Un peu de psychologie

Non je ne vais pas vous parler de mes cours qui pour l’instant ne me passionnent pas particulièrement. Savoir qu’il existe un concept qui prétend que nous naissons avec déjà tous nos acquis et que ces derniers ne s’activent qu’en fonction de notre environnement m’énerve. J’ai peut-être de super dons dans mes gènes et mon environnement s’en contre fiche. Du coup lesdits gènes restent endormis à jamais. Quelle tristesse. Un autre concept nous dit que nous naissons complètement idiots et que notre environnement nous apprend à vivre. En gros, on voit un mur, on fonce dedans car on est bête. Mais on ne fonce pas dedans deux fois car ce merveilleux environnement nous aura appris que foncer dans un mur ça fait mal !

Bref, moi je veux vous parler de mon humeur de chien qui est remontée petit à petit grâce à la lecture de Le Jardin d’Epicure de Irvin Yalom. Deuxième livre que je lis de ce psychiatre, deuxième livre que j’adore.

Depuis le premier jour de mon travail, j’ai une collègue qui a décidé que j’étais un sale insecte nuisible et qu’il fallait m’écraser. Chaque semaine elle achète une nouvelle tapette mais je résiste, je suis comme la mauvaise herbe 😁 Seulement ça fait cinq mois que ça dure et j’avoue flancher un peu. Puis je suis tombée sur cet extrait qui m’a rappelé pourquoi j’étais sortie de ma dépression et pourquoi je me sentais alors si bien :

« Aucun changement positif ne peut intervenir dans votre vie tant que l’idée reste ancrée en vous que les causes de votre vie imparfaite sont à chercher au-dehors de vous-même […] Vous et vous seul êtes responsable des aspects fondamentaux de votre vie et vous seul avez le pouvoir de la changer » (p.114, collection Livre de Poche, éd. Galaade 2009).

Ce passage me parle beaucoup. Plutôt que me focaliser sur ma vie, j’ai eu soudain tendance à me concentrer sur les problèmes de cette femme. L’insecte qu’elle chasse désespérément ce n’est pas moi. Je ne suis pas une nuisible. Elle peut continuer à s’exciter devant des moulins à vent. Ma vie est ce que j’en fais et j’ai décidé de ne pas me tourmenter avec ces histoires.

Rappelez-vous que c’est très simple de se recentrer. Dans mon exemple, ce sont les problèmes de ma collègue. Finalement c’est elle qui souffre de ma présence. Pourquoi devrais-je vivre cette souffrance puisque c’est la sienne ? C’est pourquoi je la laisse s’agiter pendant que moi je souris aux clients de passage qui repartent généralement de bonne humeur.

Oh et puis le printemps commence à montrer le bout de son nez 🌺🌷💐

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6 thoughts on “Un peu de psychologie

  1. Bon, finis vite tes études et viens ouvrir un cabinet ici, j’ai bien besoin de tes services parce que mes collègues à moi, j’arrive pas à les ignorer et ils me pourrisent vraiment trop la vie 😀

  2. c’est si vrai! tu es en accord avec toi même, pourquoi se pencher sur le problème de cette perverse narcissique? (j’en ai côtoyé une, c’était horrible) .. tu as raison, c’est elle qui souffre, tu devrais (presque) t’en réjouir ! bonne journée Valvita

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