Penser en images

J’ai enfin compris pourquoi je ne comprends rien aux commentaires des autres étudiants sur les forums des cours. Parfois je me dis que je n’ai décidément pas le niveau ou alors je fais semblant de n’avoir rien lu pour ne pas paniquer plus que je ne le fais déjà.

J’ai toujours trouvé que j’avais une façon étrange de penser. J’ai beau avoir du vocabulaire mais quand je dois exprimer le fond de ma pensée, j’ai des semblants de phrases qui sortent, je me reprends, je continue la phrase précédente et je termine souvent en demandant : « C’est clair ce que je dis ? ». Je pense en images et mettre des mots dessus m’est parfois difficile. En gros, je crois que je suis un peu simplette et je me demande toujours si les gens s’en rendent compte ou si j’arrive à bien cacher mon jeu.

Prenons un exemple. Admettons que nous étudions ce qu’est une fenêtre. C’est une vitre par laquelle passent les rayons du soleil, etc. Mais sur une vitre nous avons aussi des tâches d’eau, du pollen, des crottes de mouches, et dans les bords il y a même parfois des nids d’araignées. Donc moi je retiens bien le concept de fenêtre que je visualise. Les détails prennent trop de place pour rien, je les vire. En plus ils salissent ma vitre ! Alors quand je lis dans le forum « mais combien y a-t-il d’oeufs dans le nid de l’araignée ? » Je ne comprends rien, il n’est pas sur mon « image ». Je me dis que la personne n’a rien pigé. Sauf qu’elle obtient une réponse du genre « oh peu importe. En plus, avec un peu de chance, les oiseaux vont tout manger ». Gné ? Et je transpire encore plus quand je lis : « Quelle est la taille moyenne d’une tache d’eau sur la vitre ? » Et qu’en réponse il y a « tout dépend de la force du vent ». Je suis paumée. Moi je « vois » qu’il existe plusieurs tailles de fenêtres, que c’est bien d’en avoir beaucoup quand on est orienté plein sud pour avoir un maximum de luminosité et enfin que certaines s’ouvrent en imposte. Pour le reste je suis larguée et je me dis à nouveau que je n’ai décidément pas le niveau.

Ce début de semestre j’ai très vite bien paniqué. J’ai donc loué un bouquin à la bibliothèque pour en savoir plus sur ce que je ne comprenais pas. Rien trouvé. Le bouquin devait être nul. J’en prends un autre. Rien non plus. Je vais en librairie et feuillette deux autres livres. Rien sur ces satanées chiures de mouches ! J’en ai conclu que j’avais bien saisi le concept qui est expliqué en long en large et en travers et que ces détails ne sont qu’un plus pas forcément utiles. Et du reste, dans les devoirs, aucune question ne traite de ces pu#]&%% de nids d’araignées…

J’avais déjà remarqué que je pensais bizarrement quand mon ancien collègue me testait souvent sur des mots de vocabulaires peu usuels. Il me donnait un mot et voulait voir si je le connaissais. Une image me venait à l’esprit et je me contentais de la décrire. La grande question que je me pose est la suivante : jusqu’à quel niveau ces « images » vont-elles me suffirent pour que je m’en sorte ?

(et est-ce que mon message est compréhensible ? 😄)

 

Et pour terminer en musique j’ai choisi La Grande Sophie avec Hanoï. J’adore cette musique que j’écoute à fond, surtout à la fin, et ça me fait planer…

8 thoughts on “Penser en images

  1. lol kine70! Je suis un peu comme toi sauf que pour moi, ce sont les émotions, les choses « personnelles » dont parle les gens, que je ne « vois » pas et ne comprends pas. Je ne sais ni les comprendre ni les voir ni en parler, et c’est une réelle difficulté que j’ai et qui me complique la vie, alors je comprends très bien ce que tu peux ressentir. Est-ce qu’il y a des bouquins là-dessus? On ne doit pas être les deux seules à avoir un cerveau différent 😀

  2. Bien… nous sommes tous différents et notre perception des choses et des événements est différente aussi… il y a des personnes qui voient les concepts de façon simple, claire et précise… et d’autres qui voient les détails et autres précisions dans un mode plus ou moins compliqué… les deux se complètent dans un sens et les deux sont importantes.

    Maintenant… qu’y a-t-il de vital dans la vie que de savoir combien de chiures de mouches il y a sur la vitre et quelle est la dimension moyenne de celles-ci? Rien… ce n’est pas important… ce qui est important est de savoir qu’il y a une vitre et qu’elle est fichtrement sale et qu’elle aurait besoin d’un bon coup de loque.

    Tu vois, les points de vues sont différents suivant la simplicité ou la complexité de nos pensées et cela ne veut pas dire que tu es moindre ou plus… tu es toi, c’est tout. L’importance du détail pour l’un n’est pas la même pour l’autre et c’est bien correct comme ça.

    Maintenant… cela peut s’améliorer aussi avec un peu d’attention. Oui, tu vois la fenêtre et son concept… et avec la pratique, tu peux retenir qu’elle est sale, qu’il y a des toiles d’araignées et des chiures de mouches… point final… mais de là à retenir les micros détails? Il y a des choses pas mal plus importantes dans la vie avec lesquelles remplir notre banque de données que de compter les chiures de mouches sur une vitre. C’est juste une question de priorités et ta priorité n’est pas de t’immerger dans de tels détails…

    Bien sûr que tu es différente… tu es toi, dans toute ta gloire… et c’est bien d’être différente… moi, je ne voudrais pas être comme tout le monde et je suis ultra fière de ma différence. Je verrais cette fenêtre… je penserais à la laver, pas à compter les saletés ni à discuter la taille moyenne de la tache d’eau et encore moins inspecter la toile d’araignée car j’ai une sainte horreur des araignées donc… l’important est de retenir ce qui est important pour nous…

    Je t’envoie un gwos câlin virtuel

  3. @ dr. CaSo… je trouve que tu te débrouille pas mal bien à nous communiquer tes émotions et tes pensées dans ton blog, mon amie 🙂 quand à voir ce que les autres feel et pensent… bien… il y a des gens qui sont moins empathique que d’autres, c’est tout… tu as d’autres sensibilités et d’autres qualités. Puis… aussi… peut-être le fait d’avoir un certain « handicap » nous rends différentes. On se bat à tous les jours depuis belle lurette pour vivre normalement malgré nos différences alors… quand les gens se plaignent de ceci ou de cela bien… c’est comme si notre cerveau dirait… bof… fait comme moi, bat-toi et vit ta vie. La perception est différente, c’est tout.

    J’aime bien ton blog, tu me fais rire ou sourire et souvent je me retrouve dans tes mots. J’aime bien ton blog aussi Valvita… des blogs de vie, de vie quotidienne et toute simple, des blogs de partage d’émotions, de pensées et d’événements inusités. Merci à toutes deux 🙂

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