Ma vie de stagiaire (8)

J’ai beau faire vingt mille calculs, je ne vois pas la fin de ce fichu stage. Oh, je ne parle pas de mes journées d’atelier dans les classes. Ca c’est sympa et intéressant. Je parle de tout le reste.

Pour comptabiliser mes heures, je suis obligée d’accepter tout ce qu’on me propose et c’est loin d’être passionnant. Je passe mon temps à compléter des bases de données. Je remplis des lignes et des lignes de petits « 1 » « 0 » « un peu » « pas du tout » « présent », etc. J’essaie de me dire que c’est intéressant de voir tous les côtés de la recherche mais presque deux cents heures à compléter des fichiers, et ce sans être payée, ça commence à me sortir par les trous de nez. Ma situation n’a pas évolué depuis mes années d’apprentissage, il y a des années de ça ! Sans compter les nombreuses réunions où je m’ennuie.

A l’heure où j’écris ces lignes, il me reste encore 75heures à faire. Là-dessus j’ai 24h d’ateliers et 7h de réunion que je vais pouvoir déduire jusqu’à mi-décembre. Il me reste donc 44h de saisie à effectuer durant ce laps de temps pour terminer ce stage interminable avant Noël. Pour autant que mes heures d’ateliers ne diminuent pas parce que chaque fois que je fais des prévisions, j’ai des réunions ou des heures de saisie qui sautent…

Et on est bien d’accord, ce n’est pas cette « expérience » qui va m’aider à décrocher un poste intéressant 😢.

Et pour terminer en musique, je vous propose Jarvis Cocker avec Dans Ma Chambre

2 réponses sur « Ma vie de stagiaire (8) »

  1. 😳 je te comprends! Courage! Si tu veux j’entre tes informations et tu remplis mes formulaires pour le gouvernement?? Je n’en peux plus non plus.

    1. L’avantage c’est que je n’ai pas vraiment besoin de réfléchir quand je suis sur mes bases de données. Il n’y a rien de stressant, je suis en mode automatique. Courage à toi, je compatis. Je sais que je m’énerverais beaucoup trop sur de tels formulaires.

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