Gros dilemme

J’arrive enfin au bout de mes études. Même si j’en ai marre, je sais que cette stimulation va me manquer très vite. J’apprends plein de choses intéressantes et me connaissant, si je ne suis pas obligée de m’y coller, je vais sans doute arrêter de me documenter sur ces différents sujets. Arrive alors la grande question qui m’angoisse : mais que vais-je faire de mes journées ?

J’ai actuellement un job alimentaire que je déteste. Je déprime profondément toute la journée et je rentre le soir épuisée d’ennui. Les études terminées, je ne peux continuer à ce poste, je n’aurai plus l’excuse de profiter de tout ce temps libre pour étudier, ce que je ne fais de toute façon quasiment jamais. Ma balance s’effondre. Il faut donc songer à évoluer enfin.

Postuler à une place plus ou moins intéressante ? J’en ai marre des horaires fixes, des trajets en train et de la hiérarchie. Je veux travailler près de chez moi et choisir moi-même mes horaires, quitte à travailler tard le soir, peu importe, c’est moi qui choisis. Il y a donc l’option de me mettre à mon compte. Je pourrais même déjà commencer avec des entretiens proposés par Zoom. Mais voilà, je manque cruellement de confiance en moi. Je suis persuadée de ne pas être à la hauteur et j’ai peur de décevoir les éventuels clients qui me feront confiance. Alors je vais sans doute me tourner vers un poste fixe qui ne me donnera pas entière satisfaction mais où je serai cachée. Et puis si les choses ne vont pas, ce sera de la faute des collègues, de la chef, des trajets, du boulot mais jamais de ma faute. Alors qu’à mon compte…

Je discutais de cela avec une amie qui arrive également à un stade où elle doit prendre une décision et ne sait que choisir. Elle me répond : « Je ne choisis rien, je laisse le destin faire son travail ». Mais le destin, est-il de notre côté ? Et comme je lui ai rétorqué : « Ces nouvelles opportunités qui se présentent à toi, ne seraient-ce pas des solutions de facilité pour éviter de te lancer dans ce qui te plairait vraiment mais qui t’effraie ? »

J’ai toujours rêver de travailler à mon compte mais n’avais aucune compétence particulière pour le faire, à présent j’ai ce qu’il faut, j’ai étudié dur pour y parvenir…mais j’ai peur et cherche un boulot fixe. C’est à se taper la tête contre les murs.

Et pour terminer en musique, je vous propose Leopoldine HH avec Ce que tu cherches

9 réponses sur « Gros dilemme »

  1. En anglais (et peut-être en français), on dit « God helps those who help themselves. » Pour moi, ça veut dire que « le destin » (ou Dieu ou la chance) te montrera le bon chemin, mais il faut d’abord que tu achètes une carte 🙂 Tu as fait des études pour pouvoir soit être à ton compte soit travailler pour quelqu’un, mais tu ne pourras pas choisir tant que tu ne sauras pas un peu mieux ce que ces choix signifient. Il faut donc que tu « achètes des cartes » pour les deux destinations: cherche et étudie les offres, et en même temps commence à étudier sérieusement ce que « être à ton compte » signifie. A un moment, l’un ou l’autre de ces chemins te paraîtra plus agréable ou facile ou raisonnable ou parfait. En tous les cas je te le souhaite 🙂

    1. Rester employée est la solution de « facilité ». Dès mes premiers jobs j’ai détesté être employée, même en étant responsable d’équipe. Et puis l’offre d’emploi qui m’intéressait n’est plus disponible. Le destin a parlé 😄

  2. Hello ! Je rejoins Dr CaSo : une fois ton diplôme en poche, postule à plusieurs offres, fais les entretiens et crois-moi, tu sauras où aller. Pour le libéral je te conseillerais de faire un temps d’expérience salarial avant afin de savoir ce que tu aimes le plus et du coup peaufiner tes prestations. Pour ma part j’ai été 4 ans en libéral,çà marchait très très bien mais çà ne me plaisait pas du tout, je suis revenue au salariat qui me convient mieux. Mais je suis un cas à part, la plupart des psys apprécient le libéral et n’aspirent qu’à celà. Bref te prends pas la tête sur des questions pour lesquelles tu ne peux pas avoir de réponse pour le moment. Bon mardi !

      1. La comm / pub et le relationnel nécessaires, l’administratif, et puis tout simplement me rendre compte au travers cette expérience que je n’aimais pas ce métier, du moins qu’il ne me correspondait pas (mais il m’a permis d’apprendre énormément sur la vie, le monde, l’humain, bien plus que dans les manuels de psy!)

      2. Merci pour ta réponse. Pour me vendre afin de trouver des clients, j’avoue que cela me fait très peur. Je suis médiocre dans ce domaine. En revanche, j’aime bien l’administratif et j’adore faire parler les gens, ça m’évite de devoir faire de même 😄. Je te souhaite une belle journée.

      3. Il y avait aussi un autre point important : souvent les gens relevaient de la psychiatrie et ne voulaient pas aller voir un psychiatre, pensant qu’un psychologue suffisait. Pression très forte, refus d’accéder aux soins, parfois des clashs, j’ai compris toute l’importance de travailler en équipe, c’est nécessaire pour pas mal de situations.

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