Archive | février 2019

Zombie

Avez-vous comme moi constaté que nous sommes cernés par des zombies, le dos arqué, le regard braqué sur l’écran de leur téléphone portable avec parfois des difficultés à avancer d’un pas régulier ? Je vous parle des accros au smartphone.

Kevin Roose faisait partie de ces gens-là et en parle dans le NYT. Il explique qu’il passait jusqu’à 5h par jour le nez plongé sur son téléphone et saisissait ce dernier au moins 100 fois dans la journée. Il s’est rendu compte que son niveau de concentration diminuait et qu’il devenait incapable de rester devant un film du début à la fin. Il a donc appris à se sevrer de son appareil.

Je ne suis pas une accro à mon smartphone. Déjà parce que j’ai la phobie du téléphone. Ne me demandez pas de vous appeler, ça me donne des sueurs froides. Cependant, depuis peu, vous pouvez m’appeler. J’ai modifié la sonnerie et j’ai droit à une chanson que j’aime beaucoup à la place. Du coup j’aime quand ça sonne, je ne stresse plus autant qu’avant. Je devrais peut-être l’écouter avant de devoir faire un appel, histoire de me détendre un peu 🤔.

J’utilise Instagram pour passer le temps. C’est-à-dire que lorsque je m’ennuie, je regarde des photos. Je n’en publie que très rarement. Je ne vais pas sur Twitter qui est pourtant installé. Je n’ai aucun jeu. En revanche, j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup utiliser WhatsApp…et ça, c’est un problème. J’ai donc pris l’habitude de couper les notifications. Malheureusement, comme mon appareil est près de moi au boulot ou à la maison, je guète la petite lumière qui signale l’arrivée d’un message. Mais la nuit je coupe le son. Quand je vais me balader j’ai rarement mon appareil avec moi et si je suis accompagnée, le téléphone reste au fond du sac. Je n’ai donc pas une utilisation intempestive de mon smartphone. Si je passe une soirée en votre compagnie et que vous consultez régulièrement votre appareil, je vous le ferai remarquer et vous proposerai d’écourter la sortie puisque vous semblez vous y ennuyer.

Mais alors, moi qui parle toujours de Twitter, quand est-ce que je vais dessus ? Le matin, depuis mon iPad, entre le moment où je suis prête et l’heure de mon bus. J’ai entre dix et vingt minutes. Avant je consultais également Facebook mais j’ai arrêté cette application. Et le soir quand je rentre, je sors le fauve, le nourris puis m’installe sur mon canapé et je lis mon fil d’actualités. Voilà. Si je m’ennuie ou qu’un sujet qui fait la une m’intéresse particulièrement, je vais me connecter plusieurs fois dans la soirée. Autrement, ça attend le lendemain matin.

Je ne suis donc pas accro…mais si on m’enlève mon téléphone, mon iPad et mon ordinateur, je serai malheureuse 😬.

Et pour terminer en musique, je vous propose Such a shame avec Talk Talk

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Loneliness

Le New York Times indique dans un article, que la solitude est mauvaise pour la santé. L’homme est un animal social et l’isolation peut être un risque de décès prématuré. Il y a un sacré raccourci ici car ce n’est pas expliqué en quoi la solitude est mauvaise pour la santé. Mais passons.

Gretchen Reynolds, l’auteure de l’article, explique que le sentiment de solitude est un état d’esprit. Elle se réfère ensuite à une étude menée par l’université de Carnegie Mellon. Pour diminuer leur solitude, des sujets ont utilisé une application sur leur téléphone (je ne suis pas sûre que utiliser une application sur son téléphone soit ce qu’il y a de mieux. Je vais parler de l’utilisation des smartphones demain, toujours grâce à un article du NYT). Il s’agissait d’une méthode de Mindfulness qui aide la personne à prendre conscience de l’instant présent et des sensations ressenties. Mais en plus de cela, les personnes devaient formaliser à haute voix un “oui” pour signifier qu’elles ressentaient quelque chose et notaient une impression de sérénité. Et alors ?

