Archive | octobre 2016

Aïe, j’ai mal à la tête

Cette semaine aux cours on a parlé de traumatismes crâniens et autre accident vasculaire cérébral. Très intéressant. Chaque zone du cerveau a sa propre utilité donc quand l’une est atteinte, un signe bien spécifique se produit.

Je vais tout d’abord aborder les lésions qui touchent les lobes pariétaux, à savoir la zone qui part des tempes et monte légèrement vers l’arrière. A peu près !

Pour le côté droit, le patient peut souffrir d’héminégligence… à gauche. La lésion est à droite et le côté qui montre le problème se situe à gauche. L’héminégligence signifie que la personne n’est plus consciente d’une partie de son corps. L’ouïe peut être touchée, la vue ou le toucher voire les trois. Une femme ne se maquillera que d’un côté du visage par exemple. Et pourtant, sa vue n’est pas touchée, ses yeux fonctionnent parfaitement. Elle aura de la peine à entendre ce qu’on lui chuchote à gauche même si son oreille n’a aucun problème. Elle pourra souffrir d’apraxie constructive, à savoir qu’elle aura des problèmes pour assembler des objets ou recopier un dessin. Voici une vidéo (en anglais mais avec des images parlantes) LA.

Pour le côté gauche, le patient peut souffrir d’apraxies gestuelles. L’apraxie idéomotrice concerne les patients qui ne peuvent reproduire un geste sur commande comme par exemple envoyer un bisou avec la main. Une vidéo, en français, ICI. Une personne souffrant d’apraxie idéatoire est incapable d’exécuter une série de mouvements sur instructions. Vous lui donnez un verre vide et lui demandez de faire semblant de boire, elle n’y arrivera pas. Probablement qu’elle butera déjà sur le fait de saisir ledit verre. Alors que si elle a soif et que le verre est plein, elle boira plus ou moins normalement. Je n’ai pas trouvé de vidéo.

Concernant les lésions qui touchent les lobes frontaux (tout l’avant du cerveau, environ). La personne ne pourra exécuter une suite de geste comme par exemple taper sur une table avec la main plate, puis avec le bord de la main puis le poing. Elle bloquera sur un des trois gestes et le répétera non stop (taper uniquement avec le bord de la main, sans réussir à en changer).

Le patient ne pourra pas repérer une cible parmi d’autres car son regard ne se déplacera pas. Il pourra avoir des troubles de l’inhibition. Il proférera des gros mots ou se baladera nu sans voir où se trouve le problème. Il ne sait plus planifier ni résoudre des problèmes simples. Par exemple, attendre à un feu rouge n’implique pas que ce dernier va passer au vert puis à l’orange.

En fonction des symptômes du patient et différents tests à disposition, le neuropsychologue doit savoir dire où se situe la lésion dans le cerveau. Évidemment que des IRM facilitent grandement la tâche. Mais il faut savoir qu’il existe des micro-lésions qui n’apparaissent pas sur les images. Il faut donc savoir décoder les signes montrés par les patients.

Et pour terminer en musique je vous propose Robbie Williams qui travaille à nouveau avec Guy Chambers et devrait donc renouer avec le succès (bon il y a aussi un peu de Prokofiev). Voici Party Like a Russian

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Parlons un peu

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Aujourd’hui je vais vous parler d’audition et du langage. C’est le sujet du mois que je dois étudier.

Quand tout va bien, nous entendons ce qui nous entoure, nous comprenons ce qui nous est dit et nous répondons adéquatement. Rien que pour ça nous avons déjà toute une foule de possibilités de lésions. On n’entend plus rien, on ne comprend rien ou on est incapable de s’exprimer.

Déjà pour les sons. Il faut savoir qu’avec l’âge nous percevons de moins en moins les sons aigus. Voilà un petit test ici. Je l’ai fait la fenêtre ouverte avec la hotte d’aspiration enclenchée et sans écouteurs. Je perçois le son vers 15’833 Herz. Et vous ?

Le son que vous entendez, comment est-il traité par votre oreille ? Il passe le tympan qui se met à vibrer. Se dernier fait bouger trois petits os, le marteau, l’enclume et l’étrier qui vont amplifier les ondes reçues. Cette onde va alors faire bouger le liquide du conduit cochléaire, un conduit en forme de coquille d’escargot. Le liquide à son tour va faire se mouvoir une membrane qui va alors faire bouger des cellules ciliées. Plein de problèmes peuvent déjà surgir là, dans l’oreille interne. Si les cils sont activés par des détritus cela crée des vertiges. Un niveau sonore trop élevé va attaquer les cellules ciliés.

