Train de nuit pour Lisbonne

Editions 10/18, 2006, 510 pages

Editions 10/18, 2006, 510 pages

J’ai enfin terminé ce pavé débuté je ne sais plus trop quand. J’ai découvert ce livre dans un petit salon de thé. Il était posé là, sur une table, à disposition des clients. Je l’ai pris par curiosité et ai lu la quatrième de couverture. Cette dernière ne m’a pas marquée outre mesure. Et pourtant j’ai repris plusieurs fois ce livre, l’ai feuilleté avec une étrange impression. J’ai fini par le laisser sur place. Mais pour une raison que j’ignore, ce roman ne cessait de m’appeler. Je me suis décidée à aller l’acheter malgré certains commentaires sur Am@zon qui parlaient d’une lecture difficile. Ce n’est pas ça qui allait me retenir. Je sais ce qu’est une lecture difficile. J’avais pleuré lors de ma première lecture du Neveu de Rameau de Diderot. Je ne comprenais rien et j’étais en dernière année de Lettres. Au final ce Neveu est un des plus beaux livres que j’aie lu.

Pour en revenir à mon Train de nuit pour Lisbonne,  la lecture est effectivement parfois difficile. En fait, tout est très philosophique et je n’ai jamais étudié cette matière. J’ai donc mis beaucoup de temps pour arriver au bout des cinq cent dix pages avec une pause de plusieurs mois au milieu.

Gregorius, un professeur de latin, sort de sa zone de confort à la suite d’une rencontre improbable. Il quitte tout, sa vie, son travail, sa ville et son pays pour partir sur les traces d’un auteur Portugais alors qu’il ne parle pas un mot de cette langue et ne connais absolument pas le Portugal. C’est une belle histoire de rencontres et de quête du soi.  Voici deux extraits (parmi tant d’autres) qui m’ont plongée dans une grande réflexion :

« Ai-je jamais réellement écouté quelqu’un ? L’ai-je laissé entrer en moi avec ses paroles, si bien que mon torrent intérieur en eût été dévié ? » (p.166)

« Quand quelqu’un était-il soi-même ?  Quand il était comme toujours ? Tel qu’il se voyait ? Ou tel qu’il était quand la lave incandescente des pensées et des sentiments ensevelissait sous elle tous les mensonges, masques et illusions ? C’étaient souvent les autres qui se plaignaient que quelqu’un ne fût plus le même. Peut-être cela voulait-il dire en réalité : il n’est plus comme nous l’aurions aimé ? Tout cela n’était-il donc pas plus qu’une sorte de protestation contre la menace d’un bouleversement de l’habituel, camouflé en chagrin et souci pour le prétendu bien de l’autre ? » (p.482)

Je confirme qu’il s’agit d’une lecture difficile mais ô combien intéressante.

 

2 thoughts on “Train de nuit pour Lisbonne

  1. C’est le genre de lecture que je n’arrive plus à faire en français, je n’ai plus l’habitude de ça, ça me demande trop de concentration. En fait, je remarque que j’ai du mal à lire des bouquins en français, quels qu’ils soient, c’est tellement rare que je le fasse!

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