Archive | juin 2014

Train de nuit pour Lisbonne

Editions 10/18, 2006, 510 pages

Editions 10/18, 2006, 510 pages

J’ai enfin terminé ce pavé débuté je ne sais plus trop quand. J’ai découvert ce livre dans un petit salon de thé. Il était posé là, sur une table, à disposition des clients. Je l’ai pris par curiosité et ai lu la quatrième de couverture. Cette dernière ne m’a pas marquée outre mesure. Et pourtant j’ai repris plusieurs fois ce livre, l’ai feuilleté avec une étrange impression. J’ai fini par le laisser sur place. Mais pour une raison que j’ignore, ce roman ne cessait de m’appeler. Je me suis décidée à aller l’acheter malgré certains commentaires sur Am@zon qui parlaient d’une lecture difficile. Ce n’est pas ça qui allait me retenir. Je sais ce qu’est une lecture difficile. J’avais pleuré lors de ma première lecture du Neveu de Rameau de Diderot. Je ne comprenais rien et j’étais en dernière année de Lettres. Au final ce Neveu est un des plus beaux livres que j’aie lu.

Pour en revenir à mon Train de nuit pour Lisbonne,  la lecture est effectivement parfois difficile. En fait, tout est très philosophique et je n’ai jamais étudié cette matière. J’ai donc mis beaucoup de temps pour arriver au bout des cinq cent dix pages avec une pause de plusieurs mois au milieu.

Gregorius, un professeur de latin, sort de sa zone de confort à la suite d’une rencontre improbable. Il quitte tout, sa vie, son travail, sa ville et son pays pour partir sur les traces d’un auteur Portugais alors qu’il ne parle pas un mot de cette langue et ne connais absolument pas le Portugal. C’est une belle histoire de rencontres et de quête du soi.  Voici deux extraits (parmi tant d’autres) qui m’ont plongée dans une grande réflexion :

“Ai-je jamais réellement écouté quelqu’un ? L’ai-je laissé entrer en moi avec ses paroles, si bien que mon torrent intérieur en eût été dévié ?” (p.166)

“Quand quelqu’un était-il soi-même ?  Quand il était comme toujours ? Tel qu’il se voyait ? Ou tel qu’il était quand la lave incandescente des pensées et des sentiments ensevelissait sous elle tous les mensonges, masques et illusions ? C’étaient souvent les autres qui se plaignaient que quelqu’un ne fût plus le même. Peut-être cela voulait-il dire en réalité : il n’est plus comme nous l’aurions aimé ? Tout cela n’était-il donc pas plus qu’une sorte de protestation contre la menace d’un bouleversement de l’habituel, camouflé en chagrin et souci pour le prétendu bien de l’autre ?” (p.482)

Je confirme qu’il s’agit d’une lecture difficile mais ô combien intéressante.

 

Manque de souffle

J’étais toute fière de parcourir les 15 min. de trajet de la gare à mon travail à pieds alors que la majorité des gens préfèrent le bus. Lorsque j’ai cessé mon activité, je ne bougeais plus. J’ai pris un chien et ai commencé les balades quotidiennes. Près de chez moi il y a “trois boucles”. La grande fait 2,5km. Il m’arrive de la parcourir deux,voire trois fois dans la journée. Et j’ai fini par trouver mes promenades frustrantes. C’est pourquoi j’ai augmenté ma vitesse de marche. Je rentrais en nage après vingt minutes et le chien heureux de me courir derrière de courir devant. Puis il a commencé à faire trop chaud, même à 7h du matin.

J’ai donc visé la montagne. Sauf que les balades en montagne ne sont pas les mêmes qu’à la campagne. Je me fatigue très très vite dans les montées, montées qui sont généralement bien plus raides que celles dans les vignes. En fait, je manque cruellement de souffle ! Des amis m’ont rassurée en me disant qu’avec l’expérience, mon souffle allait se développer.

