Entretien

Ce semestre, nous étudions l’approche centrée sur le patient de Carl Rogers. Le but c’est d’aider le patient à se recentrer sur ses émotions et modifier son processus mental en reformulant son discours et en lui faisant prendre conscience de ses ressentis. En tant que thérapeutes, nous devons apprendre à ne pas juger la personne nous faisant face, à l’accepter telle qu’elle est. Cependant, cela ne veut pas dire d’être d’accord avec tout. Non, nous avons le droit de penser différemment et il faut bien entendu que nous acceptions notre propre ressenti. Il ne faut donc pas hésiter à dire que l’on comprend le patient mais “je me sens mal à l’aise lorsque vous me dites que…”. Nous sommes donc honnêtes envers nous-mêmes mais également envers la personne. Enfin, il faut faire preuve d’empathie, à savoir ressentir les maux du patient tout en gardant à l’esprit que se sont ses ressentis et non les nôtres. Belle théorie.

Ensuite nous sommes passés au stade supérieur. Nous avons des retranscriptions de divers entretiens et nous devons analyser les interventions du thérapeute et les effets de ces dernières sur le patient. Nous avons une échelle des différents niveaux d’intervention qui nous aide à classer ces interventions et lorsque nous sommes dans les niveaux assez bas, nous devons formuler une meilleure façon de répondre de la part du thérapeute. Belle théorie.

Comme je le dis, c’est une belle théorie. Seulement voilà, nous passons à la pratique. Et oui, nous devons trouver de gentils cobayes pour nous lancer dans de vrais entretiens. Nous devons mener des entretiens de trente minutes que nous enregistrons. Car ce n’est pas tout, il faut ensuite reprendre notre jolie échelle…et nous juger et proposer des améliorations.

J’ai donc eu ma première “patiente” de trente minutes. Trente minutes, c’est long…c’est très long….c’est très très très très long ! Sur le papier, les interventions semblent évidentes, faciles, logiques. En pratique, heu….c’est différent. Parce qu’il faut penser à observer le langage corporel, écouter le patient, montrer son intérêt et se positionner de façon à ce que notre corps transmette ce message, penser à ce qu’il ne faut surtout pas dire, penser à comment reprendre les mots que l’on entend et les formuler différemment. Ça fait beaucoup de choses. Donc ma patiente m’expose sa problématique. Elle parle, elle parle, elle parle. Et vient mon tour……. ……. ……. Le néant absolu. On entend  mes deux seuls neurones encore fonctionnels qui se cherchent, et ne se trouvent pas. Je n’ose pas écouter l’enregistrement. Bon, l’avantage c’est que je vais être prolifique au niveau des améliorations dans mes pauvres interventions puisqu’on ne peut pas aller plus bas dans l’échelle. Prochain cobaye, dans une semaine.

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode car je vais les voir à Paléo en juillet et je me réjouis.

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