Archive | mai 2015

Léger comme l’air

Aujourd’hui j’opte pour un message léger. D’une part parce que je ne sais pas de quoi parler et d’autre part parce que j’ai bossé sur mes statistiques de course que ça m’a pris un temps fou et que j’ai dû laisser mes lectures passionnantes de côté.

Alors voici quelques photos prises ce soir lors de ma balade avec le chien…

P1050480

P1050490

P1050495

P1050482

P1050514

P1050500

P1050516

P1050517

Notre Corps ne ment jamais

Le titre de mon message est le titre du livre d’Alice Miller, psychanalyste Suisse décédée en 2010, que je suis en train de lire. Dans ses nombreux ouvrages (que je découvre) elle parle des traumatismes inconscients de l’enfance qui ressortent à l’âge adulte de diverses façons mais essentiellement sous forme de maladie comme par exemple l’anorexie ou encore la dépression. Et moi je pense à mon rhume des foins…

Pourquoi ? Parce que je traîne cette allergie depuis mon enfance et que j’avais déjà lu quelque part (je ne me souviens plus où) que les allergies étaient souvent dues à un problème plus profond. C’est le corps qui choisit à travers elle de nous annoncer qu’il y a un conflit au niveau de nos émotions et que nous ne savons absolument pas le gérer.

J’ai donc le rhume des foins depuis au moins mes onze ans (peut-être plus tôt mais j’ai un souvenir de mes onze ans !). Cela fait donc quelques années que je suis incapable de gérer une émotion apparemment trop vive pour moi.

Au début du printemps 2012, je devais passer des examens qui me stressaient énormément. J’ai alors sollicité un collègue qui s’était spécialisé dans l’homéopathie. Il m’avait dit que je ne devais pas me battre contre mon stress mais mon manque de confiance en moi. J’avais pris les granules homéopathiques conseillées et je m’étais senti pousser des ailes. Je planais ! Je me sentais invicible (d’autres événements étaient venus m’aider dans ce sens). Et cette année-là, je n’ai presque pas eu d’allergies alors que c’était une année assez violente à ce niveau.

Printemps 2013, je suis en pleine dépression. Je suis une thérapie et je prends des anti-dépresseurs. Je n’ai pas de rhume des foins.

Printemps 2014. Je vais mieux. Je suis toujours ma thérapie et prends toujours les anti-dépresseurs. J’ai dû être incommodée par mes allergies deux jours tout au plus.

Nous sommes au printemps 2015. Je n’ai plus aucun médicament. Ma nièce se plaint que cette année les graminées sont de sortie (nous avons la même allergie) et qu’elle n’en peut plus ! Je n’ai rien ! Je crois bien que ma thérapie a soigné cette émotion qui m’empoisonnait depuis mon enfance.

Je termine avec les paroles d’Alice Miller dans l’introduction de son livre : “Pourquoi la plupart des gens, spécialistes y compris, préfèrent-ils croire aux vertus des médicaments au lieu de se fier aux messages de notre corps ? Celui-ci, pourtant, sait exactement ce dont nous avons besoin, ce que nous avons mal supporté, ce qui a provoqué en nous une réaction allergique. Trop souvent, nous préférons chercher secours auprès des médicaments, de la drogue ou de l’alcool, aboutissant ainsi à bloquer encore un peu plus l’accès à notre vérité. Pourquoi donc ? Parce qu’il est douloureux de la connaître ?”

Non tu n’as pas changé…

Aujourd’hui je reviens avec mon grand “ami” Irvin Yalom et un passage tiré de son livre La Malédiction du chat hongrois (Galaade Editions, 2008, également paru en Livre de Poche).

Une femme se plaint  de son travail et du fait qu’elle reste désespérément célibataire car les hommes ne s’intéressent qu’au physique des femmes, qu’elle se sent piégée et qu’elle se trouve dans un cercle vicieux. Son thérapeute lui rétorque alors :

– Vous allez rester dans ce cercle vicieux tant que vous continuerez à penser que c’est toujours la faute des autres. De la faute de votre PDG incompétent, du monde des célibataires qui est une jungle, des commerciaux complètement crétins. Je ne dis pas que ce n’est pas vrai. Je dis juste…[…] que je ne peux rien faire contre ça. Le seul moyen dont je dispose, c’est de briser ce cercle vicieux et de me concentrer sur ce qui, en vous, pourrait initier ou aggraver ces situations.

– Je me rends à des soirées pour célibataires, et il y a dix femmes pour un homme […] et vous voulez que je me concentre sur ma responsabilité dans cette situations ?

– […] Nous y revoilà, nous retournons dans cet espace. Ecoutez-moi : je ne suis pas en désaccord avec vous – la situation est difficile. Entendez-moi bien : je ne suis pas en désaccord avec vous. Mais notre travail, c’est de vous aider à opérer en vous des changements qui pourraient améliorer cette situation…”

Ceci résume très bien le travail que j’ai réussi à opérer grâce à l’aide de mon thérapeute. Dans toutes situations il est bien plus facile de rejeter la faute sur l’autre. Facile et humain. Or si tous les problèmes viennent des autres, notre vie se transforme en enfer et nous devons nous contenter de subir. La vie est moche, allons tous nous jeter sous un train… Heureusement que l’on a la possibilité d’ôter nos oeillères et de modifier l’orientation de notre regard. Pourquoi se focaliser sur ce chef désagréable ou cette collègue totalement incompétente ? Il suffit de se concentrer sur son travail. “Oui mais le chef vient tout défaire”. Et alors ? Vous êtes payés pour effectuer telle tâche, faites-la de votre mieux. L’essentiel est que VOUS soyez satisfait, fier de votre travail.

*J’ai une collègue qui me hait. Dès que j’ai le dos tourné, elle vérifier TOUT ce que j’ai fait. Absolument tout. J’ai même découvert qu’elle va fouiller dans mes tiroirs. Elle met des petites notes si elle aperçoit l’ombre d’une erreur. Par exemple, il manquait dix centimes dans notre petite caisse. Elle a imprimé le solde et entouré en rouge l’erreur. Lorsque j’ai repris cette caisse, il manquait toujours ces dix centimes. J’ai donc ouvert notre petite enveloppe “secrète” prévue pour ce genre d’erreur et ai pris la somme manquante. Problème réglé.

Nous avons donc là deux façons de voir :

1) Ma collègue, qui me juge incompétente, vérifie tout mon travail. (J’ai un chef à qui je rends des comptes et ce n’est pas elle). Elle passe du temps à chercher mes erreurs…Trop concentrée à nourrir sa haine, elle-même fait quelques erreurs dont elle ne se rend pas compte. A chaque fois qu’elle (croit ?) découvrir quelque chose, elle jubile alors qu’en fait son mal-être augmente. Elle se retrouve finalement dans un cercle vicieux. Plus elle pense que je suis nulle, plus elle va chercher à le prouver et plus elle se rend malade.

2) Moi je vois son petit mot en rouge, je regarde, constate…et corrige. Ca me prend pris moins de 10 secondes. Je peux passer à autre chose.   Plus facile à dire qu’à faire ? Oui mais pour vous c’est différent ? Ah mais vous avez plusieurs collègues qui sont réellement incompétents ? Sachez qu’avant ma dépression, je ressemblais furieusement à ma collègue…

*Adapté librement de ma vie réelle 🙂