La bienséance et moi…

Je l’ai déjà écrit ici, je ne suis pas particulièrement sociable. Non pas que je sois agressive ou antipathique mais je ne vais pas spontanément vers les gens. J’ai une fâcheuse tendance à rester dans ma bulle.

Cela fait deux ans à présent que j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Ils sont agréables, ça me change de la vieille harpie précédente. Ce n’est pas pour autant que j’ai sympathisé. « Bonjour » »Bonjour » quand on se croise avec un « bonne journée » si on fait un bout de trajet l’un derrière l’autre dans les escaliers. Il y a à peu près deux mois de ça, ma voisine et moi avons discuté ! Je l’ai vue le week-end passé alors que je promenais le chien et elle sa fille. Je suis alors allée vers elle pour papoter. Mais j’ai hésité, car je ne suis pas trop à l’aise. Je l’ai croisée à nouveau cette semaine et nous avons à nouveau papoté. C’est très sympa et ça va, je me sens un peu mieux à présent. Ceci pour vous expliquer à quel point je peine à aller vers les autres. Le métier de psychologue est parfait pour moi, ce sont les gens qui viennent 😊.

Le dilemme que j’ai rencontré cette semaine était le suivant : une nouvelle famille s’est installée dans l’immeuble et proposait un apéritif dans leur appartement pour faire connaissance. Ahhhh mais quelle horreur ! Faut-il y aller ou non ? Lorsque j’ai croisé ma gentille voisine, je lui ai demandé si elle comptait s’y rendre : « Ah, je ne sais pas. Je suis un peu sauvage et mon mari aussi ». Ben moi aussi je suis sauvage et je n’ai pas de mari sur qui m’appuyer.

J’ai demandé à des copines quelles étaient les règles de bienséance dans ce cas-là. « Il faut y aller et apporter une boîte de chocolat ou une bouteille de vin ». Ouai, mais elles ont toutes les deux un mari avec qui se rendre dans ce genre d’occasion. C’est pas pareil quand on est seule.

Finalement, j’ai décidé d’y aller. Sans surprise, trente minutes avant l’heure j’ai commencé à avoir mal au ventre. Mais j’y suis quand même allée. Au final, j’étais la seule. Une famille s’est présentée pour annoncer qu’elle attendait des invités. Ma gentille voisine et son mari se sont également présentés mais préféraient ne pas rester car leurs enfants devenaient terribles à cette heure-là. Une autre famille est en plein déménagement et s’en va et enfin, la dernière ne s’est pas présentée. Et il y avait moi. Je suis restée en me demandant si c’était ce qu’il fallait faire quand personne ne reste ou juste me présenter et m’en aller. Je suis nulle en règles de bienséance.

Ces nouveaux voisins semblent très gentils, leur petite fille de 3 ans est adorable et j’ai passé un bon moment en leur compagnie. Oh, je n’étais pas détendue mais ça s’est bien passé.

Mes prochaines sorties que je redoute ? Mon amie d’enfance organise une journée avec sa famille pour célébrer leur 40 ans en Suisse, pays qui les a accueillis alors qu’ils fuyaient leur pays. Il y aura sans doute du monde, beurk. Et une séance de trois heures de théâtre d’improvisation. Mais pourquoi ai-je accepté de m’y rendre ???

Et pour terminer en musique, je vous propose U2 avec Your Song saved my life

7 réponses sur « La bienséance et moi… »

  1. Toi qui es psychologue, tu peux réaliser le juste équilibre entre la réserve – qui peut être prudente – et la sociabilité. J’ai eu une expérience incroyable à mes débuts dans cet immeuble : je croisais dehors le couple âgé habitant en dessous, et nous avons échangé des propos… dehors… un jour, j’ai fait trop de madeleines et je leur en ai apporté, sans rester. J’ai appris ensuite qu’ils médisaient sur mon compte. Aucun voisin n’est entré chez moi, même quand mon compagnon était là.
    amicalement

    1. Je ne laisse entrer aucun voisin chez moi car mon appartement est une porcherie. Ou alors, mon appartement est une porcherie pour ne pas laisser entrer les voisins chez moi ? 🤔
      Quant à ce qu’ils peuvent penser de moi, du moment qu’ils sont polis lorsqu’ils me croisent, je m’en fiche un peu.

  2. Se dire bonjour-bonjour et exceptionnellement se rendre un petit service (d’ordre logistique comme récupérer un colis quoi) sont à peu près tout ce que j’attends de mon voisinage. Je prie pour que ces valeurs soient partagés, et surtout pas d’apéro ou de pince-fesses !!! 😀 😀 😀

    1. Des voisins polis et non bruyants me conviennent parfaitement. L’apéro, que j’apprécie de temps en temps, je le bois chez les voisins de l’immeuble d’en face.

  3. Comme dans la blogation, dans la vraie vie c’est plutôt moi qui ai provoqué le contact avec nos voisins, mais pas toujours. Actuellement nous n’avons que deux couples de voisins immédiats plus jeunes que nous et ça se passe très bien (prêt d’outils ou de matériels divers et variés, menus services) on boit un verre avec les uns ou les autres, très rarement et toujours à l’improviste.
    Si tu parviens à « laisser faire » la soirée de théâtre d’impro. peut juste être topissimme (tout dépend bien évidemment du niveau et de la « générosité » des comédiens, j’ai fait de l’impro. voilà quelques années et j’en garde un souvenir ému.
    A contrario, les journées familiales, cousinades et autres cérémonies me laissent froid, et je les fuis.

    Bleck

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