Inondation dans le cerveau

Aujourd’hui je vais parler, en gros, d’AVC ou pour ceux qui ne connaissent pas ce sigle, d’accident vasculaire cérébral. C’est ce que je suis sensée avoir étudié ce mois mais j’avoue ne pas trop m’être attardée sur le sujet car ça me stresse (jamais j’aurais pu suivre des études de médecine). Pour vous en parler, je vais me contenter de relire mon cours qui indique que le tiers des victimes restent handicapées et un quart meurent. Pas joyeux. L’information la plus importante c’est qui contacter : le 112 pour les urgences (Suisse et Europe) ou le 144  pour appeler une ambulance en Suisse (je viens d’apprendre ces numéros, alors que c’est super important). L’AVC est une urgence vitale qu’il vaut mieux traiter dans les 4,5 heures maximum.

Les symptômes ? Voici une liste de ce qui survient le plus souvent :
– Paralysie soudaine, le plus souvent d’un seul côté du corps et pas forcément tout le côté. Cela peut être un bras, un pied, une face du visage, ou une insensibilité d’une partie du corps
– Cécité subite (souvent d’un seul œil) ou vision double
– Troubles de la parole. La personne qui fait un AVC va parler un langage un peu embrouillé sans pour autant s’en rendre compte. C’est à l’entourage d’être attentif. La victime peut avoir des difficultés soudaines à comprendre ce qu’on lui dit.
– Vertiges violents et incapacité à marcher.
– Maux de tête soudains, intenses et inhabituels. Ça c’est le signe qui m’effraie le plus puisque je suis sujette aux migraines. Quand j’ai terriblement mal, je me pose devant un miroir et je souris pour vérifier que les deux côtés de mon visage réagissent 🙄. Faudrait que je demande à ma prof si c’est utile…

Il existe deux sortes d’AVC : dans 80% des cas, il s’agit d’un vaisseau obstrué. Les 20% restant concernent une hémorragie due à l’éclatement d’un vaisseau sanguin.

Les séquelles les plus fréquentes :
– hémiplégie (paralysie d’un côté du corps), entraves à la mobilité
– troubles cognitifs : troubles de la parole, de la compréhension, de la vision, de la mémoire
– dépression
– épilepsie

Qu’est-ce qu’on se marre avec mes cours, je sais ! Mais il est important de savoir reconnaître les symptômes pour agir le plus rapidement possible. Mon cours continue en expliquant les différentes parties du cerveau et ce à quoi elles servent. Si par exemple l’AVC a lieu dans la partie arrière du cerveau, c’est la vision qui va être touchée. Cela peut être un champ visuel qui est affecté (on ne voit plus ce qui se trouve sur notre droite par exemple) ou on voit clair mais on n’identifie pas ce qui nous entoure ou si on veut prendre la tasse devant nous, on n’arrive pas à l’attraper. Il existe la voie du « où » qui nous permet de nous situer et la voie du « quoi » qui voit les objets et peut les nommer. Si cette partie là est touchée et qu’on vous demande « passe-moi le sel », vous serez incapable d’identifier la salière qui se trouve pourtant juste devant vos yeux.

Tout ça est très intéressant cependant, il y a encore une partie à ce cours et là, ça ne m’intéresse absolument pas. Je parle de toute la partie vascularisation. On y apprend (heu, pas moi en fait, je fais l’impasse de toute façon ça ne rentrera jamais dans mon cerveau, je suis butée) l’anatomie de l’artère carotide qui se divise en 4 branches terminales et on voit le détail de ces branches (il y a même le diamètre de mentionné !) et quelle partie du cerveau elles vascularisent et donc quelles lésions vont toucher la personne.

Le travail du psy ? Si le patient a la partie frontale du cerveau qui a été touchée (ça c’est le neurologue qui va le déterminer), il va tester la motricité du patient ou encore sa production langagière. Comme chaque partie du cerveau a ses propres spécificités, il faut bien les connaître pour identifier les éventuelles fonctions lésées.

Vous raconter ça, ça m’a fait du bien. Je constate qu’à part la partie vascularisation, c’est en fait très intéressant. Chouette car je vais avoir une conférence sur le sujet au cours aujourd’hui. Je me réjouis.

Et pour terminer en musique, je vous propose Stereophonics avec Bust this Town

7 thoughts on “Inondation dans le cerveau

  1. C’est effectivement passionnant 🙂 Ma grand-mère a fait un AVC et s’est retrouvée très affaiblie d’un côté du corps. Elle a refusé la physio et a terminé entièrement paralysée après quelques mois 😦 (En anglais on utilise BE FAST: balance, eyes, face, arms, speech, time to call 911! Je me souviens d’un épisode génial de House où une photographe s’auto-diagnose comme ça, c’était super impressionnant!)

  2. Un de mes profs de l’école secondaire avait fait un AVC. Il n’est pas mort mais on ne l’a plus jamais revu… Ça m’avait beaucoup marquée, d’autant que je l’aimais bien. Il était jeune, pourtant, la quarantaine, je dirais.
    Ça me stresse aussi de lire ça, je suis contente de ne pas avoir à l’apprendre. Même si effectivement, il peut être très utile de savoir reconnaître ces symptômes.

    • Savoir reconnaître les symptômes peut sauver des vies, la nôtre également. Quant à ton prof, il a peut-être eu droit à une longue rééducation pour retrouver une vie à peu près normale. L’intervenante au cours nous a expliqué comment les gens devaient travailler pour retrouver leur mémoire ou encore réapprendre à parler si la zone du langage a été touchée. C’était passionnant.

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