Archive | février 2016

Joie de lire

Les cours ont repris début février et j’ai très mal géré cette reprise. J’ai mon niveau de stress qui a atteint des sommets et les nerfs de mon épaule ont décidé de me dire de me calmer.  Mes dernières vacances datent de septembre et les suivantes sont prévues pour mai. J’en ai grandement besoin. Heureusement, le moral ne souffre plus, lui.

Pour me détendre, j’ai repris les séances de ciné une fois par semaine lorsque c’est possible. Aujourd’hui j’ai vu Spotlight et vous le recommande vivement. Le film traite de l’enquête qui a abouti sur le scandale des prêtres pédophiles. Très intéressant et excellents acteurs.

J’ai repris également la lecture. Je ne m’étais même pas rendue compte que j’avais arrêté de lire à côté de mes cours. Donc au début du mois je suis allée m’inscrire à la bibliothèque universitaire où je trouve des bouquins pour mes cours et des lectures pour me divertir. Alors voici ce que j’ai lu ce mois :

Ed. de l'Homme, 2005, 314 pages

Ed. de l’Homme, 2005, 314 pages

 

Ce livre traite de l’hypersensibilité et je me suis dit qu’il pourrait peut-être m’aider à trouver un peu de calme. Bof. J’ai trouvé l’approche trop simpliste et n’ai pas appris grand chose, voire rien du tout. “Une posture décontractée et des gestes aérés suffisent parfois à rompre la tension”. Bref, une perte de temps en ce qui me concerne.

 

J’ai opté

Ed. HarperCollins Publishers Ltd, 2015, 480 pages

Ed. HarperCollins Publishers Ltd, 2015, 480 pages

pour un “Kay Scarpetta”. J’avais arrêté de lire les romans avec cette héroïne car je trouvais que les derniers étaient bien trop sombres. J’avais perdu tout plaisir à suivre les enquêtes qui n’étaient qu’accessoires aux vies ratées de Lucie, Marino et consort. J’ai tenté de renouer avec ce livre. Comme je me contentais de l’emprunter,  je ne perdais rien. Alors il me semble que ça va mieux mais cette fois-ci j’ai trouvé que l’histoire en elle-même tournait en rond et que l’auteure se répétait. Mais ça se laisse lire…

 

 

Depuis le temps que DrCaSo en parle, je me suis laissée tenter par le premier roman de Kathy

Pocket Books, 2015, 640 pages

Pocket Books, 2015, 640 pages

Reichs puisque j’avais reçu comme instruction de débuter par la première histoire de Temperance Brennan. Alors c’était sympa même si ces héroïnes me cassent les pieds à prendre des risques que personnes n’oseraient même imaginer. Là elle croit savoir où se trouve un corps alors elle prend ses petites affaires et se rend sur les lieux…en pleine nuit pas forte tempête ! A part ça l’histoire fut sympa. Je pense que je vais en lire quelques autres.

 

 

Il y a deux histoires dans ce livre. La première partie concerne le roman à proprement parler

Ed. JC Lattès, 2015, 357 pages

Ed. JC Lattès, 2015, 357 pages

créé à partir de photos achetées sur internet. L’histoire est sympa mais je n’ai pas du tout aimé le style d’écriture. La deuxième partie concerne l’enquête que l’auteure a menée afin de retrouver les gens qui figurent sur ces photos. Et ça j’ai trouvé vraiment intéressant. Autant la recherche que les réactions des gens interrogés.

 

 

Ed. OUP Oxford, 2006, 224 pages

Ed. OUP Oxford, 2006, 224 pages

Je termine en ce moment un petit bouquin sympa qui traite du bonheur. Ce n’est pas un bouquin sur le développement personnel, non, c’est un livre qui explique de façon scientifique ce qu’est le bonheur. Il est facile à comprendre car je trouve que les différents concepts psychologiques évoqués sont vulgarisés sans pour autant tomber dans le simpliste. Je ne sais pas si le livre existe en version française. Si vous lisez l’anglais, je vous le conseille vivement. C’est très instructif. Un petit exemple que j’ai traduit : “Se remémorer des événements négatifs  vieux d’au moins cinq ans aide à mieux apprécier la vie actuelle alors que se souvenirs d’événements positifs aussi vieux rendent la vie actuelle moins agréable”.

