Archive | février 2015

American Sniper

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Lorsque j’ai vu la bande annonce de ce film j’ai pensé “chouette, il a l’air bien”. Puis je suis allée lire les critiques de cinéphiles et j’ai pris peur. Soit c’est “oh nos soldats Américains, ces héros !” soit on parle d’un patriotisme dégoulinant. Comment ça les deux remarques se valent ? 😊 Bref, je n’avais plus envie d’aller le voir. Or dimanche matin, le seul film en vo diffusé le matin et qui n’était pas un dessin animé c’était celui-là. Je me suis dit qu’au pire je me contenterai de me faire du bien aux yeux en admirant Bradley. 😍

Alors ?

Il y a deux façons de regarder cette histoire. La première c’est effectivement ce patriotisme poussé à l’extrême, surtout juste avant le générique de fin. “On va tuer les méchants car nous les Américains on est les meilleurs et on est les plus gentils sur terre. On est là pour vous protéger”. Sans intérêt.

Mais moi j’ai vu une autre facette à ce film. J’ai vu un jeune gamin élevé par un père qui prône une certaine violence. On part à la chasse dès son plus jeune âge et on cogne sur les gamins jusqu’à les achever lorsque ces derniers s’en prennent à des plus faibles. J’ai vu ce gamin devenir un homme pour qui la violence est banale. On cogne pour résoudre les problèmes. Puis le 11 septembre arrive et cet homme, Chris Kyle, veut sauver le monde avec ses poings. En l’occurence se sera avec une arme puisqu’il sera tireur d’élite. Il est très bon dans son domaine, il est fier, rien d’anormal. On voit tout de même autour de lui des gens qui ont peur, qui ne souhaitent plus de cette guerre mais pas Chris. Lui c’est un homme, un vrai. Un dur qui souffre d’un sévère stress post-traumatique lorsqu’il rentre chez lui. Il est incapable de mener une vie normale auprès de sa femme et de ses enfants. Dès qu’il le peut, il repart au combat, sur son terrain de prédilection.

J’ai vu un homme dont la fierté due à son éducation l’empêche de demander de l’aide. J’ai vu un homme dont l’assurance a fini par diminuer. J’ai vu un homme normal lutter contre ses démons. Et j’ai beaucoup aimé ce film.

Effet “Rippling”

Je suis toujours à fond avec mon maître à penser du moment, à savoir Irvin Yalom. Je vais vous parler aujourd’hui de l’effet “Rippling”. Le Jardin d’Epicure parle de la mort. Tout être humain a naturellement peur de mourir et cette peur se traduit toujours à un moment ou un autre dans sa vie. Selon l’auteur, ce peut être dans des cauchemars, dans des sports extrêmes ou une peu ressentie au quotidien. En fait, les gens ont besoin de laisser une trace de leur passage sur la terre. Or nous le faisons tous, de façon consciente et/ou inconsciente. Et ceci est l’effet “Rippling”. Comme lorsque l’on lance un caillou dans l’eau et que l’on obtient des ricochets. Le bien que l’on procure aujourd’hui peut avoir des effets positifs qui perdurent après notre départ. Mais l’on peut également transmettre de bonnes choses, avoir d’excellents effets sur autrui…à notre insu. Et plutôt que vous transmettre les exemples fournis dans le livre, il se trouve que j’en ai lu un qui illustre parfaitement cet effet. C’est pourquoi je vous invite à vous diriger vers le blog de William Réjault.

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Au revoir joli printemps…

Plus aucune trace de neige en me levant ce matin, il a tellement plu durant la nuit. Et il pleut encore lorsque je décide d’aller au cinéma. Je commande mon billet sur internet et hop me voilà partie. Après cinq minutes de route, la pluie se transforme en énormes flocons de neige. Je me dis que je m’inquiéterai de l’état de la route après ma séance.

Alors que je m’apprêtais à prendre la présélection qui se dirige vers l’autoroute, le témoin d’huile de ma voiture s’allume. Adieu veau, vache, cochon séance de ciné. Changement de direction ! En route pour le centre commercial…

Trois heures plus tard, alors que ma voiture dort sagement dans le garage, le ventre plein d’huile toute fraîche, je regarde le paysage avec une certaine tristesse. J’aime beaucoup la neige et mon voisin m’a prévenue qu’il allait neiger toute la semaine. Mais moi j’étais prête à accueillir le printemps, ma saison favorite… En plus je viens juste de m’acheter une super tenue pour me mettre au jogging. J’ai débuté mercredi. Je ne supporte plus de voir mes kilos s’entasser dans mon ventre. On dirait que je vais bientôt accoucher, c’est une horreur. La neige annule tous mes projets. Quoi que je peux toujours chausser les moonboots (que je n’ai pas) pour aller courir…

