Archive | juin 2019

C’est quand qu’on mange ?

Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais j’ai faim en permanence. Normalement, je mange la moitié de mon pot de yogourt le matin et plus tard, j’enchaîne avec une à deux barres de chocolat (trois en période d’examens). Ces temps, ce n’est clairement pas suffisant.

20190619_100308.jpg

A midi, je peux dévorer une bonne salade ou une tranche de poulet avec des pâtes et de la sauce. Je n’ai jamais été une grande mangeuse. Mais là aussi, ce n’est plus suffisant. Vendredi passé, chez ma maman, j’ai mangé comme un goret à midi. Je me suis dit que de toute façon, j’irai courir le dimanche et me débarrasser des calories ainsi amassées. Il est vrai que la balance est super sympa avec moi. Le lendemain d’un gros festin elle me dit de faire attention mais deux-trois jours après, elle est de retour à la normale. Ce n’est pas pour autant que je vais m’empiffrer de chocolat, biscuits, chips et autres. Non, mon corps me réclame de la bonne nourriture ! Je louche vers le chocolat et je sens mon corps se crisper : non, il veut quelque chose de plus sain. Quelle poisse. J’ai une bonne grosse salade qui m’attend à midi avec concombres, radis, tomates et cervelas. Je doute que cela suffise. Il va falloir que je me remette à cuisiner un minimum et je déteste ça. Je dois réfléchir à trois repas équilibrés : samedi/dimanche, lundi/mardi et mercredi/jeudi pour savoir quoi acheter vendredi lorsque j’irai faire mes courses. Mais pour vendredi, je sais déjà ce que je vais manger : sushis 😍.

Et pour terminer en musique, je vous propose Simon & Garfunkel avec Sound of Silence

Monde d’assistés

Durant ma pause de midi, j’avance tranquillement dans mon livre audio. Il est l’heure de reprendre le travail, j’arrête la lecture. Quelle n’est pas ma surprise de voir apparaître un message qui me félicite. J’ai « gagné » un badge parce que j’ai écouté au moins 1 heure durant ma pause déjeuner. Et j’ai un bouton qui me propose de l’annoncer ! Je regarde ce que c’est que cette nouvelle merdouille qui me pollue. Je constate que j’ai déjà gagné un autre badge « feuilleteur » qui m’annonce que j’ai de bonnes habitudes et qu’il faut que je continue ainsi; j’ai écouté des livres audio pendant au moins 7 jours d’affilée. Tous les autres sont encore grisés mais je peux devenir « oiseau de nuit » en lisant la nuit, « grignoteur » en lisant plusieurs livres audios en même temps, « guerrier du dimanche » si je les écoute le week-end ou encore « sténographe » si je prends des notes. Je me contrefous de ces badges : j’écoute un livre audio si je veux et quand je veux. Je ne vais quand même pas commencer à planifier mes écoutes en fonction des badges que je pourrais glâner. Ma collègue me fait remarquer qu’on est de retour en petite enfance : des gommettes pour nous féliciter et on peut même les publier pour montrer à tout le monde à quel point nous sommes des gens biens.

Pour le jogging, mon application m’annonce que j’ai deux défis en cours. Etrange, je ne m’en étais pas rendu compte. Moi qui pensais courir pour mon simple plaisir. Même si j’ai bien fixé un objectif de 5km pour obtenir un entraînement plus ou moins adapté, je ne savais pas que cela était un défi. Et l’autre m’annonce que je suis mise au défi de courir 5km par semaine pendant le mois de juin. Ouééé j’ai déjà 75% d’atteint 🤪.

Du coup, je vais sur l’autre application de course pour voir ce qu’elle me raconte, puisqu’en général je ne regarde que ce qui m’intéresse. Je constate que j’ai battu de 21 minutes mon objectif de durée d’activité d’hier et ça me dit « beau travail ». De un, je n’ai fixé aucun objectif et de 2, je n’ai pas besoin que mon téléphone me félicite.

J’en viens à me poser une question : si toutes les applications se sentent obligées de nous féliciter pour « rien », c’est qu’il y a sans doute une demande. Ce qui vient à dire que les gens ne sont plus capables de trouver les ressources pour se motiver eux-mêmes. Je vais regarder le bon côté des choses : j’ai plein de travail qui m’attend en tant que future psychologue 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Lighthouse Family avec Light on