Le dernier bouquin que je devrais normalement terminer ce week-end parle de

Ed. Albin Michel, 2015, 311 pages

Ed. Albin Michel, 2015, 311 pages

l’homosexualité de Simone de Beauvoir. Bon, je me fiche un peu de ses préférences sexuelles  mais comme j’aime bien cette écrivain (j’aime pas le mot écrivaine), j’ai décidé de lire cette biographie. Or, elle ne me plaît guère. J’ai l’impression que l’auteure avait un compte à régler avec cette femme car je ne lis que critiques négatives après critiques négatives. Elle reprend tous les ouvrages de De Beauvoir et démontre qu’il y a des aveux d’homosexualité un peu partout. Bof. Dans cinq ans, quelqu’un d’autre pourrait se décider à prouver qu’en fait elle était homophobe et pourra le démontrer de la même manière. Je ne suis pas convaincue par ce bouquin mais je vais tenter d’aller jusqu’au bout.

 

Et pour terminer en musique, je vous propose un petit groupe suisse Stevans avec Franelizer.

 

Penser en images

J’ai enfin compris pourquoi je ne comprends rien aux commentaires des autres étudiants sur les forums des cours. Parfois je me dis que je n’ai décidément pas le niveau ou alors je fais semblant de n’avoir rien lu pour ne pas paniquer plus que je ne le fais déjà.

J’ai toujours trouvé que j’avais une façon étrange de penser. J’ai beau avoir du vocabulaire mais quand je dois exprimer le fond de ma pensée, j’ai des semblants de phrases qui sortent, je me reprends, je continue la phrase précédente et je termine souvent en demandant : “C’est clair ce que je dis ?”. Je pense en images et mettre des mots dessus m’est parfois difficile. En gros, je crois que je suis un peu simplette et je me demande toujours si les gens s’en rendent compte ou si j’arrive à bien cacher mon jeu.

Prenons un exemple. Admettons que nous étudions ce qu’est une fenêtre. C’est une vitre par laquelle passent les rayons du soleil, etc. Mais sur une vitre nous avons aussi des tâches d’eau, du pollen, des crottes de mouches, et dans les bords il y a même parfois des nids d’araignées. Donc moi je retiens bien le concept de fenêtre que je visualise. Les détails prennent trop de place pour rien, je les vire. En plus ils salissent ma vitre ! Alors quand je lis dans le forum “mais combien y a-t-il d’oeufs dans le nid de l’araignée ?” Je ne comprends rien, il n’est pas sur mon “image”. Je me dis que la personne n’a rien pigé. Sauf qu’elle obtient une réponse du genre “oh peu importe. En plus, avec un peu de chance, les oiseaux vont tout manger”. Gné ? Et je transpire encore plus quand je lis : “Quelle est la taille moyenne d’une tache d’eau sur la vitre ?” Et qu’en réponse il y a “tout dépend de la force du vent”. Je suis paumée. Moi je “vois” qu’il existe plusieurs tailles de fenêtres, que c’est bien d’en avoir beaucoup quand on est orienté plein sud pour avoir un maximum de luminosité et enfin que certaines s’ouvrent en imposte. Pour le reste je suis larguée et je me dis à nouveau que je n’ai décidément pas le niveau.

Ce début de semestre j’ai très vite bien paniqué. J’ai donc loué un bouquin à la bibliothèque pour en savoir plus sur ce que je ne comprenais pas. Rien trouvé. Le bouquin devait être nul. J’en prends un autre. Rien non plus. Je vais en librairie et feuillette deux autres livres. Rien sur ces satanées chiures de mouches ! J’en ai conclu que j’avais bien saisi le concept qui est expliqué en long en large et en travers et que ces détails ne sont qu’un plus pas forcément utiles. Et du reste, dans les devoirs, aucune question ne traite de ces pu#]&%% de nids d’araignées…

J’avais déjà remarqué que je pensais bizarrement quand mon ancien collègue me testait souvent sur des mots de vocabulaires peu usuels. Il me donnait un mot et voulait voir si je le connaissais. Une image me venait à l’esprit et je me contentais de la décrire. La grande question que je me pose est la suivante : jusqu’à quel niveau ces “images” vont-elles me suffirent pour que je m’en sorte ?

(et est-ce que mon message est compréhensible ? 😄)

 

Et pour terminer en musique j’ai choisi La Grande Sophie avec Hanoï. J’adore cette musique que j’écoute à fond, surtout à la fin, et ça me fait planer…

Joyeux Anniversaire !

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Bague commandée chez ma copine Caroline : http://tulipesenjanvier.com

Bon alors aujourd’hui c’est mon anniversaire. Chaque année j’ai cette joie enfantine à l’approche de LA date. Est-ce qu’on va me souhaiter mon anniversaire ? Et en même temps je ressens une grosse anxiété : et si on m’oublie ? qu’ai-je fait de ma vie ??? Je vais travailler l’esprit en fête, je vais croiser du monde, les gens vont penser à moi, un jour dans l’année. Et quand je vois qu’on m’oublie je suis triste voire de mauvais humeur…

Mais ça c’était avant. Parce que depuis j’ai eu une longue et excellente thérapie (et pas une analyse comme aiment tant les Français. Mais ça c’est un autre sujet).

