Archive | novembre 2012

Veuillez présenter vos papiers s’il vous plaît !

Il m’arrive plein de petites choses en ce moment et je trouve ça très étrange. Oh rien de grave mais c’est l’accumulation de ces petites choses dans un si court laps de temps qui m’intrigue.

Il y a deux semaines, j’ai eu droit à un mini contrôle alors que j’étais à scooter. En fait je suis tombée sur un barrage de police le samedi soir. Une personne s’est contentée de m’éclairer le visage puis m’a souhaité une bonne soirée. Je n’étais visiblement pas du bon sexe. Samedi dernier j’ai eu un contrôle routier. La couleur de mon véhicule mentionnée sur la carte grise ne convenait pas au gendarme. Ni les pneus d’hiver que le garagiste venait de me poser (ils ne sont pas neufs non plus, hein). Finalement je crois que le monsieur voulait juste m’embêter un peu puisqu’il m’a laissée repartir avec un “bonne journée madame”.

Hier j’ai dû avouer au contrôleur de train que je circulais sans mon abonnement, laissé dans mon sac de dame depuis jeudi passé. Il a tapoté quelque chose sur son clavier avant de me souhaiter une bonne soirée. Pas d’amende !

Ce soir la béquille centrale de mon scooter a refusé de s’enlever. Même deux grands gaillards appelés à l’aide sur le parking n’ont rien pu faire. Je suis arrivée trempée et dépitée chez mon garagiste qui m’a gentiment dit que j’avais une tête affreuse ! Il m’a prêté un horrible petit scooter qui n’avance pas et je suis repartie…suivie très rapidement par une voiture de police jusque dans mon village. Je n’arrivais pas dépasser les 40km/h en pleine montée et la voiture s’est contentée de rester derrière moi, jusque dans mon village. Mais une fois encore, les policiers m’ont simplement observée.

Ce sont donc des petites choses qui m’arrivent et qui m’intriguent uniquement parce qu’elles se déroulent toutes les unes derrières les autres. Je ne sais pas si c’est un signal qu’on m’envoie, un avertissement ou simplement un petit message pour me dire qu’on veille sur moi. Je vais garder en tête cette dernière idée car elle me plaît 😉

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Petits riens

Mad Men a repris tard le jeudi soir sur Canal+. Autant vous dire que la fonction “enregistrer” sur la boîte à images va fonctionner ces jours-là. Yeah…

Je découvre le groupe suisse Aloan grâce à sa chanson Merry Go-Round entendue à la radio. J’ai acheté l’album et ce que j’entends me plaît bien.

Jeudi soir c’était soirée cocktail dans une boîte concurrente. Même si j’ai pu revoir des personnes que j’aime bien, ce genre de soirée ne me correspond absolument pas/plus. J’y suis restée deux heures pour faire bonne figure puis me suis éclipsée discrètement vers 20h30 alors que certaines personnes commençaient déjà à être bien avinées. Et moi ? Je me suis contentée d’un jus d’orange. Le service concernait uniquement le champagne et le vin. Il fallait se déplacer pour les boissons non-alcoolisées. Ce principe m’indigne.

J’avais un devoir à rendre pour mercredi passé et je ne comptais pas le faire pour diverses raisons. Finalement, le jour donné, je me suis sentie inspirée. Il m’aura fallu 2h30 pour le rédiger tout en fouillant ma mémoire et mes notes, relire le tout et l’envoyer. J’étais assez fière de moi sur ce coup-là. Quant à savoir ce qu’en pense mon prof, ça c’est une autre histoire 😉

Bonne semaine à vous.

Première leçon de français

Maria, la quarantaine, portugaise d’origine et accessoirement femme de ménage dans l’entreprise dans laquelle je gagne ma vie, souhaite progresser en français. Chaque fois que j’achète un livre grand public, après l’avoir lu et prêté à droite et à gauche, je le lui donne. Elle ne les lit pas tous (je sais qu’elle a également un réseau de distribution derrière) et nous n’en parlons jamais. De temps en temps elle me rappelle timidement qu’elle n’ose pas trop parler du fait de son faible niveau en français. Je trouve qu’elle s’en sort très bien. Sauf que j’ai effectivement constaté que lorsqu’elle ne trouve pas ses mots, elle fait un grand geste avec les bras qui semble dire « Mais vous savez », et oui, je sais.

