Trop de choix tue le choix

Pas envie d’écouter de la musique dans le train ces jours, alors je me suis tournée vers les podcasts qui m’attendent bien sagement. J’ai choisi The Happiness Lab de Laurie Santos et plus particulièrement l’épisode Choice Overload. De quoi s’agit-il ?

La scientifique nous parle de choix. Des choix, nous en faisons beaucoup tout au long de la journée. Cela va de la façon dont on va s’habiller à celui du choix du repas de midi en passant par le trajet qui nous mènera au travail, par exemple.

Mais voilà, faire des choix crée un stress et, plus nous avons de choix, plus nous hésitons.

L’exemple donné dans l’épisode est le suivant : Un magasin spécialisé dans la vente de confitures est choisi pour mener un test. A l’entrée, une personne propose des échantillons des différents parfums disponibles à la vente. Si la personne propose cinq parfums, le client achètera plus facilement ce qu’il vient de goûter et qui lui a plu. En revanche, si la personne propose quarante parfums, le client les goûtera mais repartira sans rien acheter. Un autre exemple est donné. Un restaurant ne propose que des hamburgers. Si vous voulez un steak, passez votre chemin et ne demandez surtout pas de ketchup. Le restaurateur a fait le choix de…restreindre le choix et ça marche.

Divers intervenants racontent certaines mésaventures concernant les choix qu’ils avaient à faire et le stress qui s’en est suivi. Une femme a décidé de diminuer les choix dans son quotidien et elle a débuté par faire le tri dans son armoire. Restreindre les possibilités diminue le stress. Elle se sent mieux depuis qu’elle n’a plus à penser à la façon dont elle va s’habiller pour la journée.

J’ai réfléchi à ma façon de faire et je réalise que je suis plutôt une personne faite d’habitudes. Sans m’en rendre compte, je ne me pose pas trop de questions sur mon quotidien : je prends toujours le même petit déjeuner, je mets très souvent les mêmes habits, je fais toujours le même chemin pour me rendre au travail et avec le chien, plus ou moins la même balade. Au restaurant, j’aime prendre le même apéritif, la même pizza ou le même plat d’une fois à l’autre, sans jamais me dire que je passe à côté de l’excellente opportunité de goûter quelque chose de différent. Je suis contente de mon « non » choix, ça m’évite de m’énerver en hésitant entre plusieurs options.

Et vous, comment gérez-vous tous ces choix qui entravent votre chemin ?

Et pour terminer en musique, je vous propose Sia avec Lie to me

10 réponses sur « Trop de choix tue le choix »

    1. Je suis allée lire ton message et ton voeu n°9 « Que le monde arrête sa progression précipitée vers la folie et retrouve un peu de paix et de sagesse » m’a rendue pensive. Comment allait le monde en 2009 ?
      Quant aux choix, tu y répondais dans les commentaires : instinctivement, je savais que c’était plus simple, que je me torturerais moins que si j’avais toujours le choix…

  1. Merci pour cette étude très intéressante. La conclusion serait-elle que notre liberté nous rend inconfortable et que nous préférons qu’on nous « mâche le travail » pour ne pas avoir trop de choix à faire ? 🙂

    1. Ce n’est pas une question de préférence. Avoir le choix demande beaucoup d’énergie au cerveau, autant utiliser cette énergie pour des choses plus importante que savoir comment s’habiller ou quel plat manger par exemple 😊.

  2. En ce qui concerne les vêtements, B. Obama et S. Jobs s’habill ( ai)ent toujours de la même façon pour gagner du temps et de la tranquillité d’ esprit.
    Beaucoup de livres prônent d’ alléger ses possessions afin d’ alléger son esprit. Les habitudes vont dans le même sens.

    1. Dans le podcast que je cite, le cas Obama est expliqué. Un journaliste lui avait demandé pourquoi il s’habillait toujours de la même façon. Il avait répondu qu’il ne voulait pas perdre de l’énergie à choisir comment se vêtir alors qu’il avait plein de choix importants à faire durant la journée et que ça lui suffisait.

  3. Ce billet lève une question tout à fait intéressante. Le choix. Ce qui me semble déterminant et vraiment indispensable c’est d’avoir LE choix, à titre individuel je n’apprécie pas la standardisation, pour ne parler que de parcours je n’utilise qu’exceptionnellement un GPS, juste histoire d’aller voir à côté ce qu’il y a, quitte à me perdre et à revenir sur mes pas. A contrario et pour répondre à Gisèle je suis un « jeteur » je me débarrasse rapidement de ce dont nous ne nous servons plus, je jette ou je donne ou je vends et ça me libère l’esprit royalement.
    Quant aux différents choix à réaliser au quotidien ce n’est pas pour moi source de stress, mais un luxe inouï.

    Bleck

    1. Avoir le choix est effectivement un luxe. Toutefois, selon les activités de la journée, ce trop plein de choix peut être une source de stress. Il faut savoir choisir ses priorités 😄

  4. Je crois qu’il y a différents niveaux de choix. Par exemple, il est fort agréable de se débarasser des choix quotidiens qui ont peu ou pas d’importance : mes enfants adoraient aller à l’école en uniforme, ils mangent pratiquement toujours le même petit déjeuner, je me sens beaucoup plus efficace quand j’ai un emploi du temps bien établit, etc. Par contre, j’ai fait le choix de m’imposer une routine, et c’est grâce à cette structure de choix auto-imposés que j’apprécie mieux les imprévus ou les changements de routine. (Tu me suis?).

    1. En t’imposant une routine, tu libères effectivement ton cerveau qui sera plus réceptif à un imprévu.
      J’ai porté l’uniforme un temps au travail et c’était super agréable de ne plus avoir à réfléchir comment m’habiller.

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