Archive | octobre 2018

Explosion des sens

Je ne vais pas bien en ce moment. A l’adolescence j’ai plutôt mal vécu plusieurs événements. Oh, rien de bien grave si l’on observe ces situations avec des yeux d’adultes mais sur le moment, je n’avais pas ce regard et je me suis pris beaucoup de gros coups de poing dans le ventre. Et toutes ces émotions, je les ai enfermées dans une grosse marmite. Une nouvelle déconvenue ? Hop, j’ouvre vite le couvercle, je balance mon émotion à l’intérieur et je referme bien vite. C’est plus simple comme ça.

Cet été j’ai obtenu mon bachelor en psychologie. Je n’ai même pas réussi à m’en réjouir. J’ai sans doute ouvert la marmite et balancé ma joie dedans. Je me suis dit que c’était dû au contre-coup. Tout ce stress accumulé durant ces quatre dernières années m’empêche d’apprécier le chemin parcouru. Et puis je ne vais plus revoir aussi souvent les copines. Ce diplôme signe également la fin de certaines relations. Ça va passer. Le master débute. Je me sens perdue. Je vis mal cette nouveauté. Ce n’est pas une question d’adaptation comme je le pensais. J’ai trouvé mes marques et je m’en sors mais je suis toujours mal.

En fait, la marmite est pleine et elle déborde. Je me prends donc en pleine figure toutes ces émotions vieilles de plus de vingt ans pour certaines et c’est violent. J’ai demandé un signe à l’univers pour me guider. Il n’arrête pas de m’en envoyer et je reste aveugle. Sauf que la semaine dernière j’en ai enfin vu un et depuis je pleure…ça sort… Et ce matin j’ai eu droit à un autre. Chez DrCaso d’abord. “Est-ce que vous croyez au coup de foudre ?” Bah oui, ça m’est déjà arrivé mais toujours à sens unique. “A quel moment de votre vie vous être-vous senti terriblement seul ?”. En fait, en réfléchissant bien, depuis l’adolescence je me sens terriblement seule. Je suppose que c’était une sorte de protection pour éviter de surcharger la marmite. Je continue ma lecture de blogs ce matin et j’arrive chez William qui écrit que “mon pays à moi aussi, c’est l’Amour”. Nouveau coup de poing, vite mettre ça dans la marmite. Ah ben non, il n’y a plus de place. Il faut faire face à présent. Et tant qu’à faire, autant plonger les deux mains à l’intérieur et sortir toute cette cochonnerie une fois pour toute. Bon, je vais retourner pleurer un coup…

L’avantage d’une telle période c’est que je me débarrasse enfin de ces derniers kilos que je trouvais superflus. Apparemment je n’ai plus besoin de cette bouée.

Et pour terminer en musique je vous propose un de mes groupes chéris : Nothing but Thieves avec Take this lonely heart

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Mes cours du semestre

Qu’est-ce que j’étudie exactement ?

Dans la psychologie du travail et des organisations j’apprends à observer comment s’organise une entreprise puisque ceci explique beaucoup des comportements adoptés à l’intérieur de cette dernière. Pour cela, j’ai dû me pencher sur mon employeur. Regarder l’organigramme dont j’ignorais tout, discuter de la distribution des tâches, de la transmission de l’information, etc. Effectivement, je comprends mieux certaines choses, ce qui ne me rassure pas pour autant 🤣. Ensuite nous avons dû observer, en groupe imposé, les différences culturelles entre quatre pays à savoir la Suisse, la France, les Etats-Unis et le Japon. Super mauvaise ambiance. Après avoir réalisé que la discussion était impossible, je me suis contentée de faire le strict minimum et n’ai même pas lu la version finale rendue pour note. Je suis partie du principe qu’on aurait au moins la moyenne. Je vois que le travail suivant à rendre est une discussion sur le travail de groupe en général et notre groupe en particulier. Beurk, il va falloir que je continue à ressasser ce cauchemar.

En Statistiques nous devons trouver une problématique liée au monde du travail et fouiller la littérature scientifique pour en parler. Avec ma binôme nous avons décidé de nous intéresser à la satisfaction au travail qui serait liée au fait de participer à la prise de décisions. Comme nous travaillons avec un accès aux statistiques des ménages suisses, nous n’avons pas besoin de conduire de sondages heureusement. Nous savons déjà que nous ne prenons en compte que les salariés sans responsabilités d’encadrement, que nous allons probablement différencier les ouvriers des employés de bureau. Il ne nous reste “plus qu’à” lire des tonnes d’articles pour affiner notre cadre théorique.

Pour la psychologie des processus socio-affectifs nous avons d’abord étudié la régulation émotionnelle. C’est-à-dire, comment nous réglons, ou pas, nos émotions face à certains événements. Nous pouvons éviter de croiser quelqu’un, focaliser notre attention sur les chaussures d’une personne plutôt que croiser son regard, réévaluer la situation et prendre d’autres paramètres en compte, etc. Ensuite nous avons étudié la régulation émotionnelle sociale, à savoir comment réguler les émotions de façon volontaire chez quelqu’un d’autre que nous et quels sont les risques auxquels nous pouvons faire face. A présent nous nous intéressons aux compétences socio-émotionnelles dans le milieu scolaire. J’ai déjà lu ce qu’il fallait lire…mais n’ai aucun souvenir. Il me reste donc du travail 📚.

