Archive | juin 2012

Lectures de juin

Cette semaine, je n’ai lu que deux livres et je suis toujours, péniblement, dans ma Course au mouton sauvage de Murakami.

Dans mes lectures de la semaine donc, un titre trouvé chez George dont les critiques m’aident toujours à choisir mes futurs achats. Il s’agit des Heures silencieuses de Gaëlle Josse. Une critique négative me vient tout de suite à l’esprit : trop court. Seules quatre-vingt neufs pages tournées en journal intime rédigé en 1667 racontent l’histoire de l’héroïne, Magda Van Beyeren. J’ai apprécié de lire le cours de la vie de cette femme. J’ai ressenti ses joies mais également ses peines. J’aurais aimé pouvoir continuer encore un peu à parcourir des pages emplies de tendresse.

Autre livre, autre genre. Une Année studieuse de Anne Wiazemsky m’a été recommandé par Gisèle dans un commentaire. Elle l’a trouvé très intéressant. J’ai un avis plus négatif. J’ai lu les 262 pages d’une traite. Donc, ça se lit facilement. Ceci est un simple constat, n’y voyez aucune ironie. Par contre, j’ai eu l’impression d’avoir affaire en permanence aux caprices d’une pauvre petite fille riche qui rappelle à chaque page tous les gens huppés qu’elle a la chance de côtoyer, les lieux riches d’histoire réservés à la haute bourgeoisie qu’elle foule régulièrement et le dégoût qu’elle éprouve à marcher dans la boue comme tous les autres étudiants entre la gare et l’université de Nanterre, que si elle avait été reçue à la Sorbonne, les choses auraient sûrement pris une tournure bien plus intéressante. Quant à Jean-Luc Godard, le portrait qu’elle en fait ne donne aucune envie de mieux connaître le personnage. Je ne retiens de lui que le côté possessif, colérique et parfois enfantin. La femme d’aujourd’hui a dû oublier qu’elle avait aimé cet homme lors de l’écriture de son livre. En lisant la bio du cinéaste sur la page Wikipedia, j’ai appris qu’il avait suivi ses écoles à Nyon, comme moi. Ceci n’a rien à voir avec le schmilblick mais j’avais envie de le placer 🙂 Par contre, Gisèle, j’aimerais beaucoup que vous réagissiez à mes remarques. Les avis divergents sont souvent intéressants.

Prochaine lecture : Rien ne s’oppose à la Nuit de Delphine de Vigan.

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Trajet cahotique

J’arrive un peu en avance à la gare en ce début de soirée. Beaucoup de monde s’agite, il doit se passer quelque chose. Je vois le message d’alerte qui m’arrête : “Accident de personne” pile sur ma ligne. Aucun train ne circule. Une dame annonce par haut-parleur qu’un train va partir d’ici dix minutes. Je me rue sur un quai bondé. Pour une fois, j’ai droit à la Rolls des trains. Je ne pourrai pas profiter de l’espace supplémentaire. En fait si. Nous sommes bien plus nombreux à être entassés dans le wagon. Il fait une chaleur étouffante et le soleil tape contre les vitres. C’est long trente-cinq minutes dans ces conditions.

Arrivés peu avant le lieux du drame, le train s’arrête. Il n’y a qu’une voie de praticable alors il faut attendre son tour. Nous sommes à côté d’une déchetterie et les gens sur place nous regarde étrangement. Ils ne savent sans doute pas qu’un malheureux a mis fin à ses jours quelques mètres plus loin. Après cinq minutes environ, le train redémarre mais très rapidement une annonce nous indique que le frein d’arrêt d’urgence vient d’être actionné et que le train va s’arrêter. Nous étions à moins d’un kilomètre de l’arrivée et le train allait s’arrêter au milieu des champs. Les gens du wagon se sont regardés et ont ri. Personne n’a ronchonné. Finalement, le chauffeur a poussé jusqu’à la gare avant de stopper. Par contre, je ne sais pas s’il est reparti immédiatement ensuite. Mon trajet à moi était enfin terminé.

