Archive | janvier 2014

12 Years a slave

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Que dire de ce film qui fait tant parler de lui ? Que l’histoire est triste bien évidemment, d’autant plus qu’elle est réelle. J’aime ce genre de film, non pas pour son côté morbide mais parce que je suis à chaque fois sidérée de constater la haine des hommes envers ceux qui leur sont différents. Bien que n’étant pas une sainte moi-même, je ne me vois pas traiter quelqu’un comme une chose sans importance.

Pour revenir au film, oui, il ne fait pas dans la dentelle. Les humiliations, les coups de fouets sont bien présents. Je n’ai ressenti aucune longueur malgré ses deux heures. Les images sont juste magnifiques, parfaites. Le jeu des acteurs est très réussi. Quant à Brad Pitt, sachez Mesdames qu’il ne fait qu’une courte apparition.

Pour une fois, je n’ai pas été séduite par la musique alors que j’aime bien ce que fait Hans Zimmer généralement. Il y a même plusieurs fois où la durée de l’intermède musical prenait trop de place selon moi et cela m’a dérangée. Autre point, je n’ai jamais réussi à ressentir la peine des différents protagonistes. Pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir soudainement un coeur de pierre mais il ne s’est jamais serré face à l’horreur qui était diffusée. Donc aucune émotion, si ce n’est la dernière scène qui a réussi à me serrer la gorge.

Je vous conseille tout de même de voir ce film au cinéma, si ce n’est rien que pour les magnifiques décors.

Yves Saint Laurent

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Afin de ne pas devenir folle à force de tourner en rond dans mon salon, je me suis à nouveau rendue au cinéma. Malheureusement, les films en v.o. que je souhaite voir sont toujours diffusés au centre ville et je n’ai pas envie de prendre le train. J’avais donc un choix restraint et c’est sur Yves Saint Laurent que mon choix s’est porté.

Tout d’abord j’étais contente de constater que je n’avais pas affaire à un mauvais film français. La qualité de l’image était remarquable tout comme les décors. La musique se mariait parfaitement avec l’action et les acteurs principaux jouaient admirablement bien. Et l’histoire alors ?

L’histoire traite de la vie du grand couturier. On y apprend sa maladie, ses amours, ses penchants pour l’alcool, la drogue et la débauche. On entre également dans les coulisses de ces grands défilés de mode. Malgré tous les points noirs dans la vie de l’artiste, parce que son ami dit de lui qu’il est un grand artiste, Yves Saint Laurent continue à émerveiller le milieu de la haute couture.

Bien que la mode ne m’attire absolument pas, j’ai tout de même trouvé la partie du film qui en parle intéressant. Ce que j’ai nettement moins apprécié ce sont les nombreux plans traitant de la débauche du couturier. Même si elle fait partie intégrante du personage, sa créativité également. Or j’ai trouvé que le côté obscur de la force était nettement plus étayé ce qui au final m’a lassée et j’ai fini par trouver le film un peu long. Dommage.

Douze mois, douze livres

Je recherche onze lecteurs à faire partager un livre qu’ils ont apprécié (ou pas), que se soit une bd, un roman de science fiction, un essai, une biographie, un roman à l’eau de rose, etc… Un pavé de plus de mille pages comme une histoire courte. Le but est que ce livre circule entre les douze lecteurs, ce qui veut dire que chacun aura onze livres à lire (plus le sien) et à faire suivre (donc payer des frais postaux même pour l’étranger). L’idée est de lire (voire se forcer à le faire) puis en parler. En février un lecteur parle du choix de son livre sur son blog (ou sur le mien s’il préfère) et les autres commentent au fur et à mesure de leur lecture puisque logiquement le dernier lecteur lira ledit livre en janvier 2015… Comme j’aime lire en français ou en anglais, je propose que ces deux langues soient acceptées.

