Archive | avril 2015

Sans Famille

Lors de fêtes familiales, je me sens “sans famille”. En effet, ma soeur les célèbre entourée de son mari et de ses enfants, éventuellement de sa belle-famille. Mon papa est en compagnie de sa femme, ses enfants et éventuellement de sa belle-famille. Ma maman passe les fêtes avec sa maman et ses soeurs. Et moi ???

– Parlez-moi de l’enfance de vos parents, me demande alors la psy à qui je raconte mon histoire.

– […] Ma maman raconte régulièrement qu’elle a été élevée par une autre maman que la sienne et que c’est la seule à l’avoir “subit”. Ses soeurs sont restées à la maison.

– En fait, c’était la seule à se retrouver sans sa famille. Sans famille !

-…

Lorsque l’on souffre d’une dépression, ce n’est jamais l’instant T qui en est responsable même si l’on aime croire que c’est à cause de ce boulot sans intérêt ou du chef qu’on a sur le dos sans arrêt. Il y a des raisons physiologiques et des raisons psychologiques à rechercher dans l’enfance et surtout dans les bagages transmis pas nos ancêtres. Comme mon impression d’être “sans famille”. A la base, ces transmissions inconscientes le sont pour notre bien-être comme l’explique Anne Ancelin Schützenberger dans son livre Aïe, mes aïeux ! (Ed. Dessolée de Brouwer/La Méridienne, 1993). Malheureusement, la plupart du temps ces bagages se transforment en fardeaux ! Pour se soigner, il est utile de découvrir toutes ces petites choses qui ne nous appartiennent finalement pas. Mais ça c’est en plus de cette noirceur qui prend possession de notre cerveau et nous empêche toute réflexion. La grosse part de cette maladie est cette incapacité à bouger dans tous les sens du terme, sauf à s’enfoncer un peu plus dans le néant. “La dépressions se nourrit de sa propre nuisance. C’est un monstre qui s’autodévore” déclare Philippe Labro (Tomber sept fois, se relever huit, éd. Albin Michel, 2003, 236 pages). “La folie de la dépression est, en règle générale, l’antithèse de la violence. Certes c’est une tempête, mais une tempête des ténèbres. Bientôt se manifestent un ralentissement des réactions, une quasi-paralysie, une diminution de l’énergie psychique proche du point zéro. En dernier ressort, le corps est affecté et se sent miné, drainé de ses forces” écrit William Styron dans son livre qui traite de sa dépression Face aux ténèbres, chronique d’une folie paru aux éditions Folio, 1990 (128 pages).

Car si vous souhaitez mieux comprendre ce que vivent des personnes en pleine dépression je vous conseille vivement les deux livres cités ci-dessus ainsi que celui de Guy Birenbaum Vous m’avez manqué, histoire d’une dépression française, éd. Les Arènes, 2015, (402 pages). Et vous comprendrez que ces personnes avaient également hérité de bagages dont elles se seraient bien passé.

Top à Richard Anthony

J’aimais beaucoup ses chansons. Voici mes trois préférées…

Et petite lorsque j’étais malade, je chantais cette chanson dans ma tête pour oublier à quel point je me sentais mal (surtout en cas de gastro) et ça me détendait…

Trois films sinon rien

Ce week-end Pascal frigorifique m’a incitée à me rendre au cinéma. Je suis allée voir :

The Second Best Marigold Hotel 

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J’avais bien aimé le premier volet et la bande-annonce du deuxième laissait penser que je retrouverais la même ambiance. Les mêmes acteurs sont présents et tant mieux puisque chaque caractère est sympathique avec ses qualités et défauts. Les décors et la musique me plaisent toujours autant. En revanche, le scénario laisse cruellement à désirer. Tout est convenu et malheureusement sans grand intérêt. On retrouve heureusement deux ou trois échanges sympathiques. Déçue !

Bis

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Les extraits diffusés au ciné me donnaient envie mais j’avais peur de tomber sur un gros navet. Finalement je me suis quand même déplacée avec ma nièce et nous avons toutes les deux passé un agréable moment. Il y a bien deux ou trois passages comiques, d’autres un peu lourds mais dans l’ensemble le film s’en sort très bien. Toute l’histoire réside dans le fait que les deux hommes se retrouvent dans la peau de leur 17 ans mais avec leur cerveau d’adultes. Mais à 17 ans on n’est pas encore majeur, on ne conduit pas et surtout on habite encore chez ses parents. Bah, qu’à cela ne tienne, c’est tout de même l’idéal pour corriger les erreurs du passé et se préparer un meilleur avenir ! Mais l’avenir est-il si moche que ça ?

