Archive | mai 2016

Comment je gère mon stress

Comment je gère mon stress ? Très mal à vrai dire. J’ai tellement paniqué en janvier que je commençais tout juste à retrouver plus ou moins un niveau de calme. Or, la nouvelle session d’examens approchant à grands pas, le stress a repris de façon hallucinante. J’ai bien des petits exercices à faire et oui, je suis détendue après…durant au moins 30 secondes ! Les huiles essentielles, les comprimés aux plantes…pffff….stress bien trop élevé, ça n’agit plus !

J’essaie donc de faire le vide. Pas par la lecture. J’ai déjà bien assez à lire pour mes révisions.

J’évite les films et séries car étant hyper émotive, ça n’est pas bon pour mon anxiété actuelle.  J’ai fait une exception avec la série Malcolm. Je me suis tapée les sept saisons et j’ai bien ri devant les âneries des gamins et les parents. Dewey, Reese et Malcolm me manquent 😄.

Mais ce qui me va bien, c’est ma télé. Oui, elle est en grande période de dépoussiérage. Oh mais rien où je dois réfléchir. Et trouver des programmes où les neurones ne sont pas nécessaires n’est pas un problème. J’évite tout de même Les Anges…, Hanouna ou Arthur à qui j’ai envie d’envoyer des baffes non stop. Mauvais pour la zen attitude. Mais j’ai trouvé bien d’autres choses :

Le mec qui transforment les piscines quelconques de familles richissimes en superbes lagon avec cascade et grotte. Ca fait rêver.

L’équipe qui crée des aquarium géants fait sur-mesure pour de riches clients. Là aussi j’aime rêver.

Le Dr Pol. Un vétérinaire aux States qui s’occupe essentiellement des animaux de la ferme. Bon, au bout du cinquième vêlage compliqué ça devient un poil lassant.

La Clinique des animaux exotiques. Ca c’est mignon. Je ne savais pas que des poissons pouvaient subir de la chirurgie !

SOS César, l’homme qui vient en aide aux gens incapables de dresser leur chien.

Hélicoptère d’urgence ou qqch du genre. Ca se passe en Australie et on suit les médecins qui se déplacent en hélico pour accéder rapidement à des endroits parfois fort reculés. J’aime les paysages.

Winter in the Sun où des Anglais proches de la retraite, recherchent une résidence sur la côte espagnole. Du coup on visite quelques jolies propriétés.

Mais je viens de découvrir le top du top où absolument aucun neurone n’est requis : la famille Kardashian. Bienvenue dans un monde futile et hypocrite. Mais j’adore leurs maisons 😂. Et j’ai vu un extrait de Rich kids of Beverly Hills qui a l’air du même acabit.

Bref, vivement fin juin que je me ressaisisse ! En plus j’ai de chouettes bouquins qui m’attendent.

Et pour terminer en musique, je vous propose Sia avec Cheap Thrills que j’ai constamment dans la tête ces jours.

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Stress

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Bon dans trois semaines je débute mes examens et je suis légèrement (doux euphémisme) stressée. Chaque semestre je me dis que ça ira mieux, que je gérerai mieux, qu’il y aura moins parce que…(inventer une excuse), et je constate qu’il n’y a rien de tout ça. Trois gros examens avec encore plus de matière à mémoriser qu’auparavant. Autant vous dire que le muscle de ma mémoire est super bien entraîné même si je n’ai plus vingt ans 😁.

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J’ai terminé mes deux semaines de vacances en beauté (pas pu compter sur le temps de merde qu’on a eu) en allant au concert de Hans Zimmer. J’étais heureuse car j’ai eu droit à la musique de Batman et j’ai découvert l’intro de Da Vinci Code, film que je n’ai jamais vu. J’en avais des frissons sur tout le corps, un vrai régal. Le concert a débuté à 20h10 pour se terminer à 23h10 avec vingt minutes de pause. On peut dire que Hans (oui, je l’appelle par son petit nom à présent) semble prendre beaucoup du plaisir à jouer entouré de ses amis. Plaisir partagé. J’étais à côté de la régie son et le concert était mixé par Nathaniel Kunkel, loin d’être un manche apparemment. En tout cas mes oreilles étaient heureuses.

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Sur ce, je vous laisse, j’ai des révisions qui m’attendent… Bonne semaine 😙

Et pour terminer en musique Hans Zimmer bien sûr et…Da Vinci Code (vous pouvez trouver le concert complet sur internet…)

 

C’est pas moi c’est l’autre

Mon sujet sur le trouble bipolaire attendra un peu. En lisant un article dans la grande revue scientifique qu’est le 20 Minutes je me suis énervée et je vais vous en parler. En plus ça me fait réviser le sujet sur les Attributions que je dois apprendre pour mes examens qui approchent…

“Une structure de chantier est tombée à cause du vent dans la cour de l’école des Eaux-Vives (Genève), mercredi soir, sans faire de victime. Des parents s’inquiètent”.

