Archive | avril 2020

L’hobby

Le conseil fédéral vient d’annoncer les nouvelles mesures qui vont entrer en vigueur dès le 11 mai et je suis très fâchée. En gros, malgré les belles paroles de notre gouvernement, tout reprend comme avant. Enfin, presque…

Les jardins botaniques ne rouvrent pas. Bah non, des fois qu’on irait tous s’amasser là-bas ! Et pis, on peut pas contrôler la circulation de l’air sur place. Contrairement aux musées qui eux peuvent ouvrir à nouveau. Là on peut augmenter ou diminuer l’air conditionné afin de mieux suivre la direction des gouttelettes que nous émettons.

Pour les restaurants, on peut se retrouver quatre personnes par table. Youpie. Pour autant que les tables d’à côté se trouvent à deux mètres. Les serveurs n’ont pas besoin de porter de gants ou de masques. Les éventuels postillons sur la nourriture ne sont pas importants. En revanche, aux étudiants qui souhaitaient retourner à l’uni, ça n’est pas possible. Les postillons qu’ils émettent étant sans doute trop puissants. En effet, seules cinq personnes sont autorisées par salle. Quand on voit la taille de certains auditoires, il y a de quoi se poser des questions.

Les masques ? Pas obligatoires. Nulle part…sauf chez le coiffeur. Il est strictement interdit de se rendre chez le coiffeur si l’on ne porte pas de masque. Mais vous pouvez tousser librement sur vos voisins dans les transports en commun, coincés les uns contre les autres.

Attention : il est toujours interdit de se réunir à plus de cinq personnes et à part pour aller bosser et dépenser nos sous, il faut continuer à rester chez soi. Faire une bonne bouffe à la maison avec les amis ? Nein !

Bref, je suis fâchée, j’ai l’impression qu’on nous prend pour des cons. Soit ce virus est dangereux et on est partis pour voir une flambée de malades très vite, soit on nous a menti et du coup, arrêtez de nous parler de cette distance de sécurité qui n’a lieu que sous certaines conditions un peu vague…

Et pour terminer en musique, je vous propose The S.L.P. avec Lockdown

Polémique

Les Suisses-Allemands pensent que les Romands sont de gros fainéants : il faut aller travailler ! Les Romands pensent que les Suisses-Allemands sont inhumains : il faut penser à la santé de la population. Et comme mon exemple des magasins de bricolages a fait parler, je vais le reprendre.

Le gouvernement nous prie de bien vouloir rester chez nous pour lutter contre le virus. Contrairement à la France, nous avons le droit de sortir du moment que nous gardons les gestes barrière. Toutefois, il est vivement recommandé de rester chez soi. La reprise ? C’est beaucoup trop tôt, s’insurgent les Romands. La distance sociale va être impossible à respecter, il faut encore attendre un peu que la propagation du virus diminue. Et pourtant, dès qu’un magasin ouvre (vite, allons acheter des clous et des géraniums), les gens s’y précipitent sans masque et sans respecter les distances de sécurité. Les Suisses-Allemands auraient-ils raison ? Le peuple roman serait-il en fait un gros fainéant, égoïste de surcroit ? Il veut être payé, ne pas devoir se rendre au travail, et profiter de ses journées comme il l’entend ?

Je suis romande et je pense à la santé des autres donc je peste quand les gens ne respectent pas les distances de sécurité. Néanmoins, il y a de quoi se poser des questions parfois. La poste dit ne pas arriver à suivre dans la livraison des nombreux colis ? « Les facteurs sont de grosses feignasses qui rêvent de rester à la maison ». Les caissiers se plaignent de leurs conditions de travail ? « Ils devraient être contents, ils ont au moins du boulot » ! Voilà le discours ambiant. En fait, j’en viens à me demander si la population francophone n’est pas juste très égoïste. Pour preuve, ce commentaire lu je ne sais plus où qui disait en substance : « J’espère que les ouvriers vont réparer les routes pendant qu’on est chez nous et pas qu’ils nous fassent ch… durant l’été quand on veut prendre la route ».