La première ligne n’est pas très française (le reste non plus à vrai dire) mais je n’arrive pas à la corriger. Il faut lire “Je cherche onze lecteurs prêts à faire partager…”

Comme je ne lis quasiment plus, je trouve que c’est une bonne motivation pour m’y remettre et découvrir des livres que je n’aurais certainement jamais ouverts.

Dites-moi si vous êtes intéressés. Vous pouvez aussi m’écrire sur mon mail valvaire at gmail point com.

Philomena

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A force de tourner en rond dans mon salon, je commence à m’ennuyer ferme. C’est pourquoi vers 15h25 je décide qu’aller au cinéma serait une bonne idée. Mais il me faut un film dans la salle du centre commercial afin de pouvoir y aller en voiture et rapidement, avant que je change d’avis.

Il y a trois films diffusés à 16h. Si je me dépêche je devrais y parvenir. Sauter dans ma voiture, me lancer à vive allure sur l’autoroute et enfin rejoindre Genève et les cinémas Pathé. Il n’y a qu’un film en v.o. et je vois que la note donnée par les cinéphiles est bonne. Je ne sais pas de quoi il s’agit mais j’y vais.

A 15h55 je me trouve devant les caisses pour obtenir mon billet. Une trentaine de personnes attendent déjà dans la salle. Ce doit vraiment être un bon film.

Et oui, j’ai eu la chance de tomber sur une histoire à la fois triste, émouvante, et parfois drôle. Philomena est une femme retraitée qui avoue à sa fille qu’elle a été forcée à abandonner son fils alors âgé de trois ans qui doit fêter ses cinquante ans ce jour-là. Tout est basé sur des faits réels, relatés dans un livre The Lost Child of Philomena Lee écrit par Martin Sixsmith.

Le film nous montre les recherches de Martin journaliste désabusé, la cinquantaine, accompagné de Philomena afin que les portes s’ouvrent plus facilement.

Les aspects comiques découlent de la naïveté de la femme face au cynisme de l’homme. Cette même femme dont la jeunesse a été particulièrement difficile et qui pardonne tout à tout le monde sans pour autant tomber dans le pathos donne à ce film son côté émouvant. La tristesse, elle, tourne autour du fils vendu par des nonnes irlandaises à de riches Américains. La religion catholique prend un sacré coup au passage.

Vous ne savez pas quel film aller voir au cinéma prochainement ? N’hésitez plus, optez pour Philomena

Site officiel du film : http://philomenamovie.com

Brûlage des sapins

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Jeudi passé, ma petite commune organisait le brûlage des sapins accompagné d’un verre de vin chaud. Je n’ai pas de sapin et je n’aime pas le vin chaud. Pourtant je m’y suis tout de même rendue.

Au fur et à mesure que je m’approchais du lieu du rendez-vous je me posais des questions.Je ne voyais qu’un coin sombre. C’est en arrivant tout près que j’ai enfin aperçu du monde, plongé dans le noir. J’ai hésité à repartir car il fallait se mettre sous le nez des gens pour savoir à qui nous avions à faire. Pas mon truc. J’en étais là de mes réflexions lorsqu’un couple d’amis est arrivé devant moi. Plus question alors de faire demi tour.

Le brûlage a débuté. Je pensais voir un grand feu alors que les sapins étaient brûlés chacun leur tour. Il ne faisait pas froid, c’était agréable. Ce que j’ignorais, c’est qu’une fois tous les arbres réduits en cendres, nous étions conviés à l’abri de la protection civile pour une soupe. Les tables étaient mises et la commune nous offrait une délicieuse soupe accompagnée de fromage et saucisson cuit au vin rouge. J’ai goûté ce dernier et moi qui ne suis pas trop saucisson j’ai adoré celui-ci. Les vins de la commune étaient également offerts ainsi que des boissons non gazeuses. Quelques dames avaient préparé de délicieux desserts.

Au final j’étais très contente de m’être déplacée et ai passé une excellente soirée.

