Archive | septembre 2018

Nouveauté

Comme je débute le Master et que j’ai terminé mon Bachelor un semestre plus tôt que prévu, je me retrouve dans une classe où je ne connais pas grand monde. Tout est nouveau, et la nouveauté me stresse. En même temps, j’adore le changement car ça me sort de mon ennui. Oui, c’est très particulier cette attitude ambivalente; je déteste la nouveauté mais en même temps j’en ai besoin.

Seules deux personnes de ma volée sont présentes ce semestre (j’en retrouverai plusieurs le semestre prochain) et je n’avais pas particulièrement de contacts avec elles. Il y a A qui m’a ignorée la plupart du temps et a même tenté de m’éloigner des personnes que je côtoyais régulièrement. Et puis soudain la voilà seule alors elle remarque mon existence. C’est très mal me connaître. Je fuis ce genre de personne malsaine. Du reste, deux filles qui étaient dans son entourage ne le sont plus car elles ont noté son attitude plutôt négative. Il y a également R qui est sympathique mais vit sur une planète totalement différente de la mienne. Ce qui ne nous empêche pas de discuter de temps en temps.

Je retrouve C, vue lors d’un cours durant le Bachelor. Elle vise l’excellence, moi mon petit plaisir personnel. Pas très compatible. Il y a également S que j’ai croisée durant deux cours par le passé sans vraiment la connaître. Elle a l’air d’être une personne très douce et agréable. Ce qui tombe bien puisque je me retrouve dans un groupe de travail avec elle. Je retrouve aussi N vue en deuxième année lors d’un cours (elle avait une année d’avance sur moi). Très sympathique. Et puis il y a les autres.

Les autres se divisent en deux camps : ceux qui ont débuté le semestre passé et ceux qui débutent à présent. Et apparemment, on ne se mélange pas. “Rappelez-moi quelle est notre spécialisation ?”. A midi j’ai bien tenté de proposer aux nouvelles de sortir et en voyant les anciennes à une table, de nous joindre à elles. Même si elles ont accepté, il restait deux camps. Dans la salle de cours, à gauche se trouvent les nouvelles et à droite les anciennes. Dans un cours, la prof suggère que l’on fasse des groupes de deux en se mélangeant…vous l’aurez deviné, ça n’est pas le cas. M’en moque, la fille avec qui je vais travailler semble sympathique et compétente. En revanche, j’ai un autre travail de groupe où là c’est imposé. Nous sommes trois nouvelles et une ancienne. Et comment dire…je préfère les nouvelles 😬.

J’ai plein de boulot à rendre pour le week-end prochain donc je suis occupée pour les prochains jours. En plus je vais boire le café avec une copine, un soir je sors et un autre soir j’ai un cours obligatoire de 1h30 à suivre depuis la maison heureusement. Bref, c’est pas demain que je serai moins stressée…

Et pour terminer en musique je vous propose le groupe Suede avec Life is Golden

Advertisements

Déplacements

20180921_180623

Pour me rendre au cours, je conduis d’abord mon scooter jusqu’à la gare. Compter environ 10 minutes. Puis c’est au tour du trajet en train : 28 minutes.

20180915_081141

Après je me rends vers le premier métro, appelé M2 pour un arrêt (c’est hyper raide, on arrive en sueur à l’arrêt si on s’y rend à pieds).

20180915_081645 - copie

Changement de métro pour le M1. Ça me prend à peu près 10 minutes de trajet.

20180915_081738

Et enfin arrivée à l’uni pour la journée.

Et pour terminer en musique je vous propose Zazie avec Speed

Lectures 22-23

Je suis contente, j’arrive à me discipliner et lire régulièrement. Bon il peut se passer une semaine sans que j’ouvre le moindre bouquin puis que j’en dévore un en deux ou trois jours mais comme mon objectif était de lire douze livres dans l’année avec comme idée de m’astreindre à au moins un par mois sur douze mois, je m’en sors plutôt bien.

Therapie-existentielle.jpg

J’étais à la librairie et ce livre de Irvin Yalom Thérapie existentielle était mis en évidence. Comme j’aime bien cet auteur, je suis repartie avec l’ouvrage. C’est le premier livre de cet auteur qui me laisse sur ma faim. Il s’agit de courtes histoires qui toutes traitent de la mort d’un être cher, du vide que l’on peut ressentir, du regard que l’on porte sur sa propre vie ou encore de la peur de sa propre mort. Et c’est sur ce dernier point que je m’arrête. Car l’auteur, à chaque histoire, rappelle que sa mort à lui approche. Il a 81 ans lors de la rédaction de ce recueil et explique que d’assister aux obsèques de ses patients, de ses proches ou d’avoir des patients qui recherchent de l’aide à la suite du décès d’un conjoint, le mettent face à son âge avancé. Je trouve très intéressant son questionnement mais j’aurais préféré le lire dans un livre dédié juste à ça genre Moi Irvin Yalom face à la fin de ma vie plutôt qu’il rapproche chaque existence à sa propre mortalité. J’avais l’impression que les histoires n’étaient qu’un prétexte pour qu’il puisse parler de lui. Voilà, je crois que c’est ce nombrilisme qui m’a dérangée (dit celle qui raconte sa vie sur un blog). Dans Le Jardin d’Epicure il parle beaucoup de sa vie et ensuite il amène des histoires en complément. J’ai aimé. Mais là pas. “Machin a vécu ça c’est comme moi qui…” ne me plaît pas.

