Archive | janvier 2020

Déshydratation

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Il faut boire ! Minimum 1,5l par jour selon certaines sources, 2l selon d’autres. Je n’ai jamais soif ou très rarement, donc boire ne serait-ce qu’un litre est déjà une mission difficile pour moi. Pourtant, mon médecin me répète chaque année que je ne bois pas assez et que c’est mauvais pour mes reins. Alors je me force à préparer mon petit thé chaque matin et descendre un litre. Et voilà qu’on me dit que c’est mauvais de boire du thé toute la journée et que je me déshydrate ! Si je me lève chaque nuit pour aller faire pipi c’est certainement dû à ma déshydratation. Alors ?

Alors je n’ai rien trouvé qui peut affirmer clairement que boire du thé est mauvais. Oui, boire presque deux litres de cette boisson par jour n’est pas sain. Le thé contient de la caféine qui est un diurétique donc il faudrait tout de même faire attention. Une étude a été menée pour mesurer la différence d’hydratation sur 24h en ne buvant que de l’eau ou que du thé. La conclusion est qu’il n’y a aucune différence. Cependant, il n’y avait que 21 participants et le taux de caféine n’a pas été mesuré.  Je ne sais donc toujours pas si ne boire que du thé durant la journée est bon ou mauvais.

J’ai décidé de changer mes habitudes pour vérifier si je note une quelconque amélioration. Dans ma grosse bouteille, j’ai de l’eau fraiche dans laquelle j’ai pressé une rondelle de citron pour ajouter un peu de goût. Dans l’autre, j’ai du thé. Le tout fait 1l que je dois boire durant ma journée de travail. Bien entendu, si je cours le soir, je bois un peu après mais pas beaucoup, un demi-litre tout au plus.

Pourtant, être bien hydraté rend la peau lisse, diminue les rides et maintient nos reins en bonne santé. Mais la question primordiale est : est-ce qu’on se lève quand même en pleine nuit pour aller faire pipi ???

Et pour terminer en musique, je vous propose Françoise Hardy avec La Maison où j’ai grandi

 

Histoire de télé

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Ma tante voulait changer sa télé car le son n’était pas optimal, elle rencontrait régulièrement des problèmes. Après une recherche rapide sur internet, je lui explique comment corriger la chose. Elle ne peut pas car sa télécommande est un point laser à orienter sur l’écran, il n’y a pas de chiffres sur lesquels appuyer. Je comprends qu’en fait elle a besoin d’une excuse pour justifier le fait qu’elle veut investir dans un nouvel appareil. Pas de problème, moi j’hérite de l’écran « défectueux ».

Mon autre tante, qui ne pouvait pas avoir Netflix sur sa télé, a elle aussi décidé de changer. Ma maman a hérité d’un magnifique appareil d’une marque réputée. J’ai été appelée à l’aide pour installer deux-trois trucs puisque je suis la spécialiste de la famille dès qu’il y a un problème d’ordinateur ou d’installation d’appareil multi-média. Mes tantes m’ont ensuite proposé de passer à une petite dégustation de whisky. Des journées comme ça c’est bien sympa mais je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour la santé 🥂.

Une fois de retour à la maison, j’ai installé ma nouvelle télé magnifique, avec une excellente qualité sonore et une télécommande qui, si on appuie sur un bouton, propose un pavé numérique à l’écran. Oui, des journées comme ça, j’en veux bien encore un peu.

Et pour terminer en musique, je vous propose Francis Cabrel avec Tout le monde y pense

Vocabulaire

Depuis que je me suis levée ce matin, je lutte désespérément contre le sommeil. Je somnole toujours dans le train mais aujourd’hui, j’ai eu peur de m’endormir. Ensuite, dans le métro, malgré le monde, j’étais dans ma bulle, ignorant totalement les gens autour de moi. Je n’arrête pas de bailler, à me décrocher les mâchoires. Je lis mes cours et je sens ma tête qui penche dangereusement vers l’avant. Lorsqu’un client arrive, je sursaute, le bruit de la porte me réveille. Mais quel est le lien avec le titre de l’article ? J’y arrive.

J’explique à ma collègue que je sens que je m’endors et que j’attends avec impatience l’heure de la pause durant laquelle j’irai dormir. Elle me rétorque qu’il lui arrive également de « s’assouplir ». Je ne dis rien, nous continuons la conversation et là, une deuxième fois, elle me parle de s’assouplir. Je la corrige cette fois-ci. Elle me regarde, intriguée. Alors je répète « assoupir », il n’y a pas de « l ». Elle me demande alors si je suis sûre. Je réponds que oui…puis je doute. C’est affreux ce manque de confiance en moi qui m’assaille dans tous les domaines. Je lui donne un exemple pour définir « assouplir » : une personne rigide, avec des œillères, qui commence à accepter de sortir un peu des rangs. Puis, discrètement, je vais vérifier que je ne dis pas des sottises.