L’humain a besoin de connaître et maîtriser son environnement et garder une bonne estime de lui-même. C’est pourquoi il cherche les raisons pour lesquelles tel événement s’est produit; l’explication trouvée devient alors la cause de l’événement. Ceci est une attribution et cette dernière n’est donc qu’une cause perçue. Ça ne reflète pas forcément la réalité mais c’est notre réalité et ceci nous permet de continuer à connaître et maîtriser notre environnement. Cette façon de procéder est aussi économe en énergie cognitive. C’est-à-dire qu’elle ne demande pas trop de réflexion, d’analyse en tout genre, tout en nous rassurant. Pour prendre un exemple tout simple, les stéréotypes (qui sont des attributions) sont une forte économie cognitive. Dire que les blondes sont stupides évite à Kevin qui se trouve face à une blonde de trop réfléchir s’il ne comprend pas ce que cette dernière tente de lui expliquer. Le problème est forcément dû au fait qu’elle est blonde, c’est pas Kevin qui est stupide, voyons ! Du coup Kevin garde son estime de lui-même intacte. (Et dans mon exemple j’ai même rajouté un petit clin d’oeil humoristique. Sauras-tu le dénicher ???).

Si nos forces personnelles sont plus importantes que les forces environnementales, on peut réussir la tâche qu’on s’est donnée. Donc si j’ai bossé comme une forcenée pour mon examen (forces personnelles) et que le prof est très sympathique dans ses corrections (forces environnementales), je vais cartonner à mon examen. C’est pourquoi on va toujours tenter de minimiser les forces environnementales pour continuer à croire que nous maîtrisons notre environnement. Et si je rate mon examen, c’est certainement parce que le prof n’était qu’un con. Rien à voir avec moi !

Autant dire que nos attributions sont totalement biaisées ! Parce que pour ce qui nous concerne, c’est toujours la faute à autrui ou à quelque chose indépendamment de nous. En revanche, si quelqu’un fait quelque chose, on ne tient absolument pas compte des éventuelles causes extérieures. Ce qui est flagrant dans l’extrait de l’article qui m’a tant énervée. Si la structure s’est effondrée, c’est de la faute de l’ouvrier qui l’a montée. Le fait que les conditions météorologiques étaient déchainées n’est pas pris en considération. Du coup, ces parents énervés ont réagi et il faut durcir la loi quant aux contrôles sur les chantiers. Les parents sont contents, ils maîtrisent l’environnement, et moi ça m’agace car ceci n’est qu’illusoire. Peut-être qu’il y a erreur humaine, mais peut-être pas. En plus personne n’a été blessé et les enfants n’étaient même pas à l’école. N’oublions pas que le fait de blâmer quelqu’un a un effet rassurant. Parce que ces parents n’auraient jamais, oh non jamais, été aussi négligents que ce petit ouvrier incompétent !

Pensez-y la prochaine fois que vous vous emportez contre quelqu’un : êtes-vous totalement innocent, et l’autre, n’a-t-il vraiment aucune circonstance atténuante ?

Et pour terminer en musique je vous propose Mémorable de Nord

Je reviens avant la fin de la semaine. Il faisait trop beau ces jours pour rester derrière mon écran et en plus je suis en vacances alors je ne m’impose aucun planning…

Prochain sujet : le trouble bipolaire

Admirez-moi, je suis la meilleure !

Chose promise, chose due, voici le sujet sur la facilité sociale.

Il semblerait que pour certaines activités, la présence d’un public facilite nos performances. Ceux qui tremblent rien qu’à l’idée d’être observés doivent penser que je mens, que c’est impossible. Et pourtant…

Triplett, scientifique, a observé des cyclistes en 1898 et remarque que ces derniers étaient meilleurs en groupe que seuls. Il en conclu d’abord qu’être à plusieurs protège contre le vent. Il monte alors une petite expérience avec des enfants sur une activité à effectuer en groupe ou seul et inversement. Or, les enfants qui ont d’abord effectué l’expérience en groupe sont meilleurs ensuite lorsqu’ils sont seuls que ceux qui ont débuté seuls puis en groupe. Un autre scientifique, Allport, a créé en 1920 une expérience sur une association de mots et les groupes ont obtenu de meilleurs résultats que les personnes seules à la tâche. Il a donc inventé le concept de facilitation sociale.

Mais plus récemment, Zajonc, a affiné en 1965 les deux théories que sont celles de la facilitation ou paresse sociales. Il parle alors de théorie du Drive. En fait, pour toute activité simple, automatique ou bien maîtrisée, il y a facilitation sociale en public. Il vaut donc mieux travailler en groupe. En revanche, pour toute activité non maîtrisée ou nouvelle, le phénomène de paresse sociale apparaît et il vaut mieux travailler seul.

Une expérience a été effectuée avec…des cafards ! Le cafard pour éviter la lumière doit traverser soit un tube droit soit un tube courbé à 90 degrés. Tout autour, il y a des cafards “spectateurs”. Le petit cafard qui participe au test est meilleur pour le tube droit lorsqu’il y a du “monde” autour que lorsqu’il est tout seul. Or, il obtient un meilleur score pour le tube à 90° dans la condition seul que lorsqu’il a un public !

Evidemment qu’une autre variable intervient également dans la facilité sociale et c’est Cotrell en 1972 qui y a pensé. Les autres personnes présentes ont-elles de l’effet parce qu’elles s’intéressent à ce que l’on fait ? Il semblerait que oui. Si vous effectuez votre activité simple en présence de personnes qui ne prêtent aucune attention à vous, il n’y aura aucun effet. Il faut qu’elles vous observent activement ou qu’elles effectuent la même activité en parallèle (effet de comparaison/compétition). Mais si l’activité est difficile…on bascule dans la paresse sociale. C’est donc bien de prendre conscience que le public n’est pas toujours là pour nous déstabiliser !

 

Et pour terminer en musique je vous propose Yann Perreau avec J’aime les Oiseaux. Le refrain me donne une furieuse envie de bouger 😀