Lieu de travail

Je l’avais laissé en plan, trop stressée par un peu tout, et je l’ai remis en marche. De quoi je parle ? De la création de mon futur site internet pour attirer les clients chez moi.

Comme je serai psychologue officiellement dès le 1er février 2022, j’ai décidé qu’à partir de cette date, je pourrai recevoir des clients. Je ne sais absolument pas me vendre et je sais que j’aurais tendance à partir dans tous les sens, alors j’ai décidé de déléguer la création du site à des professionnels. J’ai discuté avec un web designer charmant qui m’a posé plein de questions sur l’apparence que je souhaiterais, les couleurs, les photos, la police d’écriture, etc. J’avais déjà eu plusieurs exemples de sites à regarder et dire ce qui me plaisait ou non sur chacun et choisir celui qui me plaisait le plus pour avoir un point de départ. Ensuite j’ai dû expliquer mon choix. Bref, entretien super intéressant.

Aujourd’hui, c’est avec une autre charmante personne que j’ai discuté. Celle-ci sera chargée de rédiger le texte qui apparaîtra sur le site. J’ai transpiré durant une heure à lui expliquer mon métier, ce que je compte faire et pourquoi les clients viendraient vers moi et pas vers quelqu’un d’autre. Dur dur. Mais j’ai aimé ses questions qui m’aidaient à voir ce qui était important et ce qui l’était moins. Parfois elle m’a demandé : « Est-ce utile de parler de ça sur votre site ? » et je réalisais alors que non, souvent ça ne l’est pas mais que parfois oui, mais formulé différemment. Puis est venue la question de mon lieu de travail. Où et quand ? Et là, je n’ai pas su répondre.

J’ai demandé conseils à plusieurs copines et l’une m’a bien aidée : « Quel que soit ton choix, tu vas devoir faire des concessions au début ».

J’ai décidé de débuter sur mes jours de congé : vendredi et samedi ainsi qu’en soirée. Je ne peux pas me permettre de quitter mon emploi actuel, même s’il me tape sur les nerfs; j’ai besoin d’une rentrée d’argent fixe pour l’instant. La question suivante est : où recevoir les clients. Plusieurs options (j’ai renoncé à l’idée de me déplacer à domicile) :

  • A distance mais ça m’ennuie un peu. C’est peu convivial et je souhaite justement casser un peu l’image du psy rigide qu’a une grande partie de la population.
  • Dehors, en marchant, mais ça peut rebuter du monde et début février n’est vraiment pas la meilleure période.
  • Sous-louer un cabinet les vendredis et samedis. Mais je ne serai pas à l’aise dans les locaux puisque je ne pourrai pas vraiment y mettre ma touche.
  • Louer un cabinet au mois dans une structure existante. Le local serait le mien, je pourrais y recevoir les clients le soir également et durant mes vacances. Mais c’est cher, surtout au début si je n’ai personne d’intéressé.
  • Recevoir chez moi dans ma pièce à chenit. Il faudrait que je vide une bonne partie des objets qui s’y trouvent et entasse le tout dans ma cave. Il resterait tout de même des meubles et la pièce est vraiment petite pour ajouter ensuite deux fauteuils et une petite table.
  • Recevoir dans mon salon. Cela veut dire que je dois devenir la pro du ménage en plus d’accepter que des inconnus squattent mon canapé.

Il va falloir que je me décide assez vite et aucun choix ne me plaît à 100%. Je vais faire des concessions…

Et pour terminer en musique, je vous propose Sylvie Kreusch avec All of Me

21 réponses sur « Lieu de travail »

    1. Si je lâche, j’aurai fait toutes ces études pour « rien » et en plus je ne pourrai plus vraiment me plaindre d’avoir un job sans intérêt, ce sera de ma faute. Merci pour les encouragements.

    1. C’est motivant et pour la première fois, je réalise que je n’ai plus peur de perdre mon job. J’en ai un autre à portée de mains 😊

  1. C’est intéressant de suivre ton expérience puisque je serai potentiellement confrontée à ce genre de choix à partir de juillet 2023, même si je préfèrerais commencer par un travail salarié dans une institution.