Pas de télé-travail pour moi, je continue à effectuer les trajets pour me rendre au boulot. Je suis peut-être un poil Suisse-Allemande…

Et pour terminer en musique, je vous propose Woodkid avec Goliath

Reprise

Ce lundi, en Suisse, certains indépendants peuvent reprendre le travail.  Je lis que de nombreux contrôles auront lieu sur les places de travail afin de s’assurer que les mesures de sécurité sont respectées. Et s’il y a foule dans les transports publics on fait quoi ? On renvoie les gens chez eux ? Cet aveuglement sélectif m’agace. Il est bien connu que les gens se rendent au travail par téléportation 😡.

Heureusement, la foule n’est pas encore dans les transports publics et c’est tant mieux (en fait, la majorité des commerces reste fermée). Non, elle est dans les magasins de bricolage ! Ces derniers ont rouvert et les gens se sont agglutinés devant les portes jusqu’à trente minutes avant l’heure d’ouverture selon certains journalistes. On ne peut plus acheter trois vis et c’est la fin du monde, c’est bien connu !

J’avais lu qu’en Chine, au déconfinement, la population s’était précipitée chez Hermès qui avait battu des records de ventes. Çà m’avait sidérée. Après deux mois d’enfermement c’est tout ce qu’ils ont envie de faire ? Dépenser des sous dans une marque de luxe ??? Je constate qu’en Suisse on ne vaut guère mieux. On va vite acheter un marteau et trois plantes vertes…Hermès étant encore fermé. Pour ceux qui pensaient que la vie allait changer, il faut se rendre à l’évidence. Les dépenses pour des objets non essentiels vont reprendre comme avant. La question que je me pause : mais d’où sort tout cet argent puisqu’on nous répète en boucle que les gens n’ont plus un sou ?

Et pour terminer en musique, je vous propose quelque chose que j’ai sans doute déjà mis plusieurs fois mais que j’adore et comme j’ai besoin d’un peu de douceur, ça passe bien. Et écoutez cette voix ! Icehouse avec Hey Little Girl

5 4 3 2 1

Je me sens bien, je suis zen, j’ai couru 45 minutes ce matin, tout va bien. Mais comme je n’ai pas d’idée de sujet, je vais faire le 5 4 3 2 1. En fait, ce concept sert à se calmer en cas de stress. Ca vous permet de vous focaliser sur autre chose que ce qui vous perturbe. Il existe plusieurs variantes. Je vous propose celle de Roseline.

5 choses que je vois : mon chien qui dort à mes côtés, les champs verts qui s’étirent devant mes fenêtres, ma petite Reine d’Angleterre qui me salue tant qu’il y a du soleil, la grosse plante verte qui a une fleur, le petit tas qui encombre ma table de salon et que je devais ranger il y a belle lurette…

4 choses que j’entends : mon chat qui ronfle, le moteur de l’appareil qui est en train de sauvegarder mes ordinateurs, la ventilation de l’immeuble, la main de ma reine d’Angleterre qui bouge. Exercice difficile, j’ai un appartement plutôt silencieux, surtout lorsque les fenêtres sont fermées.

3 choses que je ressens : du stress en pensant à aller bosser demain, de l’anticipation à l’idée de manger une glace, de la fatigue.

2 choses que je sens (avec mon nez) : beurre et saumon sur mes doigts (c’était bon). Si je mets le nez sur mon chien, je sens l’herbe séchée dans laquelle il s’est roulé.

1 chose que je goûte : ma délicieuse glace au tiramisu.

Et pour terminer en musique, je vous propose Times Like These interprété par plein de gens dont je ne connais pas le nom pour la plupart…

Dimanche TV

C’est affreux, je commence vingt mille trucs et ne termine rien…

J’ai regardé Breeders et j’ai terminé la saison de Better Call Saul.

Quiz, mini série de trois épisodes diffusée sur ITV1. Il s’agit de l’histoire de cet homme qui a gagné un million de pounds au jeu Qui veut gagner des millions ? et soupçonné de tricherie avec sa femme et un comparse. Jon Ronson en parle dans son livre Lost at Sea sous l’histoire Phoning a Friend. Il avait mené l’enquête à l’époque et assisté au procès. Il a commenté les épisodes sur Twitter et je trouve intéressant d’avoir en plus son regard. Il estime que les deux premiers épisodes correspondent à ce qu’il a découvert. En revanche, selon lui, tout ce qui touche au procès est loin de ressembler à celui auquel il a assisté. Apparemment, il a même les bandes sonores et il est allé les écouter pour s’assurer qu’il ne disait pas de bêtises sur Twitter. J’ai bien aimé.

