Archive | mars 2018

Lectures 8 & 9

Lorsque je me suis fixé comme objectif de lire douze livres dans l’année, le but était de lire régulièrement et non pas finir à fin avril comme c’est parti. Il faudra ensuite que je continue sur ma lancée. L’avantage, c’est que maintenant j’ai repris une saine habitude, ce qui devrait se prolonger dans l’année.

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Editions Julliard, 2017

Mon huitième livre était La Serpe de Philippe Jaenada. C’est le troisième livre que je lis de cet auteur et j’aime beaucoup sa façon d’écrire. Il reprend des crimes retentissants (ou non) du siècle passé et se lance dans sa propre enquête. Ce qui me plaît et rend la lecture plus légère, ce sont ses interventions sur sa vie privée qui me font rire ou encore son cynisme qui égrène les pages. Un petit exemple. Il relit un témoignage concernant des toiles d’araignée (page 497): C’étaient de vieilles toiles, certainement pas des toiles de l’année”. Et il rajoute son petit commentaire personnel : “C’est toujours utile d’avoir un aranéologue de grande expérience dans un commissariat. Celui-ci, en outre, est modeste : pour ne pas avoir l’air d’étaler sa science, il ne précise pas si elles dataient d’août ou de septembre 1940”. (Le crime dont il s’agit a eu lieu en octobre 1941). La première partie du livre est consacrée au criminel. On y apprend sa vie telle que relatée lors de son procès. La deuxième partie, triste, émouvante, rageante, raconte les découvertes de l’auteur à la suite de ses diverses lectures des rapports des experts, des avocats, des courriers échangés entres les membres de la famille Girard etc. La vie est vraiment moche parfois et ça vous vous en rendez compte une fois que vous refermez ce bouquin.

Unknown-1.jpegPour m’accompagner dans mes trajets en train, j’ai lu The Lady from Zagreb de Philip Kerr, auteur décédé ce 23 mars à l’âge de 62 ans. Je n’avais jamais rien lu de lui mais avais entendu de bonnes critiques. Me voilà donc lancée dans ce roman. Les débuts ont été difficiles. Je trouvais le vocabulaire et les tournures de phrases un peu plus recherchés que d’habitude, ce qui m’a demandé un petit temps d’adaptation. Mais au final j’ai beaucoup aimé ce roman noir qui se passe sous l’Allemagne nazie et dont le héros, un homme qui se sent vieux, fatigué et moche, est un Allemand travaillant pour la police mais a honte de ce qu’est devenu son pays. Il existe treize romans avec ce héros pas comme les autres qu’est Bernie Gunther. J’en ai déjà acheté un autre, qui m’attend sagement sur ma pile à lire.

Et pour terminer en musique je vous propose Don’t you (forget about me) de Simple Minds que je vais voir au Caribana Festival en juin (je les avais vu en 1991 à Lausanne. Hier quoi !).

 

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Entretien

Ce semestre, nous étudions l’approche centrée sur le patient de Carl Rogers. Le but c’est d’aider le patient à se recentrer sur ses émotions et modifier son processus mental en reformulant son discours et en lui faisant prendre conscience de ses ressentis. En tant que thérapeutes, nous devons apprendre à ne pas juger la personne nous faisant face, à l’accepter telle qu’elle est. Cependant, cela ne veut pas dire d’être d’accord avec tout. Non, nous avons le droit de penser différemment et il faut bien entendu que nous acceptions notre propre ressenti. Il ne faut donc pas hésiter à dire que l’on comprend le patient mais “je me sens mal à l’aise lorsque vous me dites que…”. Nous sommes donc honnêtes envers nous-mêmes mais également envers la personne. Enfin, il faut faire preuve d’empathie, à savoir ressentir les maux du patient tout en gardant à l’esprit que se sont ses ressentis et non les nôtres. Belle théorie.

