Locataire ou propriétaire ?

J’ai vécu, en moyenne, quatre ans et demi par appartement depuis ma naissance. Ca fait pas mal de déménagements. Il y a dix ans déjà, j’ai franchi le pas; je suis devenue propriétaire. Un appartement tout beau, tout neuf, orienté sud-ouest avec vue sur les champs. Inaccessible en tant que locataire : beaucoup trop cher. Et pourtant, lorsque je l’ai acheté, les taux hypothécaires étaient hauts. En plus, deux ans après avoir pris possession de mon joli « chez moi », je me suis fait virer par mon employeur, qui a en plus augmenté mon taux hypothécaire puisque je n’étais plus employée. Malgré cela, mon appartement me coûtait moins cher que si je le louais (en comptant les charges, l’amortissement et les intérêts hypothécaires). Pourtant, il existe tout de même quelques désavantages.

Je vois toutes les dépenses annexes. J’ai nommé : les charges de l’appartement. Je me suis battue durant huit ans contre l’administrateur de la PPE qui aime opter pour les devis les plus chers et personne ne bronche, sauf moi. Depuis deux ans, nous avons enfin une nouvelle administratrice et elle est au top. Réactive, professionnelle et moins chère. Malheureusement, nous avons encore à faire à l’ancien pour certaines choses et ça reste du n’importe quoi. Il faut se battre en permanence.

Un autre point négatif, c’est lorsqu’un appareil ménager rend l’âme où qu’il faut entreprendre divers travaux. Ce sont des factures supplémentaires, on ne peut pas appeler l’agence immobilière pour qu’elle gère le tout.

En ce début d’année, j’ai dû trouver une nouvelle banque qui veuille bien accepter de reprendre mon hypothèque. Et j’ai signé pour dix nouvelles années. Avec, cette fois-ci, des taux hypothécaires très bas et qui ne vont pas bouger durant ces dix ans. Je ne suis pas employée de l’établissement, donc le taux reste fixe. Et mon loyer a encore baissé. Je mesure la chance que j’ai d’habiter dans mon joli appartement, que jamais je ne pourrais occuper en tant que locataire.

Si un jour les champs en face de chez moi deviennent constructibles, alors il sera temps de penser à bouger à nouveau…

Et pour terminer en musique, je vous propose La Femme avec Le Sang de mon prochain

8 réponses sur « Locataire ou propriétaire ? »

  1. Haha, tu vas rire de l’un de mes prochains posts où je parle exactement de tout ça 😀 Je suis contente que ça marche pour toi!

    1. Pis alors, il est où ce post ? En Suisse, être locataire coûte hyper cher mais devenir propriétaire est un parcours du combattant.

  2. Propriétaire évidemment.
    Des évidences en ce qui me concerne et pas que financières, tout d’abord culturelle « pour nous sentir chez nous » c’est à dire être en mesure d’adapter le logement à notre goût, pouvoir changer la destination d’une pièce, casser des cloisons etc.
    Ne pas être à la merci d’un propriétaire voulant récupérer/vendre son bien. Financière parce qu’à chaque fois nous avons acheté un appart ou une maison à notre mesure en remboursant mensuellement un petit crédit et puis l’inflation des prix dans la région où nous vivons faisant son oeuvre on rachéte plus grand, plus confortable etc… propriétaire !
    (propriétaire tout en faisant attention à l’emplacement, l’environnement du bien immobilier afin de re-vendre quand nous le voulons)
    Tu vas rire, l’un de mes prochains posts ne parle. pas du tout de ça, d’ailleurs je ne sais absolument pas de quoi ils parleront.

    Bleck

    1. En Suisse, devenir propriétaire est difficile mais tellement moins cher que locataire. Et la particularité du pays, est qu’on ne rembourse que très rarement le prêt hypothécaire. On se contente de payer les intérêts et déduire la dette aux impôts.

  3. En grandissant, mes parents (mon père) étaient propriétaires des maisons où j’ai grandi (en France et à Montréal), mais depuis que je suis mariée nous avons vécu d’une location à une autre parce que nous n’avions pas le sentiment de vouloir rester trop longtemps dans chaque endroit… Mais maintenant, vraiment, j’ai besoin de permanence dans ma vie. Nous attendons simplement que se soit financièrement le bon moment d’acheter (le marché de l’immobilier est un « seller’s market » comme ils disent, nous attendons que ça se calme…).

    1. J’ai toujours aimé déménager mais, sans doute avec l’âge, j’avoue être contente de ne plus bouger. C’est un stress en moins au final.

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