Archive | avril 2017

D’où vient la dépression ?

Ce mois-ci aux cours nous avons étudié la dépression sous l’angle de la psychanalyse et celui des techniques congitivo-comportementales (TCC). Il y a des choses intéressantes dans les deux camps.

Je n’ai jamais caché le fait que je n’aime pas la psychanalyse. On nous a fait lire des textes de Freud totalement incompréhensibles. La poudre qu’il consommait devait être de la bonne ! (oui, il a consommé de la cocaïne). Le stade oral où la sexualité du bébé est entièrement située dans la bouche et téter est le nirvana, heu, voilà quoi… Que tout soit lié au cul me laisse pantoise. Vous vous ruez sur la bouffe c’est pour combler des pulsions qui remontent à l’enfance et comme vous ne pouvez pas aller téter votre mère, vous compensez avec la nourriture 😳. Devoir étudier ça m’agace profondément. Mais…

Tout n’est pas à jeter. La psychanalyse cherche à améliorer/transformer la personnalité du patient puisque ce dernier ne va pas très bien. S’il y a dépression, c’est que les conflits refoulés durant l’enfance ont été réactivés et la partie consciente de l’individu ne sait pas comment les gérer car elle ne les comprend pas. D’où les symptômes. L’inconscient va parler, dans les rêves, dans les associations d’idées. C’est pourquoi il faut faire parler le patient et tirer des conclusions entre les divers liens des sujets qu’il aborde et analyser ses rêves. Le patient n’est pas capable de percevoir ces liens puisqu’il s’agit de sujets qu’il tente désespérément de refouler.

Les TCC cherchent à supprimer les symptômes. Nous sommes dans l’ici et le maintenant. Aujourd’hui je vais mal donc qu’est-ce qui peut bien me perturber à ce point en ce moment. Martin Seligman parle d’impuissance acquise. Des rats placés dans une cage reçoivent des décharges électriques. Rapidement ils se résignent à souffrir. Ils sont ensuite transférés dans une nouvelle cage où il y a la possibilité de supprimer ces décharges. Or, les rats habitués à l’ancienne cage, ne réagissent pas et ne tentent rien. Une personne dépressive agit plus ou moins de la sorte. Par le passé, un événement X était désagréable donc tous les événements qui s’en approchent doivent être désagréables… Nous parlons aussi de biais dans les attributions. Quelqu’un qui a tendance à faire des attributions internes, stables et globales sera plus susceptible de sombrer dans la dépression (ou il y est déjà). Le but de la thérapie est d’apprendre à percevoir les choses correctement et donc supprimer ces biais.

Une attribution interne : “Anne-Laure ne m’a pas saluée aujourd’hui dans le bus. Je lui fais honte et elle préfère m’ignorer. De toute façon je suis nulle, je le sais”. Ce jour-là Anne-Laure n’avait tout simplement pas ses lunettes; rien à voir avec la patiente… Une attribution externe aurait été plutôt du genre “Tiens, Anne-Laure ne m’a pas saluée dans le bus aujourd’hui. Elle semblait songeuse. Je me demande ce qui lui arrive…”.

Attribution stable : Cette semaine ma collègue n’est pas là et je dois absolument être à l’heure (je dépends des transports publics et ce n’est pas tous les jours évidents). De plus, deux jours dans la semaine la femme de ménage vient nettoyer le bureau avant l’ouverture. Cette semaine, le train a été en retard tous les matins avec des retards plus marqués les deux jours où la femme de ménage attend derrière la porte. Il y a quelques années une telle situation m’aurait anéantie : “C’est toujours quand j’ai besoin d’être à l’heure que ce pu%##* de train est en retard”. Une personne dans cette optique oublie que le train est parfois en retard quand elle n’est pas pressée et qu’il est souvent à l’heure quand elle l’est. Sa vision est donc déformée et rend la vie un peu plus difficile. Et moi ? J’ai trouvé cette coïncidence très drôle car ça faisait au moins trois semaines que le train était à l’heure. C’est tout. Et pour la petite histoire, il a été en retard tous les soirs de cette semaine également…

