Archive | octobre 2014

Les pantoufles de vair de Cendrillon

J’avais envie de ressortir de l’armoire et accessoirement dépoussiérer une paire de chaussures à petits talons. J’aimais cette paire, je m’y sentais comme dans des pantoufles. C’était donc avec plaisir que j’enfilais mes petits petons à l’intérieur.

Premier désagrément : j’ai visiblement grossi des pieds (comme partout d’ailleurs). Elles me semblent moins agréables. Mais ce n’est pas ça qui va me faire changer d’avis. Je veux mes jolis souliers.

Ce n’est qu’une fois debout dans le métro, les yeux rivés sur mes pieds que je constate l’horreur, soit le deuxième désagrément. Mes chaussures pèlent…elles perdent leur cuir couleur ! C’est non seulement affreux mais en plus j’ai l’impression que tout le monde ne voit que ça ! Tant pis, je dois passer la journée avec.

Une fois au bureau, je constate que la fine couche de plastique continue à tomber. J’ai plein de pelures autour de mon bureau. J’en viens même à me demander s’il va me rester quelque chose sur les pieds pour rentrer.

Troisième désagrément : j’ai tellement mal aux pieds que je suis obligée de rentrer en métro avec mes chaussures de pauvresse. Ce ne sont plus que des loques et mes petites pantoufles agréables ne sont plus qu’un vieux souvenir…

Je me fais une raison : mes baskets tiennent mieux la route et finalement je suis bien dedans. Vive les jeans/baskets pour aller travailler !

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Deux semaines et puis s’en va !

Voilà deux semaines que j’ai repris le boulot mais hélas, ma vie n’est pas “un long fleuve tranquille”. Je travaille dans deux bureaux situés dans deux immeubles différents. Je suis trois jours dans le bureau 1 et un jour dans le bureau 2. J’ai débuté par le bureau 2 que je partage avec trois autres personnes fort sympathiques. L’ambiance sur place est agréable, je m’y sens bien. Le lendemain je découvrais le bureau 1. J’y suis seule avec une collègue. Collègue qui hait la terre entière et moi en particulier. En fait, elle me haïssait même avant de m’avoir vue ! C’est une femme détestable. Elle doit m’apprendre le travail mais se rend visiblement malade lorsqu’elle doit m’adresser la parole. Alors elle s’abstient ! Et moi je me retrouve comme une imbécile face à un écran sans savoir quoi faire. Quand je pose une question, si j’obtiens une réponse, c’est sur un ton méprisant. Parce que c’est évident que pour valider telle opération, je dois taper le code WRT45RD tandis que si je suis dans telle procédure, c’est la 76TGV&K ! Elle essaie, en vain heureusement, de me faire comprendre que je suis un cas sans espoir ! Je touche quelque chose, elle repasse derrière pour bien remettre au millimètre près ce que j’ai peut-être déplacé ! Si ça se trouve, elle désinfecte le bureau lorsque je sors prendre ma pause. Mais j’ai décidé de ne pas réagir, de rester zen (vive le Rescue !). C’est quand même la première fois que je débute un emploi dans de telles conditions !

Bref, après deux jours j’étais en larmes et ne voulais plus remettre les pieds dans ce bureau. Je me suis tout de même ressaisie. Le soir j’appelais le chef et lui expliquais que travailler dans ces conditions ne me convenait pas. Il me dit de patienter, qu’il allait trouver une solution et que je ne dois surtout pas hésiter à prendre une pause le matin et une autre l’après-midi ! (J’ai appris depuis que la sorcière a déjà fait partir les deux personnes en poste avant moi). Je me fixe une semaine pour voir si les choses évoluent dans le bon sens. A la fin de ladite semaine, le chef m’informe que je ne serai plus que deux jours avec la sorcière au lieu de trois ! Merveilleux ! Le troisième jour, c’est une autre collègue qui vient sur place pendant que la sorcière va au bureau 2 (qu’elle déteste). Ca se passe très bien et je me fixe la fin du mois pour aviser. Nouveau téléphone du chef : la sorcière est en arrêt maladie jusqu’à la fin du mois…

Je vais profiter de ces deux semaines de paix pour terminer ma formation. Je ne me fixe aucun délai pour prendre une décision. Visiblement, ma bonne étoile a repris du service. Le malheur des uns fait le bonheur des autres même si je ne souhaite rien de mal à cette horrible bonne femme. Je crois qu’elle se fait bien assez mal toute seule. En revanche, je me souhaite beaucoup de bonnes choses 🙂

Un vendredi ordinaire

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Aujourd’hui j’ai débuté ma journée avec une rencontre un peu brutale avec le goudron. Ou dit de façon plus poétique : je me suis vautrée comme une merde en promenant le chien. J’ai glissé sur de la boue et ce n’est pas agréable. Ce soir j’ai tout le côté droit du corps, de ma fesse à ma nuque, bien ankylosé. Après cette gymnastique particulière je suis allée boire le café avec une copine dans un chouette endroit. C’est bien agréable de pouvoir profiter d’un jour de semaine sans aller bosser.

J’étais tout de même fatiguée et ai songé à m’octroyer une sieste. Puis je me suis ressaisie; je n’ai pas opté pour une enveloppe salariale plus basse pour aller dormir le jour où je ne travaille pas ! Je suis donc allée au cinéma voir Gone Girl avec Ben Affleck. Je ne vais pas vous parler du film si ce n’est qu’il dure 2h30 et que les trente dernières minutes sont longues. De plus je n’ai pas aimé la fin !

En ce début de soirée je me suis plongée dans des vidéos que je dois étudier. Je ne vous ai pas dit ? Après deux ans de pause, l’envie d’étudier m’a reprise. Et j’ai choisi cette fois-ci des études qui me passionnent. J’ai aimé les Lettres mais c’était du boulot car je manquais totalement de confiance en moi. Là c’est beaucoup plus de travail (la matière est bien plus dense) mais je ne m’en rends pas compte puisque je lis des tonnes d’articles qui m’intéressent tout autant les uns que les autres. Ce que j’étudie ? Bah, ça me semble évident, non ? :mrgreen:

J’ai enfin repris le chemin du travail. Cette fois-ci je ne me dirige plus sur Genève dans un train bondé de costards-cravates au cul serré. Non, je découvre Lausanne, la ville universitaire. Les joies du métro bondé d’étudiants en route pour l’uni ou l’EPFL. M’en moque, j’ai enfin quitté le milieu bancaire. Plus besoin de porter un uniforme, je peux me rendre au boulot en jeans. Quel pied !

Aujourd’hui j’ai dû travailler, alors que dès la semaine prochaine je suis à la maison tous les vendredi (ouiiiii, j’ai opté pour du temps partiel). En rentrant, j’ai décidé de descendre à la gare à pieds afin de me balader dans ma nouvelle ville, que j’apprenne à mieux la connaître et surtout à savoir où je me trouve exactement. Je travaille sur les hauts de Lausanne et je n’avais pas envie de passer 12 minutes dans le métro puis attendre trente vingt minutes sur le quai de la gare. J’ai mis une demie heure en marchant lentement et sans savoir vraiment où j’allais. J’ai visé le lac… En regardant le plan, je réalise que j’ai emprunté les bons chemins même si à un moment donné j’ai quand même fait appel à mon téléphone pour me diriger  🙂

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Ce qui me manque le plus en passant les journées loin de chez moi, ce sont mes deux trésors…

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