Job de rêve

J’ai lu un article de NPR qui explique qu’avoir un job qui ne nous passionne pas c’est ok (ICI).

Les auteures indiquent que se lancer dans un job qui nous passionne apporte également un lot de désagréments. Mais comment est-ce possible puisque le boulot nous passionne ? Ben justement, on se donne à fond, on ne compte pas ses heures, on fait plein de petits plus dont bénéficie l’employeur, tout en étant sous-payé par rapport au travail fourni. Ce qui peut mener au burn-out.

Je discutais dernièrement avec une copine qui m’indiquait s’ennuyer au travail. Alors elle a élargi son champ de tâches à exécuter. En fait, elle a, d’une certaine façon, créé un nouveau poste qui requiert plus de compétences, compétences qu’elle possède mais n’utilisait pas. Ce qu’elle a ajouté lui plaît vraiment, son employeur adore…mais ne la paie pas pour ce qu’elle fournit en plus. Et refuse toute demande d’avancement. Elle a menacé d’arrêter ce « nouveau poste », et l’employeur se verrait alors obligé d’engager quelqu’un pour l’effectuer puisqu’il en retire beaucoup de bénéfices. Cette amie conclu : « Tu vois, mon boss ne va jamais m’offrir un poste plus élevé qui se libère et où je suis plus qualifiée que ceux qu’il engage. Car là où je suis actuellement, il est gagnant. Je suis surqualifiée et sous-payée. Si je pars, il doit engager deux personnes pour me remplacer puisqu’il s’agit de deux postes différents. »

Je suis également surqualifiée pour le poste que j’occupe et mon employeur a tout intérêt à me garder à ma place. Je suis autonome et débrouille, l’inverse de ma collègue. Je vous avais raconté cette anecdote ?

Un jour, je devais effectuer une tâche que je ne connaissais pas. Ma collègue avait reçu une formation pour ladite tâche. Je lui demande alors ses notes pour pouvoir avancer. Je règle le problème et lui rends ses notes.

« Tu peux m’expliquer comment tu as fait ? » me demande-t-elle alors.

« T’expliquer quoi ?

– Ben comment tu as fait la tâche.

– Mais j’ai lu tes notes.

– Oui, mais tu peux m’expliquer ?

– Tu veux que je t’explique ce que TU as écrit? »

Je ne suis pas sûre que faire un job qui ne nous passionne pas soit beaucoup plus sain !

Bon, j’ai pris plein de raccourcis dans cet article et peut-être que cela vous fera réagir 🙂.

Et pour terminer en musique, je vous propose Pierre Bachelet et la bo du film Les Enfants du Marais (film que je n’ai jamais vu)

9 réponses sur « Job de rêve »

  1. Je dirais que ce n’est pas intelligent de penser qu’il y a « un job de rêve où tout sera agréable et passionnant. » Il y aura toujours des cons avec qui on devra travailler (clients, collègues, etc.), des choses à faire qui sont ennuyeuses (e.g., comptabilité), et des moments de découragement. Mais à partir du moment où on est content LA MAJORITE du temps, où on se sent utile et appréciée et respectée, on a le job parfait 🙂

    1. Ah non, tu ne peux pas dire que la comptabilité c’est ennuyant. J’adore ça, moi 😄.
      Tu as raison dans ton raisonnement. Ce qui ressort de l’article c’est que lorsqu’on estime avoir le job parfait, on a tendance à en faire trop, ce qui peut conduire au burnout. Tu vas être contente la majorité du temps puis, petit à petit, tu peux constater que tu n’es pas appréciée à ta juste valeur, pas assez payée, pas assez remerciée et que ça va commencer à te ronger. Maintenant, on est d’accord que c’est une généralité. Beaucoup de personnes savent se protéger…et ne pas en faire trop.

  2. Voilà un sujet de fond qui n’est pas simple à traiter en quelques phrases.
    Je n’en resterai qu’à l’évocation de mon constat sur plusieurs décennies, dans chacune des entreprises, des équipes, des services, des postes de travail il existe des personnes qui sont littéralement dévouées à leur tâche quelle qu’elle soit, ce n’est pas une question de salaire de position hiérarchique ou même de reconnaissance de la part d’un patron, rien ne compte plus pour elles que le travail pour lequel elles ont été embauchées, il est possible de nommer ça de la passion.
    C’est ultra pratique pour la direction d’une entreprise, c’est (peut être) plus utile pour la société qu’un passionné de construction de cathédrales en allumettes…
    L’essentiel n’est-il pas d’être bien dans sa vie, si la vie doit passer par la passion du travail, pourquoi-pas.

    Bleck

    1. Ah, ton exemple m’a fait rire. Un être passionné par son travail peut finir pas se sentir à bout. A bout car il constate que les autres ne sont pas à la hauteur, que quoi qu’il fasse, il doit toujours en faire plus pour couvrir le manque de professionnalismes des autres et qu’au bout d’un moment, les sourires du patron ne suffisent plus. Mais heureusement, certains passionnés savent mettre des limites.

  3. Pendant quinze ans, j’ai eu un boulot qui m’intéressait un peu MAIS un travail salarié, pour moi, cela reste un contrat : on me paye tant pour faire tel travail. Quand l’employeur attend autre chose que ce pour quoi il paye (c’est à dire, souvent, plus que ce pour quoi il paye) et met la pression sur les employés en faisant du chantage affectif (ex : on est tous dans le même bateau… ouais, sauf que y’a ceux qui sont au charbon et ceux qui sont sur le pont)…. je dis stop. Je n’ai jamais risqué le brunout jusqu’ici.
    Il est possible, cependant, que si je travaille un jour dans un établissement médico-social, je sois plus motivée par le bien-être des patients que je ne l’ai été par celui des actionnaires… même si la paye n’est pas folichonne.

  4. Burnout, pas brunout. J’ai connu un peu le bore out (ennui) dans un boulot et je ne recommande pas… c’est atroce.

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