Lectures 18, 19, 20 & 21

20190519_185200

Voilà le livre que je devais lire ce mois pour mon club de lecture : René Prêtre Et au centre bat le coeur. L’auteur a été élu personnalité suisse en 2009. Il est spécialisé dans la chirurgie cardiaque chez les enfants. Dans ce livre, il raconte son parcours, détaille certaines opérations et son ressenti. Chaque chapître concerne une histoire entre-coupée de précisions scientifiques ou de retours sur le passé du chirurgien. Au début du livre, j’ai trouvé ces retours énervants, puis je m’y suis habituée ou alors ils ont un peu changé et restaient concentrés sur l’histoire en cours. A la fin, je ressentais à nouveau de l’énervement pour ces coupures. Concernant le tout, on en apprend beaucoup sur le coeur, sur ce travail minutieux qu’effectuent les chirurgiens qui se chargent de le réparer et sur le stress qu’ils doivent ressentir. J’ai eu l’occasion de croiser ce monsieur et les signes de grande fatigue sur son visage m’ont marquée. A présent je comprends mieux pourquoi.

20190606_193710

Je trouve le livre de Bret Easton Ellis, White, dans l’ensemble intéressant. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit mais je n’ai pas pour autant de réaction épidermique. Mais de quoi parle-t-il ? De grandir dans les années 70 à Los Angeles, de ses années à New York alors qu’il était souvent sous l’effet de la drogue ou de l’alcool voire des deux, de la jeunesse actuelle et du monde bienpensant dans lequel on vit. Par moment, je retrouvais le discours de Ricky Gervais qui dit que l’on a plus le droit de critiquer quoi que ce soit sans tout de suite avoir la ligue de la bienpensance sur le dos. Un long chapitre sur la critique du film Moonlight m’a ennuyée mais pour ce qui est du reste, et surtout la fin qui décrit le monde du spectacle ou les réseaux sociaux depuis 2016 est assez criant de vérité. J’hésite à plonger dans un vieux roman de l’auteur American Psycho parce que j’ai peur de le trouver un peu trop violent. On verra…

Psycopath_Test1-646x1024

J’ai dévoré ce bouquin de Jon Ronson The Psychopath test. Je ne connaissais pas ce journaliste dont le show a été mentionné par un artiste que j’aime bien sur son fil Twitter. Je suis curieuse, je fouine. J’ai débuté par son podcast The Butterfly effect que j’ai trouvé excellent. Il s’agit d’une plongée dans le monde de la pornographie et de ses effets sur des gens disséminés dans le monde entier. Je n’ai pas encore écouté la suite The Last Days of August mais c’est sur ma liste. Entre-temps, j’ai opté pour ce livre qui nous explique ce qu’est un psychopathe. Cela commence par une petite enquête qui mène le journaliste vers un homme étrange dont la folie a eu des répercussions sur plusieurs chercheurs en Australie, Angleterre ou Etats-Unis. Il se demande comment fonctionnent les psychopathes. Il se retrouve alors dans un hôpital psychiatrique face à un patient qui prétend être sain d’esprit mais a fait croire à la folie pour échapper à la prison. L’enquête débute et est passionnante. Après avoir parlé des dangereux psychopathes, il s’intéresse à ceux qui ne tuent pas, mais provoquent d’autres gros dégâts : ceux qui obtiennent les plus hautes places dans les entreprises ou en politique. Passionnant.

81h2gWPTYJL._AC_UL436_

J’ai lu le livre de Michelle Obama Becoming avec les oreilles. J’ai testé le livre audio et c’est Michelle elle-même qui m’a raconté son histoire durant plus de dix-neuf heures, le soir, dans le train, au boulot. Je trouvais cette femme intéressante avant, à présent je comprends pourquoi. Son parcours est intéressant et j’ai l’impression qu’elle est restée fidèle à elle-même. Ses centres d’intérêts alors qu’elle est jeune étudiante sont restés les mêmes et aujourd’hui elle a  les moyens de pouvoir mieux se faire entendre et défendre ses idées. Elle explique qu’elle n’aime pas la politique, même si elle émet 2-3 avis. Grâce à elle, on découvre ce qu’est la vie à la Maison Blanche, les galas politiques, les rencontres avec les grands de ce monde.

Les p’tits souvenirs

Les questions viennent de LA.

Quel est le premier voyage dont vous vous souvenez réellement, de votre enfance?
Nous faisions du camping et il y a eu de grosses pluies. Nous avons fini la nuit dans un hôtel. Je devais avoir 5-6 ans. J’ai également des bribes de souvenirs aux Canaries alors que j’avais 7-8 ans.

Quelles chansons vous rendent nostalgique d’un moment particulier de votre vie?
Difficile à répondre à cette question. Beaucoup de chansons me rappellent ma vie londonienne quand j’étais fille au pair. Sur le moment, ça n’était pas forcément une période agréable mais avec le temps, le côté négatif tend à ne plus avoir autant de valeur et il ne me reste que des impressions positives.