Alors, il semblerait que prendre conscience de son corps, son ressenti, l’instant présent ne suffit pas. Il faut encore le formaliser à haute voix et le sentiment de solitude va tendre à disparaître. De plus, les personnes notent une amélioration dans leurs relations sociales. En effet, elles interagissent plus facilement avec les personnes qui les entourent après avoir utilisé l’application durant quelque temps tout en vocalisant un beau “oui”.

J’ai l’habitude de me parler à voix haute. Et j’ai constaté que quand un sujet me dérange, l’énoncer clairement et m’entendre le dire, ça diminue déjà mon stress et m’aide à mieux appréhender la chose. En gros, je me mens bien plus facilement dans ma tête car les raccourcis sont vite empruntés. Quand on s’exprime oralement, on ne le fait pas par mots-clés. Dire un “oui” pour reconnaître un ressenti est déjà un bon pas. Dire “je me sens bien” à haute voix ou même “là, je me sens tendue aux épaules” permet au cerveau de mieux traiter l’information et y faire face, l’accepter. Lorsqu’une personne se retrouve face à un psychologue, c’est finalement ce qui se passe; le psy aide son patient à prendre conscience de ce qu’il ressent et à le formuler.

Cet article me rappelle que je ferais bien d’énumérer également mes ressentis lorsque je converse avec moi-même. Je verrai si d’ici un mois je note un changement positif dans mon comportement. Et vous, est-ce que vous dites à haute voix “oh, quel moment agréable je suis en train de vivre, je me sens bien détendue…” ?

Et pour terminer en musique, je vous propose Enigma avec I Love you…I’ll kill you

 

 

Les p’tits souvenirs

L’idée vient de

Quelles activités avez-vous mises de côté par manque de temps, d’argent, ou d’énergie, récemment?
Heu…je marche sans doute moins que du temps où j’étais au chômage. Ce n’est pas par manque de temps mais par fainéantise.

Quelle est la citation qui vous inspire le plus?
Ma mémoire de poisson rouge n’en a pas mais je vais vérifier de ce pas si j’en ai notée une dans mon petit carnet.
“Je suis souvent étonné de voir combien chacun s’aime lui-même plus que tout et pourtant tienne moins compte de son propre jugement sur lui-même que de celui des autres” Marc-Aurèle ou encore “La guerre c’est mal” Miss France 🤡.

Si la durée de vie moyenne d’un être humain passait à 50 ans, que changeriez-vous à la façon dont vous vivez aujourd’hui?
Comme il ne me reste plus tant d’années que ça…je joue les divas et je m’endette 😝. Plus sérieusement, je préfère ne pas y penser si je ne veux pas déprimer. Merci.

Si vous deviez obligatoirement aller vivre dans un autre pays, lequel serait-ce et pourquoi?
Le Canada parce que je trouve que les gens sont plus aimables que chez moi. L’Australie car je rêve de visiter ce pays. L’Angleterre car mis à part certains mauvais souvenirs, j’y ai passé une bonne année il y a fort longtemps.

Quelle chanson (ou morceau de musique) avez-vous récemment fredonné?
J’ai en permanence une chanson dans ma tête sauf quand j’en écoute. Donc quelle est la dernière fredonnée ? Au moment où je me relis (ça m’arrive parfois) voilà ce que je chantonne I’m pedalling backwards, even if I’m pedalling alone, can’t help it, I relive it, I relive it all… Titre Winter of our youth de Bastille.

Qu’est-ce que vous savez cuisiner de meilleur?
Je suis nulle en cuisine, je n’aime pas ça. Mettre dix minutes les pâtes dans l’eau bouillante et rajouter ensuite du fromage râpé ça compte ???

Et pour terminer en musique, je vous propose Scott McKenzie avec San Francisco

Degré zéro d’empathie

J’hésitais à écrire cet article car je ne vais pas me lancer des fleurs 😅.