Hits n°1 Janvier 1980-1989

Plongeons dans les souvenirs de janvier des années 80.

1980

Suisse : Frank Duval Todesengel

France : Buggles Video killed the radio star

UK : The Pretenders Brass in Pocket

US : Michael Jackson Rock with you

La Suisse a choisi la BO de Derrick. Tout un programme… Ah Michael et ses costumes à paillettes !

1981

France : Barbra Streisand Woman in Love

UK : John Lennon Imagine

US : Blondie The Tide is high

Suisse : Frank Duval Angel of Mine

“Top ringard” j’ai nommé la Suisse. Quant à la chanson de Blondie, je la connais mais chantée par quelqu’un d’autre.

1982

UK : Bukks Fizz The Land of Makebelieve

US : Olivia Newton-John Physical

Suisse : Al Bano & Romina Power Sharazan

France : Générique TV Ulysse 31

Je retire ce que j’ai dit avant. “Top ringard” les Anglais. Admirez cette chorégraphie et ces voix bien masculines… Les Français aimaient Ulysse. Il existe deux versions Ulysse 31Ulysse Revient avec “Salut c’est moi Nono, Chuis le petit robot, cadeau d’Ulysse pour Thélémaque son fils…”. Ouai, je connais mes classiques !

1983

US : Men at work Down under

Suisse : Culture Club Do you really want to hurt me

France : Jean-Jacques Goldman Quand la musique est bonne

UK : Phil Collins You can’t hurry love

Goldman, je ne le supportais pas à l’époque. A présent, je reconnais qu’il a écrit de belles chansons même si je ne suis pas une inconditionnelle fan. On parle du look de Boy George ???

1984

Suisse : Nena Fragezeichen

France : Claude Barzotti  Le Rital

UK : Paul McCartney  Pipes of Peace

US : Yes Owner of a lonely Heart

Je ne connaissais pas cette chanson de McCartney. Une erreur.

1985

Suisse : Murray Head One night in Bangkok

France : Ray Parker Jr. Ghostbusters

UK : Foreigner  I wanna know what Love is

US : Madonna Like a Virgin

Même si je ne suis pas particulièrement fan, pour moi la grande époque Madonna c’est les années 80.

1986

Suisse : Lionel Richie Say you, say me

France : Goldman/Jones Je te donne

UK : A-ha The Sun always shines on TV

US : Dionne Warwick That’s what Friends are for

A-ha c’est toute ma jeunesse. Ma chambre était couverte de leurs posters; j’écoutais en boucle leurs chansons que j’aime toujours (les chansons hein !).

1987

Suisse : Mel & Kim Showing out

France : Elsa T’en va pas

UK : Steve “Silk” Hurley Jack your body

US : The Bangles Walk like an Egyptian

J’ai toujours bien aimé Elsa et surtout sa voix. C’est dommage qu’elle ne sorte pas de nouvelles chansons plus souvent. Qui ne se trémousse pas sur sa chaise en entendant Walk like an Egyptian ?

1988

Suisse : Pet Shop Boys Always on my mind

France : Guesh Patti Etienne

UK : Tiffany I think we’re alone now

US : George Harrison Got my mind set on you

Le look de Tiffany était trooooop coooool, à l’époque bien sûr 😉

1989

Suisse : Edelweiss Bring me Edelweiss

France : David Hallyday High

UK : Kylie Minogue & Jason Donovan Especially for you

US : Bobby Brown My Prerogative

Deux vidéos : Le truc totalement nunuche de l’époque, à savoir Kylie et son Jason. Le truc barge qu’est le groupe Edelweiss

 

 
Sources : http://www.hitparade.ch/statistics.asp?view=number1&year=1989 / http://www.chartsinfrance.net/charts/8903/singles.php / http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_UK_Singles_Chart_number_ones_of_the_1980s / http://www.liketotally80s.com/billboard-number-one-hits.html

Pourquoi j’ai détesté 2013

J’ai débuté l’année par une dépression. Boum sans prévenir, voilà que ça m’est tombé dessus. Mon médecin m’a envoyée consulter une psychiatre, psy que je vois encore mais avec des consultations de plus en plus espacées. Aujourd’hui je me porte bien, merci.

