Savoir s’occuper : tout un art !

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Voilà deux heure quinze que je suis au travail et je n’ai vu que quatre clients. Soit dix minutes de travail à peu près. Le reste du temps, j’attends…(30 min plus tard : personne).

Comme je n’ai plus les cours jusqu’à mi-août, il faut bien que je trouve un autre moyen de passer le temps. J’ai prévu de la lecture, des jeux et des séries à regarder.

Je pourrais venir une heure plus tard le matin mais j’ai testé : je me réveille toujours à la même heure et je tourne en rond à la maison. Je n’ose pas débuter d’activités de peur d’oublier l’heure. Alors je surfe sur internet ou joue à des jeux débiles. Ce que je peux faire au boulot de toute façon. En plus, il semblerait que l’heure de pointe se soit décalée. Peu de monde dans le train de 7h et train qui se remplit gentiment à 8h. Je préfère voyager dans un wagon vide et calme. J’ai déjà négocié de ne pas prendre ma pause à midi pour finir une heure plus tôt le soir. Je suis en pause toute la journée, je n’ai pas besoin d’une heure supplémentaire. Je ne peux pas aller boire le café avec une copine, je ne connais personne dans le coin. Autant rentrer chez moi plus tôt, au moins je retrouve un chien content de me voir. Et quand je parle, il m’écoute, contrairement aux murs du bureau.

Une personne m’a dit de faire attention à ma santé et je lui ai répondu que tout allait bien. Ma prise de poids, les larmes qui viennent bien trop facilement et mes nuits d’insomnie, entre autres, me contredisent. Je pense que je vais partir encore plus tôt l’après-midi. J’ai l’accord de mon supérieur mais je n’ose pas abuser, je suis quand même payée ! Et là, une petite voix m’indique que si je me retrouve en arrêt de travail pour raison de santé, je serai aussi payée alors pourquoi ne pas profiter de cette petite heure d’ennui en moins pour tenter de recharger mes batteries complètement à plat ?

Ne rien avoir à faire produit les mêmes effets que le burnout. C’est pourquoi je peine à sourire quand on me répète que j’ai de la chance de pouvoir glander toute la journée (et sans avoir personne à qui parler !)

Et pour terminer en musique, je vous propose Thomas Azier avec If there’s a god

8 réponses sur « Savoir s’occuper : tout un art ! »

  1. C’est le bore-out… C’est intenable de s’ennuyer au travail. J’ai vécu ça en 2001.Je te comprends. Et en plus, tu es toute seule… La prise de poids, les larmes, l’insomnie… ça ne pourrait pas être des signes de périménopause ? Est-ce que tu peux skyper au travail ?

    1. Tu prends un grand morceau de bore-out, une dose de périménopause et une dose de stress post-covid et tu obtiens mon délicieux cocktail.

  2. Quand j’habitais à l’Ile Maurice, j’ai travaillé pendant un an et demi dans un journal, au département marketing. J’étais supposée vendre des encarts publicitaires, mais j’avais tellement peu de clients et de choses à faire que je passais la plus grande partie de mon temps à m’ennuyer… donc… je sais très bien que ce n’est absolument pas une chance de ne rien avoir à faire au travail. Je compatis ! C’est bien que tu puisses au moins apporter de la lecture et même ta switch, c’est déjà ça 😉

    Courage… et profite de tous les moments que tu peux !

    1. Je ne suis pas sûre qu’être rémunérée pour un emploi effectué sur le temps de travail de mon job actuel soit très légal…

  3. Le temps à ne rien faire est bon pour nous quand c’est nous qui le choisissons, pas quand il nous est imposé! C’est donc normal que tu déprimes!! Prends un arrêt maladie toi aussi, visiblement ta collègue n’a aucun problème à le faire elle aussi!

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