Ensuite nous sommes passés au stade supérieur. Nous avons des retranscriptions de divers entretiens et nous devons analyser les interventions du thérapeute et les effets de ces dernières sur le patient. Nous avons une échelle des différents niveaux d’intervention qui nous aide à classer ces interventions et lorsque nous sommes dans les niveaux assez bas, nous devons formuler une meilleure façon de répondre de la part du thérapeute. Belle théorie.

Comme je le dis, c’est une belle théorie. Seulement voilà, nous passons à la pratique. Et oui, nous devons trouver de gentils cobayes pour nous lancer dans de vrais entretiens. Nous devons mener des entretiens de trente minutes que nous enregistrons. Car ce n’est pas tout, il faut ensuite reprendre notre jolie échelle…et nous juger et proposer des améliorations.

J’ai donc eu ma première “patiente” de trente minutes. Trente minutes, c’est long…c’est très long….c’est très très très très long ! Sur le papier, les interventions semblent évidentes, faciles, logiques. En pratique, heu….c’est différent. Parce qu’il faut penser à observer le langage corporel, écouter le patient, montrer son intérêt et se positionner de façon à ce que notre corps transmette ce message, penser à ce qu’il ne faut surtout pas dire, penser à comment reprendre les mots que l’on entend et les formuler différemment. Ça fait beaucoup de choses. Donc ma patiente m’expose sa problématique. Elle parle, elle parle, elle parle. Et vient mon tour……. ……. ……. Le néant absolu. On entend  mes deux seuls neurones encore fonctionnels qui se cherchent, et ne se trouvent pas. Je n’ose pas écouter l’enregistrement. Bon, l’avantage c’est que je vais être prolifique au niveau des améliorations dans mes pauvres interventions puisqu’on ne peut pas aller plus bas dans l’échelle. Prochain cobaye, dans une semaine.

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode car je vais les voir à Paléo en juillet et je me réjouis.

C’est un Beau Roman

Alors j’ai nettement ralenti mon rythme de lecture. Bon déjà parce que mon dernier livre faisait 634 pages et que même si c’est noté “roman” sur la couverture, il s’agit d’une enquête menée par un écrivain qui raconte ses découvertes. Ça se lit moins vite qu’un roman policier. Et le livre que je lis dans le train est en anglais et que les tournures de phrases et le vocabulaire employé me demandent un peu plus de temps que les romans que je lis habituellement dans cette langue.

Ensuite, on est dans la période de l’année où ma motivation part en vacances et je dois donc luter pour continuer à avancer, ne pas dormir 24h/24h, et ne pas prendre 20kg parce que je suis constamment affamée. J’attends le printemps avec impatience.

Et enfin, j’ai de nombreux devoirs à rendre pour les cours et qu’une copine vient de me donner les références d’un bouquin juste extra : L’entretien motivationnel : aider la personne à engager le changement de William R. Miller & Stephen Rollnick aux éditions InterEditions qui est un parfait complément à un de mes trois cours de ce semestre.

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J’ai donc lu Le Mystère Henri Pick de David Foenkinos. J’avais besoin de quelque chose de léger, facile à lire et divertissant. Le livre était accompagné d’un petit bandeau clamant “Une comédie pétillante”. Je me suis laissé tenter. D’autant plus que j’avais déjà apprécié cet auteur par le passé. Alors ? Il a comblé toutes mes attentes. C’est bien écrit, l’histoire est jolie sans être gnangnan et on ne devine pas la fin après trois pages de lecture.

Unknown-1Mon 7e livre de l’année est La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez. Je savais que ce livre sortait en août de l’année dernière et j’ai attendu de le trouver dans la grande surface où je fais parfois mes courses en France. Moins cher qu’en Suisse. Autant vous dire que j’étais impatiente de le commencer. Et pourtant, j’ai eu tellement de peine à me plonger dans l’histoire. J’étais tellement déçue. Et mon oncle venait de me dire qu’il ne lui avait fallu que trois jours pour le lire, lui qui prend généralement plus de trois semaines pour terminer un livre. Mais qu’est-ce qui n’allait pas ? Je ne sais pas. Mais tout d’un coup, j’ai croché et j’ai adoré. Là aussi, c’est bien écrit et en plus j’ai appris plein de choses sur Evita (j’ai complété mes connaissances en allant ensuite sur le net) et sur l’exil des nazis en Amérique du Sud (j’avoue, j’ignorais qu’ils allaient se réfugier là-bas !).