Ni Juge, ni soumise est un film-reportage diffusé sur France3 qui suit durant trois ans le quotidien d’une juge d’instruction au franc parler qui officie à Bruxelles. J’ai trouvé très intéressant.

Les Triplettes de Belleville. Lorsque ce film est sorti en 2003, je me souviens avoir souvent voulu le voir…et le temps est passé. J’ai commencé le film cette semaine, il faudrait que je le termine. Pour l’instant, il me plaît beaucoup, je le trouve touchant.

Questionnaire de ronchonne

Questionnaire de ronchonne tiré de chez Mahie.

Aujourd’hui je me sens : bien.

Ce matin la première personne à qui j’ai parlé une fois sortie de la maison : un client.

J’ai été super contente de : aller faire mes courses dans une grande enseigne sans qu’il y ait du monde. Du coup, je me suis un peu lâchée et j’ai fait la tête en voyant le montant affiché à la caisse…

Ça m’a franchement énervée de : constater que les gens n’ont toujours pas compris ce que veut dire ‘distance sociale ou de sécurité’.

Ma conversation/situation surréaliste de la semaine : A 17h, mon voisin m’annonce que nous n’avons plus d’eau chaude. Je ne m’inquiète pas et pourtant il m’indique toutes les raisons d’avoir peur de rester sans eau chaude durant plusieurs jours. Je raconte ça à Jeanne en lui disant que je sais que nous aurons vite de l’eau chaude. Une heure plus tard, c’était le cas… j’ai un don !

Je suis grognon : je passe par des hauts et des bas ces jours.

Nan, mais franchement, tu trouves ça normal de/que : des gens continuent à partir en vacances en cette période ?

C’est exquis de : avoir besoin d’acheter du PQ bien après tout le monde et constater que les rayons sont bien achalandés.

Ça me rend extatique : d’être en week-end.

En ce moment je lis : un joli roman islandais.

Je ne résiste pas à : une bonne glace à la pistache. Miam.

Je me taperais bien : des sushis ! Mais tant que les frontières sont fermées, je ne peux plus aller acheter ceux que j’aime.

J’ai été raisonnable : Non, et alors ?

Cette semaine pour la première fois j’ai : porté un masque dans une voiture car on était deux et qu’on ne respectait pas les distances de sécurité.

L’émission de tv, de radio, ou l’article de presse qui m’a le plus frappé cette semaine c’est : aucune idée.

Plutôt que d’être assise à mon bureau, là tout de suite j’aimerais mieux : être chez moi !

Et pour terminer en musique, je vous propose Muse avec Panic Station

Ma bulle de confort

Ces derniers temps, j’ai senti que mon moral baissait. J’ai évidemment cherché la cause : c’est hormonal, c’est parce que je ne vois plus ma maman, parce que je suis toute seule au boulot, etc… Et en fait, c’est bien plus simple que ça.

Les parents de Jeanne n’ont pas cessé de travailler depuis le début de la pandémie. Ils stressent pour aller faire les courses et retournent à la maison le plus vite possible. Ils travaillent dans la nature et n’apprécient plus de voir des gens se promener près d’eux. Dernièrement, la maman de Jeanne a avoué être anxieuse contrairement à Jeanne qui passe ses journées à la maison puisqu’elle n’a plus le droit d’exercer son activité. Je lui expliquait que ses parents n’ont pas le temps de vraiment se poser et observer ce qui se passe. Pour eux, la vie continue comme avant sauf qu’on a mis plein de bâtons dans leurs roues sans qu’ils aient vraiment le temps d’analyser le tout.  Et j’en viens à moi.

Ma collègue est en arrêt maladie et je travaille donc tous les jours puisque je n’ai plus besoin d’alterner avec elle pour des raisons de sécurité. J’ai des devoirs et examens à rendre pour mes cours et comme j’ai à peu près tout laissé tomber, j’ai du boulot à rattraper. Du coup, je n’ai plus le temps de me poser et observer, laisser vagabonder mes pensées. A la place, je culpabilise parce que je ne fais pas tel devoir ou tel autre. Depuis jeudi passé je bosse mes cours à fond et…je suis enfin à jour. Je n’ai toujours pas pondu la moindre ligne pour mon dossier sur le suicide mais j’ai jusqu’à fin juin pour le faire. J’ai décidé d’aller trouver ma maman vendredi, samedi j’ai un cours par Zoom et Stop. Je me laisse lézarder jusqu’à lundi sans arrières pensées.