L’oreille interne fonctionne bien, c’est super. Les cellules ciliés activent les nerfs auditifs et nous quittons l’oreille. A ce niveau, une lésion provoque la surdité d’une oreille. Une fois le tronc cérébral atteint (tout en-haut de la colonne vertébrale), les nerfs se répartissent à droite et à gauche. Donc une lésion depuis là provoque une baisse de l’audition des deux oreilles. Les connexions continuent et arrivent dans le cerveau. Pour faire simple, dans l’hémisphère gauche il y a l’aire de Broca qui produit le langage et l’aire de Wernicke qui traite la compréhension. Des lésions dans ces deux endroits provoquent des symptômes différents.

Pour l’aire de Broca, le patient comprend tout ce qu’on lui dit. En revanche, il a beaucoup de peine à s’exprimer. Il se rend compte de son problème ce qui peut provoquer une forte frustration. Une petite vidéo pour vous rendre compte du soucis.

En ce qui concerne une lésion au niveau de l’aire de Wernicke, le patient comprend ce qu’on lui dit, s’exprime de façon fluide…mais incompréhensible. Il ne se rend pas compte du non-sens de son discours. Une vidéo .

Comme d’habitude, je suis en plein apprentissage donc j’espère ne pas me tromper dans mes explications…

Et pour terminer en musique je vous propose le groupe White Lies avec Hold back your love

 

 

Chaussures à son pied

J’adore les baskets. Je me sens tellement bien dedans et ce sont les seules chaussures dans lesquelles je ne transpire pas. Parce qu’une chose que je déteste, c’est d’être agressée par une odeur nauséabonde lorsque je me retrouve pieds nus. Courir à la salle de bain me laver les pieds à peine déchaussée m’horripile au plus haut point. Aucun problème avec mes baskets ! Mais voilà, la qualité n’est plus au rendez-vous. J’ai investi (peu c’est vrai) dans deux nouvelles paires ce printemps. Je peux déjà les jeter !

 

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La semelle a dû tenir au moins deux semaines ! D’accord, je n’avais pas mis beaucoup d’argent dans cette paire mais tout de même, deux semaines c’est court… C’est un jour de pluie que j’ai eu la désagréable impression que mes pieds étaient trempes. J’avoue, je les ai reportées mais par temps sec uniquement. Il va falloir que je songe sérieusement à les jeter (mais en gardant les lacets !).

 

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Là ça m’énerve car non seulement j’adore cette paire tbs mais qu’en plus ce n’était pas des chaussures à moins de 20.-. Cela fait plusieurs jours que je suis surprise d’avoir froid aux pieds. Mais aujourd’hui, jour de pluie, j’ai constaté que mes chaussettes étaient mouillées. Les deux semelles sont fichues 😡.  Elles auront tenu moins de six mois… Et ça me fait mal de m’en séparer.

 

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Mes Converse ont bien vécu. Je les chausse depuis 2008 ! Les semelles sont toujours intactes mais le reste commence à montrer une certaine usure 😄. Je les garde pour lorsque je vais promener le chien. Pas peur de les salir…

 

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Voilà une paire qui sort de mon musée personnel 😂. Ces chaussures je les ai achetées à Washington en 2000… Je n’arrive pas à les jeter et les semelles sont toujours en ordre. Les semelles intérieures mériteraient d’être changées mais à part ça, je suis tellement bien dedans, que même si je ne les porte plus très souvent, je veux les garder…

Bon l’hiver approche à grands pas et il va falloir que je fasse le tri dans les chaussures un peu plus chaudes. Heureusement, j’ai maigri et mes mollets sont donc un poil plus fins, ce qui fait que je rentre à nouveau dans mes bottes. Et hop, du coup ça me fait deux paires de chaussures en plus pour la saison 😄.

Et pour terminer en musique je vous propose One Republic avec Let’s hurt tonight. C’est une des seules chansons que j’aime dans leur nouvel album…

La Mémoire

Je suis en retard dans mes cours et nous devions étudier la mémoire, ce que je n’ai fait que partiellement. Du coup je vais me replonger dans le fichier reçu et vais vous en parler.

Quand on parle de mémoire, on ne sait pas qu’il en existe en fait plusieurs. Déjà, la mémoire à court terme. On veut noter un numéro de téléphone dans son agenda. On se le répète en boucle pour ne pas l’oublier jusqu’à ce qu’il soit noté. C’est la mémoire à court terme. Elle s’efface très vite.

