Archive | décembre 2017

Encore deux semaines et j’ai les examens. Encore un semestre et c’est fini. Et après, je fais quoi ? Il se trouve que j’aime bien étudier, c’est pour moi un passe-temps. Au début, c’était surtout pour me prouver que j’étais capable de réussir à l’uni. J’ai obtenu un premier Bachelor puis j’ai enchaîné en Master mais j’ai tout arrêté : je n’aimais pas la spécialisation choisie et ma dépression est tombée au bon moment. En plus, elle m’a orientée vers la psychologie et j’adore ce que j’étudie.

Je pourrais me contenter d’étudier dans mon coin, de parcourir des bouquins en fonction de mes envies. Mais je me connais, je suis incapable de me soumettre à un rythme quelconque. Donc au bout de six mois, j’aurai lu tout au plus deux livres sans rien avoir retenu. Puis je vais laisser tomber. Autant je déteste les devoirs à rendre à date fixe, les échéances à tenir, autant ça m’oblige à me structurer et à ne pas lâcher bêtement. Je prépare mes notes, et pour tout comprendre, je lis vingt mille articles et/ou livres sur le sujet concerné, et mes notes et mon plaisir augmentent. Le problème vient au moment de réviser pour les examens : j’ai beaucoup trop de notes/papiers divers/articles à disposition. Je dois faire le tri pour rester à une dose raisonnable de choses à mémoriser. Je me souviens qu’à la fin du premier semestre je devais apprendre une trentaine de pages manuscrites et je m’en sentais incapable. Aujourd’hui on est bien loin du compte ! Autant je stresse pour ces fichus examens (il faut vraiment que je me penche sur le pourquoi une fois), autant il y a un côté excitant de savoir si je vais réussir à tout mémoriser/comprendre. Je m’invente plein de petits films pour me souvenir de mots clés; je touche des parties de mon corps (la bouche, le nez, les yeux,…) pour retenir différents concepts. J’adore constater cette capacité qu’a notre cerveau à encoder et ressortir autant d’informations.

Mais voilà, plus qu’un semestre et c’est fini. La grande question qui m’occupe en ce moment : je case mon stage durant le semestre qui arrive et je débute le Master en septembre ou je m’arrête là et du coup de peux faire mon stage le semestre prochain, histoire de ne pas être surchargée les six prochains mois ?

Et pour terminer en musique je vous propose Sporto Kantes avec Lee que l’on entend dans le générique de fin de la série Kaboul Kitchen.

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Empathie

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Mes deux fripouilles

Je vous préviens tout de suite, pour les âmes sensibles, ceci est un message triste.

J’ai beaucoup de peine à gérer mon empathie. Le malheur des gens me fait extrêmement mal; je pourrais rester prostrée dans mon lit toute la journée. Du coup, j’ai bloqué une partie de mes émotions. Vous pouvez me raconter la pire horreur qu’il vous est arrivée, il y a une forte probabilité que je sourie. C’est ma protection. Chez moi c’est tout ou rien. Mais j’ai décidé qu’il serait temps que je commence à gérer un peu mieux la chose. Oh, parfois les barrières cèdent et je suis envahie d’émotions positives comme négatives. Je me mets à pleurer en admirant un coucher de soleil par exemple. Bref, il y a du travail.

En ce qui concerne les animaux, je n’ai pas encore trouvé comment me protéger. Les médias adorent parler de maltraitance, photos à l’appui, et moi je suis mal, très mal. Donc quand il s’agit de faire face à la souffrance animale, je suis une loque. Et hier n’a pas échappé à la règle. J’étais en voiture avec ma soeur lorsqu’elle se met à ralentir. Deux véhicules sont arrêtés sur le bas côté, sur une route à fort trafic. Je regarde, allez savoir pourquoi, du côté de ma soeur et là je vois, allongé par terre au milieu de la voie, un gros chien. Rien que ça c’était affreux. Mais à ce moment là mon attention s’est focalisée sur ce pauvre animal et j’ai entendu ses pleurs ! Je me suis senti mal. Nous avons discuté avec ma soeur pour nous changer les idées mais j’avais ces plaintes qui passaient en boucle dans ma tête.

Une fois arrivée à destination, je me suis dit que j’allais rentrer directement voir mes deux poilus. Mais finalement je suis restée un moment chez ma soeur pour admirer les huit chiots nés deux jours auparavant. Leurs petits cris ont remplacé les pleurs du pauvre chien dans ma tête. Cependant, un des chiots doit être nourri au biberon. La chienne le déplace régulièrement hors du panier, et le pose derrière la porte. Plutôt que de croire qu’elle l’enlève parce qu’il est faible et qu’elle ne le veut pas, nous avons préféré penser qu’elle le déplace lorsqu’il faut le nourrir. Du reste, lorsque ma soeur lui a donné le biberon, la chienne n’avait d’yeux que pour ce petit-là, qui a décidé de se battre.

Ma journée d’hier a été intense au niveau émotionnel et je suis contente d’avoir débuté la méditation, qui m’aide un peu dans ces cas-là.

