le film ? Ben, il faisait moche dehors 🙂 Plus sérieusement, il est trop lent. Je pourrais presque croire que j’ai un problème avec le rythme en ce moment mais j’ai lu quelque part une personne qui se demandait quand il allait enfin se passer quelque chose. C’est exactement ça. L’histoire progresse lentement. Trop lentement. Les faits s’enchaînent les uns après les autres mais le tout reste mou. A noter tout de même quelques répliques assez drôles.

S’il fait un temps maussade et que vous vous ennuyez, le film vous aide à passer le temps. Sinon, passez votre chemin. Ma nièce a eu l’air d’apprécier mais sans explosion de joie.

Site officiel : http://darkshadowsmovie.warnerbros.com/index.html

Pourquoi j’ai repris des études à presque 40 ans ? (part.2)

Première année. J’ai pleuré plus d’une fois en découvrant la linguistique générale. Dans l’un des premiers devoirs à rendre, je devais résumer un chapitre du livre de de Saussure. Je ne comprenais strictement rien. Ca parlait de « concept », « signifiant », « signifié ». C’était un cauchemar. A côté de ça, il y avait la linguistique « grammaire ». Là également, mes lacunes me pesaient. « Pronoms clitiques » et autres m’étaient totalement inconnus.

Je découvrais enfin le latin. Mais je déchantais rapidement. Le cours était plus que lacunaire avec de nombreuses erreurs.

Sans parler de mon problème avec les dissertations qui ne faisait que débuter. Je réussirai mon année aux rattrapages.

Début de la deuxième année. Je me rends à nouveau à la séance d’information. Grave erreur. Une fois de plus je me retrouve avec des gens qui semblent très sûrs d’eux. Mais cette fois-ci, je ne démarre pas l’année toute seule. Je corresponds avec une expatriée qui suit les mêmes cours. Nous sommes donc deux à paniquer complètement.
Je n’ai guère progressé en dissertation. Je n’obtiendrai jamais plus qu’un sept sur vingt en littérature comparée. Je découvre la linguistique diachronique. Je dois apprendre l’évolution de la langue française. Connaître à chaque siècle les changements. Par exemple, comment s’est effectuée l’évolution de « kevallo » en « cheval » à travers les siècles, et décliner le tout. Puis il y a la linguistique synchronique avec des termes tels que « lexèmes », « morphèmes », « acte perlocutoire ». J’apprends péniblement le tout par cœur parce que je peine à comprendre tout ce que je lis et pourtant ça me plaît.
J’abandonne le latin qui ne vaut pas mieux que l’année dernière. J’ouvrirai le cours uniquement un mois avant les examens. Cette année je passe beaucoup de temps sur mon cours de grammaire anglaise qui m’enchante. C’est un cours assez poussé que je n’ai jamais étudié auparavant. J’ai de la facilité avec le cours de traduction dans le sens anglais/français, un peu plus de peine avec le cours dans l’autre sens. Ce ne sont pas des textes de bisounours. Je passe beaucoup trop de temps à mon goût sur les nombreux devoirs obligatoires d’informatique. J’obtiens tout de même ma L2 à la première session ainsi que mon certificat d’informatique.