Pour la mémoire à long terme, il y a celle qui est explicite, à savoir que nous pouvons expliquer. Dans la mémoire explicite, j’appelle la mémoire épisodique. Je peux vous raconter le film les 7 Mercenaires vu vendredi au cinéma. J’y suis allée seule et nous étions deux dans la salle. J’ai passé un bon moment. Ensuite je me suis promenée dans les magasins du centre commercial puis j’ai fait une partie de mes courses. Après je suis allée sur France terminer mes courses et je suis rentrée, j’ai promené mon chien, etc…

Dans la mémoire explicite, il existe également la mémoire sémantique. Je suis allée au cinéma cette année voir Good Luck Algeria. J’avais bien aimé. Je ne sais plus si nous étions nombreux dans la salle ni ce que j’ai fait du reste de ma journée. J’ai oublié les circonstances. Mais je sais que la salle de cinéma se trouve au centre commercial de Balexert. En gros, l’espace et le temps sont oubliés. C’est normal, je ne souffre pas d’un problème quelconque.

Dans la mémoire à long terme, il y a également la mémoire implicite. Ce que nous nous remémorons sans nous en rendre compte. Nous avons là la mémoire procédurale. Vous savez conduire ? Oui ? Vous réfléchissez à tout ce que vous faites en conduisant ? Genre, hou, comment fait-on pour changer de vitesse ? Ah, je dois appuyer sur une pédale en même temps non ? Bref, c’est fait automatiquement. Idem si vous faites du vélo. Vous avez appris à faire du vélo sans les petites roues. A présent c’est un automatisme. Quand vous mangez, vous savez tenir vos services sans vous concentrer, etc…

Et il y a également le priming dans la mémoire à long terme. Si j’écris “Coca Co” vous devinez la fin. Votre mémoire travaille sans que vous en preniez conscience.

Je continue ou je vous ai déjà perdu ? Parce que là je n’ai parlé que de ma première page…

Sautons à la quatrième… Il existe une classification des troubles de la mémoire. C’est émotionnel ou plus grave ? Où se trouve la lésion ? C’est la mémoire ancienne (retrograde) ou nouvelle (antérograde) qui est touchée ?

Les syndrômes amnésiques : impossible de former de nouveaux souvenirs (mémoire antérograde) et pourtant la personne peut encore parler et se déplacer normalement. Elle garde généralement ses souvenirs d’avant la lésion. Son hippocampe est abimée et ne traite donc plus les nouvelles informations. Le patient le plus célèbre est HM ou Henry Molaison. Vous trouvez plein de vidéos sur le net à son sujet.

Si l’on touche la mémoire du passé (mémoire rétrograde), le patient n’aura pas de souvenir sur un laps de temps qui peut s’étendre de quelques minutes à des années. Pour tester la mémoire dans ce cas-là il faudra interroger la famille afin de démêler la part du vrai et du faux car le patient répondra de manière vague voire erronée de façon involontaire.

Dans une vidéo que le prof nous a montrée, une patiente discute avec “son médecin” d’un problème de pied alors qu’elle est en rendez-vous pour ses problèmes de mémoire dont elle ignore totalement l’étendue. Le médecin quitte la salle et un nouveau prend sa place, nouveau qu’elle n’a jamais rencontré. Il la salue et la dame, très charmante, salue en retour. Il lui demande ensuite s’ils se sont déjà rencontrés au préalable. Ce à quoi elle répond “bien sûr” et précise l’endroit…Ce sont des souvenirs fabriqués. La patiente confabule.

Il existe différents tests pour mieux cerner le type de mémoire atteint. Par exemple :

  • Mémoire procédurale : test du tracé en miroir. Une étoile est dessinée et le patient voit le dessin reflété dans un miroir. Il doit repasser sur les traits. Cela demande un temps d’apprentissage. Quelqu’un avec un déficit dans la mémoire procédurale sera incapable d’apprendre à coordonner ses mouvements en regardant dans le miroir.
  • Mémoire de primauté : le patient doit se souvenir d’un mot par exemple “tapioca”. Cinq minutes après il aura oublié le mot. En revanche, si on lui demande de nous donner un mot débutant par “tap” il répondra “tapioca” alors qu’une personne sans trouble dira plus facilement “tapis”. Il reste donc une trace dans la mémoire du patient.

Tout ça pour dire que notre mémoire est vraiment complexe et qu’avec l’âge, ce sont les connexions entre nos neurones qui diminuent et expliquent pourquoi nous avons tant de difficulté à retrouver des mots que nous avons sur le bout de la langue. Les mots sont toujours présents dans la mémoire mais les routes pour y parvenir sont coupées et il faut prendre des détours alors que dans le cas d’une perte de mémoire c’est la mort de cellules. Les mots sont effacés.

Une émission qui traite du sujet : https://www.rts.ch/emissions/36-9/3981100-quand-la-memoire-se-trouble.html

Et pour terminer en musique je vous propose Madrugada avec Majesty. C’est une chanson qui date de 2002 mais que j’ai entendue pour la première fois tout récemment. J’adore 😍