J’ai besoin de ce temps pour me poser, charger mes batteries, prendre le temps de penser…à rien. Certaines personnes ont besoin d’être bousculées en permanence, ce n’est pas mon cas. Je dois remonter mon moral et malheureusement je ne peux pas aller courir tous les jours. J’ai besoin de ma bulle de calme qui me permet de me recentrer.

Et votre bulle à vous, c’est quoi ?

Et pour terminer en musique, je vous propose The Strokes avec Heart in a cage (Ah courir sur cette mélodie, quel pied !)

Un coup de déprime ? C’est normal

Aujourd’hui, fallait pas me chercher parce que j’avais une forte envie de mordre. En fin d’après-midi, c’était l’horreur. J’avais envie de me mettre en boule dans un coin et pleurer. A la place, je me suis installée sur mon tapis de course et j’ai couru. Ça m’a fait un bien fou ! Être angoissé, déprimé, faire de mauvais rêve en cette période est normal.

Des chercheurs se sont intéressés aux conséquences de la mise en quarantaine, déjà imposée dans divers pays par le passé. Ils relatent que juste à la fin de la quarantaine, les habitants montraient une forte anxiété, une grande colère, une fatigue émotionnelle, de l’irritabilité, de la dépression, du stress, un moral en berne, de l’insomnie ou encore souffraient de stress post-traumatic.

Après la quarantaine, beaucoup de personnes continuaient à garder des distances sociales. Bon, dans le cas du COVID-19, c’est de mise et malheureusement, pour beaucoup de personne c’est un concept difficile à comprendre. La Suisse va reprendre gentiment le travail dès lundi pour certains, le 11 mai pour d’autres et le 8 juin pour les derniers et les gens pensent que tout est terminé, que la vie va reprendre comme avant. Ben non, les queues pour aller faire les courses vont continuer et le port du masque à l’extérieur va probablement devenir une obligation. Du moins, dès qu’il y en aura assez pour tout le monde.

Lors des précédentes mises en quarantaine, même une fois le danger écarté, les gens avaient peur des personnes qui toussaient ou éternuaient, continuaient à se laver consciencieusement les mains et évitaient la foule.

Une mise en quarantaine de plus de dix jours augmentait les risques de stress post-traumatique. Un gros stress est la perte financière liée à l’arrêt obligatoire de travail et ce stress peut engendrer de la colère et de l’anxiété jusqu’à plusieurs mois après la reprise.

Afin de diminuer les effets néfastes de la quarantaine, garder cette dernière le plus court possible est une évidence. Donner le plus d’information possible à la population. Il me semble qu’en Suisse nous sommes assez bien lotis. Renforcer le fait que la mise en quarantaine aide les autres à rester en bonne santé, tout particulièrement les personnes vulnérables.  L’altruisme a un effet positif sur le mental.

Malheureusement, le virus qui nous occupe actuellement reste une énigme pour le monde scientifique. Si nous sommes immunisés, combien de temps cette immunité dure-t-elle ? Est-ce que le virus va disparaître avec la chaleur ? Va-t-il revenir en force dès l’automne ? Va-t-on trouver un vaccin efficace ? Il reste beaucoup de questions en suspens.

N’oubliez pas de continuer, dans la mesure du possible, à faire ce qui vous plaît. Cherchez de nouvelles activités qui peuvent vous apporter du bonheur tout en restant chez vous. Et surtout, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre médecin si vous vous sentez mal ou à un psychologue si vous en ressentez le besoin. Ça fait du bien ! Et si vous voulez parler, je suis là 😉.

ref. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)30460-8

Et pour terminer en musique, je vous propose Foals avec Mountain at my gates (vous pouvez changer l’angle de vue de la vidéo en cliquant dessus).

Self-service

Même si je m’adapte très vite, la nouveauté m’effraie. En fait, j’ai peur de faire faux, d’être à côté de la plaque. J’aime pouvoir observer avant d’essayer. C’est pourquoi, par exemple, la nouvelle organisation dans les magasins me stresse. Quand j’arrive, je ne sais pas ce qu’il faut faire et je n’aime pas. Comme la plupart des gens sont également novices dans cette nouvelle façon de procéder, je suis obligée d’anticiper ce qui pourrait avoir changé. Dans l’ensemble ça va, je m’en sors bien. Mais alors pourquoi je n’ose pas aller dans les self-service ?

