Aujourd’hui, mon coup de gueule est dirigé contre les CFF. Il m’est déjà arrivé de m’énerver contre eux mais c’est souvent pour aller dans le sens de tout le monde. Par exemple, je ne me plains pas du manque de place. En effet, les gens s’entassent tous dans le même wagon car faire trois pas supplémentaires pour aller dans celui d’à côté leur demande top d’efforts. Moi je fais ces trois pas et j’obtiens une place assise. Toutefois, force est de reconnaître que je suis chanceuse. Ma collègue, elle, peut faire tant de pas qu’elle désire, souvent elle ne peut pas monter dans le train tellement il est bondé. Elle doit attendre le suivant. Le soir, elle m’explique que si elle part tôt, elle est quasiment seule dans le wagon car elle a droit à un grand train à deux étages. En revanche, lorsqu’elle part à l’heure de pointe, elle a droit à un plus petit train à un étage et il est bondé. Vous voyez où je veux en venir ? La gestion des trains est devenue catastrophique.

Je ne compte plus les retards à répétition, les wagons supprimés quand ce n’est pas le train entier. Et qu’on ne vienne pas me dire de ne pas généraliser. Je prends le train au quotidien, aux heures de pointe et c’est de plus en plus pénible. Quand on a droit à un direct Genève-Lausanne retour, les problèmes sont moindres puisque ces liaisons-là sont privilégiées. Je ne prends pas un direct puisque je monte ou descends à Nyon. Tant que le direct n’est pas passé, je dois attendre…

Et on parle de l’air conditionné supprimé par fortes chaleurs ? Oui, car ces braves CFF ont décidé de prendre soin de notre santé. Pour ne pas provoquer de « chocs thermiques » ont évite de balancer de l’air frais dans des wagons surchauffés où il est impossible d’ouvrir la moindre fenêtre. Mais parfois l’argument avancé est écologique et j’en ai entendus d’autres, oubliés depuis.

Et pour éviter la grogne des passagers, lorsqu’il y a du retard, une annonce aux hauts-parleurs nous informe des raisons dudit retard. Mais là encore, le bât blesse. Nous avons droit à « manque de personnel, dégâts sur la voie, des individus marchent sur les bords de la voie, accident de personne, train non prêt, travaux » et j’en passe. Ce matin, le train qui s’arrête partout est annoncé avec quatre minutes de retard pour cause de « dégâts sur la voie ». Le train arrive, bondé, avec quelques wagons en moins. Quel est le lien entre la voie et le nombre de wagons disponibles ? Je passe mon tour et attends le suivant. Nous arrivons avec sept minutes de retard à Lausanne pour cause de « dégâts sur la voie » ? Non, l’ordinateur a choisi aléatoirement une autre excuse : travaux. Même ligne, cinq minutes d’écart. Je veux travailler depuis mon salon !

Et pour terminer en musique, je vous propose Worlds Apart avec Don’t change

5 réponses sur «  »

  1. « De mon temps » déjà les CFF n’étaient « plus ce qu’ils avaient été! » Alors j’imagine bien qu’aujourd’hui c’est encore dix mille fois pire! Bon courage, c’est tout ce que je peux dire 🙂

    1. Il est vrai que quand j’avais vingt ans et des brouettes, il m’est arrivé de devoir voyager dans des wagons à bestiaux les jours où rien allait. Ca ne m’est plus arrivé. Devrais-je dire alors que les CFF s’améliorent ? 🤔🚂

  2. Le regard de ton petit chien est craquant!
    Vive les transports en commun! C’est génial mais parfois c’est juste le contraire de génial…

Les commentaires sont fermés.