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Un petit chiot bien dodu

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Photo prise par ma soeur du petit qui a décidé de se battre

Et pour terminer en musique, je vous propose une chanson découverte dans la deuxième saison de la série The Crown : Ronnie Hilton avec The Wonder of you

Je suis légèrement sur les nerfs

Je voulais écrire un post sur un sujet bien précis mais vu mon état de stress actuel, je vais être hyper négative et ce n’est pas le but.

Ce matin j’ai voulu m’exercer sur le sujet que j’ai commencé à étudier durant le week-end. Je réalise que je ne sais rien et en plus j’ai oublié mes notes à la maison. Donc je m’énerve car je ne trouve pas tout de suite les informations pertinentes pour avancer, je perds du temps et rien de tout ça est très productif. Ma raison a fini par prendre le dessus. J’ai tout posé, je me suis concentrée sur ma respiration pour réussir à ne plus aboyer à peine j’ouvre la bouche, et j’écoute de la musique apaisante. Je reprendrai mon cours demain, avec mes notes à portée de mains pour mieux me repérer, organiser correctement ma pensée ce qui me permettra de progresser rapidement et mieux m’en sortir à l’examen. Je sens que le stress commence à redescendre…je me sens légèrement mieux, il me reste cinq semaines pour me préparer, tout va bien…

Et pour terminer en musique, je vous propose Timber Timbre, groupe découvert en regardant le joli film (triste) franco-canadien La Nouvelle Vie de Paul Sneijder avec Thierry Lhermitte dans le rôle principal. La chanson s’appelle Beat the drum slowly.

QCM, questions dichotomiques, Echelles de Likert…

Ce semestre j’ai étudié comment les tests étaient créés. Je ne parle pas des tests que l’on retrouve dans les magazines et qui n’ont aucune valeur scientifique. Non, je vous parle des vrais tests qui mesurent réellement quelque chose tels les tests d’intelligence ou ceux de la personnalité par exemple.

Tout d’abord, il faut établir ce que l’on souhaite mesurer/déterminer. Partons du fait que l’on veut mesurer le QI. Quelqu’un qui aura des difficultés à certaines questions du test,  (et pas forcément un mauvais résultat global) permettra à l’examinateur de poser l’hypothèse que cette personne présente certains problèmes cognitifs dans tel ou tel domaine (en gros, hein, on est d’accord). Les questions doivent donc mesurer différents domaines cognitifs et sont sélectionnées avec soin. Le nombre de question a son importance. Une trop petite quantité risque de ne pas représenter correctement ce que l’on souhaite. Plus il y a de questions, moindre est le risque de passer à côté du domaine mesuré. Il faut savoir que certaines personnes vont vouloir faire plaisir à l’examinateur d’autres seront de mauvaises foi par exemple.  Un grand nombre de questions permet de contourner le premier problème et de faire ressortir le deuxième.

Une fois les questions sélectionnées, elles seront alors testées auprès d’un échantillon de personnes qui doit représenter la population visée. Si c’est pour tester le QI d’enfants de quinze ans, on visera ce public et l’on testera des enfants qui, à priori, ne présente aucune lacune particulière. Les résultats sont ensuite analysés. Les questions trop simples seront supprimées. Parfois certaines sont conservées afin de mettre en confiance les participants. Les plus difficiles sont également supprimées pour la majorité (il faut bien en garder quelques unes pour différencier les participants au QI supérieur de la normale). Ce sont bien sûr des calculs qui vont déterminer la facilité/difficulté des questions (l’indice de puissance p-index). Un autre indice de calcul va déterminer les questions à garder (le d-index). Parmi celles conservées jusque là, il faut regarder celles qui différencient bien les individus. Il peut arriver que les meilleurs participants ratent une question bien réussie généralement par les moins bons. Cet indice nous permet de repérer de telles questions et de les éliminer.

S’il reste un nombre conséquents d’items, le test est prêt (bon, ok, pas tout à fait mais je m’arrête là dans les détails). S’il ne reste pas assez de questions, il est impossible de juste en rajouter quelques unes sans autre. Un nouvel échantillon de participants sera alors choisi et passera la batterie de test (les anciennes questions gardées avec les nouvelles) et le tri sera à nouveau opéré.

Tous les tests présents sur le marché ne suivent malheureusement pas une telle rigueur. Le cours que j’ai suivi m’apprend à repérer ceux qui sont réellement valides. J’ai appris (enfin…il faut que je bosse un minimum avant les examens pour ça) à chercher les informations pertinentes pour savoir si le test a une valeur scientifique. De plus, il faut savoir interpréter les résultats. Balancer juste un chiffre en fonction des scores obtenus ne vaut rien. Pourquoi telle personne a tel score ? Quelles sont les questions qui lui posent le plus de difficulté (ou facilité) et que se cache-t-il derrière de telles questions ?

Selon notre prof, un bon professionnel qui a des années d’expérience va mettre environ deux heures pour analyser les résultats d’un test de QI (test qui prend des mois voire des années à être mis sur pieds)…

Et pour terminer en musique, une chanson que j’aime beaucoup, It’s a beautiful world de Noel Gallagher’s High Flying Birds.