C’est le nouveau truc à la mode, les agriculteurs, maraîchers de la région ouvrent tous un petit local dans leur domaine où l’on peut aller se servir de ce dont on a besoin, on paie et elle est belle la vie. Ma sœur a un petit chalet où l’on peut aller acheter des œufs, de délicieuses saucisses pour l’apéritif, du gruyère ou du jus de pommes frais et bio. Évidemment que je n’ai aucun problème à m’y rendre. Mais ma copine Jeanne me parle régulièrement d’un self ou la viande est délicieuse et si je veux faire des grillades, ils ont de très bonnes saucisses. Elle m’a déjà expliqué plusieurs fois où ça se trouve, que l’on peut payer par carte de crédit ou Twint et pourtant, je n’ose pas y aller. La première question qui me vient à l’esprit : « C’est indiqué où on peut parquer ? » Je me désespère 😫.

Ma sœur se rend dans un autre self pour les légumes où il faut se servir dans les champs et ensuite peser la récolte avant de payer. Trop stressant pour moi sans y être allée auparavant avec quelqu’un. Du coup j’achète des produits de moindre qualité dans les grandes enseignes.

Ma copine Marie me parle d’un self où l’on peut acheter de la viande, du lait et du pain frais et ça fonctionne comme une machine que l’on trouve dans les gares pour acheter du chocolat. Il faut indiquer quel casier nous intéresse, payer et la porte correspondante s’ouvre. Je transpire rien que d’y penser. En plus, l’endroit semble difficile à trouver.

Si je réfléchis bien, il n’y a strictement rien de compliqué dans les trois cas. Je suis tout à fait capable d’accomplir ces différentes tâches. Et pourtant…

Je parlais de cette peur étrange à Jeanne qui m’a avoué…avoir le même problème. En général, elle se rend d’abord avec son mari dans les endroits qu’elle ne connaît pas. Voilà donc ce qui me manque…un mari !

Et pour terminer en musique, je vous propose Broken Bells avec Shelter

Joggeuse à nouveau débutante

Il y a une semaine, j’ai repris le jogging après six semaines d’arrêt. J’ai fait une séance de trente minutes sur le tapis très tranquille : 1 minute de marche, 3 minutes de course lente. Je n’ai pas eu mal ensuite, j’étais contente. La fois suivante je suis sortie.

J’ai commencé par cinq minutes de marche puis j’ai prévu d’alterner 4 minutes de course, 1 minute de marche et cela six fois de suite avant de marcher à nouveau cinq minutes pour terminer. Ben j’ai pas réussi. Pas assez de souffle. Je pense que j’ai tendance à courir trop vite à l’extérieur. Sans parler des courbatures 😱. Je me suis transformée en petite vieille pour marcher. Si j’avais pu avoir une canne pour m’aider durant quelques jours, je l’aurais prise !

L’essai suivant, j’ai encore changé. Tout d’abord quinze minutes de gym puis 20 minutes de tapis avec toujours cette alternance 1 minute de marche et 3 minutes de course. Avec mes exercices d’abdo en premier, j’avoue que j’étais ko après ma séance mais heureuse.

Ce dimanche, je suis à nouveau sortie. 8h45, il n’y a pas encore les familles à vélo, je suis partie. Et cette fois-ci, j’ai réussi à courir mes six fois 4 minutes ! Bon, j’ai fait attention à ne pas courir trop vite. Ma fréquence cardiaque montait vite et redescendait bien trop lentement durant les périodes de marche. C’est fou comme une minute c’est court ! Je suis contente, j’ai décidé que j’avais déjà progressé 😊. En plus je n’ai quasi aucune courbature.

Lundi soir c’est séance de gym, mercredi tapis de course et peut-être gym et je verrai pour ma sortie vendredi ou dimanche. J’aimerais à nouveau courir trois à quatre fois dans la semaine mais pour l’instant, c’est trop tôt. Et j’opte pour le tapis en semaine car il y a beaucoup trop de monde autour de chez moi en ce moment durant la journée. Comme je travaille le matin, je suis obligée d’attendre l’après-midi et la foule est alors de sortie. Ce tapis, c’est vraiment un excellent achat !

Et pour terminer en musique, je vous propose The Strokes avec Bad Decisions