Est-ce qu’il y a des aliments ou des plats que vous détestiez quand vous étiez jeunes et que vous aimez maintenant?
Je n’aimais pas grand chose étant petite. A présent, j’essaie de goûter ce qui se trouve dans mon assiette même si je ne suis pas forcément une fan de nourriture. Le chocolat et les pâtes, ça me convient parfaitement 🍝🍫.

Est-ce que vous croyez que plus on est âgé et plus on accumule de la sagesse (wisdom)?
Non, pas forcément. Il y a beaucoup de vieux cons et on trouve également de jeunes sages. Pour ma part, je commence à ôter mes oeillères. Ça prend du temps et demande beaucoup de réflexions. Trop fastidieux pour certains…

Quel est l’un de vos plus mauvais souvenirs de vacances?
Des vacances au Canada avec ma maman. On s’est engueulées non-stop parce qu’elle était incapable de conduire, demander son chemin, trouver un hôtel, marcher lui faisait mal au dos mais elle ne voulait surtout pas trop boire parce que sinon il fallait aller aux toilettes, j’ai fini par prendre une chambre individuelle pour pouvoir dormir tellement elle ronflait fort et ça l’avait vexée et ça coûtait plus cher. Bref, des vacances épuisantes nerveusement.

Qu’est-ce qui vous a fait peur, cette semaine?
Mes examens et le fait que le train annonce un arrêt d’une durée indéterminée sur le trajet de l’aller. J’ai imaginé le pire et j’avais très envie de hurler/pleurer.

Et pour terminer en musique, je vous propose REM avec Losing my religion

Journal n°7 d’une joggeuse débutante

Lundi, 12h20, 16°. Deuxième jour de déluge. J’ai surveillé la météo qui annonçait une légère éclaircie durant 1h voire 1h30. Je suis donc allée courir durant cette courte accalmie. Il pleuvinait, ça allait. J’ai décidé de tester la nouvelle étape de mon entraînement. 800m de marche pour se chauffer puis courir rapidement six fois 400 mètres avec 400 mètres à la vitesse d’un escargot entre chaque course. Mon problème, je suis incapable de courir sur place donc j’ai opté pour la marche rapide. Cependant, je marche trop vite. L’essentiel, c’est que j’ai réussi à reprendre mon souffle. Quant aux parties où il fallait courir, au lieu de courir 6,5 minutes par kilomètre, j’avais tendance à être à 5,5 min/km. Je m’essoufflais vite. Mais j’ai tenu la cadence. Et la fin se fait en marchant pour ne pas s’arrêter d’un coup, marche que j’ai effectuée sous la pluie qui était de retour. 6,24km en 51min53.

Mercredi, 19h, 22°. Je me suis badigeonnée d’huile essentielle avant de partir, histoire de tenter de me détendre et respirer mieux. C’est la première fois que je ne me suis pas pris la tête avec ma respiration en courant. Miracle ! Tout s’est bien passé. J’ai refait l’entraînement et cette fois-ci, j’ai couru tout le long, même à la vitesse d’un escargot. Non stop durant 50 minutes durant lesquelles j’ai parcouru 5,7 km. Mon record sans marcher. Je suis trop contente. Je commençais à croire que l’objectif que je m’étais fixé, à savoir, courir 5km après 8 semaines d’entraînement, serait difficilement atteignable. Ben voilà, c’est fait. Mon programme est prévu pour que je réussisse à la fin des huit semaines au plus tôt, à courir 5km en 35 minutes. J’en suis encore loin mais je continue à progresser et c’est super motivant.

Dimanche, 8h35, 15,6°. Les nuages recouvrent le ciel, je pars avant que le soleil ne réapparaisse. Je suis vannée, je me lance dans le programme en me disant que je n’irai probablement pas jusqu’au bout mais qu’il faut absolument que je coures un peu pour chasser le stress. Les examens sont terminés pour ce semestre, je peux respirer à nouveau. Au final, j’ai couru un poil plus vite que mercredi. Tout s’est bien passé, je suis contente.

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Alive avec Runaway

Journées d’examens

Le départ pour mes examens a été légèrement stressant, comme si j’avais besoin d’une dose supplémentaire. En effet, dans le premier train, en route pour Lausanne, il y a eu un problème. Le train ne repartait pas après un arrêt et le contrôleur a annoncé qu’un autre train était en panne plus loin sur la ligne et qu’il ne savait pas quand on pourrait repartir. J’avais envie de pleurer.

20190615_085831

Finalement, nous sommes partis cinq minutes plus tard et j’ai pu avoir ma correspondance. Les examens ont lieu en Valais, à 1h30 de train de chez moi. La vue le long du lac Léman est superbe et ce matin, les nuages m’ont offert un magnifique spectacle.

