Archive | janvier 2016

Le Revenant

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Je suis allée voir Le Revenant avec Leonardo Di Caprio. Je commence tout de suite par le côté négatif : plus de 2h30 c’est bien trop long pour moi qui suis incapable de rester en place sans faire vingt mille choses en même temps. J’ai dû faire un effort pour ne pas laisser mon esprit vagabonder et garder ma concentration sur l’histoire. Ceci étant dit, voyons les côtés positifs :

J’avais trouvé des liens sur internet pour visionner ce film mais je préférais me déplacer au cinéma car je pensais avoir à faire à un grand film. Je ne regrette pas ma décision. L’histoire se passe en pleine nature et les paysages sont magnifiques. Il aurait été dommage de ne pas en profiter sur grand écran. J’ai donc été subjuguée par l’image.

Une amie m’avait prévenue qu’il y avait des scènes extrêmement violentes. Je ne suis pas adepte de la violence gratuite. Après avoir vu des films de Tarantino, rien ne peux plus me stresser de ce point de vue là 😄. Il y a bien une scène de guerre au début : des Indiens attaquent le campement provisoire des Blancs. Du sang gicle, des flèches transpercent des gorges, des hommes hurlent de douleur…Ca passe.

Et l’histoire ? Un homme laissé pour mort après la violente attaque d’un grizzli. Il se retrouve abandonné en pleine nature alors que l’hiver bat son plein dans le grand nord. Durant une bonne heure et demie nous le suivons. Il tente désespérément de rallier la base de l’armée, souffrant de ses nombreuses blessures. Sa grande souffrance morale couplée à un fort désire de vengeance l’aide à avancer. Plus on le voit progresser, plus on s’attache à ce personnage cassé qui rencontre de nombreuses difficultés durant son parcours.

J’ai aimé !

Et pour terminer en musique, je vous propose un peu de Dionysos. Le chanteur a guéri d’une grave maladie qui nécessitait une greffe de moelle osseuse. Aucune n’étant disponible, il a subi une greffe de cellules souches prélevées sur un cordon ombilical. Le nouvel album traite de ce parcours difficile. J’aime beaucoup le tout.

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Relation mère-fille

Aujourd’hui je vais vous parler de ma maman (normalement elle a perdu l’adresse de ce blog…sinon tant pis).

J’ai toujours eu une relation particulière. Tout le temps dans ses jupes à chercher son approbation, son amour et évidemment mes attentes n’ont jamais été récompensées. On pourrait parler de masochisme à ce stade-là. Plus jeune j’ai vraiment souffert de sa froideur (elle devait prendre ça pour des marques d’amour je suppose).

  • Maman tu pourrais téléphoner de temps en temps pour prendre des nouvelles ! “Bah, ma maman non plus n’appelle jamais !”.
  • Pourquoi tu ne veux jamais venir chez moi ? “Je ne veux pas venir avec le chien / je ne veux pas rentrer de nuit / je ne peux pas boire et conduire /c’est trop loin / …” Mais pourtant tu vas chez ma soeur qui habite quasiment à côté !
  • Chez moi c’est non fumeur “Ben je ne viendrai pas”. Mais chez ma soeur c’est non fumeur et tu y vas “Oui, mais elle, elle a des enfants”.

Bref je pourrais sortir des pages et des pages d’exemples.

Quand j’ai débuté ma thérapie, je crois bien qu’elle était l’unique sujet de mes séances chez la psy 😄. Et j’ai commencé à aller mieux, …et ne plus en faire mon sujet principal, voire ne plus en faire de sujet du tout ! J’ai compris qu’elle ne changerait jamais mais que moi je pouvais changer. Du coup je ne l’invite plus, ça m’évite de devoir subir des refus. Je ne vais quasiment plus chez elle, plus besoin d’endurer la fumée. Elle n’aime pas le téléphone ? Moi non plus, ça tombe bien ! Je n’attends plus rien, j’ai appris à combler ce vide par des choses qui m’apportent du plaisir. Du coup notre “relation” mère-fille se porte beaucoup mieux.

