Service à la clientèle

Je déteste le service à la clientèle et c’est mon job depuis bien trop longtemps. Lorsque j’avais vingt ans, c’est-à-dire un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je trouvais ça sympa. Ca me donnait de l’importance. Mais depuis très très très longtemps, je déteste ça. Mais alors, pourquoi est-ce que je m’obstine à accepter des jobs dans ce domaine ? Parce que je ne trouve rien d’autre.

Les employeurs potentiels regardent ce que j’ai accompli jusqu’à ce jour et se disent : « Ah, elle maîtrise le service à la clientèle. Parfait. Offrons-lui un poste dans ce domaine plutôt que celui pour lequel elle postule et où on ne note que peu d’expérience ». Le fait que je déteste la chose, que je n’aie aucune patience avec les clients, ne semble pas les déranger. Je reste malgré tout compétente (faut bien gagner sa vie !)

Aujourd’hui, un client est venu pour régler une facture. Ça arrive et cela fait partie de mon travail. Sauf que la facture en question était émise par une autre entreprise. « Non, c’est vous qui l’avez émise. Je viens vous payer directement. » J’ai eu de la peine à lui faire comprendre que le logo en-haut du papier n’est pas celui de mon entreprise. Alors il me demande ce qu’il doit faire. « Ben, payer l’entreprise ! » Il me montre sa lettre, rédigée en hollandais!, pour que je lui explique ce qu’il devait faire. J’ai zéro patience pour ce genre de demande.

Un peu plus tard, un autre client se présente avec une demande particulière. Il veut un reçu une fois qu’il s’acquitte de son ticket de parking. Je lui explique que la machine lui proposera certainement un ticket. « Vous êtes sûre ? » « Non, je ne travaille pas au parking. Si vous avez un problème, il faut vous adresser aux employés dudit parking qui ne fait pas partie de mon entreprise. » « Mais c’est écrit que le parking c’est ici. » Non, ce n’est pas ce qui est indiqué sur la signalétique installée dans le hall près de mon bureau pour aider les clients à s’orienter. Mais les gens ne prennent plus le temps de lire, ils voient le mot qui les intéresse et inventent la suite qui les arrange.

Toujours le même jour, un client téléphone car il est en contact avec un employé de mon entreprise et qui l’informe qu’il doit payer les services effectués par ce dernier. Ce n’est pas chez moi et je ne sais absolument pas qui s’occupe de ça. Je lui indique alors de prendre contact avec cet employé et lui demander des coordonnées bancaires. « Oh, il m’a donné une adresse mail à utiliser pour poser mes questions ». Mais alors, pourquoi est-ce qu’il m’appelle moi ???

C’est comme ces gens qui viennent me demander de leur faire de la monnaie parce que le kiosque d’à côté refuse sans achat. Je leur indique le bureau de poste le plus proche dans ces cas-là. « Mais vous servez à quoi ? » « A vous expliquer où se trouve la poste » ai-je envie de répondre…

Je hais le service à la clientèle. Je n’ose même pas imaginer les cas que je rencontrerais si j’étais à un stand d’information ou à l’accueil…

Et pour terminer en musique, je vous propose Mickey 3D avec Le Tube de l’été

8 réponses sur « Service à la clientèle »

  1. C’est important de rester aimable. Au bureau de vote, dimanche, les assesseuses volontaires étaient malgracieuses, aucun bonjour, aucun sourire. Et des erreurs ! amicalement, patience 🙂

    1. Est-ce que tu as déjà fait l’expérience de cette activité volontaire France fougère ? le stress, la fatigue, une nouvelle activité non maîtrisée peut rendre disgracieux et provoquer des erreurs, ça peut également être une activité contrainte également.
      (je considère également qu’il est important de rester courtois)

      Bleck

    2. C’est dur de rester aimable face à une clientèle qui ne l’est pas. En revanche, des personnes agréables sont un vrai bonheur.

  2. Les rapports humains c’est un domaine ultra difficile, il est impossible de convenir à tout le monde quand vient s’ajouter au rapport humain le commerce ça devient vraiment très compliqué souvent à la limite du malsain, « le client » cet humain que nous sommes tous à un moment ou à un autre, se croit très souvent dans son bon droit il en oublie toute notion « d’humanité » il réclame un dû qu’il paye ou non.
    L’exigence du client est redoutable, il en oublie qu’il lui même souvent un maillon de la chaîne de production d’une richesse, qu’il est faillible, que peut être il est un employé/patron modèle mais qu’il a forcément réalisé quelques erreurs mais rien n’entame sa redoutable exigence, pire ça peut être un pleutre, il s’aplatira souvent devant une personne mais il notera méchamment et surtout anonymement l’employé à la première occasion lors d’une enquête de satisfaction…
    Rappelons-nous le, le commerce, le service sont de terribles activités !

    (j’ai fait court sur un sujet pour un sujet qui me passionne)

    Bleck

    1. Ma collègue m’a expliqué qu’elle aussi pouvait se montrer très désagréable quand elle est la cliente. Moi pas, je sais ce que c’est et que bien souvent, l’employé face à moi n’y peut rien. Le responsable est en général bien planqué dans son joli bureau inaccessible.

  3. Courage. Les dérives que vous décrivez se retrouvent partout dans la société.
    Certains injurient les profs quand leurs enfants sont punis, d’autres les conducteurs de bus quand ils osent réclamer un titre de transport…
    Reste à espérer que votre nouveau job vous plaise mieux.

    1. Oui, c’est vrai. Se trouver face aux clients devient difficile. J’ai l’avantage de me trouver derrière une vitre blindée 😄.

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