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Un peu de psychologie

Non je ne vais pas vous parler de mes cours qui pour l’instant ne me passionnent pas particulièrement. Savoir qu’il existe un concept qui prétend que nous naissons avec déjà tous nos acquis et que ces derniers ne s’activent qu’en fonction de notre environnement m’énerve. J’ai peut-être de super dons dans mes gènes et mon environnement s’en contre fiche. Du coup lesdits gènes restent endormis à jamais. Quelle tristesse. Un autre concept nous dit que nous naissons complètement idiots et que notre environnement nous apprend à vivre. En gros, on voit un mur, on fonce dedans car on est bête. Mais on ne fonce pas dedans deux fois car ce merveilleux environnement nous aura appris que foncer dans un mur ça fait mal !

Bref, moi je veux vous parler de mon humeur de chien qui est remontée petit à petit grâce à la lecture de Le Jardin d’Epicure de Irvin Yalom. Deuxième livre que je lis de ce psychiatre, deuxième livre que j’adore.

Depuis le premier jour de mon travail, j’ai une collègue qui a décidé que j’étais un sale insecte nuisible et qu’il fallait m’écraser. Chaque semaine elle achète une nouvelle tapette mais je résiste, je suis comme la mauvaise herbe 😁 Seulement ça fait cinq mois que ça dure et j’avoue flancher un peu. Puis je suis tombée sur cet extrait qui m’a rappelé pourquoi j’étais sortie de ma dépression et pourquoi je me sentais alors si bien :

“Aucun changement positif ne peut intervenir dans votre vie tant que l’idée reste ancrée en vous que les causes de votre vie imparfaite sont à chercher au-dehors de vous-même […] Vous et vous seul êtes responsable des aspects fondamentaux de votre vie et vous seul avez le pouvoir de la changer” (p.114, collection Livre de Poche, éd. Galaade 2009).

Ce passage me parle beaucoup. Plutôt que me focaliser sur ma vie, j’ai eu soudain tendance à me concentrer sur les problèmes de cette femme. L’insecte qu’elle chasse désespérément ce n’est pas moi. Je ne suis pas une nuisible. Elle peut continuer à s’exciter devant des moulins à vent. Ma vie est ce que j’en fais et j’ai décidé de ne pas me tourmenter avec ces histoires.

Rappelez-vous que c’est très simple de se recentrer. Dans mon exemple, ce sont les problèmes de ma collègue. Finalement c’est elle qui souffre de ma présence. Pourquoi devrais-je vivre cette souffrance puisque c’est la sienne ? C’est pourquoi je la laisse s’agiter pendant que moi je souris aux clients de passage qui repartent généralement de bonne humeur.

Oh et puis le printemps commence à montrer le bout de son nez 🌺🌷💐

Les Souvenirs

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J’ai opté pour un film français cette fois-ci en allant au ciné et ne l’ai absolument pas regretté.

C’est l’histoire d’une femme âgée (Annie Cordy) placée en EMS par son fils (Michel Blanc) et qui fuit un jour de l’établissement pour retrouver les lieux de son enfance. C’est très émouvant. J’ai aimé ce jeune (Mathieu Spinosi) qui tente de calmer ses parents en pleine crise, qui sert de fils de substitution à son patron (Jean-Paul Rouve) et qui vit une tendre relation avec sa grand-mère.

Vraiment une très jolie histoire et bien menée.

Aujourd’hui tout est permis

Aujourd’hui c’est mon anniversaire alors je fais ce que je veux. En plus Mahie me tague en me disant de fantasmer librement. Je m’exécute 🙂 Voici donc mon top 5 des hommes célèbres qui me font frémir même si j’ai mis beaucoup de temps à les trouver !

5. Hugh Laurie

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Son regard, sa voix….Dr House…

4. Leo

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Pendant longtemps je ne lui trouvais aucun charme et à présent j’avoue que son regard ne me laisse pas insensible !

3. Kevin Costner

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L’âge, la maturité lui va à merveille…

2. Alexandre Astier

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Alors physiquement ce n’est pas le top mais j’adore ce gars. Je pourrais l’écouter parler pendant des heures, tout ce qu’il dit me plaît !

1. Sam Worthington

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Lui me plaît beaucoup 😍

Bon il est l’heure d’aller me coucher, je vais faire de beaux rêves…

Et alors, ces examens ?