    Je ne peux pas recevoir chez moi pour le moment (4e sans ascenseur et pas de pièce de toute façon) mais je n’y tiens pas. Sauf à avoir une pièce en annexe de mon habitation : j’ai été reçue par une psy qui avait transformé son garage en salle de consultation. En revanche, il n’y avait pas de salle d’attente : j’attendais devant la maison mais la psy me voyait arriver donc je n’attendais pas très longtemps.

    Si tu sous-loues un cabinet, tu peux peut-être négocier d’y laisser des éléments de décoration à toi ? Et si ton activité fonctionne sur les vendredi et samedi, tu loues ton propore cabinet.

    1. Un travail salarié en entreprise a ceci d’intéressant : le salaire fixe. Mais en discutant autour de moi, j’ai quand même l’impression que le mobbing devient monnaie courante. Donc pour l’instant, je garde mon job sans intérêt où on me fiche la paix et je me mets à mon compte où l’unique employée qui va me casser les pieds c’est moi 😄. Quel pied !

  2. Difficile choix du démarrage…!
    Pour ma propre activité secondaire (prof de FLE), j’ai testé de recevoir les élèves chez moi il y a quelques années, quand je me suis lancée, et franchement, j’ai détesté… J’avais l’impression d’être tout le temps surveillée/analysée/jugée. C’était trop intrusif pour moi.
    Si tu dois faire ça, je te conseille d’utiliser une pièce différente de tes pièces à vivre. Ça limitera ce sentiment d’intrusion dans ta vie privé.
    Maintenant je vais chez les gens, mais pour un prof, c’est assez normal, pour une psy, je sais pas trop. Mais pourquoi pas après tout ? Psy itinérante, c’est pas mal 🙂
    Il y a plein de professions à la campagne qui deviennent des itinérants (coiffeuse, esthéticienne, etc. j’ai même vu un garagiste ambulant dans mon département !) Ça rend service aux gens car les moyens de locomotion (en France en tout cas) sont assez limités à la campagne, et ça donne aussi peut-être plus de visibilité à l’activité car tu es plus flexible qu’avec une boutique ou un cabinet.

    1. Vous avez raison.
      La visioconférence est incluse dans Windows 10 Version 20H2 et dans Windows 11 sous la forme d’un tout nouveau programme qui se lance automatiquement au nom de : TEAMS.
      Recevoir des tiers chez soi est impropre à ce genre de situation.
      Sauf pour les réunions du type Tupperware.
      Bon après-midi à vous !

    2. J’avais envie de proposer des entretiens en marchant car la marche est déjà un élément qui améliore le bien-être. J’avais pensé aussi à aller chez les gens mais beaucoup m’ont dit que ça ne marcherait pas. Peut-être que je devrais proposer le tout : zoom, marche, déplacement à domicile et mon « cabinet » dans ma pièce à désordre que je dois ranger. Mais en même temps, proposer trop de chose peut sembler désespéré…

  3. @Bleck : Même si la réponse est déjà arrivée par quelqu’un d’autre 🙂 le FLE, c’est l’enseignement du français pour les étrangers (très différent d’un prof de français de l’Éducation nationale !). C’est, pour les débutants, apprendre aux étrangers à se débrouiller en France quand ils vont dans un commerce ou doivent faire des démarches administratives par exemple (j’ai un public d’adultes). Ensuite, on affine avec du vocabulaire et de la grammaire, et on met beaucoup l’accent sur la pratique de l’oral. (Ça ressemble plus à l’enseignement d’une langue vivante dans un collège en fait !).

    @Valivita : J’ai aussi fait beaucoup de cours par Zoom depuis le début de la pandémie. Pour des cours, ça s’y prête bien, même si c’est différent comme approche. Pour une séance de psy par Zoom (ou autre), je pense que c’est possible, mais il faut que tu puisses aussi rencontrer les personne « en vrai » à un moment donné.
    Je connais aussi des pros du bien-être qui se partagent le cabinet (2 jours / sem pour l’un, et les 2 autres jours pour l’autre). Si tu n’officies que le WE, c’est en fait l’idéal pour trouver un confrère qui n’est pas là le WE et peut donc de laisser son cabinet, non ?

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