Soulagement

J’ai débuté mes études pour passer le temps. J’étais au chômage depuis presque une année quand j’ai décidé qu’étudier la psycho m’aiderait à passer le temps intelligemment. Je pensais m’inscrire juste un semestre puisque je doutais d’avoir les compétences nécessaires pour suivre. Je n’avais aucune notion dans le domaine, j’avais juste été ébahie du changement opéré en moi à la suite d’une psychothérapie. Et je voulais comprendre comment cela était possible.

Je me suis inscrite et j’ai décroché un boulot droit derrière. J’ai fait un mois avant de commencer mon nouveau job. Puis j’ai enchaîné les deux. Après une année de chômage c’était difficile. J’étais épuisée ! Mais, mon job ne me plaisant absolument pas, je compensais en me plongeant à fond dans le monde de la psychologie que je découvrais, émerveillée.

Les débuts ont été difficiles : devoir très vite adopter un nouveau langage, rédiger des devoirs en justifiant absolument tout avec des références valables et l’horreur absolue, débuter les statistiques pour lesquelles je ne comprenais rien. Et à la fin du semestre, cerise sur le gâteau, il y avait les examens. Gros stress qui va se répéter tous les six mois. Contre toute attente, j’ai réussi et décidé de continuer. Quinze semestre plus tard, j’ai enfin terminé (4 ans pour le bachelor et 3,5 ans pour le master en étudiant à temps partiel).

Les devoirs ont augmenté, les dossiers à rédiger sont apparus en master et les examens continuaient à tomber à chaque fin de semestre. Plus j’avançais dans mes études, meilleures étaient mes notes. J’ai tâtonné un bon moment pour trouver comment réviser de façon rapide et efficace et j’ai fini par trouver. J’ai même compris que si je pouvais être prête une semaine avant les examens, je stressais nettement moins devant ma feuille. Je prévoyais une semaine de révision par examen en essayant d’être libre les quelques jours avant pour tenter de me détendre.

En master, en plus des examens, il y avait les travaux continus qui comptaient également pour la note finale. Toutes les trois semaines, il fallait rendre des devoirs notés. J’ai découvert les joies du stress permanent. C’est pourquoi j’ai terminé mon master un semestre plus tard que prévu. Je n’en pouvais plus.

Mais à présent, c’est fini. Je n’ai plus ces maudites échéances qui m’angoissaient tant. A présent je suis libre. J’ai encore de la peine à y croire. Pourtant, j’ai cessé de me lever chaque nuit pour une pause pipi. Mon corps, lui, se détend déjà. J’arrive à nouveau à me lever le matin. Je ne porte plus de fardeau. Cela fait plus de six mois que je peine à quitter mon lit vers 8h le week-end. Et là, vers 6h30, je suis pleine d’énergie. Je savais que j’étais stressée, mais je ne me rendais vraiment pas compte à quel point ! Quand on me disait que j’étais courageuse, je balayais la remarque de la main. Maintenant que c’est fini, je réalise que j’étais complètement cinglée 😂. C’est bien pour une psy 🤣.

Ce soir, je vais passer le réveillon sans aucun stress et j’espère que c’est pareil pour vous. Je vous souhaite un Joyeux Noël 🎄🎅🏾

Et pour terminer en musique, je vous propose la version que j’adore d’une chanson de Noël : Bastille avec Oh, Holy Night

8 réponses sur « Soulagement »

  1. Comme je t’envie ! J’ai commencé en 2016 et il me reste encore cettte année et une autre SI je trouve mes stages et que je fais le M2 en un an. C’est vrai qu’on n’est jamais libre mentalement, même en vacances.
    Profite bien de ces premières « vraies » vacances !

    1. J’étais persuadée de ne jamais trouver de stage et, même si ce n’était pas le stage de mes rêves, il m’a permis de terminer ce master. Alors je croise les doigts pour toi : un stage t’attend quelque part.

  2. Huhuh, ne dit-on pas qu’il faut effectivement un peu cinglé(e) pour devenir psy? 😉 Maintenant tu connais un peu ce qu’est que la vie de prof universitaire: le boulot ne s’arrête jamais, ni le soir ni le weekend ni pendant les « vacances. » Il y a toujours quelque chose à corriger, écrire, préparer, rechercher, lire, etc. Là, par exemple, je passe mes « vacances de Noël » à préparer les cours et ateliers que je vais devoir enseigner cet hiver, je dois préparer les emplois du temps de mes employés, je dois m’occuper de deux contrats, je dois lire trois bouquins (dont un sur les statistiques, haha), etc. J’espère pour toi que le boulot de psy n’est pas aussi stressant que les études de psy 🙂

    1. Je n’ai rien contre le fait de travailler le soir ou le week-end, du moment que je suis plus ou moins libre de le faire ou pas. Je ne supporte plus d’avoir un horaire fixe de boulot. Tous les matins être à 8h au travail et rester sur place toute la journée sans pouvoir vite aller chez le vétérinaire ou faire 2-3 courses me donne l’impression d’être enfermée dans une cage. Après, il est clair qu’être débordée en permanence ne m’intéresse pas plus que ça 😄. Courage à toi.

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