 

Zéro calorie

Je n’ai pas prévu de message pour aujourd’hui. Oublié. Toutes mes pensées convergent vers un seul point : du sucre ! Mon tour de taille prend des proportions affolantes et j’ai décidé de m’interdir toutes les mauvaises substances. J’ai juste l’impression d’être en hypoglycémie en permanence et mes papilles réclament des cochonneries sucrées non-stop. J’en salive rien qu’à l’écrire.

J’ai pourtant tenu bon toute la matinée. Juste mâchouillé un chewing-gum lorsque la faim grondait, une heure avant manger. Pas flanché au repas qui m’a bien rempli l’estomac. Pourtant, vers 15h, une forte envie de chocolat m’obnubilait. Comme mes collègues savent et accessoirement se moquent de ma résolution, j’ai savouré un carré de chocolat en cachette. Oh qu’il était bon. Oh qu’il était minuscule 😦

Au moment où j’écris ces quelques lignes, il est presque 22h et je vais me faire un cacao, je craque…

Demain est un nouveau jour, ma résolution redémarre à zéro. Ce n’est pas parce que je n’ai aucune volonté que je vais abandonner si vite 🙂 J’ai tout de même 7,4 kg dont je ne souhaite plus…

Honte d’être Suisse

Je parcourais d’un regard las ma revue scientifique préférée (20 Minutes) lorsqu’un article a retenu toute mon attention. “Moins de tolérance pour les concerts de klaxons”. Déjà, le titre m’interpelle. “Ah bon, il y a moins de tolérance ?”. Apparemment oui. Les fans ne peuvent manifester leur enthousiasme que durant une heure après la fin de la rencontre. En fin de soirée, ça peut être compréhensible. Mais là où j’ai eu honte d’être Suisse, c’est à la lecture des commentaires qui suivaient l’article. Tant de haine déversée pour un sujet si anodin fait peur.

Certaines personnes suggèrent aux excités du klaxon de retourner dans leur pays le temps des matchs et célébrer leur éventuelle victoire directement sur place afin de laisser tranquille le citoyen Suisse. D’autres rappellent qu’elles ne hurlent pas dans les rues à chaque victoire de Federer. Enfin, j’ai même lu des commentaires relever la discipline des Allemands bien silencieux malgré la victoire sur la Grèce.

Alors oui, j’ai honte pour mon pays, honte de ces commentaires déplacés. Mais finalement, toutes ces remarques haineuses ne seraient-elles pas le fruit d’une grande frustration ? En effet, tous ces “bons citoyens” ne peuvent se lancer dans la course au bruit puisque cet excellent pays qu’est la Suisse n’a pas réussi à se qualifier. Parce que moi j’ai souvenir d’avoir dû attendre plus d’une heure mon bus un soir en rentrant du travail. Pourquoi ? Parce que ces braves Suisses monopolisaient le traffic dans leur voiture en brandissant des drapeaux aux couleurs du pays dans un concert de klaxons.  Etonnamment, aucun article ne traitait de ce chauvinisme déplacé, bien au contraire. Mais là, d’aucuns me rétorqueront qu’il n’était pas près de minuit et que nous célébrions une victoire de notre pays. Ces mêmes Suisses qui vont s’empresser de partir en vacances d’été chez nos voisins qui dérangent tant…

Avatar

Je suis très en retard sur ce coup-là. Je découvre seulement le film Avatar de James Cameron avec le très beau Sam Worthington. Je pensais avoir affaire à un film rempli de Cyborgs ou autres et je me retrouve dans un monde féérique. J’ai adoré. Le film ET la musique. Maintenant je suis à fond dans les bonus et trouve passionnant la façon dont les acteurs ont dû jouer pour interpréter les Na’vi. On peut voir quelques scènes sans aucun trucages, puis la même avec une partie des trucages déjà réalisés puis enfin la scène terminée. Impressionnant tout le travail effectué dans quasiment chaque minute du film.

Comme j’aime rêver, j’ai acheté la version longue. Ca veut également dire un peu plus de Sam 🙂

Où acheter des livres ?

