Archive | septembre 2012

Grosse fatigue

Je carbure au soleil. Je recharge ma batterie grâce à cet élément naturel. Je peux passer des heures sur mon balcon, les yeux mi-clos et le visage (dé)tendu vers cet astre bienfaiteur. Bien entendu, lorsqu’il brille trop et que les températures prennent l’ascenseur, de peur de subir un court-circuit je me réfugie à l’ombre. Je vis grâce au soleil.

Or nous entrons dans la période sombre de l’année. Les jours raccourcissent à grande vitesse et les nuages règnent en maîtres. Ma batterie est complètement déchargée. Je me traîne péniblement d’un endroit à l’autre et arbore un sourire béat lorsque je m’effondre enfin sur mon lit vers 21h30. Oubliées mes sales insomnies puisqu’à 21h31 je dors à poings fermés.

Durant cette nuit dont je ne retire aucun bénéfice, j’ai rêvé que le coiffeur me coupait ma belle chevelure. A mon réveil j’ai eu un doute ; n’était-ce qu’un rêve ? J’ai donc cherché la signification sur internet. Le verdict est sans appel : Grosse fatigue.

Et dans quelque temps, lorsque la nuit sera encore bien présente pour partir travailler et déjà installée lorsque je pourrai enfin rentrer, la déprime saisonnière viendra s’ajouter à mon épuisement. J’irais bien séjourner six mois en Australie, là, tout de suite…

Je vais passer pour un vieux con

Alors que j’étais à la fnac, probablement pour acheter quelque chose que je n’ai pas trouvé, le titre de ce livre m’a arrêtée Je vais passer pour un vieux con et autres petites phrases qui en disent long de Philippe Delerm.

C’est loin d’être un gros pavé : cent vingt-trois pages, gros caractères et beaucoup d’espaces. Ce qui n’empêche pas ce petit bouquin d’être sympa. L’auteur reprend des petites phrases toutes faites et les décrypte. Mis à part une ou deux scènes qui ne me parlent pas trop, j’ai trouvé le tout sympa à lire. Mais surtout, je le trouve très très bien écrit avec des belles phrases et des jolis mots.

Un collègue m’a conseillé de lire un autre livre de cet auteur La Première Gorgée de bière que je rajoute sur la liste de ma prochaine commande.

Expendables 2

Avant toute chose, il faut qu’ils arrêtent de brancher le son pour les gens du troisième âge. Même eux peuvent laisser le sonotone à la maison !

Que dire sur ce film ? J’ai trouvé la qualité de l’image médiocre. Je suppose que la majorité du budget est passé dans les salaires des stars : Sylvester Stallone, Jason Stratham, Dolph Lundgren, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damm. Ce qui est sûr c’est que le scénariste a dû prendre des vacances contrairement aux gars responsables des effets pyrotechniques. Sans oublier les pros du sang qui gicle parce qu’il y en a !!!

Les prestations des acteurs ? Heu Liam Hemsworth a peut-être des beaux yeux mais je l’ai trouvé nul. Autant dans sa tirade qui est sensée faire pleurer dans les chaumières (cf scénariste en vacances) que dans son pathétique “No, don’t” alors qu’il est menacé d’une arme et où vu le ton employé il aurait tout aussi bien pu dire “I need to take a leak”. (Si vous ne comprenez pas l’anglais, google est votre ami).

La première intervention de Bruce Willis ne vaut guère mieux. Il récite son texte, c’est tout.

Il y a deux ou trois clins d’oeil qui sont tout de même sympa. Les interventions de Chuck Norris ou lorsque Schwarzie nous gratifie d’un “I’ll be back” qui m’ont fait sourire je l’avoue.

Si vous avez un abonnement de ciné comme moi, vous pouvez aller voir ce film, vous ne perdez rien. Sinon attendez la sortie en DVD ou encore mieux, la diffusion à la télé. Mais comme m’avait avertie Jérôme : “Avec un bon paquet de popcorn (ou de Kit Kat balls) il se laisse regarder” et je rajoute que durant toute la durée du film nos neurones prennent du repos 🙂

Prochain film : Jason Bourne pour autant qu’il soit enfin diffusé à l’heure où je sors du boulot ET en vo.

Édit après relecture je réalise que j’ai écrit avec mes pieds. Phrases mal rédigées et un nombre impressionnant de fautes d’orthographe. Tant pis. Je laisse le tout 🙂

Le Fils de Jean-Jacques

Je fais partie de ces gens qui n’apprécient guère Jean-Jacques Rousseau.

Il y a fort longtemps (dans une autre vie), j’avais dû lire un livre des Confessions. J’avais détesté. Pour moi l’auteur ne faisait que geindre à longueur de pages. Durant mes études de Lettres, je n’ai heureusement pas eu à étudier l’auteur de l’Emile si ce n’est que de façon indirecte.