Alors quand je reçois ce soir un sms qui me dit que je suis la deuxième personne qu’elle a invitée pour son anniversaire ce week-end et la dernière à répondre je reste zen (et j’ai trouvé un sujet pour mon blog). Déjà c’est ma soeur qui lui a signifié par téléphone que ce serait bien qu’elle prévienne les gens qu’elle invitait parce qu’on n’était pas devin (j’étais restée sur une fête prévue pour cet été !). Donc sans ma soeur je n’aurais pas eu le sms. Je choisis d’en rire et lui réponds que je suis déçue de constater que je ne suis que deuxième sur ta liste 😂. J’aurais dû me contenter d’une réponse brève du genre Oui je serai présente. Merci. Parce que du coup elle m’a rappelé que ma soeur avait une famille et que c’est plus compliqué pour eux d’être libres que moi…

Non elle ne changera jamais. Elle rend visite régulièrement à sa maman, cherchant son approbation, son amour et évidemment ses attentes ne sont jamais récompensées…

Et pour terminer en musique I got Life  de Hair. Comédie musicale que j’ai adorée, film qui m’a fait pleurer…

Eternelle Insatisfaite

Dans mes anciens emplois, je me plaignais sans cesse d’être comme en lion en cage. J’avais besoin de liberté et je me sentais emprisonnée dans un boulot sans intérêt. J’avais pris la décision que pour mon prochain job j’opterais pour du temps partiel et avoir du temps pour moi.

J’ai un boulot sans intérêt mais je ne suis plus à cent pour cent, je suis donc libre. Or, cette semaine je n’ai pas de cours à bosser, aucun examen à préparer….et je me sens comme un lion en cage à la maison ! Pour couronner le tout, je dois poser mes vacances et n’ai absolument pas les moyens de partir. Mais que vais-je donc faire durant deux semaines d’affilées à la maison ???

Dire que durant mon année de chômage je ne me suis pratiquement jamais ennuyée…

Et pour terminer en musique, Avec le Temps le dernier single de Louise Attaque qui ma foi me plaît bien.

Le Repos du guerrier

Au moins six mois d'économie pour ce billet 😄

Au moins six mois d’économie pour ce billet 😄

Voilà, je me suis présentée à mon dernier examen du semestre ce samedi. Tranquille jusqu’en juin. J’ai déjà obtenu un résultat qui m’a rendue heureuse. Encore deux…

A présent j’ai droit à une semaine de “repos”, sans cours. Bon cela fait deux semaines déjà que je me repose. J’étais prête pour l’examen d’hier donc j’ai profité de replonger dans des lectures autres que scientifiques. Je suis généralement trop fatiguée durant le semestre.

J’arrête les niaiseries  à la télé. En cas de fort stress, la télé est idéale tellement il y a de programmes qui vident totalement le cerveau. J’ai regardé une émission où des gars ont quinze minutes pour jauger une maison de l’extérieure avant de l’acheter aux enchères. Le tout se passe à Phoenix en Arizona. C’est extrêmement mal joué (en même temps les gars ne sont pas comédiens) et les traductions sont catastrophiques. Ce qu’il y a de bien, c’est que les épisodes s’enchainent les uns après les autres. De quoi passer une soirée sans réfléchir du tout ! Autrement j’ai également regardé un gars qui tient une boîte de prêts sur gages. C’est incroyable ce que les gens possèdent ! De temps en temps j’avais besoin d’autre chose alors j’optais pour la chaîne iConcert qui ne diffuse que des concerts. Nettement mieux suivant les artistes diffusés.

Je ne suis pas retournée au ciné, rien de tentant ces jours. Je pense aller voir le dernier Di Caprio vendredi prochain.

A la télé (ou sur internet) j’ai vu Le Tout Dernier Testament avec Benoît Poelevoorde. J’ai d’abord pensé “c’est quoi cette daube !”. Mais la musique me plaisait bien alors j’ai tenu et finalement ça se laisse regarder. Je retiens surtout que la BO était magnifique, centrée sur de la musique classique.

Hier soir j’ai regardé Marguerite. Film très touchant avec Catherine Frot qui raconte l’histoire d’une femme passionnée d’opéra, persuadée d’être une chanteuse talentueuse. Beau film et encore une fois, musique magnifique. Je n’y connais rien en opéra mais il faudrait vraiment que j’en écoute parce que la BO m’a bien plu.