Tout le mois de février a été difficile car je retournais travailler et tenais à chaque fois un ou deux jours avant je me remettre à pleurer sans raison et sans discontinuer. Puis un jour mon chef m’a dit qu’il ne me supportait plus et ne voulait plus me voir. Evidemment, dans l’état de faiblesse dans lequel je me trouvais déjà, il m’a achevée. Cette fois-ci il n’était plus question de retourner au travail rapidement. Et là j’ai bien plongé. Plus aucune mémoire, plus aucune énergie, impossibilité totale de me concentrer cinq minutes, etc… J’étais au fond et étais persuadée que jamais plus je verrai quoi que ce soit de positif.

Mais je suis remontée, lentement. Mi-mai j’ai repris le travail à mi-temps. Je passais mes après-midi à dormir, épuisée. Mais les matinées se passaient bien et je commençais à être bien. Puis fin mai mon chat s’est sentie mal et trois jour plus tard je devais la faire euthanasier. Je crois bien n’avoir jamais pleurer autant de ma vie. Un gros chagrin qui venait certainement de très loin. Mais comme je remontais la pente, il était hors de question de me laisser abattre même si je reconnais avoir effectué quelques pas en arrière.

Comme ma vie d’avant me déplaisait au plus haut point, j’essaie d’en changer. C’est pourquoi j’ai décidé de réserver des vacances en août pour aller rencontrer le DrCaSo dans son coin perdu du Canada, personne que je n’avais vue que le temps d’un repas à Lausanne. Mais peu de temps avant de partir j’apprends que mon papa souffre d’un cancer. Heureusement tout est détecté à temps et il ne devrait pas y avoir de séquelles.

J’ai eu ma petite expérience avec la grêle alors que je me trouvais dans ma voiture et que je pensais être mes derniers jours. Oh au travail mes collègues se sont bien moqués de moi.

Puis septembre est arrivé et je me suis fait licenciée séance tenante. Mon chef était enfin parvenu à ses fins…

Je suis allée trouvée une “Belge” dans la région de Bruxelles pour éviter de plonger à nouveau. Mais le contrecoup est tout de même arrivé un peu plus tard. J’ai voulu m’inscrire au chômage mais suis repartie découragée. Les employés là-bas (du moins ceux croisés) sont aussi sympathiques qu’une porte de prison. L’entretien s’est mal passé, j’ai décidé de vider mes petites économies et me débrouiller sans aide mais en pouvant choisir ce qui me plaît.

Depuis le 1er décembre je ne suis donc plus salariée et je me sens revivre. Mon moral est remonté d’un coup, je trouve la vie merveilleuse, je suis optimiste mais sans un sou et sans emploi !

Donc si je reprends certains événements de 2013 je peux à présent les voir comme des choses positives :

Ma dépression : voir une psy m’a fait énormément de bien et j’ai enfin une jolie vision de la vie et je rencontre des personnes formidables. Pourvu que ça dure !

Le décès de mon chat : cinq mois après Wally entrait dans ma vie. Je n’aurais jamais pu le prendre avec une Calie hyper jalouse et teigne. Mon chien m’apporte énormément de joie et ne regrette absolument pas d’avoir pris mon téléphone un jour d’octobre pour le réserver.

Mon licenciement : je suis enfin loin de cet environnement qui me pourrissait l’existence. A moi à présent d’en trouver un agréable. J’y crois très fort et j’ai décidé qu’au 1er février je commencerai mon nouvel emploi. Pis si je souhaite aller retrouver le Dr à nouveau cette année, il me faut des sous 🙂

2013 fut donc difficile…mais nécessaire. Vive 2014 !

PS Je ne relis pas car sinon j’efface tout…