Cet été Le Point a sorti un numéro où Voltaire et Rousseau sont analysés en parallèle. J’ai trouvé ce magasine excellent et fort intéressant. Il me confirme dans mon idée que j’aime bien Voltaire et décidément pas le Genevois.

Je termine le roman d’Isabelle Marsay Le Fils de Jean-Jacques qui rebondit sur le fait que les cinq enfants de Rousseau ont été placés à l’hospice. Il y a donc l’histoire de Baptiste, l’aîné, qui débute sa vie d’Enfant-Trouvé et en parallèle des extraits des livres de Rousseau. J’ai trouvé l’ensemble agréable à lire et je campe sur mes positions : en plus d’être pleurnichard, Jean-Jacques n’étais pas très honnête. A lui les grands discours moralisateurs mais honnis soient ceux qui se permettent de relever les inconsistances d’avec sa vie privée.

Je n’aime donc pas Rousseau mais je vous conseille le livre de Isabelle Marsay.

Master FLE

Ayé je suis officiellement inscrite en Master “Sciences du langage et didactique des langues option didactique du français”.

Les cours débutent dans trois semaines et demie et je me réjouis avec toutefois cette éternelle angoisse : Suis-je à la hauteur ? Pourtant je me mets moins de pression que pour ma licence/bachelor. Je souhaitais tellement obtenir ce titre qu’à présent je suis soulagée. Si je continue c’est uniquement parce que ça me plaît et de toute façon, dans ma situation actuelle j’ai peu de chance de valider cette année. Tout simplement parce qu’il y a un stage d’une centaine d’heures à effectuer et je ne vois pas trop quand (et accessoirement où) je pourrais m’y atteler.

J’ai toujours mon job qui m’occupe de 8h30 à 17h30. A ça je rajoute tous les cours (Textes littéraires et apprentissage du FLE / Littératie / Antropologie Culturelle de la France et de la francophonie / Didactique de l’écrit / Didactique spécialisée : le FOS / Méthodologie et didactique du FLE,FLS / Méthodologie de l’enseignement et théories linguistiques de référence / Didactique de l’oral / Approche des champs du FLE, FLS, FLM / Sémantique et pragmatique / Poétique et rhétorique / Analyse du discours / Phonétique et phonologie en FLE / Analyse et Production d’outils didactiques en FLE,FLS / Méthodologie de la recherche).

J’aimerais pouvoir continuer à aller au cinéma deux fois par mois (minimum). Maintenant que je commence à être légèrement sociable, ce serait dommage d’arrêter. Il me faut donc du temps pour rencontrer des gens, faire les courses, me rendre chez le coiffeur/l’esthéticienne, faire des câlins à mes deux saucisses, etc…

Et moi qui pensais que ma troisième année avait été chargée… Finalement, je crois que je vais tout de même paniquer !

 

Sondage

L’autre jour dans le train une annonce est faite au haut-parleur. Le contrôleur va demander à chaque passager son billet de train et connaître ses déplacements jusqu’à son domicile. Le sondage concerne les moyens de transport utilisés.

Sauf que ce sondage est biaisé.

Pour les abonnements généraux, le contrôleur demandait le lieu d’arrivée. Pour certains il précisait : “ah vous changer de train à Morges ?” et c’est tout.

Pour les abonnements de parcours il se contentait de relevé le point de départ et celui d’arrivée. Or le point d’arrivée peut comprendre une partie du trajet en bus. Sans oublier les gens qui comme moi continuent leur chemin mais sans transport public pour diverses raisons.

Voilà donc un sondage qui fait abstraction des voitures, motos, scooters et autres vélos. Tout ça pour lire dans quelque temps que les Suisses se déplacent de plus en plus en train. Quelle foutaise.

Je suis dans ma période “révolte”. Comme Batman dont je regarde la trilogie en ce moment 🙂

Starbuck

J’avais rédigé un joli article au boulot, me l’étais envoyé et BAM, ce n’est plus autorisé. Mais ça je ne le découvre qu’une fois arrivée chez moi. Fichier protégé !

Comme je suis une grosse fainéante, je résume.

Starbuck est un joli film québécois qui se déroule à Montréal. J’en suis sûre puisque j’ai reconnu l’hôtel qui figure dans une scène, hôtel dans lequel j’ai séjourné.

L’histoire un peu loufoque concerne David Wozniak, quarantenaire un peu paumé mais ayant le coeur sur la main. Il apprend que ses dons de sperme datant de plus de vingt ans ont permis de donner naissance à plus de cinq cent enfants aujourd’hui adultes. Une grande majorité de ces jeunes adultes souhaite à présent connaître l’identité de son père biologique.

Joli film plein de bons sentiments mais qui évite de tomber dans le pathos. Il faut parfois s’accrocher pour bien comprendre toutes les réparties parce que l’accent québécois n’est pas toujours évident mais dans l’ensemble le manque de sous-titres ne pose aucun problème 🙂

Vous souhaitez passer un bon moment ? Allez voir ce film.