Parce qu’aujourd’hui je m’en moque si vous y pensez ou non. Bah ça fait toujours plaisir mais ce n’est plus une nécessité. L’important c’est que moi je pense à moi et en bien ! Mission accomplie. Si on m’oublie ? Bah, j’oublie aussi pour les autres parfois. Qu’ai-je fait de ma vie ? Pas grand chose mais j’y travaille 😊.

Aujourd’hui il neige, généralement il fait plutôt beau à cette date. J’ai pris congé. Pas envie d’être enfermée dans mon cagibi, je pense à moi. J’ai mon dos bloqué depuis samedi, je profite de cette fin de semaine de congé pour me détendre. Je vais aller voir la psy. La thérapie touche à sa fin, maintenant que je prends du plaisir à y aller 😄. Je dois encore travailler un peu sur mon anxiété (pour ne plus me bloquer le dos à cause du stress). Les cours ont repris et comme à chaque fois je panique complètement (d’où mon dos bloqué) alors que ça s’annonce super intéressant.

J’ai deux bouquins à lire pour le plaisir, un pour approfondir mes cours et un résumé à préparer pour le cours sur la motivation. Journée chargée mais agréable. Alors je me souhaite un joyeux anniversaire et une belle journée.

 

Et pour terminer en musique Dream in Blue de François Valery. Pourquoi ? parce que c’est le 45t que j’avais demandé à recevoir pour mes dix ans. J’avais finalement reçu la cassette de l’album !

Sevrage

Depuis une semaine j’essaie de diminuer ma quantité de sucre. Non pas que je souhaite la supprimer totalement; déjà c’est impossible, il y en a à peu près partout, mais en plus j’aime trop ça ! C’est justement parce que j’aime trop que les quantités ingurgitées ont pris des proportions catastrophiques. Surtout durant mes journées au boulot. En gros je me descendais un paquet de biscuits plus quelques petits chocolats chaque matin. Donc depuis lundi je m’impose des portions plus petites : quatre biscuits au chocolat et deux petit chocolats. Comme d’habitude, à partir de 9h30-10h mon besoin de sucre se fait sentir. Et là je regarde mes maigres friandises. Il faut que j’espace mon grignotage sur toute la matinée, jusqu’à 13h, heure à laquelle je vais manger. Croyez-moi, c’est une véritable torture. Je suis obnubilée par mon manque de sucre! Comme ce n’est pas encore assez difficile, j’ai des maux de tête qui apparaissent bien tôt dans la journée pour s’installer et rester jusqu’à l’heure du coucher. Du moins les premiers jours. Jeudi soir ma migraine avait décidé que depuis 10h du matin c’était déjà assez long ! Le sevrage est pénible…

Mais ce n’est pas tout. Bah non, pour augmenter le plaisir, voilà-t-y- pas qu’en plus je perds la boule. Le jeudi 4 février j’ai deux personnes sur mon agenda qui fêtent leur anniversaire. Tôt le matin je leur envoie un petit message de voeux. Ma tante m’écrit droit derrière “t’es gentille mais mon anniversaire c’est demain !”. Je regarde son mot et je me demande à quoi elle joue. Je sais très bien qu’elle est du 4, qu’est-ce qui lui prend ??? Je regarde le calendrier posé sur mon bureau, arrêté au 3 février et me fais la réflexion que j’ai oublié de tourner la page ce matin-là… Il m’a fallu un petit moment pour réaliser que celle qui a un problème de page c’est moi ! Le lendemain j’envoie donc à nouveau mes deux messages en pensant “cette fois je suis à la bonne date, le mercredi 4 février”. J’avais progressé sur la date mais pas sur le jour.

Vendredi alors que je promène mon chien, je croise une copine qui me raconte que sa journée du lendemain va être surchargée. “Mais tu ne travailles pas le jeudi ?” “Si, sauf que demain c’est samedi…” Pas de répit dans ma désorientation. Sans parler des nombreuses bourdes commises au boulot. A chaque fois qu’on me demandait “vous êtes sûre ?” généralement je réponds que je le suis. Là, je n’ai jamais osé et heureusement, j’avais à chaque fois tort…

Mais pourquoi je m’impose soudainement un tel “régime” ? Tout simplement parce que samedi dernier je voulais mettre une jupe et que toutes celles que je possède, ainsi que mes robes, ont échoué au test du passage des hanches. J’en ai marre de ces tissus bon marchés qui rétrécissent au lavage 😁.

 

Et pour terminer en musique je vous propose une chanson du groupe Les Innocents J’ai couru tirée de leur album Mandarine sorti en juin 2015