20180908_175610.jpg

J’ai décidé de retenter un John Le Carré et c’est Our Kind of Traitor qui s’est retrouvé entre mes mains. J’avais déjà parlé de mes difficultés avec cet auteur ICI. Ça n’a pas changé. J’ai toujours de la peine avec le vocabulaire employé et pourtant le roman date de 2010 seulement. Je vous mets un extrait de la page 39 alors que l’héroïne décrit un personnage :

“Pockmarked”, says Gail promptly, again dazzled by how it was all there before her in her memory. Fifty-odd. Pumice-stone cheeks. A drinker’s paunch. She thought she’d seen him drinking surreptitiously from a flask at the tennis, but couldn’t be sure.

Dans ce court paragraphe, j’ai trois mots que je ne connais pas. Ce n’est pas bien grave, rien ne m’empêche de comprendre l’histoire. Pockmarked je devine que ça a trait à son visage. drinker’s paunch une caractéristique physique des gens qui boivent mais pumice-stone cheeks je n’arrive vraiment pas à deviner si ce n’est que cela concerne les joues que je ne peux absolument pas visualiser. Voilà donc ce que je veux dire : à tout moment il y a un mot comme ça que je n’ai jamais lu auparavant et que je suis incapable de deviner. Ça me frustre et ça ralentit ma lecture car je n’aime pas quand je ne comprends vraiment pas. A part ça, j’ai bien aimé le roman, pas de temps mort, pas de longues descriptions. L’histoire avance à un rythme agréable…mais je n’ai pas aimé la fin qui laisse plusieurs questions en suspens. Non que la fin soit mauvaise, mais comme je suis une grande curieuse, j’aime avoir toutes les réponses alors que là, je les devine et elles ne me plaisent pas.

Et pour terminer en musique je vous propose mes chéris Muse avec The Dark Side qui figure sur le nouvel album prévu le 9 novembre, album que j’ai bien entendu pré-commandé.

Dans la cour des grands

Les études ont repris et je suis en Master à présent. Ce changement me stresse, d’autant plus que j’ai perdu mon binôme qui, elle, continue ses études en présentiel. Lorsque j’ai débuté le Bachelor, nous étions environ 60 élèves. En deuxième année nous n’étions plus qu’une vingtaine. Nous sommes sept à avoir terminé en juin (un semestre plus vite que prévu), cinq termineront en janvier et les cinq derniers un peu plus tard. Sur les sept à avoir terminé nous sommes trois à continuer à distance, deux rejoignent les cour en présentiel, une fait une pause de six mois et la dernière se spécialise dans son job actuel.

J’étudie la psychologie des organisations. Le premier devoir consiste à parler de l’organisation dans laquelle je travaille : son organigramme, sa structure, la hiérarchie, la formalisation du travail, etc… Je ne me suis jamais intéressée à l’entreprise dans laquelle je travaille actuellement puisque j’ai vite réalisé que j’étais parquée dans un coin sans aucune perspective de progression. Autant dire que ce devoir me casse les pieds. Je dois donc décrypter l’organisation avec un regard neutre. J’aime pas.

J’étudie également des fondements en psychologie. En l’occurrence, la régulation des émotions. Ça, je trouve passionnant. Là aussi j’ai un devoir à rendre mais j’ai apprécié les heures passées à bosser dessus (et je n’ai pas terminé). Je trouve très intéressant d’observer les différentes tactiques dont nous disposons pour augmenter ou diminuer une émotion plaisante ou déplaisante. Parce que oui, nous pouvons désirer diminuer une émotion plaisante : rire à un enterrement c’est mal vu sous nos latitudes. Dans certaines occasions, il est utile d’augmenter une émotion déplaisante : une équipe de sport qui va jouer un match a besoin de se stimuler et ressentir de la rage contre l’équipe adverse peut s’avérer payant.

J’ai encore un devoir en statistiques qui m’attend…au travail. J’ai oublié de prendre mes affaires. Comme c’est étrange 🤔.

Bref, je suis stressée, bien occupée et je dors super mal. Et c’est là que je devrais faire mes super exercices de méditation que j’ignore pour laisser la place à mes ruminations 🤪.

Pour terminer en musique je vous propose Nothing but Thieves avec un vieux titre Last Orders. J’aime la voix de ce chanteur et cette chanson me plaît également beaucoup.