Archive | janvier 2013

Cycle de sept ans

La petite route cabossée qui se trouve sur mon chemin serait tout à fait normale. En effet, tous les sept ans nous entrons dans un nouveau cycle. Le mien débute cette année. Faisons un petit retour en arrière de…disons sept ans.

Je suis dans l’année de mes trente-cinq ans. Rien ne va plus. J’ai changé de boulot et non seulement il ne m’intéresse pas mais en plus je subis une ambiance merdique. Il y a un gros tournus dans le service dû au mobbing persistant.

Courant juin je prends une semaine de vacances. Je suis trésorière pour une société de jeunesse qui organise une grosse beuverie fête qui se déroule sur quatre jours si mes souvenirs sont bons. Je suis crevée mais je m’éclate. Je me promène dans les différentes buvettes pour récupérer l’argent et redistribuer des rouleaux de monnaie. Ensuite je m’enferme dans ma petite roulotte pour faire les comptes, planquer les sous et rebelotte jusque tard dans la nuit (ou au petit matin, selon les préférences). L’ambiance est très sympa, je me sens revivre.

La reprise du travail est difficile. J’ai régulièrement des vertiges et des migraines. Je pleure régulièrement, j’en ai marre. Je rassemble mes économies et quitte la boîte. Je vais rester six mois sans travailler (j’avais de bonnes économies et j’ai diminué drastiquement mes dépenses, me contentant de l’essentiel). En gros, je prends soin de ma petite personne. Je tente de reprendre une estime de moi à peu près correcte. Je décide alors que quitte à travailler dans un milieu qui me déplaît autant être bien payée sans avoir de responsabilités. Un ami m’appelle et me propose le boulot adéquat : sans intérêt, bien payé et aucune responsabilité. Ma demande a été entendue.

Aujourd’hui je ne suis plus la même personne et ces conditions ne me correspondent plus. Petit à petit je me suis laissé embarquer sur la même pente qu’il y a sept ans. Mais cette fois-ci ma réaction diffère : Houston, we have a problem !

Où vais-je ? Où courge ? Dans quelle étagère ?

Depuis quelque temps (la fin du monde ? la nouvelle année ?) ma tête m’a désertée. Elle s’en est allée voir d’autres horizons mais sans moi. Je me retrouve donc complètement perdue.

Ça a débuté par le fait que je lâchais à peu près tout ce que je portais. Je passais mon temps à me baisser pour ramasser divers objets. Dernièrement c’étaient des pâtes crues qui jonchaient le sol de ma cuisine. Je visais la casserole quand le paquet a commencé à m’échapper des mains. C’est épuisant.

Lundi, lorsque je suis arrivée au bureau, j’ai trouvé un pantalon bien plié sur ma table. C’était le mien…oublié aux wc lorsque je me suis changée vendredi soir avant de partir. Puis à midi j’ai cherché le ketchup dans le frigo. Rien. Dans mon sac. Rien. Il était bien planqué sur mon bureau derrière une pile de feuilles. Normal quand on sait que le réfrigérateur et mon bureau ne se trouvent absolument pas au même endroit !

Samedi je suis allée au centre commercial avec ma nièce. J’étais un peu perdue. Même complètement dans la lune. Je voulais acheter un rouge à lèvres et ne voyais que les testeurs. Ma nièce m’a regardée étrangement et a sorti un exemplaire…juste à côté du testeur 🙂 Idem lorsque j’ai voulu lancer un programme sur mon iPad et que j’en étais incapable. Clic clic clic elle m’a montré comment procéder. Alors que la pro du bidouillage c’est habituellement moi ! (C’est quand même moi qui l’ai aidée à comprendre ses maths, ouf tout n’est pas perdu !).

Rââââ mais que se passe-t-il ? J’ai l’impression d’avancer sur une route toute cabossée. Je suis secouée dans tous les sens mais je ne m’inquiète pas. Tout ceci n’est qu’un test. Je le sens.

Taper me message ‘est pénible car je saut plusieurs lettres voires les intervertis sans arrêt ou en rajoute/oublie en tapant. (Voux voyez ce que ç DONNE si je ne reviens pas en arrière ?)