20190615_085904

J’ai retrouvé les copines sur place, l’ambiance était sympa. Le premier examen s’est bien passé. Pas autant que je l’aurais souhaité mais bien quand même. Du moins, je pense l’avoir réussi.

20190615_090055

Le deuxième examen, celui que beaucoup de monde redoutait et que j’attendais avec impatience, s’est bien passé. C’est celui où il n’y a qu’une question à développer. J’espère que le prof pensera comme moi, à savoir que j’ai rendu une bonne copie 😄.

20190615_093429

Le dernier examen, les statistiques, fut catastrophique. Si j’obtiens la moyenne, c’est miraculeux. Je peux descendre jusqu’à 3 (8 pour les français) et compenser la note. En-dessous, je suis obligée de me présenter à nouveau en septembre. Il est hors de question que je repasse une minute sur cette matière de m…. Nous sommes beaucoup à avoir trouvé cet examen difficile, ça me rassure un peu.

20190615_114014

A présent je peux souffler. Je suis rentrée accompagnée de trois autres étudiantes, ça fait du bien. Je suis à présent en « vacances ». Dès lundi, je commence à travailler sur mon mémoire…ou pas !

Et pour terminer en musique, je vous propose Bastille avec Million Pieces

Dernière ligne droite…pour cette fois.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas trop la tête à réfléchir à des sujets divers ces jours. Je me donne 100% à mon stress.

Mercredi soir, j’étais limite hystérique. J’ai décidé d’aller courir pour me calmer. Mais avant de partir, je me suis frictionnée le plexus solaire et les poignets avec des huiles essentielles (HE) pour me calmer. Les autres produits testés ces jours ne fonctionnent pas. Le Rescue ou encore Sédatif PC : à la poubelle. Je sais que courir me détend sur le moment et encore une ou deux heures après. Mon problème c’est que je suis tellement bloquée que je respire assez difficilement. Et bien cette fois-ci,  les HE ont fait leur effet. C’est la première fois que je respire aussi bien en courant. Et j’ai couru…5,7km. Mon record absolu ! Oh que j’étais contente. J’avais mal partout en rentrant mais je me sentais tellement bien. Après la douche, je me suis massée les jambes avec une huile qui contient des HE et de l’arnica pour détendre les muscles. Aucune courbature ce jeudi matin.

Et le petit plus du jour ? Je me sens prête pour samedi ! Je réalise que malgré tous les problèmes rencontrés, c’est-à-dire le stress et mon incapacité à me concentrer, j’ai quand même emmagasiné des tonnes d’informations. Je vais tout relire une fois tranquillement aujourd’hui, quand j’aurai trouvé le courage. Vendredi je ne révise pas. En général, je ne sais plus rien, je mélange tout et ça me fait paniquer. Donc à présent je sais que le vendredi je ne dois pas ouvrir pas mes cours.

Pour me changer les idées, je vais aller boire le café avec des copines puis j’irai manger chez ma maman. Je lui ai quand même précisé que je ne boirai pas la moindre goutte d’alcool puisque d’habitude on prend facilement un verre de vin rouge avec le repas. Ensuite, je pars pour une séance chez ma coach et s’il fait beau, je terminerai par une trempette dans le spa de retour chez ma maman. Si je ne rentre pas trop tard, j’irai sans doute courir un peu. Je vais essayer de me coucher tôt pour tenter de dormir quelques heures, histoire que mon cerveau soit au top le lendemain. Samedi matin j’ai une heure et demie de train pour me rendre à mes examens. Les copines s’y rendent en voiture donc je serai seule pour le trajet. J’en profiterai pour relire ce que je ne sais pas et écouter de la musique. Ça tombe bien, un des groupes que j’aime sort un album ce vendredi. Ça sera l’occasion d’en profiter sans être dérangée.

Samedi à 16h30, je pourrai enfin commencer à me détendre. Bon, probablement un peu avant, je suis toujours dans les premières à sortir. Ça aussi c’est stressant : pourquoi je termine généralement jusqu’à une heure avant la majorité des gens ? J’ai toujours peur d’aller rendre ma copie car je me demande si je suis passée à côté de ce qui occupe tant les autres étudiants. Pourtant, depuis le temps, je sais que ce n’est pas parce que je réponds vite aux questions que mon travail est mauvais. C’est juste que j’ai une façon différente d’aborder les choses. On verra bien samedi.

Et pour terminer en musique, je vous propose, heu….aucune idée. Un vieux truc ? Ouais… Orchestral Manoeuvres in the Dark avec Electricity. Qu’est-ce que j’ai pu écouter cette chanson par le passé ! J’avais acheté un best of du groupe que j’ai écouté en boucle durant pas mal de temps.