Je constate qu’effectivement je peux marcher d’un bon pas sur le plat et le faux plat. J’ai même repris mon vélo dont l’assistance électrique laisse à désirer. Je devais aller porter un document à Nyon et ai opté pour mon engin poussiéreux (bien que dépoussiéré dimanche dernier déjà). A ma grande surprise, j’ai réussi à faire l’aller-retour, en transpirant certes, mais en ayant encore du souffle à l’arrivée. C’est une première ! De plus, mes cuisses n’étaient pas transformées en cailloux sous l’effort.

J’ai déjà prévu ma prochaine sortie à vélo et pour la montagne, je vais reprendre ma dernière balade (dont je n’ai pas encore parlé ici) et tenter de faire moins de deux heures (je devrais normalement prendre à peine plus d’une heure selon les panneaux indicateurs).

Mon prochain achat : un t-shirt qui me permet de ne pas avoir le dos trempe à chaque fois et on m’a conseillé des bâtons.

Je crois que je me mets doucement au sport…

Esplanade des Marronniers

Dimanche, des amis m’ont proposé d’aller assister au concert gratuit qui a lieu sur l’esplanade des Marronniers à Nyon. Durant tout l’été, chaque dimanche de 11h à 13h30 un concert gratuit est proposé. Il y une petite restauration disponible sur place. Nous avons pris nos vélos électriques et nous sommes lancés dans l’aventure.

Arrivés sur place, toutes les places à l’ombre étaient évidemment occupées. Qu’à cela ne tienne, nous avons pris une table isolée au soleil et l’avons déplacée sous l’ombre d’un jeune marronnier. Le thème du jour était “les années 80”. Les chansons sympathiques pour la plupart, manquaient de rythme à cause d’un orchestre un peu mou. Je leur accorde le fait qu’il faisait chaud!

A la fin du concert nous sommes restés assis sur un banc face au lac pour profiter du paysage. C’était vraiment relaxant. Avant d’attaquer la montée et donc le retour chez nous, nous nous sommes arrêtés chez un nouveau vendeur de glaces (à côté du cinéma). Pour les connaisseurs, c’est moins cher que le Veneziano de Rive et les portions sont bien plus grandes 🙂

J’ai passé un dimanche comme je les aime : calme et en bonne compagnie !

Ambiance sur place

Ambiance sur place

Avion entre les colonnes romaines

Avion entre les colonnes romaines

Maison de Alain Prost

Maison de Alain Prost

original-41

Tomme fraîche, Lard de Begnins et rosé...

Tomme fraîche, Lard de Begnins et rosé…

Les Grottes de Vallorbe

Aujourd’hui je vais vous parler des grottes de Vallorbe. Pour tout petit Suisse qui se respecte, c’est une visite obligatoire durant l’enfance, que ce soit en course d’école ou en famille, et pourquoi pas les deux ! Pour ma part, et d’après mes souvenirs, j’y suis allée deux fois en famille et la dernière fois remontait à…heu….près de trente ans!

Cela fait déjà quelques années que je souhaite y retourner mais je ne trouve jamais personne que ça intéresse et pour des raisons qui me surprennent aujourd’hui, je n’osais pas y aller seule. Jusqu’à vendredi dernier. J’en avais marre de ces grosses chaleurs et me suis dit que l’air ambiant d’une grotte devait être bien plus agréable. J’ai fait un bisou au chien et au chat et suis partie.

Vallorbe se trouve à moins d’une heure de voiture de chez moi grâce à l’autoroute. Je suis arrivée sur place sous un soleil de plomb alors qu’un gros orage sévissait chez moi (je l’ai su plus tard). J’ai pris mon billet et à l’accueil on m’a annoncé qu’il y avait très peu de monde. En effet, tout le long de ma visite (une heure environ), je n’ai pratiquement croisé personne. J’avais l’impression d’être seule. D’autant plus seule qu’à certains endroits la grotte est plongée dans l’obscurité et il faut appuyer sur un bouton pour obtenir de la lumière. Je prenais visiblement trop de temps pour mes photos et me suis retrouvée dans le noir (pas tout à fait quand même) une fois. Comme il n’y avait personne, j’ai dû revenir sur mes pas pour retrouver le bouton salvateur.