Et ce grand bouquin ? Il me reste encore 160 pages donc j’en parlerai une autre fois. Quant au livre anglais, il est sur ma table de nuit, j’ai pas envie d’aller vérifier ce qu’il me reste. Je crois avoir lu un tiers du bouquin.

Et pour terminer en musique ? Je vous propose à nouveau un vieux truc car je voulais un récent et je ne l’ai pas trouvé. Trop récent ? Du coup, voici un bon vieux Radiohead High & Dry

Brainstorming

On se met autour d’une table, chacun balance ses idées que l’on peut ensuite reprendre et moduler à son goût et voilà une bonne séance de brainstorming…ou pas. Autant dire que j’ai toujours détesté ces séances où il faut trouver des idées/solutions. Une grosse perte de temps, et la science me donne raison.

Mais pourquoi fait-on ses séances à la con ? Parce que plus on est de fous plus on rit c’est “prouvé” que si on se retrouve à plusieurs autour d’une table pour trouver des idées trop géniales, non seulement on va avancer plus vite mais en plus, les idées seront bien plus brillantes. Donc les entreprises adorent le brainstorming. Ah la joie de ces réunions sans fin entre grands cerveaux qui vont permettre à la boîte d’avancer. (Vous sentez à quel point je n’aime pas ?).

Alors la science a prouvé qu’en fait, le brainstorming n’est absolument pas productif et que tout au plus, il peut être utile pour la cohésion du groupe ou aider des gens à se sentir bien. Car ce que les chercheurs ont trouvé de positif c’est que les personnes qui ressortent de ces séances se sentent sûres d’elles car elles ont apporté plein d’idées pour le bien de leur compagnie, de leur équipe. Elles sentent bien leur appartenance à une équipe. Voilà, c’est tout !

Pourquoi le brainstorming n’est pas productif ? Parce que les groupes ne profitent pas du surplus de ressources à disposition (Taylor, Berry and Block, 1958). Quand on a une idée en tête, on ne va entendre que ce qui va dans notre sens et si on possède des renseignements qui peuvent valider l’idée d’un autre qui ne correspond pas à ce que l’on souhaite, on va se taire.

Parce que les groupes ne génèrent pas plus d’idées que des individus seuls dans leur coin (Diehl and Stroebe, 1990). Comme quoi, si on doit chercher des idées, on est tout à fait performant dans notre petit bureau, seul devant son écran d’ordinateur. Pas besoin de se taper deux heures de séances soporifique.

Le comble ? On aurait même de bien meilleures idées seul qu’en groupe ! (Diehl & Strobe, 1987).

J’en viendrais presque à regretter de ne plus avoir ce genre de réunion car alors j’aurais pu m’y rendre et faire remarquer aux organisateurs que l’idée d’un brainstorming était ridicule car il est scientifiquement prouvé que ça ne fonctionne pas. En plus de casser les pieds à mon chef, je me serais senti bien puisqu’apporter des idées en groupe donne une impression subjective que notre performance est bien plus élevée que la réalité (Paulhus et al, 1993).

Et pour terminer en musique je vous propose un vieux truc de Starsailor All the Plans

Mes petits visiteurs

Cette année, j’ai installé une petite mangeoire pour les oiseaux. Au début, j’étais très déçue car aucun piaf ne venait. Puis, un petit rouge-gorge curieux est venu goûté les graine déposées par mes soins. Sur le paquet il est noté que j’allais attirer toutes sortes d’oiseaux, or, je n’avais que mon rouge-gorge.

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Un jour j’ai réalisé que parfois il était grassouillet, parfois non. J’ai donc compris que ses amis venaient également se nourrir. J’étais toute contente. En plus, contrairement à mes craintes, ils ne me font aucune cochonnerie.