J’ai beau avoir une pile à lire conséquente, rien ne me tente en ce moment. J’ai donc parcouru le blog de George http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/ afin d’élargir la liste, et accessoirement savoir quoi aller acheter durant ma pause de midi. Six livres ont retenu mon attention et j’espère bien les trouver dans cet horrible grande surface dont le nom commence par un F et se termine par un C. Il est rare que je trouve ce que je cherche et finis généralement par passer ma commande sur internet. A cette simple évocation, mon collègue me rappelle que son meilleur ami possède une librairie et que je pourrais faire l’effort de passer par lui. J’y penserai peut-être à mon retour sans doute infructueux.

…le retour fut effectivement infructueux. Un livre sur cinq ! Je ne sais pas pourquoi je m’évertue à me rendre en ces lieux. Enfin si je sais. L’enseigne se trouve à deux pas du bureau. Et puis, pour combler ma frustration, je suis repartie avec des blu-rays. Finalement, j’ai passé commande auprès de l’ami de mon chef. La livraison est prévue pour vendredi déjà.

Toujours est-il qu’en ce moment, je lis un bouquin sorti en 1982 que des amis destinaient à la poubelle : La Course au mouton sauvage de Haruki Murakami. Je l’ai débuté hier soir et pour l’instant l’histoire me plaît et la traduction ne m’horripile pas. Bon, une annotation précise dans les premières pages que Patrick De Vos a obtenu, pour la traduction de cet ouvrage, le prix Norma 1991. Je ne peux donc que m’incliner. Autant je n’ai pas réussi à terminer 1q84 que je trouvais ennuyeux et sans rythme, autant celui-ci se lit facilement. Affaire à suivre…

Trains à deux étages

J’avais lu l’annonce peu avant mes vacances. Les trains à deux étages allaient enfin desservir la région Lausanne-Genève et pas uniquement pour les directs. Chouette. Alors que la région alémanique en profite déjà depuis plusieurs années, les petits Romands allaient pouvoir également en jouir. Parce que la région n’est que rarement prise en compte. Regardons l’autoroute à Berne. Six voies ne suffisent plus pour désengorger le trafic. Le canton demande à passer à huit voies. En revanche, il y a de nombreuses années que l’autoroute Lausanne-Genève est congestionnée. Mais il est impossible d’obtenir…une troisième voie ! Un pays à deux vitesses : région alémanique et les autres (romande, tessinoise).

Wagon pourave

Pour revenir aux trains, voilà normalement une semaine qu’ils circulent dans la région et c’est donc toute guillerette que je m’apprêtais à prendre le mien lundi matin. Alors que je parquais mon scooter, j’en vois passer un. Un ancien modèle. Bah, de toute façon il est déjà plus récent que celui que moi j’emprunte tous les jours. J’arrive sur le quai et en face, les vieux wagons tout pouraves défilent devant mes yeux. Puis mon train fait enfin son apparition. Non seulement c’est toujours l’ancien, mais en plus avec des wagons en moins (étrange la phrase, non ?). « Pour des raisons opérationnelles ». Ce qui n’explique absolument rien.

Wagon habituel

Le soir, je monte dans un tout vieux wagon pourave. De ceux où deux personnes ne peuvent se faire face correctement, faute de place pour les jambes. Etil faut ouvrir toutes les fenêtres pour obtenir un semblant d’air. Sur les autres voies, aucun train à double étages. Mardi matin ? J’ai retrouvé mon (voui c’est le mien !) véhicule habituel avec sa longueur normale…mais en retard. Ce qui m’arrangeait pour une fois, puisque j’ai eu droit à un contrôle de police pour mon scooter.

Mardi soir, autre horaire cette fois-ci car je suis de permanence au travail. Toujours mon vieux train habituel. D’où ma question qui me semble légitime : mais où sont donc ces fameux trains à deux étages ???

La Rolls des trains

 

Un site intéressant où tous les trains sont photographiés et d’où sont tirées les deux photos ci-dessus : http://www.cgn02.ch/ferphoto/index.html