Ma vie de stagiaire (5)

Deuxième semaine des ateliers. J’ai constaté que je ne m’accrochais déjà plus autant à mes notes, je me lâche. Pour expliquer les émotions, il faut parfois les mimer et je me fais plaisir. En gros, je me donne en spectacle devant un public loin d’être conquis et je m’en moque. J’ai l’impression que c’est un excellent exercice pour apprendre à parler en public; devoir intervenir devant des jeunes qui ne rêvent que d’une chose : être ailleurs. Avec un peu de chance, j’irai défendre mon mémoire bien plus facilement que si je n’avais pas à passer par cet exercice d’équilibriste chaque semaine. Encore que j’ai un peu d’aide : les enseignants peuvent faire réagir leurs élèves. Mais parfois, on peut tomber sur des enseignants qui ne rêvent que d’une chose : être ailleurs et là, c’est difficile. Mais j’ai décidé d’en rire et je constate que de cette façon, je ne regarde plus ma montre avec appréhension en voyant que l’heure n’avance pas.

Une chose m’a cependant surprise : je suis vannée en rentrant ! Zéro énergie. Ces jeunes, avec leur inanition, me prennent tout. Ce sera mon défi de la semaine prochaine : rentrer avec encore un peu d’énergie 😂.

Et pour terminer en musique, je vous propose Manic Street Preachers avec Quest for Ancient Colour

6 réponses sur « Ma vie de stagiaire (5) »

    1. Ca je n’en doute pas. Mais là, on n’a pas l’autorité d’un prof et on ne voit les jeunes que 1h30 par semaine. Ca prend plus de temps pour bien les cerner et tisser des liens.

  1. Je suis toujours lessivée après mes cours ou mes présentations de conférences et autres, c’est normal! Mais PENDANT le cours ou la présentation, je ressens beaucoup d’énergie, une énergie que je n’ai pas le reste du temps, c’est étrange. Est-ce que tu ressens ça toi aussi? J’ai l’impression que tu te découvres des forces et des talents grâce à ce projet, et c’est chouette 🙂

    1. J’ai beaucoup trop de choses auxquelles je dois penser pour pouvoir profiter pleinement de l’instant présent. Je dois rebondir sur ce qu’ils disent, vérifier qu’ils ne trichent pas, qu’ils comprennent bien tous les mots et émotions qui sont évoqués, les « brusquer » un peu lorsqu’ils perdent trop de temps pour lancer le dé, surveiller le temps, prendre des notes, participer au jeu, etc… Mais je trouves ces petits jeunes attachants et ça c’est super positif.

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