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Tout d’abord, merci de vous en soucier 🙂 Alors oui, cette première partie (sur neuf !) est réussie. Mais il faut absolument que j’arrive à me calmer. Ca devient ridicule de stresser autant. D’autant plus que pour une fois dans ma vie, j’ai vraiment bien travaillé pour les réussir, ces satanés examens. Donc j’étais prête ! Mais cela ne m’a pas empêchée d’être d’humeur massacrante, ne plus dormir et paniquer totalement en lisant les questions.

Il faut quand même que j’avoue que je partais avec une énorme crainte : celle d’avoir perdu une bonne partie de ma mémoire suite à ma dépression. J’ai cette idée en tête puisqu’au plus fort de la maladie, j’étais totalement incapable de me concentrer sur quoi que ce soit et j’ai dû acheter un agenda pour noter mes rendez-vous (généralement tout est dans ma tête). Même si aujourd’hui tout va bien, je me rends compte que je ne mémorise plus tout comme avant. Je m’entends dire régulièrement “oh j’avais oublié”, “C’est quand déjà… ?”, “comment je fais pour…?”. Vous me racontez que vous partez dans trois semaines aux Bahamas, je ne sais plus quand vous partez ni où ! Avant je n’avais jamais ce genre de problèmes. Bref.

Quand j’ai compris que j’avais un mois pour apprendre un bouquin de cinq cents pages, plus tous les documents reçus durant le semestre plus les exposés entendus durant les cours, ma réaction fut : “Je n’y arriverai jamais ! Il y a trop à apprendre !”. Et au lieu de bosser comme une dingue une semaine avant la date butoir, j’ai commencé un mois avant. Tous les jours. (Pas possible durant le semestre. Lire tous les documents reçus, rendre les devoirs, regarder des heures de vidéos occupent déjà une grande partie de mon temps à côté de mon job). Et petit à petit, j’ai mémorisé ce qu’il fallait. J’ai réussi à faire des liens entre les différents sujets, à créer des cartes mentales ce qui me permet de me souvenir d’une grande partie encore aujourd’hui, trois semaines après les examens. Généralement je rends ma copie et ma mémoire s’efface gentiment. Cette fois-ci j’ai travaillé sur la mémoire à long terme ! Ah si j’avais su faire ça à l’école… Sur toute la matière à apprendre, seuls deux sujets me posaient problème. Un que je n’arrivais décidément pas à comprendre et l’autre qui m’énervait. Pas grand chose quoi. L’examen comportait trois questions de 1,5 points chacune. La moyenne est à 4. Sur les quatre questions, se trouvaient mes deux sujets !!! J’ai répondu totalement à côté de celle qui concernait celui que je ne comprenais pas. Du coup, je ne pouvais pas obtenir plus de 4,5 ! Heureusement, j’ai gagné 0,25 points à rajouter à ma note grâce à la qualité de mes devoirs. Donc je pouvais monter jusqu’à 4,75. Mais autant dire que l’attente des résultats fut atroce. J’ai obtenu 4,5. Victoire douce-amère.

Deuxième examen : introduction aux statistiques. Une horreur. Plus le cours avançait, moins je comprenais. Je n’aime pas les statistiques. Pour me préparer correctement, j’ai acheté un livre et tout repris depuis le début. Là encore j’ai travaillé chaque jour. Et petit à petit j’ai commencé à comprendre ce qu’est un Chi Carré de Pearson, le t de Student, une régression linéaire…J’ai refait les exercices et les ai trouvé faciles ! Yessss. Cette satanée théorie a finalement réussi à être comprise par mon cerveau. J’ai même fini par comprendre comment fonctionne le logiciel que l’on doit utiliser. Mais l’examen s’est mal passé. Il y avait en fait très peu de théorie et beaucoup, beaucoup de calculs. J’étais incapable de les faire. Pourtant j’ai obtenu une matu (équivalent du bac) scientifique. J’adorais les maths. J’avais l’impression de résoudre des puzzles. Mais devant ma feuille je n’ai même pas réussi à jongler avec une simple formule. Bah, j’ai quand même réussi mais après tout ce travail, c’est dommage de n’avoir pas très bien réussi. Mais rien n’est perdu. Parce qu’aujourd’hui débute le deuxième semestre et, oh quelle horreur joie, j’ai “Statistiques II”…

Ces études me plaisent. Il aura fallu que j’atteigne la quarantaine pour trouver ma voie… Avec un peu de chance, je terminerai avant la retraite et pourrai peut-être même exercer le métier qui m’intéresse ! Mieux vaut tard que jamais 😉

PS Je tiens à remercier S qui m’a aidée à réviser et donné quelques trucs mnémotechniques utilisés durant les exas. 🙂