Evidemment que la partie exposée au public a bien changé depuis ma dernière visite. En effet, toute une grande partie appelée “la cathédrale” est à présent disponible. Il reste encore plus de 3km à partir de cette dernière salle explorés régulièrement par des spéléologues.

J’aime tous ces détails creusés par l’eau et si magnifiques à regarder. Une chose me chagrine cependant : j’étais persuadée que la visite de l’époque se terminait au-dessus d’un grand bassin d’eau près duquel ma soeur avait glissé. Or il n’existe aucun bassin et selon la dame à l’accueil, il n’y en a jamais eu! A part ce détail, j’ai passé un agréable moment.

Site officiel : http://www.grottesdevallorbe.ch/francais.html

Le long du chemin entre le parking et la grotte

Le long du chemin entre le parking et la grotte

Entrée de la grotte

Entrée de la grotte

Grottes de Vallorbe_0279

Grottes de Vallorbe_0255

On devine sur la photo une fistuleuse de 4m20 de long.

Grottes de Vallorbe_0244

Grottes de Vallorbe_0252

Grottes de Vallorbe_0245

L’eau est régulièrement évacuée pour éviter de nous arriver aux chevilles.

Les spéléologues partent encore dans cette partie mais sans chaussures pour me pas laisser d'empreintes sur la glace

Les spéléologues partent encore dans cette partie mais sans chaussures pour me pas laisser d’empreintes sur la glace

Grottes de Vallorbe_0269

Un faux spéléologue se trouve au fond de la “Cathédrale”. Cela vous donne un ordre de grandeur. C’est à partir de là qu’il reste 3km à explorer.

Grottes de Vallorbe_0272

Grottes de Vallorbe_0263

Petit lac souterrain

Petit lac souterrain

Quand ça veut pas, ça veut pas !

Je suis partie visiter un lieu qui me tient à coeur et que je n’ai pas revu depuis des années. Je suis toute contente. Arrivée sur place, je dégaine mon appareil photo…qui m’indique qu’il ne contient aucune carte mémoire. Mince. C’est vrai que peu de temps avant de partir j’ai transféré mes photos sur l’ordi. J’ai toujours une carte de rechange dans la sacoche…laissée à la maison ! Qu’à cela ne tienne, l’appareil contient une mémoire interne.

Je commence à mitrailler et une petite voix dans ma tête me répète de prendre également quelques clichés avec mon iPhone. Je balaie cette idée stupide d’un revers de la main. J’ai un excellent appareil, pourquoi utiliser mon téléphone portable ?

Arrivée chez moi, je suis pressée de voir ce que cela donne sur grand écran. Comme les photos sont sur l’appareil, je suis obligée de les transférer via le cable dudit appareil. Je sors la sacoche et, oh surprise, pas de cable ! Impossible de mettre la main dessus. Il est toujours dans la sacoche, pourquoi n’y est-il pas ce jour-là ???

Je le dégotte enfin et peux procéder au transfert. Tout se passe bien et je vide la mémoire interne afin d’avoir de la place libre si d’aventure j’oubliais à nouveau ma carte.

Je regarde mes photos, elles sont belles. Je décide de faire un peu d’ordre dans le programme photos et jeter toutes celles qui ne me servent à rien. Arrivée au Xème dossier, je constate qu’il est vide et je trouve cela très étrange. Je passe au dossier suivant et rebelote, rien. En fait, je n’ai plus aucune photo ! Rien, nada ! J’ai tout viré sans savoir comment. D’habitude je suis très prudente alors là je n’ai rien compris. Ma dernière sauvegarde date du 6 juin donc je ne pers pas grand chose mais les photos du jour ont disparu. Et elles ne se trouvent plus sur l’appareil…

Je ne touche plus à rien. Il doit bien exister un programme qui récupère des fichiers effacés par erreur ? Je trouve mon bonheur et ai récupéré les photos prises ces derniers jours. Je suis heureuse. Mais je n’utilise plus le programme photo que j’avais (iPhoto c’est très bien) et je modifie ma sauvegarde sur mon disque dur par sécurité. On ne m’y reprendra pas une deuxième fois !