J’avais les cours samedi et n’étais pas très motivée. En plus, comme d’habitude, je me suis très vite ennuyée parce que les choses n’avancent pas assez vite. Alors quand le prof annonce que nous avons 45 minutes pour faire un petit exercice en groupe, je me décompose. Quarante-cinq minutes pour un petit exercice merdique. En plus, je l’ai déjà fait. Nous avions un article à lire à la maison et les questions s’y rapportant. Ça m’a pris cinq minutes pour y répondre et là, nous avons 45 minutes pour les traiter. Je regarde Josephine, aussi dépitée que moi. Elle aussi y a déjà répondu. On décide alors de comparer nos réponses. Bingo, on a les mêmes ! Et voilà que Anna demande à se joindre à notre groupe. Elle n’a pas lu l’article, ne l’a apparemment même pas avec elle, ni les questions. Le prof lui suggère de prendre ce temps à notre disposition pour lire l’article. Anna ne semble pas très motivée et elle n’a pas de chance : Josephine et moi ne sommes pas particulièrement disposées à lui faire la lecture, lui résumer l’article ou lui commenter les réponses.

Le prof annonce le devoir à rendre pour dans deux semaines. Plutôt que s’ennuyer et regarder les autres discuter des plombes sur chaque question de l’exercice, Josephine et moi décidons de commencer le devoir. Anna ne montre toujours pas la moindre volonté. Nous l’ignorons, comme deux rustres. Il nous aura fallu dix minutes pour compléter le devoir. Josephine ne veut pas poster tout de suite notre travail, ça fait mauvaise façon. Elle note dans son agenda de l’envoyer d’ici quelques jours.

Entre temps, Anna, lassée, est retournée à sa place. D’autres groupes lui ont gentiment proposé de les rejoindre. Avec Josephine, on réalise que nous n’avons pas été très sympathiques, que nous n’avons visiblement pas beaucoup d’empathie…et on a ri ! Pour de futures psychologues, ce n’est pas terrible. On s’est consolées en se disant que là, on était dans le cadre de notre vie privée et qu’il ne fallait pas nous faire ch…

Si vous voulez que je vous parle avec bienveillance et que je montre de la patience à votre égard, prenez rendez-vous 😂.

Et pour terminer en musique je vous propose un vieux truc sympa Rob n’ Raz feat. Leila K avec Got to get

Cherche idées et compte à suivre

Il est samedi et je n’ai toujours rien rédigé pour ce dimanche. Je n’ai pas envie de faire mon “Retour sur la semaine” qui ne me passionne pas plus que cela. Mais du coup, je n’ai rien à publier et je suis en manque d’inspiration. Je vais probablement vous parler d’émotions prochainement puisque j’étudie le sujet et que je trouve ça passionnant. Mais pas à présent.

J’ai lu deux ou trois articles intéressants sur Twitter. Dans ces cas-là, je mets un petit “j’aime” pour les retrouver facilement et pouvoir en parler ici mais là, je suis fatiguée. Au sujet de Twitter, avez-vous des comptes à me conseiller ? J’en cherche en particulier des gens qui vivraient à Londres et qui racontent leur ville. Des journalistes ça va aussi. Je suis quelques comptes de personnes vivant à Paris et j’en ai un peu marre des articles sur les gilets jaunes. Vous me direz que Londres est lié au Brexit et les USA au mur anti-migrants. Guère plus passionnant à la longue. Mais comme je ne connais aucun blogueur sur Londres, je cherche des comptes Twitter, et si en plus il y a un blog sympa derrière, c’est encore mieux !

Voilà pour aujourd’hui. J’espère être plus inspirée demain puisqu’il faut que je rédige quelque chose pour lundi…

Et pour terminer en musique, je vous propose Foreign Affair avec Mike Oldfield feat. Maggie Reilly

Quelle est la source ?

