Lectures 43, 44 & 45

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Margaret Atwood s’est lancée dans la suite de The Handmaids’ tale avec The Testaments qui se déroule quinze ans après les faits du premier roman. Trois personnes livrent leur témoignages : Tante Lydia qui explique comment elle est passée de juge dans un monde libre à son poste de tante dans un pays oppressif, et les deux filles de Offred, Daisy qui vit à Toronto et apprend sa véritable identité et Agnes qui raconte sa jeunesse à Gilead. J’ai bien aimé ces trois récits qui se recoupent et j’étais frustrée quand je devais arrêter mon écoute (livre audio). J’ai tout de même trouvé un gros point négatif : le dernier chapitre qui se passe trois cents ans après les faits.

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Le roman de David Foenkinos, Vers la Beauté, raconte l’histoire d’un homme qui quitte son emploi de prof aux beaux-arts à Lyon pour se retrouver gardien dans un musée à Paris. Le récit s’attarde également sur Camille, une jeune étudiante qui s’est suicidée. Y a-t-il un lien entre les deux ? Jolie histoire qui se lit vite.

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Une Année en Provence est le livre de Peter Mayle publié en 1994 que je devais lire pour mon club de lecture. L’auteur et sa femme, deux Anglais, ont décidé de s’installer en Provence. Le récit couvre une année et les chapitres représentent les mois. Il explique la façon de vivre dans cette partie de la France, les découvertes que son épouse et lui font, les surprises sur les différences culturelles. C’est sympa à lire mais un poil redondant. J’ai commencé à m’ennuyer à partir du mois de Juillet…

Et pour terminer en musique, je vous propose Claude François avec Mais quand le matin

8 réponses sur « Lectures 43, 44 & 45 »

  1. J’aime l’écriture de Peter Mayle (version originale, je n’ai pas la traduction). J’avais lu « A Year in Provence » et « Toujours Provence », il y a bien longtemps. Il me semble qu’ils m’avaient bien plu, mais que j’avais préféré les romans « A Good Year » et « Hotel Pastis ». En général, j’aime bien les livres qui traitent sur les différences culturelles, c’est un peu comme les découvrir à nouveau (on ne s’en rend plus compte quand on vit dedans). Les histoires de fictions me sont plus agréables à lire parce qu’elles sont moins annecdotiques et ont souvent un meilleur sens de direction.

    1. Je n’aurais jamais pensé qu’il était écrivain. Je croyais que c’était un gars qui voulait juste raconter ce qu’il vivait dans son nouveau pays. Peut-être que la traduction n’est pas très recherchée…

  2. Quand j’habitais en Irlande dans les années 90 tout le monde adorait « A Year in Provence ». On me l’a prêté et je me suis sentie attaquée en tant que française. Ça ne m’avait pas plu. De toutes façon je l’avais, en plus trouvé, pas très intéressant et pas si amusant que tout le monde semblait le trouver. C’est drôle parce que j’en parlais Al Marido il y a à peine une heure!

    1. Je ne suis pas Française et je peux dire que je n’ai pas vraiment perçu d’humour dans ce livre qui m’a plutôt ennuyée. A part la critique des ouvriers qui se rendent sur un chantier quand bon leur semble, le reste me semblait assez positif.

  3. Ils n’ont pas fait un film, du livre Une année en Provence ? Je ne l’ai pas vu, mais j’ai comme l’impression d’avoir vu un trailer. (En fait, je viens de rechercher, et apparemment non. Je dois confondre avec autre chose).
    Moi, je suis en train de lire un livre dont tu avais parlé assez récemment : Le bourreau de l’amour d’Irvin Yalom. J’aime bien, c’est plutôt intriguant.

      1. Disons que je trouve assez fascinant de voir comment se passent les psychothérapies. Ce que disent les patients et comment il réagit.

        Il y a deux trucs qui m’ont pas mal marquée : le premier, c’est ses interprétations des rêves (que je trouve un peu bizarres… toi qui étudies la psycho, ça se fait toujours d’interpréter les rêves ? J’avais dans l’idée que c’était un vieux truc).

        Un autre truc qui m’a marquée, c’est de lire tous les passages où il parle de ses sentiments à lui vis-à-vis de ses patients, et parfois des sentiments assez négatifs (comme avec la femme obèse). En fait, c’est assez logique, mais ça m’a fait réaliser qu’un psy est aussi un être humain, qui va prendre ce qu’on lui dit avec sa propre sensibilité… Même si en face, le patient peut s’attendre à ne pas être jugé, et va raconter des choses qu’il n’aurait dit à personne d’autre. Ce qui encore une fois, est tout à fait logique, mais… je ne sais pas, ça m’a étonnée / marquée.

        Du coup, sur ma lancée, j’ai emprunté un autre livre dans le même genre : « Journal d’une psychothérapeute » de Sylvie Tenenbaum, tu connais ? Je ne l’ai pas encore commencé.

      2. Concernant l’analyse des rêves, c’est un truc de la psychanalyse et je suis totalement hermétique à cette dernière.
        Le psychologue doit être capable d’analyser ses propres ressentis lorsqu’il est en thérapie afin de ne pas être biaisé par ces derniers et rester centré sur le patient. On apprend à repérer nos pensées, nos jugements et reconnaître ce qu’elles/ils déclenchent en nous. Quand Yalom a toutes ces pensées sur les femmes « grosses », ce n’est finalement pas un jugement sur la personne qui lui fait face mais un problème qui lui appartient et qu’il doit gérer pour qu’il n’interfère pas dans la relation avec sa patiente.
        Si tu viens vers moi pour arrêter de fumer et que moi je pense « oh, voilà celle qui pue la cloppe », la thérapie n’a aucune chance d’aboutir sur quelque chose de positif. En revanche, je peux amener ce que cela représente pour moi dans la conversation mais de façon à faire avancer les choses pas pour juger et condamner la personne du genre « pffff, quand vous arrivez, je suis à chaque fois dérangée par la forte odeur de cigarettes que vous dégagez… » mais plutôt « Je ressens une gêne par l’odeur de cigarettes et.. » et, là, je n’ai aucune idée de comment continuer mais pour garder ou gagner la confiance du patient, il faut être honnête si on n’arrive pas à passer outre nos sentiments.
        Je ne connais pas l’auteure dont tu parles. Tu me diras si c’est intéressant.

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