Je lisais tranquillement un de mes nombreux cours lorsqu’une phrase a retenu un peu plus mon attention. Il s’agissait en substance des émissions de radio. Le cours précise qu’à partir d’une simple émission l’on trouvait une source importante de matières à enseigner. Je me suis levée et suis partie à la recherche de Maria. Je vais lui donner des cours. J’ai peur de la décevoir dans ses attentes mais finalement, si je ne me lance pas, je ne saurai jamais de quoi je suis capable.

Ce matin je suis donc arrivée avec un vieux mp3 sur lequel j’ai téléchargé le podcast d’une émission de radio qui me semble assez abordable. Maria m’a précisé qu’elle regardait la télé mais il faut qu’elle soit devant son poste pour bien comprendre. D’où mon choix de la radio. Il n’y a aucune image pour l’aider. Les deux animatrices introduisent bien leur sujet donc je n’ai pas besoin d’intervenir pour l’instant. Ce week-end je vais l’écouter attentivement afin de repérer certains mots de vocabulaire, certains thèmes dont nous pourrons discuter et il va falloir que je trouve comment aborder le côté écrit puisque Maria m’indique ne pas savoir écrire notre langue.

Cette fois-ci il va falloir que je m’applique. Je ne peux pas jouer à la touriste habituelle…

Etudier pour le plaisir

A la question “Pourquoi étudies-tu ?” je réponds invariablement que je le fais pour mon plaisir. Je tenais toutefois à obtenir ma licence pour me prouver que je pouvais le faire, que je n’étais pas bête (traumatisme de mon adolescence). Maintenant je continue parce que ça me plaît. J’apprends plein de choses passionnantes dans les domaines de la linguistique et du FLE (français langue étrangère).

L’ennui c’est que cette année je dois effectuer un stage et je ne vois vraiment pas où le faire ni quand. La journée je travaille et pas dans le bon domaine. J’ai regardé du côté des associations mais si elles cherchent bien des bénévoles, c’est en général durant la semaine et les heures de boulot. En plus, toutes précisent bien qu’il faut d’abord suivre une formation obligatoire (payante la plupart du temps) avant d’avoir le droit de faire autre chose que timbrer le courrier au sein de l’association. J’aurais bien aimé enseigner la lecture et l’écriture (la littératie) mais là ce ne sont pas moins de deux ans de formation à suivre pour devenir simple bénévole !

Je veux donner de mon temps et partager mes connaissances mais ça ne joue pas. Je n’ai pas le droit de me lancer dans un stage rémunéré à cause de mon emploi. Je me trouve donc dans une impasse et ça m’énerve.

Je devrais peut-être monter ma propre association. Je me vois bien aider les parents d’élèves qui n’ont pas eu une grande éducation et plus particulièrement aider les immigrés qui ne maîtrisent pas bien le français et par conséquent, ne peuvent pas donner un petit coup de pouce à leurs enfants lors des devoirs. Ouai, je crois que je vais aller faire le pied de grue à la sortie des écoles. Ah ben non, ce n’est pas possible, je suis au boulot !

J’en ai marre…

Conférences

Comme je vous l’ai raconté hier, rencontrer mes professeurs et les écouter parler avec passion de leur métier m’a procuré un plaisir immense. Je me suis alors rendue compte que les cours par correspondance avaient quelques côtés négatifs. Outre le fait de passer beaucoup de temps à comprendre les différents termes scientifiques (beaucoup ne figurent que dans des dictionnaires spécialisés dont je commence à faire la collection) qui parsèment les pages des cours, cet échange oral est finalement un grand manque que je n’avais jamais ressenti jusqu’à samedi.

Parce que j’ai adoré mon petit entretien en tête-à-tête où le prof s’animait en me parlant de cataphore, concept, signe et syntagme. Tous ces termes que je comprends enfin aujourd’hui après trois ans d’études, que j’emploie à présent régulièrement dans mes devoirs, prennent une autre dimension lorsqu’ils sont utilisés dans un discours oral. Puisque c’est à ce moment-là que j’ai pris pleinement conscience de mes nouveaux acquis.

Du coup, je recherche des conférences sur internet pour stimuler mon intérêt, tester mes connaissances et me fournir du matériel supplémentaire pour mes devoirs et par la suite, mes examens. Je viens donc d’écouter une conférence donnée par Alain Rey (linguiste à la tête du Robert, mon dictionnaire fétiche) sur “Le français, une langue à l’épreuve des siècles”. Certains détails de mes cours sont survolés tandis que d’autres sont bien plus développés. J’ai adoré. Je me prépare une nouvelle conférence qui, je l’espère, sera aussi intéressante : “Apprentissage de la lecture du 16e au 21e siècle : une très longue histoire”.

