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Lectures 10, 11 & 12

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J’avais un marque-page dans le livre. Apparemment, je l’avais déjà commencé, puis abandonné, il y a des années. Cette fois-ci je suis allée au bout, mais avec peine. Il me faut parfois un moment, à chaque début de chapitre, pour savoir avec quel personnage je me retrouve. Ça me dérange.

Dans la quatrième de couverture, on apprend que « derrière ce mariage heureux se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille ». J’en suis au deux tiers du livre et je ne vois pas de quel drame il s’agit. La grand-mère est en phase terminale d’un cancer. Nous apprenons que le grand-père a eu une liaison il y a fort longtemps, ce qui est le prétexte à raconter une autre histoire dans l’histoire. La petite-fille a vécu une rupture difficile mais je n’en sais toujours pas plus à ce stade de ma lecture. Bref, je m’ennuie.

J’ai terminé. Ma réaction ? Bof…

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Le Jour d’avant de Sort Chalandon. Très beau roman qui rend hommage aux hommes morts dans la fosse Saint-Amé de Liévin-Lens à la suite d’un coup de grisou, le 27 décembre 1974.

Nous sommes avec Michel, jeune frère d’un homme de la mine, mort quelques jours après ses compagnons. Nous apprenons l’histoire de Michel, qui est parti à Paris pour fuir les terres de son enfance. Il y revient en 2014. Puis il y a un procès et des vérités auxquelles on ne s’attend pas qui sortent. Roman coup de poing. Véritable coup de coeur. ❤️

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Apparemment, j’avais déjà tenté de lire un roman d’Arnaldur Indridason que j’avais trouvé indigeste. Mais ce n’est pas le cas de celui-ci La Rivière noire. Les conditions de lecture sont peut-être aussi différentes : au lit, bourrée de microbes, un cerveau qui avance au ralenti. Toujours est-il que j’ai trouvé l’histoire sympa à lire : un violeur est retrouvé mort égorgé alors qu’apparemment, il venait de se trouver une nouvelle victime. L’enquête avance lentement mais la policière en charge du dossier ne baisse pas les bras. Se lit vite et facilement. S’oublie tout aussi rapidement.

Et pour terminer en musique, je vous propose Patrick Fiori et Tommy avec J’espère que tu vas bien

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2019 : Lectures 5, 6 & 7

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J’avais envie de lire quelque chose de Anne Cuneo et j’ai trouvé ce livre Le Maître de Garamond en libre échange. Qu’est-ce que j’en ai pensé ?

C’est très bien écrit, j’apprends plein de choses sur les débuts de l’imprimerie et les poinçons. Ça se passe au XVIe siècle quand la religion se met à interdire toute publication qui ne va pas dans le sens de ce qu’elle prône. Sujet intéressant dans une période intéressante. Mais il y a beaucoup trop de personnages à mon goût, je m’y perds. Et pour terminer, je n’ai franchement pas réussi à vraiment rentrer dans l’histoire. J’ai même lu la fin en diagonale. Je pense que je gagnerais à retenter une lecture dans quelque temps, lorsque je serai mieux disposée. Malheureusement, je vais retourner ce livre dans ma petite bibliothèque. Je suis déçue de mon manque de concentration qui m’a empêchée de profiter de ce récit. Il me faut des livres un peu plus légers en ce moment. Peut-être aussi que ce livre parle beaucoup de religion et que je suis fâchée avec ce sujet…

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Le Tunnel aux pigeons de John le Carré est une sorte d’autobiographie. C’est plus une genèse sur ses romans. En effet, s’il parle un peu de son enfance, c’est tout en fin de livre. Et c’est surtout pour parler de son père, sujet lourd de conséquences. Il parle très peu de sa mère et ne donne que le prénom de son frère. Voilà pour la partie autobiographie.

Même s’il raconte des pans de sa vie, c’est surtout pour expliquer en quoi cela l’a aidé dans tel ou tel roman. Les personnages inventés sont souvent tirés de sa vie réelle et il nous explique à qui il pense. Comme les anecdotes que l’on peut retrouver au gré d’une histoire, même si elle est légèrement modifiée.