Mais j’ai un début de réponse dont je vous parlerai demain.

 

 

Fifty Shades of Grey

Je me plonge dans la lecture d’un roman érotique, à savoir Fifty Shades of Grey. A force d’en entendre parler dans la presse puis dans mon entourage, je veux savoir ce qu’il en retourne.

Après une centaine de pages, je m’interroge sur la suite de ma lecture. Car il faut bien avouer que le style est mauvais, très mauvais. Le vocabulaire est des plus restreint. “Christian est si beau, mais ce n’est pas assez fort pour le décrire”, “La maison est si grande, mais ce mot n’est pas assez fort”, “La chambre est si belle, mais ce terme n’est pas assez fort pour la décrire”…L’héroïne est une passionnée de littérature et termine ses études de Lettres. Donc le manque d’adjectif n’est pas un effet de style. C’est juste mauvais.

Il y a également les répétitions à foison (en plus des expressions mentionnées ci-dessus). Je retiens surtout cette expression parce qu’elle me plaît “to rear its ugly head” que j’ai pu lire déjà trois fois en moins de deux cent pages. Et il y en a d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit en ce moment.

Et les niaiseries : “Oh Christian me donne son numéro de téléphone !”, “Oh Christian est dans mon appartement !”, “Oh je suis dans la voiture de Christian !”, “Oh je mange avec Christian !”, “Oh Christian m’envoie un e-mail !”, “Oh Christian me pénètre !”. Et non, je n’exagère rien. Plus toutes les allusions de l’héroïne à sa stupide déesse intérieure qui joue à la pompom girl.

Et l’histoire ? Ben il y a du cul, du cul et du cul. Vous aurez saisi que Christian est censé être un Dieu vivant. Pourtant je n’arrive pas à être bouleversée. Peut-être est-ce dû au fait que je lis cette histoire au boulot et regarder mes collègues qui n’ont absolument rien de Christian Grey n’aide pas.

Je n’aime pas la fin du bouquin (je les lis toujours une fois que tous les protagonistes sont apparus) mais exceptionnellement je continue ma lecture. Parce qu’il paraît que le héros aime donner la fessée et que je veux lire ce passage… J’en suis à la moitié du bouquin et je sais enfin comment il fesse sa bien-aimée. Violemment. Il caresse la fesse et vlan une fessée. Petite caresse et re-vlan seconde fessée. Et ce jusqu’à dix-huit ! La fille n’aime pas ça du tout. Ben moi non plus. “Oui mais après elle aime” dixit un collègue. Je suppose que je vais aller jusqu’au bout.

Tout ça pour vous dire que je ne comprends pas pourquoi ce roman remporte un tel succès. Les Harlequin de mes vingt ans étaient bien mieux ! Mais peut-être est-ce plus chic de dire : “Je lis Fifty Shades of Grey” plutôt que Mon escapade entre ses bras…

Edit : j’ai terminé ma lecture et confirme que ce bouquin ne mérite pas tout ce tapage. Même les scènes soit disant chaudes tombent dans la platitude par manque de stylistique. Avec tout de même un bon point pour une scène qui m’a bien plu. (Pas plus de détails. Je ne tiens pas particulièrement à attirer un nouveau lectorat).

Édit 2 : je débute un nouveau bouquin qui me plaira un peu plus je l’espère. Il s’agit de The Unlikely Pilgrimage of Harold Fry de Rachel Joyce. Je passe de l’érotisme à l’hospice 🙂 Je vous tiendrai au courant.

Lire et pouvoir s’évader

Voilà, je lis en ce moment « un roman à l’eau de rose épicé » comme le dit Mahie. Un roman érotique qui exalte la sensualité de ses lectrices (et lecteurs également). Et voilà que j’ai fait un bon dans le passé.