Attribution globale : “Ils me font tous ch… Au boulot mon chef est toujours sur mon dos et Carlos est un sale intriguant qui me casse les pieds. Pis quand je rentre le soir, j’ai mon mari qui se plaint constamment de son boulot et mes enfants sont pénibles. Heureusement, le lundi soir je vais à mon club de pétanque mais là aussi, Amélie devient pénible. Il n’y a jamais rien qui lui convient. C’est comme à la réunion des parents d’élèves; la prof principale de mon fils lui reproche plein de choses à ses élèves et nous fait la morale…”. C’est fou, où qu’elle aille, cette personne doit traiter avec des gens pénibles. Pas juste au travail, non, à la maison, dans ses loisirs et même aux réunions où elle n’est pas sensée se sentir visée. Une attribution spécifique sera de se focaliser sur un seul endroit par exemple et donner une signification au reste. Le chef a peut-être des problèmes privés et son stress déteint au travail, Carlos est en plein divorce, le mari est dans une entreprise menacée de faillite, les enfants…sont des enfants et ils ressentent le stress de leurs parents etc… Il faut apprendre à recadrer ses pensées.

Je m’arrête là pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique je vous propose Kasabian avec leur nouveau titre Comeback Kid

En plein développement

En première année de mes cours, j’avais étudié la psychologie du développement. Dire que j’avais bien aimé est un euphémisme. C’est à ce moment que je me suis dit que je souhaitais travailler avec des enfants et des adolescents. Si je trouve un généreux donateur, c’est en psychologie du développement que j’aimerais faire un Master (je n’ai pas les moyens, je vais devoir m’arrêter au Bachelor 😥). Ce semestre nous étudions la psychologie de l’éducation et ce mois, nous sommes à fond dans l’étude de Vygotski (psychologue russe) et sa théorie de Zone proximale de développement. Nous avions vaguement vu la chose en première année et c’est donc avec un grand plaisir que je découvre le sujet plus en détail. Mais qu’est-ce que cette théorie ? Elle explique que c’est l’étape où un enfant peut effectuer une tâche avec l’aide d’un adulte mais qu’il serait incapable de l’accomplir tout seul. Et l’on remarque que dans cette étape il y a plusieurs phases que Jerome Bruner (psychologue américain) a discutées. Pour ce faire, il a créé une tâche pour des enfants de 3, 4 et 5 ans; ces derniers doivent fabriquer une sorte de pyramide avec diverses pièces qui s’emboîtent les unes dans les autres. Ils savent reconnaître une pyramide correcte d’une qui serait construite n’importe comment. Ils comprennent donc le but à atteindre.

Les enfants de 3 ans ont besoin de l’aide de l’adulte du départ jusqu’à la fin. D’une part parce qu’ils préfèrent jouer avec les pièces. Monter l’édifice ne les attire pas plus que ça. L’adulte doit donc les motiver en permanence. D’autre part parce que dès qu’ils arrivent à emboîter deux pièces particulières, ils se contentent de faire de même avec les autres. Ils ne cherchent pas à bâtir quoi que ce soit. L’adulte doit non seulement les stimuler mais en plus leur montrer la marche à suivre. Leur donner des instructions orales ne produit aucun effet.

Les enfants de 4 ans n’ont plus besoin d’aide visuelle. L’adulte n’a plus besoin de leur montrer comment emboîter les pièces, les enfants le découvrent par eux-mêmes. En revanche, l’adulte va les guider oralement pour leur expliquer comment monter l’édifice.

Les enfants de 5 ans se contentent de demander à l’adulte s’ils font juste. Ils ont juste besoin d’approbation. Dès 6 ans, un adulte n’est plus nécessaire.

Nous voyons donc qu’à 3 ans, un enfant entre dans une nouvelle étape. Il comprend le but mais n’est pas encore capable de l’atteindre tout seul malgré ses compétences actuelles. A 4 ans, l’enfant n’a plus besoin d’être stimulé mais requiert malgré tout encore un peu d’aide orale pour certains stades de la construction. A 5 ans, l’enfant est proche du développement. Il est capable de s’en sortir tout seul même s’il a encore besoin d’approbation. L’enfant de 6 ans a atteint un nouveau pallier dans son développement.