Enfin en troisième année. Je change d’option. J’arrête les cours d’anglais parce qu’il n’y a plus de grammaire et que je ne veux pas suivre uniquement deux cours de traduction. Le troisième cours consiste à effectuer des recherches sur internet. Bof. J’opte donc pour le FLE (français langue étrangère). Cette année, je décide de rendre TOUS les devoirs. J’abandonnerai cette idée absurde en février. Je n’arrive pas à suivre. Je rends mes devoirs dans les délais mais ne sais absolument pas de quoi je parle. Les notes s’en ressentent. Je désespère. Mais pourquoi ai-je changé d’option ??? Cinq en littérature comparée, six en littérature. Aucun doute, la dissertation ne m’aime pas. Le cours de linguistique de cette année s’intéresse à la prose. Je patauge alors que c’est LE sujet qui m’intéresse. Mes commentaires…sont inexistants selon la prof. Je rédige du vide. Les exercices me semblent infaisables, trop compliqués pour moi. En didactique des langues je ne comprends pas ce que le prof veut. Je suis larguée avec le cours de japonais, je peste contre mon mémoire sur le Ghana (en anglais) que je me résoudrai à rédiger…le jour où je dois le rendre. Je ne saisis pas ce que la prof veut nous faire apprendre dans le cours d’anthropologie. Je laisse tomber le latin une fois encore. Je lirai un peu de civilisation quelques jours avant les examens. J’arrête tout fin février. Ras-le-bol ! Je suis sur les nerfs, je ne supporte plus rien.

Je cherche de l’aide pour diminuer mon angoisse et en trouve auprès d’un passionné d’homéopathie. Après une longue discussion, il me conseille une dose de granules à prendre en une fois et observer tout changement. Très rapidement, je me sens…bien. Sûre de moi. Je revis. Je suis tellement bien, que je ne vois pas l’intérêt de débuter mes révisions aussi vite. Alors que pour parler réellement de révision, il faut déjà avoir franchi le pas de l’apprentissage. Ce qui, au vu de mes notes, n’est pas le cas. Tant pis, je suis sûre de moi. Deux semaines avant la date fatidique, j’ouvre à nouveau mes cours. Mais péniblement. De toute façon, je suis sûre de moi ! Et effectivement, très rapidement je me demande pourquoi j’ai éprouvé tant de peine durant l’année. Tout me semble si clair, si évident. Même les exercices qui me rebutaient tant me paraissent d’une simplicité. Alors…je continue à me rendre au ciné, regarder la télé, jouer à des jeux idiots après le boulot et entre tout ça, je révise un peu.

J’étais persuadée que cette année consistait à du par cœur pour tous les cours et je m’y refuse. J’ai tout compris ce qu’il y a à comprendre sur les différentes matières, je m’arrête là. Je suis sûre de moi. Je plancherai tout de même un peu plus de deux jours sur mon japonais. Il faut bien que je comprenne quelque chose. Et les examens arrivent…

Je suis nerveuse mais nettement moins que les années précédentes. Je suis sûre de moi. J’ai également moins travaillé les derniers jours alors que généralement c’est le moment où j’abats le plus de boulot. Encore une fois, ce n’est pas bien grave, je suis sûre de moi.

Et c’est parti pour LA semaine où mon cerveau est requis.

Pourquoi j’ai repris des études à presque 40 ans ? (part.1)

Voui voui voui, pourquoi ai-je repris des études ? « Parce que » voyons !

Je vivais comme un échec le fait de ne pas être allée à l’université. Ça a commencé alors que j’avais quatorze ans. J’avais l’option langues à l’école mais mes parents ont estimé que je n’étais pas assez brillante, que je rencontrerais trop de problèmes. Hop, section commerciale pour mes deux dernières années d’école obligatoire. Je n’ai pas aimé. J’ai détesté mes cours d’économie, d’arithmétique commerciale, de sténographie ou encore la correspondance commerciale. Le verdict des profs tombe, inutile de continuer à l’école de commerce. Echec garanti.

C’est donc un apprentissage de commerce dans une banque qui m’attend. Comment vous expliquer à quel point j’ai haï ces trois années ? Et depuis, je ne travaille que dans ce domaine qui me permet au moins de payer mes factures.

Bref, j’ai suivi les cours du soir durant trois ans pour obtenir l’équivalent du bac il y a de cela un peu plus de dix ans. Puis j’ai tenté l’uni sans grande conviction. Mon but était atteint, j’entrais à l’uni. Enfin ! Mais bon, un p’tit tour et puis s’en va.