J’ai vingt ans, je suis en Angleterre. Je trouve que je ne progresse pas assez rapidement dans la langue de Shakespeare. Et je me souviens que ma maman me répétait que le vocabulaire s’acquérait par la lecture. Je déteste lire. L’image qui me vient à l’esprit à cette évocation est ma maman penchée en permanence sur ses bouquins et m’ignorant superbement. Je le vivais mal. J’adorais l’insulter dans ces moments-là ; elle ne s’en rendait même pas compte !

C’est donc d’un pas trainant que je me rends dans une bibliothèque et opte pour de la lecture simple : un Harlequin. De jolies histoires d’amour racontées dans un vocabulaire de tous les jours. Puis je découvre que Harlequin se décline en plusieurs collections. Je teste donc la série un peu plus érotique. Oh que je vais en lire de ces livres ! Puis je me tourne vers la collection historique encore un peu plus hot.

Ensuite je tente un autre registre et je passe à Mary Higgins Clark. Je suis heureuse de constater que je comprends l’essentiel. Alors je passe à un niveau supérieur et je découvre le vocabulaire légal avec John Grisham. « Attorney, law, briefs, subpoena,… ». Je comprends rapidement ces mots, sais les réutiliser correctement même si pour certains je suis dans l’incapacité de les traduire en français. Puis j’entre de plein pied dans le monde médico-légal avec Patricia Cornwell et son héroïne Kay Scarpetta avant de parfaire mon vocabulaire des affaires avec Jeffrey Archer (Kane & Abel une pure merveille).

Il me faudra attendre mes trente ans pour me lancer dans la littérature francophone. Tout d’abord avec une traduction ; une collègue m’offre Le Journal de Bridget Jones et je trouve ça sympa, même en français ! C’est rédigé dans un vocabulaire simple qui m’est accessible. Puis je reçois un Marc Lévy. J’adore. Je découvre ensuite Didier van Cauwelaert et ses belles phrases dans un vocabulaire recherché qui m’aide à progresser dans ma propre langue. Et j’ose enfin me lancer dans la littérature de Amélie Nothomb. Oh que c’estt beau. Si bien écrit avec des mots si riches (les derniers bouquin sont nuls à chier et n’arrivent pas à la cheville de Stupeur et tremblement ou encore La Métaphysique des tubes).

J’aime ma langue maternelle. Enfin. Je me lance dans les tournures vieillottes de Alexandre Duma, tout d’abord dans le Comte de Monte-Cristo bouquin qu’il faut absolument que je relise tellement je l’ai aimé, puis dans Les Trois Mousquetaires, Le Vicomte de Bragelonne, Vingt ans après, et tous les autres. Sans oublier Balzac que j’aime beaucoup. J’en viens même à faire des études de Lettres parce que le français, finalement, ce n’est pas si mal 😉

Que de chemin parcouru depuis mes premiers Harlequin ! Alors c’est avec amusement que je me suis lancée dans Fifty Shades of Grey dont je vous parlerai dans mon prochain message…

 

And the winner is…

C’est avec une vive émotion et une très grande fierté que j’accepte le Versatile Blogger Award des “mains” de Mahie. Je tiens à remercier mes Saucisses qui me soutiennent dans mon quotidien. Ainsi que moi-même sans qui je ne serais pas là aujourd’hui 🙂

Mon discours de remerciement doit se terminer par sept choses sur moi :

Mahie me décerne un award. Merci merci.

Alors sept choses sur moi :

  1. Je n’aime pas ce qui est trop chaud. Je me brûle aussitôt. Je préfère donc préparer mon thé…et le laisser refroidir. Mais je n’aime pas non plus ce qui est trop froid. J’adore la glace…mais la laisse fondre avant de la dévorer.
  2. Quand on ne me connaît pas, on m’aborde avec prudence. Il paraît que j’ai l’air hautaine. Ce que je ne suis pas et les gens s’en rendent compte rapidement.
  3. Ado je voulais être réalisatrice pour la télé après avoir visité les studios de la télévision suisse romande. J’avoue qu’aujourd’hui si on m’offrait la possibilité de le faire je n’hésiterais pas une seconde.
  4. Pendant longtemps on m’appelait la femme invisible car personne ne remarquait ma présence.
  5. Je rêve d’aller faire ma vie à l’étranger, dans un pays anglophone de préférence car j’adore l’anglais depuis toute petite.
  6. J’aime rire même si j’ai plutôt tendance à pleurer.
  7. Je suis une éternelle romantique et pourtant la vie me rappelle régulièrement que le prince charmant n’existe pas.