Je ne sais pas comment je vais m’en sortir avec toutes mes lectures, toutes ces conférences à écouter et tous mes cours à étudier. Sans oublier les devoirs à rendre. Je file, j’ai du travail qui m’attend 🙂

Rencontre avec mes professeurs

J’ai passé la journée de samedi à Dijon pour aller rencontrer mes différents professeurs. Tous n’étaient pas présents mais j’ai eu la chance d’en voir six. Chaque année l’uni organise cette journée pour permettre aux étudiants à distance de rencontrer au moins une fois leurs professeurs. Je n’ai jamais jugé utile de me déplacer durant mes trois années de licence mais cette fois-ci je tenais à vivre cette expérience.

Tous les étudiants d’un même cour se retrouvent face à leur prof durant quarante-cinq minutes. Les entretiens étaient donc en petit comité puisque nous nous sommes retrouvés dix au grand maximum (peu de gens se sont en fait déplacés).

La journée a toutefois débuté difficilement pour moi. Rien à voir avec mon levé trop matinal (5 heures) pour prendre le TGV de 6h22 à Lausanne. Rien non plus à voir avec mon arrivée à Dijon où m’attendait Sandra qui assistait aussi à cette journée particulière. Enfin, rien à voir également avec le fait de mettre enfin les pieds dans cette uni qui m’a octroyé ma licence en mai dernier.

Non, la difficulté résidait dans ma première rencontre : j’étais seule face au prof, qui de sucrcroît enregistrait son intervention. Nous étions tous les deux mal à l’aise et timides. Je n’avais prévu aucune question, persuadée que d’autres personnes en auraient bien assez. Nous avons tout de même discuté durant trente minutes et j’ai adoré cet échange. Parce que même s’il a parlé de plein de termes barbares, j’ai tout compris 🙂 Je lui ai fait part de ma peur face à son cours qui n’est absolument pas dense (mais très explicite) et que par conséquent, je ne sais pas trop quelles sont ses attentes pour les examens. Au moins j’ai ma réponse !

J’ai vu (et plus seule cette fois) un prof que beaucoup de monde redoute pour sa sévérité dans les corrections (ma meilleure note de L3 !). Là nous avons transpiré. Il a testé nos connaissances…qui avaient pris des vacances ce jour-là 😉 Une prof qui m’a déplu dans ses commentaires et que j’étais curieuse de voir. Elle est entrée dans la salle avec son look vieillot “ah, ceci explique cela” et j’ai finalement totalement changé d’avis sur la personne. C’est une femme passionnée par son métier et son domaine de recherches. J’ai relu alors ses commentaires et je les comprends différemment.

Nous avons rencontré un autre prof qui a fait peur à Sandra (il semblerait que l’indulgence ne fasse pas partie de ses qualités, je parle du prof, on est d’accord, hein ?), une autre qui nous explique que son cours n’est pas adapté pour nous mais qu’elle a été prévenue trop tard pour le modifier et enfin un prof qui nous a rassurées Sandra et moi, sur les attentes du stage. Quant à son cours lui-même je n’ai rien à redire, c’est de la linguistique et j’aime ça. Le monsieur ne possède que des points positifs 🙂

Ce fut donc dans l’ensemble une très bonne journée dont je vais garder un excellent souvenir.

Je termine sur un petit clin d’oeil particulier au mari de Sandra et ses conseils pour devenir une parfaite chômeuse. Merci 😉

Le meilleur hamburger de Genève

Daniel aime la viande. La bonne de préférence. Daniel adoooore les hamburgers. Les meilleurs si possible. Il voulait tester un restaurant près du boulot. Comme mon plat cuisiné avec amour est resté dans le frigo de la maison, j’ai décidé de l’accompagner.

Une fois devant le bâtiment nous avons hésité à rentrer. Il s’agit de l’entrée qui jouxte l’état civil. “Aller viens, allons nous marier !” C’est donc sur ces paroles que nous avons gravi les marches de l’établissement.

Le cadre est sympathique malgré une acoustique qui amplifie les sons. Le service agréable et les hamburgers ma foi très bons si ce n’est un prix légèrement abusif. Le plat dit “classic” coûte CHF 18.- (ce que j’ai pris). Le plat senior qui comprend un morceau de viande supplémentaire passe à CHF 26.-. Là où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir !

Daniel était content mais la prochaine fois il m’emmènera dans le “meilleur resto à hamburgers de Genève”. Je me réjouis.