Contrairement à beaucoup d’autobiographies, je n’ai pas retrouvé le côté « je suis un Dieu vivant, c’est pourquoi je me permets de raconter ma vie » et ceci est un pur soulagement. Je trouve difficile, quand j’admire une personnalité, de voir leur côté narcissique ressortir. J’aime apprendre les failles qui font que telle personne rencontre aujourd’hui tant de succès.

Ce livre se lit aisément et en plus il est bien rédigé.

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Que dire de ce roman de Giacometti & Ravenne L’Empire du graal ? Je me réjouissais de le commencer car j’adore ce qui a trait au roi Arthur et les Chevaliers de la table ronde. Donc, quand j’ai vu que ce livre était sélectionné dans mon petit club de lecture, j’ai pensé « chouette, au moins un bouquin qui devrait me plaire ». Alors ? Je me suis ennuyée… Pourtant c’est bien écrit et instructif. Mais je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, quels qu’ils soient. J’ai trouvé certains traits trop gros et les histoires avec des gens richissimes ne me font pas rêver. Le héros, qui apparaît dans d’autres récits de ces auteurs, est un policier basé à Paris. Il se retrouve dans une vente aux enchères où un sarcophage particulier est mis en vente. Ce qu’il y a avant ce passage n’apporte rien, l’histoire débute vraiment ici. Le héros va enquêter sur le graal en compagnie d’un auteur de romans ésotériques et vont aller de découvertes en découvertes. Vont-ils finir par trouver le graal ? Il ne vous reste qu’à lire ce roman pour le savoir.

Est-ce que je dois dire du mal de ce roman ? Non, je ne suis simplement pas la cible pour ce genre de lecture. Je reste persuadée que les autres personnes du club de lecture vont aimer.

2019 : Lectures 1, 2 & 3

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J’ai débuté l’année par ce livre de Owen Matthews Les Enfants de Staline. En fait, j’ai pioché dans ma vieille pile à lire. Ce livre date de 2008 donc cela fait un moment qu’il attend d’être lu !

L’auteur est journaliste et parle de la Russie en prenant pour nous guider sa famille. On commence par le grand-père fusillé comme « ennemi de la nation » avant d’enchaîner avec la mère, séparée de sa maman alors qu’elle n’avait pas encore 4 ans. Nous la voyons grandir dans ce pays en guerre avant de l’observer avec son fiancé, anglais, dont le mariage est interdit par le KGB. Durant plus de cinq ans, les deux amoureux vont tenter de se retrouver. Livre très intéressant.

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Je crois l’avoir déjà évoqué par ici, je ne suis pas une fan de Marc Lévy. Attention, j’ai lu beaucoup de ses romans il y a fort longtemps mais depuis mes goûts ont évolué. Or, dans mon petit club de lecture, j’ai cet auteur à lire ce mois-ci avec La Dernière des Stanfield. A peine ma lecture commencée, j’ai détesté le style. Au moins, l’avantage de ce genre de romans, est que ça se lit vite. Et qu’en est-il de l’histoire ? Abracadabrante, comme sait si bien le faire Marc Lévy. Après, on aime ou on n’aime pas. Il est clair que je n’aime plus, j’ai l’impression de perdre mon temps. J’ai beau rester fleur bleue malgré mes déconvenues, ces histoires d’amour sirupeuses à souhait ne me font pas rêver. Et pourtant je continue à pleurer quand je vois des films comme Love Actually

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Je l’ai déjà dit, j’aime beaucoup les aventures de Bernie Gunther, le héros de Philip Kerr. L’été de cristal est le premier des quatorze romans avec ce personnage. Nous sommes en 1936, dans l’Allemagne qui accueille les jeux Olympiques. On y retrouve l’ironie de Bernie qui se casse le nez contre des méchants et séduit de belles dames. Bien écrit, un bon moment de passé à lire ce roman.