Et pour terminer en musique je vous propose Muse avec Pressure

Ghosting

Dr Caso nous pose des questions auxquelles j’ai décidé de répondre ici.

  • Qui a eu le plus d’influence sur votre vie ? Qu’est-ce que cette personne vous a appris de si important ?

J’ai été assez surprise de constater que l’influence de mes parents ne me plaît pas particulièrement. Je suis sujette à plein de préjugés et de valeurs qui ne me correspondent plus et dont il est parfois difficile de se débarrasser. Et chaque fois que je vois ma maman j’ai tous ces affreux schémas qui se réactivent et me filent de l’urticaire. L’avantage c’est qu’à présent je m’en rends compte donc c’est plus facile de les ignorer. En revanche, je n’ai par une personne en particulier qui m’aurait transmis quoi que ce soit de positif. J’observe énormément les gens et je prends ce qui me plaît. Donc influences hétéroclites.

  • Quel est votre groupe, compositeur ou chanteur/chanteuse préféré(e) )

Alors j’ai cinq groupes dont je suis l’actualité car ils me font du bien au moral : Muse, Bastille, Nothing but Thieves, Kasabian & Franz Ferdinand. Je ne loupe aucune sortie de leur musique et j’aime regarder leurs concerts sur le net. A part eux, je picore par ci par là plein d’artistes.

  • Est-ce que vous avez jamais écrit des poèmes ou des histoires ? Est-ce que vous les avez toujours ? Est-ce que ça a été publié ?

Oui ado j’avais écrit un “roman”; monde de bisounours & paillettes, monde qui me faisait rêver et m’éloignait de mon quotidien que je n’aimais pas. Il doit être à la cave. Trop honte pour le relire mais le pire c’est que je crois bien que je n’ai pas trop évolué de ce côté là 😭.

  • Est-ce que vous étiez plutôt sage ou plutôt insupportable quand vous étiez enfant ?

Totalement invisible, sans aucune personnalité. Je faisais ce que l’on attendait de moi. Je parlais peu, les gens me fuyaient…et me fuient encore s’ils n’ont pas la patience de mieux me connaître. Je lisais l’interview d’un gars qui disait que le temps d’aller aux toilettes, lorsqu’il revenait les gens en profitaient pour partir. Pareil pour moi. Ou alors ils font semblant de dire bonjour avec la main à quelqu’un et s’en vont. A présent ça me fait rire ce super pouvoir que j’ai 🤣. Que voulez-vous, je parle peu mais mes questions dérangent…

Et pour terminer en musique je vous propose un tout vieux truc de Partenaire Particulier  Elle est partie

Lectures 24-25

Mon cerveau s’est remis à poser vingt mille questions philosophiques auxquelles je n’ai pas de réponses, du coup je m’évade dans la musique, les livres et mon imagination. Pour couronner le tout, demain je me rends à l’enterrement de mon oncle. Autant dire que cela n’aide pas mon cerveau à se calmer…Bref, je m’ennuie ferme et je déteste cet état !

Le vingt-quatrième livre lu dans l’année est la troisième partie de la saga d’Elena Ferrante Celle qui fuit et celle qui reste.

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Je suis restée un peu sur ma faim cette fois-ci. Mais peut-être est-ce lié à ce que je raconte ci-dessus qui sait ? Rythme bien plus lent, ce qui en soi ne me dérange pas tant, mais c’est surtout l’impression de lire une longue plainte et ce n’est pas ce dont j’avais besoin. Le dernier volume m’attend, j’espère y retrouver le plaisir des deux premiers.

Je fais à présent partie d’un petit club de lecture qui se réunit…une fois par an autour d’une bonne table achalandée par toutes. J’aime ce principe où il ne faut pas se voir toutes les X semaines, car dans ces cas-là, je me sens vite prisonnière. Alors là j’ai accepté. Nous avons un mois et demi pour lire un bouquin avant de le faire parvenir à la personne suivante dans une liste préétablie. J’avais du premier octobre jusqu’au quinze novembre pour lire Paula Hawkins Au fond de l’eau.

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Au début, je n’ai pas aimé. Je pensais lire du mauvais Mary Higgins Clark, auteure que j’ai arrêté de lire depuis longtemps car je trouve que ses livres ne valent plus les premiers. Et puis je me suis dit qu’il fallait que je fasse abstraction de toutes ces petites techniques littéraires qui me déplaisent et me concentre sur le roman à proprement parler. Et j’ai eu raison car l’histoire est finalement bien. Une femme est retrouvée morte dans le “Bassin aux noyées”. Une enquête est ouverte et chaque chapitre  donne la parole à un protagoniste. On y découvre Jules, la soeur de la morte, Lena la fille, Sean le policier, Erin la policière, Nickie la folle, Louise une femme endeuillée, etc. Toutes ces personnes cachent quelque chose et emportent le lecteur qui veut avoir le mot de la fin.

Pour terminer en musique je vous propose Gaëtan Roussel avec Je veux bien, je ne sais pas extrait de son très beau nouvel album.