Chaque fois que je rends un devoir dans le cadre de mes études, je dois citer mes sources. Au début, c’était un exercice que je trouvais difficile. Les citer dans le texte, les mettre en bibliographie selon des normes strictes, tout ça me prenait un temps fou. Après quatre ans, c’est devenu une évidence. Cependant, sur ce blog, je ne cite pas toujours ou du moins, pas correctement, par fainéantise. C’est mal, je sais. Pourtant, j’ai quand même développé ce réflexe des sources et ça me rend pénible. Voici trois exemples pour illustrer mon propos :

J’étais sur Twitter et je clique sur un lien qui parle de psychologie. Je lis l’article que je trouve un peu étrange. Il est sympa mais me semble un peu léger, pas très étayé. Je regarde alors sur quel site je me trouve : je suis sur une adresse quelconque, qui ne cite rien, ce n’est donc pas très scientifique. Mon esprit critique fonctionne, je sais repérer les informations bidons ou incomplètes. OK, je pense que je me fais quand même avoir parfois, faut pas rêver.

Dernièrement, ma collègue me parle d’un mail qu’elle a reçu et qu’elle envoie à toutes ses copines parce que c’est “trop bien”.  Elle m’explique de quoi il s’agit. Et la chieuse que je suis de lui répondre : “Heu, tu as une référence qui appuie ce texte ?” Elle me répond que non, qu’elle ne voit pas où est le problème. Ben justement, c’est du vent, basé sur aucune preuve. Je lui indique alors qu’en faisant suivre ce genre de message elle propage de fausses informations. “Bah, je m’en fous, ce texte est trop bien !” Les fake news ont de beaux jours devant elles.

Une copine me parle d’un message qu’elle a reçu sur WhatsApp, qui est plutôt du genre “en chaîne”, à faire suivre à toutes ses amies. Ce qu’elle n’a pas fait car ce genre de truc l’énerve et qu’elle ne voyait pas de référence donc elle ne voulait surtout pas se lancer bêtement. On discute alors de ce fameux message qui indique, en gros, qu’un professeur de l’université X (on n’a pas le nom du prof), donnait une conférence (pas de date, ni de lieu, ni de thème) et racontait que…. Elle trouvait louche qu’aucune de ces informations essentielles pour vérifier la véracité du discours n’apparaisse. Peut-être que c’est vrai, mais peut-être pas ou à nuancer. On n’en sait rien puisqu’on n’a aucune source à consulter. Mais comme il s’agissait d’un message qui disait du bien des femmes par rapport aux hommes, plein de personnes, comme l’aurait sans doute fait ma collègue, s’empressent de continuer la chaîne parce que “ce texte est trop bien !”

Trop bien ces manipulations d’opinions qui appuient sur la corde sensible…

Et pour terminer en musique, je vous propose Novaa avec Club paradise

The Leftovers

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Je parlais l’autre jour de créer une journée pour les coeurs esseulés et de profiter de ce jour pour se faire plaisir en s’offrant un joli cadeau. Les Chinois le font et la journée rapporte bien plus qu’à la Saint Valentin. Pourtant, à cause de l’ancienne politique du pays, il y a bien plus d’hommes que de femmes, et pourtant ces dernières restent célibataires et le vivent bien.

Ma copine C est en instance de divorce; elle ne supporte plus de tout faire à la maison après une journée de travail pendant que son mari attend bien sagement devant la télé que le ménage se fasse et que le repas soit prêt parce que lui, il bosse la journée. C’est bien connu que les femmes ne font que acte de présence sur leur place de travail. Ce qui justifie qu’elles gagnent moins que les hommes, on est d’accord.

En Chine, les employeurs préfèrent les hommes car les femmes sont trop occupées à la maison avec les enfants et tout ça… Ce qui explique que malgré le changement de politique natale, les femmes préfèrent n’avoir qu’un enfant plutôt que deux, voire aucun, rester célibataire et privilégier leur carrière. Et vive la journée des célibataires.

Et pour terminer en musique, je vous propose Ulysses Wells avec Back with the People