Malheureusement je n’ai personne à qui transmettre cet award. Alors toi mon lecteur, tu as le droit de te l’octroyer si tu le souhaites.

Merci encore, snif snif de cette récompense qui me va droit au coeur. Je vais tâcher de continuer à vous distraire. Merci 🙂

Rêve d’un jour

A cause de ma période annuelle de grande dépression, j’ai accumulé un retard monstrueux dans mes cours. Du coup il faut que j’arrive à me motiver un peu. Ce n’est pas gagné.

A force d’en entendre parler, j’ai décidé de me lancer dans la lecture de Fifty shades of Grey. Pour une fois que je trouve un article à un prix correct sur iTunes, j’en ai profité. CHF 8.- le iBook (mon tout premier) en v.o. Parce que en français il faut tout de même dépenser CHF 17.- ! Cette année je vais ouvrir un compte sur France car j’en ai marre de payer la peau des fesses pour un même produit deux fois moins cher dans ce pays.

A Noël je suis tombée (aïe) sur l’épisode spécial Noël 2011 de Downton Abbey. Cette fois-ci j’ai croché. Parce que en zappant j’avais déjà eu l’occasion de regarder un bout de cette série mais ça ne me plaisait pas. A présent je rattrape mon retard. Je vais regarder le 4e épisode de la première saison. J’ai trouvé un site de très bonne qualité mais hélas en v.o. sans sous-titrage. Je dis “hélas” car l’anglais de la classe ouvrière ou celui de la classe aisée du début du XXe siècle n’est pas toujours aisé à comprendre. Mais après trois épisodes ça va déjà mieux.

Autrement ? Je n’ai plus envie de mettre les pieds au boulot. Il y a sept ans j’étais dans le même état. J’avais réuni toutes mes maigres économies et avais tout envoyé balader sur un coup de tête. Il faut que je me résonne pour ne pas faire la même chose. Mais j’entre dans un nouveau cycle et mon dos me dit depuis une semaine qu’il en a ras-le-bol…

Sur ces bonnes paroles je m’en vais prodiguer des tonnes de bisous à mes nounours pour me détendre.

Meilleurs voeux

Vous n’y dérogerez pas, c’est la tradition en ce moment. Il faut transmettre ses meilleurs voeux. Il y plusieurs façons d’aborder le sujet.

Il y a le plus simple : “Bonne année”. Il me plaît bien. C’est sobre et finalement ça résume bien ce que je souhaite transmettre.

Après il y a celui que favorise mon collègue qui contient une légère nuance : “Bonne année, bonne santé”. C’est bien aussi. Mais pour moi la santé est déjà comprise dans mon “bonne année”.

Certaines personnes aiment faire dans l'”originalité”. Entre guillemets parce que à la longue ce n’est plus si original que ça mais l’intention reste positive et c’est ce qui compte.

Puis il y a la phrase standard “tous mes voeux”. Aujourd’hui, une dame qui ne peut absolument pas me voir, je sais même qu’elle parlait souvent de moi dans son bureau tellement elle me haïssait (faut être maso quand même), m’a transmis tous ses voeux. Pensez-vous que c’était positif ?

Finalement, j’ai reçu des voeux…originaux cette fois-ci : “Je nous souhaite une bonne année 2013”. Des fois que je ne retournerais pas la politesse, la personne en profite pour se souhaiter tout de bon en adoptant l’adage qui dit “On n’est jamais mieux servi que par soi-même”. Et je trouve que cette personne a bien raison.

C’est pourquoi je me souhaite de la fortune, trouver le job idéal et partir en Australie avec Charmant. L’ordre n’a aucune importance puisque de toute façon je me souhaite le tout pour 2013.

Et pour toi mon lectorat bien aimé ?

 

BONNE ANNEE 2013