Valvita tente la balade en montagne

Marre des 34° en plaine sans un pet d’air. Je ne supporte pas ces grosses chaleurs. Comme j’ai envie de me mettre à la marche, j’ai décidé de me rendre à la Dôle pour une petite balade.J’ai mis de la crème solaire, préparé mon sac avec provisions pour le chien et moi et hop, départ. Il me faut moins de trente minutes pour atteindre les lieux et la température ne dépasse pas les 20°. Un vrai bonheur !

Pour un premier essai, je ne me suis pas éloignée de la voiture car je voyais d’énormes nuages noirs s’approcher et j’entendais le tonnerre gronder. Nous avons pu rester dehors environ 30 minutes avant un orage de grêle ! Wally et moi avons donc pris notre repas dans la voiture en attendant une accalmie…qui n’est jamais venue. Le chien a pu ressortir environ dix minutes avant la deuxième salve de grêle. Et comme m’ont dit des amis, ce n’était pas plus mal car je n’avais pas de chaussures de marche et qu’en montagne il est préférable d’en avoir. Le problème est à présent résolu et j’attends avec impatience le jour où je vais pouvoir marcher sans mauvais temps.

J’ai déjà repérer que mon premier essai sera une montée de 25 minutes pour atteindre une petite cabane. Pour la Dôle à proprement parler, c’est 45 min. de marche et je préfère m’exercer à de petites balades avant. Puisque les temps indiqués sont simple course évidemment. Il faut bien finir par retourner à la voiture…

Mes belles chaussures de marche.

Mes belles chaussures de marche.

Photo prise depuis chez moi à mon retour.

Photo prise depuis chez moi à mon retour.

P1040351_0220

Il faut 45min. pour rejoindre la boule située au sommet de la Dôle.

P1040350_0219

La cabane à 25min. est dans la montée du “V”. Vous pouvez l’apercevoir en agrandissant la photo.

P1040348_0217 P1040349_0218 P1040352_0221 P1040353_0222 P1040354_0223 P1040355_0224

Gros nuage qui a gâché mon plaisir.

Gros nuage qui a gâché mon plaisir.

P1040358_0227

Valvita bricole

Cela faisait quelque temps (imparfait, c’est du passé 🙂 ) que la charnière de mon frigo faisait du bruit et coinçait un peu. Puis il y a de cela environ deux semaines, cette fichue pièce a fini par lâcher. Impossible de garder la porte fermée. J’ai donc installé du scotch et sorti un bout de carton pour garder cette dernière fermée. Il a fallu commander le nouveau matériel et samedi j’ai pris mes tournevis et me suis mise au travail.

Il a fallu d’abord démonter la porte. A savoir ôter la paroi en “bois” et la porte du frigo. C’est ce qui m’a pris le plus de temps. Je n’arrivais pas à enlever cette fichue porte qui pesait un âne mort et dont les charnières restaient désespérément bloquée. Après avoir perdu 3kg de transpiration, j’y suis enfin parvenue.

original-37

 

Comme je suis un peu blonde, j’ai tout enlevé d’un coup alors que si j’avais bien compris le mode d’emploi, j’aurais vu que je pouvais prendre la paroi en premier et ensuite la porte. J’aurais moins transpiré ! Donc là il me fallait impérativement désolidariser la porte de la paroi afin de libérer ces fichues charnières.

original-38

 

Là c’est tout bon, je peux enfin me débarrasser de ces machins défectueux…et installer les nouveaux que l’on voit sur le haut de la porte.

original-36

 

Comme je suis une blonde intelligente, à savoir qui apprend de ses erreurs, je n’ai monté que la porte du frigo. C’était un peu moins lourd et heureusement car il a fallu vite visser les charnières pour fixer cette porte. Ensuite c’était du fignolage. Remettre la paroi était un jeu d’enfant.

J’ai donc à nouveau un frigo fonctionnel que je peux fermer d’un coup de fesse lorsque j’ai les mains chargées 🙂

original-35

Evidemment, comme j’ai attendu qu’il fasse 30° dehors, j’ai dû me mettre en petite tenue. Je suis allée chercher le ventilateur à la cave et me suis abreuvée de bières 😉