Montagne à gravir

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J’avais décidé que durant ces vacances, j’allais caser toutes les petites choses pénibles à faire puisque j’avais le temps. Aller chez le vétérinaire, prendre rendez-vous chez le médecin, lire ces deux bouquins pour pouvoir commencer à rédiger mon mémoire, etc. Mais très vite, j’ai décidé que j’avais besoin de repos. Après plus d’une semaine, j’ai toujours une barre en-bas du dos en me levant le matin, les épaules coincées et je continue à me réveiller durant la nuit. Je reste une boule de nerfs. Les seules vraies vacances que j’ai depuis des années, c’est durant l’été, quand il n’y a pas de cours. Autrement, quelles que soient les vacances que je prends, j’ai les soucis qui tournent en bruit de fond : faut pas que j’oublie de rédiger mon devoir, il faut que je lise tel article avant jeudi pour pouvoir répondre au QCM, je dois chercher x articles en lien avec mon mémoire, etc. Je vais caser toutes ces choses pénibles les vendredis quand les cours auront repris puisque de toute façon je reste libre, n’ayant trouvé aucun stage. Il me reste une année d’études, soit une année pour me sortir de mon job tant détesté, l’équivalent d’une vendeuse à la Migros, sauf que je suis mieux payée et que j’ai des horaires plus agréables.

Le monde du travail n’a été qu’une suite d’obstacles et d’ennui profond dès mon apprentissage. Comme mon dossier n’intéresse personne, je ne peux compter que sur moi. Toutes les copines qui travaillent à leur compte me disent la même chose : il faut environ deux ans avant d’avoir un revenu acceptable. Malheureusement, je n’ai pas la possibilité de tout quitter et me lancer dans l’aventure. Je n’ai personne qui assure le paiement des factures en attendant. J’ai donc une année pour trouver une solution, tout en continuant mon job qui me bouffe mon énergie tellement je m’ennuie et mes cours dont j’ai hâte de voir la fin. Le décompte est enclenché, je me laisse jusqu’à fin juillet 2021 pour changer ma vie professionnelle et enfin la gérer à ma guise. J’ai un plan pour acquérir un peu d’expérience et des réflexes autres qu’en suivant un stage durant lequel je me serais sans doute vite ennuyée…

Et pour terminer en musique, je vous propose Bastille feat. Graham Coxon avec What you gonna do

 

4 réponses sur « Montagne à gravir »

  1. J’ai eu énormément de chance de ne jamais vraiment avoir eu de boulot où je me suis ennuyée ni que j’ai détesté (par contre les collègues de merde, ça oui, j’ai eu ma dose!), alors je croise tous mes doigts et les griffes de Miss Penny pour que tu trouves un emploi parfait pour toi, quelque chose où tu te sentiras utile et appréciée, et où tu pourras continuer à apprendre des nouvelles choses intéressantes.

    1. J’ai toujours dit que j’avais la chance d’avoir les cours à côté pour moins m’ennuyer. Mais là j’arrive gentiment au bout et j’en ai marre.

  2. Je te souhaite aussi vraiment de trouver quelque chose qui te convienne ! Tu as beaucoup de ressources, tu peux y arriver !

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