Et pour terminer en musique je vous propose Bastille X Seeb avec Grip

Lectures 29 & 30

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Dans mon club de lecture, le livre à lire ce mois-ci était Entre Ciel et Lou de Lorraine Fouchet. J’ai pleuré du début à la fin. Hormones ou histoire ou un peu des deux ? Quand je pleurais dans le train en lisant, les gens devaient penser que c’était l’histoire. Quand je pleurais au boulot, ma collègue devait se dire que mes hormones déconnaient vraiment. Mais bon l’histoire est focalisée sur un homme dont la femme vient de décéder et qui se trouve désemparé. Moi ça m’émeut ! Cette épouse a laissé une requête à son mari dans son testament : il doit rendre leur deux enfants adultes heureux. L’homme est perdu car c’était sa femme qui maintenait cette famille ensemble et sans elle à ses côtés, il ne sait absolument pas comment s’y prendre. L’histoire est touchante, jolie et pour ceux qui l’aime, la Bretagne fait partie intégrante du roman.

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Ensuite j’ai enchaîné avec Les Oubliés du dimanche de Valérie Perrin. Ma maman voulait me rendre ce livre qui en fait ne m’appartient pas. Mais comme j’en avais entendu du bien, je l’ai pris et ne l’ai pas regretté. Une jeune fille, Justine, recueille les souvenirs des pensionnaires d’un home pour personnes âgées dont ceux de Hélène qui parle de son grand amour Lucien, durant la deuxième guerre mondiale. Deux histoires sont narrées : celle de Hélène dans le passé et celle de Justine dans le présent. La jeune aide-soignante est orpheline et cherche à comprendre ce qu’il est arrivé à ses parents morts dans un accident de voiture. Secrets de famille en toile de fond. Joli roman, rempli de douceur et bien écrit.

Et pour terminer en musique je vous propose Radio Elvis avec 23 Minutes

Lectures 24-25

Mon cerveau s’est remis à poser vingt mille questions philosophiques auxquelles je n’ai pas de réponses, du coup je m’évade dans la musique, les livres et mon imagination. Pour couronner le tout, demain je me rends à l’enterrement de mon oncle. Autant dire que cela n’aide pas mon cerveau à se calmer…Bref, je m’ennuie ferme et je déteste cet état !

Le vingt-quatrième livre lu dans l’année est la troisième partie de la saga d’Elena Ferrante Celle qui fuit et celle qui reste.

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Je suis restée un peu sur ma faim cette fois-ci. Mais peut-être est-ce lié à ce que je raconte ci-dessus qui sait ? Rythme bien plus lent, ce qui en soi ne me dérange pas tant, mais c’est surtout l’impression de lire une longue plainte et ce n’est pas ce dont j’avais besoin. Le dernier volume m’attend, j’espère y retrouver le plaisir des deux premiers.

Je fais à présent partie d’un petit club de lecture qui se réunit…une fois par an autour d’une bonne table achalandée par toutes. J’aime ce principe où il ne faut pas se voir toutes les X semaines, car dans ces cas-là, je me sens vite prisonnière. Alors là j’ai accepté. Nous avons un mois et demi pour lire un bouquin avant de le faire parvenir à la personne suivante dans une liste préétablie. J’avais du premier octobre jusqu’au quinze novembre pour lire Paula Hawkins Au fond de l’eau.

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Au début, je n’ai pas aimé. Je pensais lire du mauvais Mary Higgins Clark, auteure que j’ai arrêté de lire depuis longtemps car je trouve que ses livres ne valent plus les premiers. Et puis je me suis dit qu’il fallait que je fasse abstraction de toutes ces petites techniques littéraires qui me déplaisent et me concentre sur le roman à proprement parler. Et j’ai eu raison car l’histoire est finalement bien. Une femme est retrouvée morte dans le « Bassin aux noyées ». Une enquête est ouverte et chaque chapitre  donne la parole à un protagoniste. On y découvre Jules, la soeur de la morte, Lena la fille, Sean le policier, Erin la policière, Nickie la folle, Louise une femme endeuillée, etc. Toutes ces personnes cachent quelque chose et emportent le lecteur qui veut avoir le mot de la fin.

Pour terminer en musique je vous propose Gaëtan Roussel avec Je veux bien, je ne sais pas extrait de son très beau nouvel album.