Nouveau regret. Puis mon intérêt pour la langue français s’est accentué. Cette langue, ma langue, que je décriais tant, m’apparaissait enfin dans toute sa beauté. Mais de là à me lancer dans des études de lettres…

Mais la quarantaine approche à grands pas et il est l’heure du bilan. Qu’ai-je donc accompli ? Rien.

Et un jour je vois une annonce qui parle de cours universitaires par correspondance. Je ne peux pas quitter mon emploi alors je regarde d’un œil intéressé. Y a-t-il les Lettres ? Ah oui. Est-ce que je peux m’inscrire ? Voui, je remplis toutes les conditions. Mais ai-je le niveau nécessaire ?

C’est la peur au ventre que j’ai envoyé mon inscription. Je me suis rendue hésitante à la séance d’information, quelques jours avant le début des cours. J’étais entourée de personnes ayant déjà suivi des cours mais préférant reprendre depuis le début. Et la plupart ne travaillaient pas ou alors à mi-temps alors que moi je gardais mon emploi à 100%. Mon angoisse n’a fait qu’augmenter.

Et les cours sont enfin arrivés. Une constatation s’est rapidement imposée : je n’avais effectivement pas le niveau requis !

A suivre…

La musique n’a rien à voir avec le sujet mais c’est ce que j’écoute en boucle en ce moment.

Facebook se met aux messages non désirés

Han je me fais spammer sur face de book. J’y échappe sur toutes mes messageries (sauf une en fait mais l’anti-spam fait bien son boulot). Word press se charge des enquiquineurs et bam, je reçois…ça :

« Hi pretty, you got a simply great profile, it would be nice to exchange a few mails with each other aimed at building our friendship and I really hope its going to bring a peaceful and wonderful thought to us as we get to know ourselves, I’m sort of a young fashioned man and trying something like this is very different for me. I’m starting a new life so what the heck. I would like to meet someone who is honest, fun to be around and most of all sincere in their words and actions. I don’t play head games so don’t need any. I love animals especially dogs. I love being outdoors doing just about anything. What are you most passionate about? ».

Déjà, le « brave gars » doit avoir honte de sa personne puisqu’aucune photo n’est disponible. Comment veut-il harponner de la jeune demoiselle innocente sans une photo sexy ? Analysons son message :

« you got a simply great profile ». Mouai. Sauf que j’ai pratiquement tout ôté. Donc mon profil est quasiment vide.

« building our friendship ». Construire notre amitié ? Mais quelle amitié ? Je ne lui ai rien demandé et ne compte pas donner suite à son message. Si ce n’est le signaler comme indésirable.

« I’m sort of a young fashioned man ». En gros, c’est un genre de jeune homme branché. « sort of ». En fait, il ne connaît pas trop son identité. Normal, il est jeune. Malheureusement pour lui, je ne suis pas une cougar. En plus il est branché ? Où a-t-il lu que moi je l’étais ?

« I’m starting a new life ». Il est jeune et il commence une nouvelle vie. Il sort en fait de l’adolescence !

« I don’t play head games ». Ah il est gentil de m’expliquer que ceci est une démarche totalement honnête. Un peu plus et je pensais le contraire.

« I love animals, especially dogs ». Raté. Moi ce sont les chats qui m’intéressent.

« What are you most passionate about ? » Je lui réponds que j’adore ce genre de message parce que ça me permet d’en parler sur mon blog ?

 

Bon un bon point pour lui, je ne vois pas de fautes d’orthographe. Par contre il ne maîtrise pas vraiment la ponctuation. D’autant plus que la langue anglaise n’est pas trop amatrice de longues phrases (selon mes cours de traduction de l’année dernière). Bref, ce genre de message m’énerve au plus haut point. Qu’en est-il des jeunes qui décident d’y répondre pour s’amuser et finissent par se faire prendre au jeu et deviennent persuadées qu’elles correspondent réellement avec quelqu’un de leur âge ? Finalement je vais garder ce message, le montrer à mes nièces et discuter avec elles à ce sujet. Merci Ducon pour ton petit mot.