Dans une semaine les hostilités reprennent. Les anciens ont déjà annoncé la couleur : semestre extrêmement chargé mais passionnant. Je vais apprendre plein de choses sur la psychologie sociale (pour l’instant je n’ai aucune idée de ce qui m’attend), sur la psychologie des émotions et de la motivation. Je me réjouis. Et j’ai choisi de suivre la suite de mon cours de psychopathologie. Cette fois-ci nous allons étudier le sommeil avec un prof qui dit être le spécialiste francophone sur la question des cauchemars récurrents à la suite d’une expérience traumatisante.

Que du bonheur.

Et pour terminer en musique. J’ai un blanc. Je ne sais pas quoi partager. J’ai regardé ma liste d’écoute du moment et il y a ça, du groupe OH BOY! :

Il m’a quittée…

La fille d’une amie, appelons-là Julie, vit difficilement une rupture sentimentale. Ce que je comprends tout à fait. Si je suis incapable de me mettre en couple c’est parce que je redoute d’être quittée (faudra que j’en parle à mon psy).

Hier, alors que je surfais frénétiquement sur le web d’un site à l’autre, je suis tombée sur une citation de Marc-Aurèle tirée de ses Pensées.

Si tu t’affliges pour une cause extérieure, ce n’est pas elle qui t’importune, c’est le jugement que tu portes sur elle. Or, ce jugement, il dépend de toi de l’effacer à l’instant. Mais, si tu t’affliges pour une cause émanant de ta disposition personnelle, qui t’empêche de rectifier ta pensée ? (Livre VIII, XLVII)

On trouve déjà ce même genre de pensée chez Epictète :

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur ces choses.

J’ai trouvé ces pensées très douces et ai envoyé celle de Marc-Aurèle à Julie. Il n’y a pas de jugement du genre “grosse nouille, tout est dans ta tête, fais un effort !”. Au contraire, j’y vois comme un encouragement : “tout est dans ta tête, tu as la chance de pouvoir faire disparaître cette douleur”.

Julie me répond que la citation est effectivement jolie et qu’elle essaie de “penser stoïcien ces jours. J’ai envie de relire de la philosophie antique, ça me ferait du bien”. Contrairement à moi, Julie est très cultivée. Parce qu’elle n’est pas allée sur internet avant de me parler de courant stoïcien alors que moi j’ai dû aller glâner quelques informations pour ma culture personnelle. Mais sa petite remarque couplée à ce que je lisais sur internet m’ont poussée à me rendre à la librairie durant ma pause de midi et je ne le regrette absolument pas.

Photo le 20.01.16 à 18.45

Donc si comme moi vous ne connaissiez pas, foncez vous procurer ces joyaux. Vous les trouvez également gratuitement sur le net de façon tout à fait légale. C’est de la lecture qui fait du bien.

Et pour terminer en musique, je vous propose Fou à lier de Feu! Chatterton

Rémission

Quand on est en rémission d’un trouble anxieux ou de l’humeur, dans un premier temps ça ne veut pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je m’explique :

Pour être diagnostiqué avec trouble de l’anxiété généralisée par exemple, il faut remplir quelques critères sur une certaine durée. Etre hyper stressée à s’en rendre malade durant trois semaines pour un examen, n’entre pas dans lesdits critères. Etre constamment angoissée sur à peu près tout, tendu au possible, irritable, avoir un sommeil perturbé sur six mois, là on peut commencer à causer !

Donc vous avez suivi un traitement médicamenteux ainsi qu’une psychothérapie et vous vous êtes calmé. Vous avez encore un peu peur de la pluie et du beau temps mais vous arrivez à mener une vie plus ou moins normale. Vous êtes en rémission. Les médicaments ne sont plus nécessaires mais la thérapie est encore conseillée. Mais pourquoi ? Vous présentez malgré tout encore quelques signes d’angoisse qui ne sont pas justifiés. Vous devez aller faire les courses demain avec tante Marguerite et ça vous stresse ? Qu’est-ce qui vous fait tant peur ??? Ces petits signes d’angoisse persistants, pas bien grave pour quelqu’un de sain, ça peut arriver, peuvent s’avérer à nouveau très négatif pour quelqu’un en rémission. La thérapie permet donc, si ce n’est de les faire disparaître à jamais, de les repérer et les traiter jusqu’à ce que ces repérage et traitement se fassent sans aucune aide extérieure, à savoir sans thérapeute. Alors le taux de rechute plonge. Les cas isolés ne sont malheureusement pas garantis !

Donc un bon thérapeute saura vous dire si vous êtes prêt à continuer sans son aide ou si le suivi est nécessaire encore quelque temps afin d’éviter autant que possible ces horribles rechutes à l’avenir.