Plus jeune, je n’avais qu’un vocabulaire restreint. Je ne lisais pas, m’intéressais à rien et ne regardais surtout pas les émissions où le parlé était soutenu. Quand parfois j’employais un mot qui sortait du lot, ma sœur se moquait de moi : « Oh, tu as appris un nouveau mot ? » Quand je regardais les interviews des artistes que j’admirais, j’avais toujours peur que comme moi, ils ne comprennent pas les questions des journalistes. Je me faisais la réflexion que je ne pourrais jamais être quelqu’un de connu car j’aurais l’air stupide à la télé si on me questionnait. En plus, un copain m’avait fait remarquer un jour que j’avais le vocabulaire d’une gamine. J’avais eu honte.

Évidemment que les choses ont changé, que je m’intéresse à énormément de choses, que je lis beaucoup, que mon vocabulaire s’est étoffé mais voilà, ces moqueries du passé sont bien ancrées. C’est pourquoi je ne corrige pas systématiquement ma collègue, je ne veux pas la vexer. De plus, je crois que ne posséder qu’un maigre stock de mots ne la traumatise pas…

Et pour terminer en musique, je vous propose Maëlle avec Sur un Coup de Tête. Je ne connais pas cette chanteuse mais j’ai entendu cette chanson chantée par son auteur, Calogero, et je l’ai bien aimée.

Le travail c’est la santé

Patricia a décidé de débuter son mémoire maintenant. Donc maintenant elle a contacté un prof, maintenant elle a décidé de son sujet et maintenant, elle veut commencer à rédiger son travail de recherche parce qu’il ne nous reste que trois semestres d’études et c’est un peu juste. Je l’écoute distraitement stresser. Je ne peux rien faire pour elle. Un peu plus tard, ma conscience me dit que je devrais peut-être aussi m’inquiéter de débuter le mien. Comme cela fait déjà plus de six mois que je repousse aux calendes grecques le départ, il serait temps de m’activer. Sauf que je ne suis pas plus motivée que ça. Mais avant de passer à autre chose, je m’oblige à relancer mon prof, comme ça j’ai l’excuse de dire qu’il ne me répond pas pour expliquer pourquoi je glande.

Contre toute attente, il me contacte et nous arrivons enfin à fixer un rendez-vous. Je réalise alors que je vais avoir un semestre chargé et c’est exactement ce qu’il me faut. C’est le seul moyen de me faire travailler un minimum. Du coup, j’ai déjà commencé à bosser mes statistiques car je patauge complètement. Cette semaine, le cours qui va demander le plus de temps débute. Et cette fois-ci, je ne peux plus vraiment repousser mon travail de mémoire. En effet, le prof m’a demandé si je voulais gérer mon temps et le recontacter une fois que la partie dont nous avons discuté sera rédigée ou si je préfère un délai. Il a peur qu’un délai soit une source de stress et que je n’ose pas demander à repousser la date si je n’arrive pas à suivre. Je me connais. J’ai demandé une date fixe de rédition pour m’obliger à travailler sinon je vais continuer à procrastiner. Et je connais mes capacités de travail, je ne m’inquiète donc pas. J’ai besoin de ce stress pour me stimuler.

Vous savez quoi ? Je suis contente d’aller au travail pour avancer dans mes nombreuses tâches. Ca fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

P.S. du lundi : bon ben le cours chargé a commencé et il s’annonce très très très chargé 😱 Je vais être obligée de bosser régulièrement ce semestre et peut-être même devoir travailler un peu depuis la maison ! Vais-je avoir encore le temps de lire à côté et venir bavarder ici ???

Et pour terminer en musique, je vous propose France Gall avec Evidemment

1km à pieds

Comme le sol est gelé tous ces matins, le scooter reste à la maison et je prends le bus pour me rendre à la gare. Ce qui veut dire que le soir, après mes quarante minutes de train, je prends le bus de la gare à la maison. Je déteste prendre ce bus car il est bondé le matin et le soir.

Evidemment, il fallait bien que le train soit en retard. J’ai donc couru dans l’espoir d’attraper le bus. Les portes de ce dernier se sont fermées devant mon nez et il est parti… Ce qui veut dire qu’il ne me restait plus qu’à patienter trente minutes jusqu’au suivant. J’ai maudit ce Co##@®d de chauffeur. J’ai hésité à aller au centre commercial juste à côté pour passer le temps. Mes pas ont décidé d’emprunter un autre chemin, celui du retour à la maison.

J’ai réalisé que c’était une bonne idée. J’allais marcher d’un bon pas et ça remplacerait ma séance de jogging. J’ai donc enclenché ma montre qui allait calculer la distance et ma fréquence cardiaque.