J’adore observer les enfants et leurs diverses réactions. Hier, un garçon d’environ 10 ans voulait lancer le ballon à sa petite soeur qui n’a pas encore 2 ans. La petite tendait les bras mais n’attrapait rien. Très vite, elle est partie jouer ailleurs. Il n’y avait personne pour la stimuler et lui montrer ce qu’elle devait faire. Elle a compris le but mais n’est pas capable de l’atteindre. Elle se trouve dans la zone proximale de développement…

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode. Il y avait cette semaine sur une chaine anglaise une soirée dédiée au groupe. A question of time me fait à chaque fois replonger dans ma chambre d’adolescente. Jusqu’à il y a peu, j’étais envahie de sentiments nostalgiques et à présent je ressens une joie à l’écoute de cette chanson.

La théorie du Big Bang

Voilà, j’ai regardé les neuf saisons de The Big Bang Theory ainsi que les épisodes disponibles pour la saison dix. J’ai finalement bien accroché alors que j’étais déjà tombée sur des épisodes par le passé et n’avais rien trouvé d’intéressant. Même si j’ai bien ri parfois, j’ai tout de même quelques remarques au sujet de cette série :

Sheldon et Leonard n’ont vraiment pas beaucoup de vêtements de rechange durant les sept premières saisons. J’ai l’impression qu’ils portent toujours le même t-shirt. Quant aux chaussures, Leonard a toujours une paire de Converse noire et Sheldon une vieille paire de chaussures brunes. Raj porte très souvent ses “cargo pants” (je sais pas comment on dit et j’ai la flemme de chercher) verts et même si elles sont cachées sous d’affreux pulls, ses chemises ne sont pas bien variées. Bernadette porte toujours des petites jaquettes; bien que de couleurs différentes, elles sont autrement identiques. Les grands gagnants sont Penny et Howard avec une large garde-robe.

Vous avez remarqué qu’ils n’ôtent jamais leurs chaussures, du moins extrêmement rarement? Même vautrés sur le canapé, ils ne sont jamais pieds nus ! Et Penny qui porte régulièrement ses UGGS…

Autre remarque : la bouffe. Je regardais les épisodes le soir et les voir “manger” non stop me filait la dalle ! C’était pénible 😄. Mais bon, eux, ne mange rien ! Faut les voir tripoter leur bouffe sans jamais rien avaler. Parfois la fourchette atteint la bouche…et ressort avec la nourriture intacte. Autrement ils passent leur temps à déplacer un morceau de tomate à gauche et à droite de l’assiette. Idem pour les boissons. Je ne suis même pas sûre que leurs lèvres touchent le liquide tellement ils font attention à ne rien boire. Sans parler des séances de thé. Ils secouent un sachet dans une tasse vide… Une fois Leonard prépare le thé. Il verse trois gouttes dans une tasse et rien dans la sienne. Ce qui ne l’empêche nullement d’y plonger ensuite un sachet et le “tremper” avant de “boire” de l’air.

Quant aux acteurs, rien à redire si ce n’est que la fille qui joue Penny était vraiment mauvaise durant les premières saisons. Je m’énervais à la voir masquer mollement des sourires alors qu’elle devait rester sérieuse. Mon préféré ? Howard. Je le trouve excellent dans ses mimiques et ses diverses postures. Il me fait rire. Et j’adore les excellents jeux de mots dus à la “non maîtrise” de la langue de la part de Raj. Je ne sais pas ce que ça vaut en français mais ça ne peut pas donner aussi bien qu’en v.o. Et les sous-entendus que sort Sheldon sans s’en rendre compte 😂.

Bref, je me suis bien divertie, il ne me reste plus qu’à trouver une autre série qui me permette de passer du bon temps.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais à la fin du générique, l’auteur écrit des petits mots qu’il appelle Vanity Card. Certains sont marrants. Vous pouvez tous les retrouver ICI.

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Et pour terminer en musique je vous propose une musique bien calme, Dardust avec Sunset on M