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La mésange qui squatte mon store a fini par oser venir picorer.

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Mésange planquée pour la nuit dans le caisson de mon store

La mésange, elle, est une cochonne. Toutes les graines qui ne lui plaisent pas, elle les prend et les éjecte de la mangeoire. J’en ai plein partout. Heureusement, mes jolis rouge-gorges viennent nettoyer.

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Et pour terminer en musique je vous propose Alain Manaranche avec Les Oiseaux sans ailes

Un p’tit air de liberté…mais pas pour toi !

Je suis horrifiée en lisant les commentaires liés à un article sur les trains qui vont être autorisés à circuler en Suisse mais ne sont pas adaptés aux handicapés. Vous trouvez l’article ici..

Florilège de ces gens qui le précisent bien, respectent profondément les handicapés (je crois que je vais aller vomir) :

Je comprend les Handicapés ayant de la difficulté à monter parfois à bord du train, mais ils peuvent aussi demander de laide à dautre voyageurs je pense et les trains sont quand même vraiment de mieux en mieux… regarder en Inde ou ailleurs je sais pas franchement la Suisse est top pour sa alors on va pas continuer d interdire de rouler des nouveaux trains pour une minorité… sans être méchant mais juste.

et….quoi encore ?

faisons preuve d’un minimum de logique. Avec tout le respect que j’ai pour tous les handicapés, il n’est tout simplement pas envisageable de leur assurer partout et en toutes circonstances un accès. Ne peuvent-ils se contenter de pouvoir accéder au niveau du bas ? Que veulent-ils encore ? L’accès au sommet de la plus haute tour d’une cathédrale ? Ou encore aux télécabines 4 places ? Cet excès de revendication rend les responsables de leur l’association peu crédible !

Question

Suis-je le seul à ne JAMAIS avoir vu une seule personne en chaise roulante prendre le train ? La mesure d’interdir la circulation me semble légèrement exagérée. Avec tout mon respect pour ces personnes bien entendu.

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Il coûte beaucoup moins cher aux CFF d’offrir un accompagnant aux 3 personnes en chaise roulante qui prenne le train 2 fois par année plutôt que de modifier tout les trains pour toute la Suisse..

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Ca c’est le train que je prends matin et soir. Alors effectivement, je ne vois jamais de handicapés monter dedans, tout simplement parce que c’est impossible. Et demander de l’aide à d’autres voyageurs ? C’est déjà casse-gueule quand on est valide et de plus, je pense que le passage est trop étroit pour une chaise roulante.

Et aujourd’hui, je n’ai pas envie de terminer en musique…

Jour de Neige

Aujourd’hui j’ai pris congé et il se trouve que ça tombe bien. En effet, il a bien neigé cette nuit et il paraît que c’est le gros caca avec les transports en commun. Je suis bien chez moi.

Pourquoi j’ai pris congé ? J’avais envie. Rien de prévu. Du coup, se pose la question de quoi faire de cette journée. Des occupations, j’en ai plusieurs en tête mais laquelle choisir?

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Je peux avancer dans mes lectures 8 et 9 (je parlerai des 6&7 une autre fois).

Je peux étudier ou finir mon devoir sur le métier d’étudiant, devoir que je trouve extrêmement pénible.

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Je peux jouer aussi. J’ai dépoussiéré le premier jeu que je compte enfin terminer ou alors avancer dans le nouveau, à droite…

J’ai également le dernier épisode de la dernière saison d’Engrenages à regarder. C’est Valérie qui en parlait et je lui répondais que je trouvais cette série un peu violente. Finalement, je l’adore. Oui, certains personnages sont de la méchanceté à l’état pur et ça me stresse donc je me rappelle régulièrement qu’il s’agit de comédiens…

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Il y a également la possibilité de rester vautrée dans mon canapé, écouter des deux CD tout en regardant tomber la neige.

J’hésite….

Et pour terminer en musique je vous propose Romain Humeau avec Quixote