Pour terminer en musique, j’ai choisi une chanson avec David Bowie. Alors non, je n’étais absolument pas fan de ce chanteur. Dans ma discothèque je ne possède qu’un single de lui, c’est dire. Mais en happant à la télé (super pour calmer le stress des révisions), je suis tombée sur un vieux morceau du groupe Feathers featuring David Bowie et j’ai aimé même si ça ne casse pas trois pattes à un canard…Sur le CD, la chanson débute par un couplet chanté par Bowie, coupé sur la vidéo…

 

Panique au compteur

Bon voilà deux examens de faits, plus que un…pour ce semestre. Mais j’ai malheureusement très mal géré mon stress et je m’en veux.  Je savais que j’étais prête pour le tout gros examen qui me faisait si peur et pourtant je n’arrivais pas à me dire qu’il fallait que je me détende la semaine avant la date fatidique. J’ai finalement réussi à poser mes bouquins le mercredi soir. J’étais dans un tel état ! Les épaules complètement bloquées, je dormais très très mal et l’impression de ne pas respirer pleinement, sans parler des gros doutes qui arrivaient. Une horreur. J’étais complètement paniquée avant de rentrer dans la salle. Heureusement, les examinateurs avaient un quart d’heure de retard, quart d’heure qui ma permis de me calmer !

Savez-vous ce qu’est une réelle crise de panique ? (Je n’ai pas encore bien révisé, j’espère ne pas écrire de bêtise)

La première crise de panique survient généralement lors d’un grand stress. Elle ne prévient pas. Votre corps réagit au quart de tour, persuadé qu’il doit fuir ou lutter. Donc tout le système sympathique nerveux végétatif s’active. Votre rythme cardiaque s’accélère, vous suez, l’adrénaline explose…alors qu’il ne se passe absolument rien, tout est dans votre tête. Vous avez l’impression d’étouffer et votre petit monde intérieur est en total chaos…sans raison ! Le remède ? Vous calmer, tout simplement. Pour certaines personnes ça se résume à ça, pour d’autres ce n’est que le début d’un engrenage. Parce qu’à présent vous avez peur de revivre une telle crise. Elle s’est produite dans un centre commercial ? Vous appréhendez de vous y rendre à nouveau, des fois qu’elle reviendrait ! C’était dans le bus ? Vous optez dorénavant pour la voiture alors qu’il n’y a aucun lien. Ce lien c’est vous qui l’associez par erreur à votre attaque de panique. Ce qui au départ était juste une réaction à un fort stress devient une angoisse associée à un lieu et/ou une situation. Et la vilaine attaque de panique adore vous surprendre en pleine nuit, d’où votre certitude que vous êtes en train de mourir. Chez certaines personnes, l’agoraphobie prend le dessus et elles évitent dorénavant certains lieux voire même ne sortent plus de chez elles. C’est plus simple de se créer des peurs que de faire face à un stress et apprendre à le gérer. En gros on cache une peur par une autre bien plus grande et paralysante. Aller faire du jogging pour vous détendre ? Impossible, le rythme cardiaque s’accélère et vous l’associez à une nouvelle attaque de panique. Un sacré cercle vicieux.

L’année dernière, ma maman avait organisé Noël chez elle. Elle était hyper stressée, limite désagréable, tellement elle avait peur que quelque chose se passe mal. En gros, elle s’est mis une énorme pression sur le dos. Le lendemain, alors que nous buvions l’apéritif chez ma tante, elle a commencé à souffler très très fort et bizarrement. Elle s’est mise à pleurer en disant qu’elle n’arrivait plus souffler. Une belle crise de panique. C’est assez impressionnant à voir. Heureusement, j’en avais déjà entendu parler donc je ne me suis pas affolée et après dix minutes environ elle s’est calmée. Le mieux c’est de détourner l’attention de la personne focalisée sur ses symptômes en attendant que ça passe.

C’est bien de vous raconter tout ça, de replonger dans mes révisions, mais j’ai à nouveau de la peine à respirer…fichu stress !

 

Et pour terminer en musique, je vous propose le générique de la série Sherlock avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman. J’aime beaucoup et la série et la musique. Le 1er janvier la BBC proposait un épisode spécial. Autant vous dire qu’avec ma nièce nous étions derrière le poste, enchantées !