Barrière(s)

« When somebody copes by being more armored, it can wind up hindering them later » (Kolker, 2020, Hidden Valley Road, (p. 196), Quercus). Pour ceux qui ne parlent pas anglais, la phrase explique en gros que les gens qui font face aux événements avec une grosse armure peuvent finir par être entravé par cette dernière.

J’ai relevé cette phrase parce qu’elle me correspondait très bien. Durant des années, j’ai mis des couches et des couches de protection afin que personne ne puisse me faire du mal. J’étais même très fière de toutes ces barrières qui m’entouraient quand des gens me signalaient que c’était difficile de bien me connaître. La protection fonctionnait ! Elle fonctionnait tellement bien, que j’ai mis très longtemps à comprendre qu’en fait je m’étais enfermée toute seule dans une prison. Personne ne pouvait m’en délivrer à part moi-même, puisque c’est moi qui détenais les clés que j’avais pris soin de bien cacher.

J’ai commencé à ôter les protections, les unes après les autres. Oh, je me suis pris, et prends encore, des claques mais je réalise que ça ne fait pas si mal que ça et, c’est quoi une claque par rapport à tout ce que je gagne en m’offrant cette liberté ? Je ne prends pas de décisions inconsidérées non plus donc finalement, le risque est calculé. A présent, je fortifie mes arrières pour me protéger en cas de chute. De cette façon, je peux enfin avancer. C’est quand même nettement mieux comme méthode.

En psychologie, on parle de ses ressources personnelles. Souvent, les gens ignorent à quel point ils en possèdent. Et pourtant, elles sont là…

Et pour terminer en musique, je vous propose U2 avec God Part II

6 réponses sur « Barrière(s) »

  1. C’est super ! De mon côté, j’ai accepté de risquer de souffrir du fait par mes relations dès que j’ai su que ça passait… C’est toujours douloureux quand il y a trahison ou blessure mais je sais que ça passe. J’accepte le risque car le jeu en vaut la chandelle.

    1. Voilà. C’est comme les gens qui disent ne pas vouloir d’animal de compagnie car c’est une bête à chagrin. S’arrêter à un mois de pleurs contre quinze années de bonheur c’est dommage.

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