 

Un Homme idéal

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Chaque fois que je voyais les extraits, je me disais qu’il fallait que j’aille voir ce film. Il me tentait. Une chose me retenait cependant : le suspens. J’ai horreur de ça ! Je suis une grande anxieuse. Généralement, pour pallier ce problème, je demande toujours qu’on me raconte l’histoire et surtout la fin. Les gens pensent généralement qu’ils vont gâcher mon plaisir, au contraire : je peux apprécier le film avec une dose d’angoisse raisonnable. Or cette fois-ci je ne connaissais rien. Autant vous dire que j’ai souffert. L’histoire est très bien montée. Un homme plagie un livre et rencontre un franc succès. Pourtant, une personne est au courant de ce vol et débute un chantage. A aucun moment je n’ai pu deviner ce qu’il allait se passer. La prochaine fois je loue ce genre de film et je mets des pauses…

 

Jogging

Voilà maintenant un peu plus d’un mois que je me suis mise au jogging. J’essaie d’aller courir trois fois par semaine. Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis absolument pas sportive et que les débuts sont difficiles. Mais je suis motivée.

J’ai débuté par 1km de course. Je ne courrais pas sur toute la longueur, tellement je manquais de souffle ! J’arrivais à la maison en nage avec la tête qui tourne. Pour m’encourager, j’ai investi dans de belles chaussures. Mais mes mollets m’ont très vite fait savoir qu’ils aimaient bien ne rien faire. Après trois semaines à courir en ayant mal, je me suis offert une séance de massage. Je me réjouissais que les mains relaxantes arrivent vers mes pieds et mes jambes pour détendre mes muscles mis à rude épreuve. Cela devait certainement être agréable, je me suis endormie et n’ai rien senti ! Mais mon mollet me laisse à présent trotter donc je suis contente.

J’alterne à présent le jogging et la marche sur 2,5km. Je suis contente j’ai progressé. Je cours sur les descentes, le plat et le faux plat et marche sur les montées. Aujourd’hui j’avais encore passablement de souffle en arrivant à la première montée, je me dis que je vais bientôt pouvoir tenter le petit trop sur les pentes également. Mais je ne suis pas pressée.

On va dire que ma masse musculaire se développe…puisque j’ai pris 1 kg ! Mon nouvel objectif, avant d’augmenter le parcours, est de parvenir à courir sur les 2,5 km sans m’arrêter. D’ici deux semaines ? Aucune idée, on verra…

Mes voisins déménagent

Mes voisins du dessous déménagent enfin ! Quel bonheur.

Finis les essorages de leurs nombreuses lessives tous les dimanches soir à partir de 23h

Finis les bruits de leur séchoir à deux heure du matin

Finis les barbecues enfumés à l’odeur de poisson

Finies la télé et la radio à fond toute l’année avec les fenêtres grandes ouvertes

Fini la cage d’escalier qui ressemble à un fumoir avec toutes les cloppes et joints qu’ils s’envoient

Fini le bordel entassé dans le couloir parce que visiblement leur appartement est trop petit

Fini le bordel entassé sous la cage d’escalier

Fini le bordel entassé sur la place de parc qui menace chaque fois de s’étirer jusque sur la mienne

Fini Madame qui va écouter sa musique sous la fenêtre de ma chambre à 23h

Fini Madame qui s’amuse avec son tuyau d’arrosage durant une heure vers 1h du matin…chaque soir durant l’été

Fini Madame qui branche ensuite l’arrosage qui vient sur mes volets toute la nuit

Finies les engueulades à toute heure de la nuit

Finies les portes qui claquent à chacune de leurs nombreuses entrées/sorties

Fini Monsieur qui fait vrombir le moteur de sa moto…quelle que soit l’heure

Mes voisins déménagent et je suis heureuse. J’espère simplement que les suivants sauront ce qu’est le respect, qu’ils apprécient le silence et qu’ils seront sympathiques. Parce qu’à côté j’ai également des nouveaux voisins, sympathiques, mais dont les deux chiens aboient en permanence (L’Enquiquineuse si tu passes par là 😉).

Je n’ai jamais compris pourquoi Madame passait autant de temps dans son jardin qui a toujours ressemblé à un terrain vague. Elle laisse pour les suivants un endroit désolant…

En attendant, les deux cons s’en vont, bon débarras !