Très vite j’ai transpiré : une grosse veste d’hiver et un vieux sac à doc ne sont pas l’idéal pour  la marche. A mi-parcours, j’ai senti que les chaussures n’étaient pas non plus adaptées pour une telle activité. Mais j’ai continué sans ralentir, ça m’a permis d’arrêter de souhaiter les pires tortures à ce chauffeur de malheur. Arrivée au dernier arrêt du bus, j’ai réfléchi à la possibilité de m’arrêter là. J’ai regardé l’heure. Le bus allait quitter la gare. J’ai finalement continué mon chemin en me disant que j’arriverai chez moi en même temps que le bus.

Le dernier bout est une bonne montée. J’avais tellement mal aux pieds que je me suis demandé si je ne devais pas ralentir le rythme pour préserver mes petits petons. Si je ralentissais, je savais qu’il me faudrait une éternité pour terminer le parcours car l’état de mes pieds n’allait pas s’améliorer. J’ai donc continuer d’un bon pas. Je suis arrivée une minute avant le bus mais j’ai perdu mes pieds en route.

Il m’a fallu 38 minutes pour parcourir 3,8 km. J’étais en nage à l’arrivée et rien à voir avec ma colère qui elle, s’est évaporée en court de route. J’étais contente d’être allée jusqu’au bout. Le lendemain, j’ai dû mettre les baskets que j’utilise pour mon jogging, seules chaussures qui ne frottaient pas contre mes cloques ! Je me demande s’il ne faut pas que je mette une paire de baskets dans mon sac pour le prochain retard du train qui aura certainement lieu dans la semaine…

Et pour terminer en musique, je vous propose Florent Pagny avec Châtelet les Halles. J’adore cette chanson qui me file les frissons à chaque fois que je l’entends.

Un peu de douceur

Un peu de légèreté aujourd’hui.

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J’adore observer les oiseaux qui viennent se nourrir sur mon balcon. La chatte aussi 😄. J’avais mis dans un premier temps, des graines de tournesol avec coque. Les mésanges adorent mais elles me laissent toutes les coques par terre. J’ai vu que certaines finissaient également sur la terrasse du voisin donc j’ai changé de nourriture. J’ai opté pour un mélange, dont des graines de tournesol, mais le tout sans coque. Fini le désordre sur mon balcon. Naïve que je suis…

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Je ne sais pas pourquoi, mes ces piafs semblent prendre un malin plaisir à tout ficher par terre ! J’ai décidé que je ne remplirai plus la petite maison tant qu’il resterait la moindre graine sur le sol. Je refuse de passer mon temps à balayer. Mais en même temps j’ai peur que les oiseaux délaissent les lieux. Les mésanges ont disparu. En revanche, les moineaux sont légion, hélas. Toutefois, les magnifiques rouge-gorges sont de retour 😊.

Et pour terminer en musique, je vous propose Feu! Chatterton ave Fou à lier

 

Le monde est moche

Contrairement à ce que mon titre pourrait laisser penser, non, je ne suis pas en pleine déprime. Je vais même bien. C’est un simple constat tiré de ce qui suit.

Je lis en ce moment un roman, le pavé dont la lecture est très lente, où le héros a subi de nombreux sévices dans sa jeunesse et peine à croire qu’il existe sur terre des gens bien-intentionnés. Ce n’est qu’un roman et pourtant, cette histoire est celle de beaucoup de personnes.

Le soir, j’aime avancer dans mon livre audio, pour m’endormir. Sauf que j’ai opté pour un roman autobiographique où l’auteur raconte avoir été battu par sa mère durant son enfance. Il raconte également l’histoire de sa grand-mère vietnamienne qui vivait au Vietnam durant la guerre. Et il parle de sa mère, bien sûr. Rien de bien joyeux.

Pour me changer un peu les idées, j’ai choisi de regarder des reportages sur Arte. Le premier concerne les violences conjugales : https://is.gd/X85yjz. On suit l’histoire de Deanne qui a été kidnappée par son mari et battue presque à mort durant quatre jours sous les yeux de leur très jeune fille. Le pire ? L’Etat n’était pas près à poursuivre le mari, dossier peu solide et la femme n’avait que des blessures qui se soignent avec le temps 🤮.

Pour rester sur ma lancée et constater que le monde est magnifique, j’ai regardé « Homothérapies, conversion forcée », toujours sur Arte : https://is.gd/q72QEM. Où des chrétiens expliquent que l’homosexualité est une déviance, un corps habité par le démon et que les personnes concernées doivent se faire soigner, se faire exorciser pour chasser toutes pensées impures. Il y a ces jeunes, perdus, qui suivent les croyances de leurs parents et se soumettent à ces diverses « purifications ». Mais il y a également des adultes qui cherchent à devenir « normaux ». Je trouve tellement triste d’abuser ainsi de la détresse des gens.

Pour terminer sur une bonne note, je vais continuer à regarder la série Chernobyl. Je suis sûre que ça me fera du bien…

Et pour terminer en musique, je vous propose Noir Désir avec A l’Envers à l’endroit en version acoustique