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Placebo ou scientifiquement prouvé ?

En psychologie, on nous rappelle régulièrement que les théories enseignées sont prouvées scientifiquement. C’est-à-dire que l’expérience qui a confirmé la validité d’une théorie peut être être reproduite n’importe où dans le monde, dans les mêmes conditions, et va donner les mêmes résultats. Quelques biais sont apparus et de nouvelles  normes ont été mises en place pour éviter que cela se reproduise.

Dans mon cours cette année, on a étudié l’effet (ou non) des anti-dépresseurs et des benzodiazépines. Nous avons également parlé de l’homéopathie dont les effets n’ont pas pu être prouvés scientifiquement. Ca ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais on ne peut prouver qu’il y en a. Si vous vous soignez grâce à l’homéopathie et que vous trouvez que c’est efficace, il est possible qu’il s’agisse en fait d’un effet placebo. Parce que nous avons également étudié l’effet placebo et c’est assez incroyable. La croyance que l’on porte à un comprimé ou un concept va influencer l’effet de ce dernier.

Parlons de ce régime miracle dont tout le monde ne dit que du bien. Il a un effet miraculeux ! Toutes les copines le confirment, c’est incroyable. Pourtant, tante Agathe n’en démord pas, ce régime est nul, elle n’a pas perdu le moindre gramme après six mois d’efforts. Il y a de fortes probabilités qu’il s’agisse ici d’un effet placebo qui fonctionne super bien chez les copines mais pas chez tante Agathe. Et je pense au « fasting » qui était cité dans mon cours comme non prouvé scientifiquement. J’ai une copine qui n’en dit que du bien. C’est sa santé, ça la regarde. Mais comme je suis curieuse, je suis allée jeter un oeil sur ce qu’en disait Wikipedia.

Le fasting, donc, est un jeûne intermittent. Dans les recommandations, on peut lire que la revue Prescrire ne recommande pas le jeûne comme méthode d’amaigrissement. Et la phrase d’après, toujours dans l’article de Wikipedia, indique « Depuis, des études ont montré une perte de poids significative chez l’humain ».

Tout d’abord, il y a « ne recommande pas ». Ça ne veut pas dire que la personne ne va pas maigrir mais que cette façon de procéder n’est pas ce qu’il y a de plus sain. Ensuite, « des études ont montré ». Quelles études ? Il n’y a aucune référence. Et comme je l’expliquais juste avant, la revue ne dit pas le contraire, elle précise que ce n’est pas recommandé. J’ai cherché, en vitesse, du côté des articles scientifiques. Je n’ai rien trouvé de concluant. Il y a des « mais » un peu partout. (Betty si tu me lis : 😘).

J’aime beaucoup l’effet placebo qui fonctionne également chez moi pour certaines choses, j’en suis consciente et ça ne me dérange pas outre mesure. En revanche, je sais que ce qui fonctionne chez moi, ne va pas forcément avoir de l’effet chez quelqu’un d’autre. Je respecte quelqu’un qui vient me dire que la pilule Miracle bleu lui apporte un bien-être jamais éprouvé auparavant. Chacun a ses placebos. Mais qu’on arrête de me dire que tel truc est trop génial parce que Tartempion a pondu un livre sur le sujet. Moi aussi je peux affirmer en trois cents pages que le Sugus vert me calme alors que le Sugus jaune facilite mon endormissement et que le Sugus rouge me fait maigrir. Ce n’est pas pour autant que c’est prouvé scientifiquement. Et, cadeau bonus pour toi mon lecteur préféré, je ne recommande pas le Sugus orange pour trouver l’âme soeur.

Et pour terminer en musique, je vous propose Love Fame Tragedy avec My Cheating Heart

 

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Récupération toute en douceur

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Mon stress commence enfin à redescendre. Malheureusement, ça n’est pas comme un bouton on/off, il faut du temps. En plus, j’attends encore les résultats donc je ne suis pas pleinement sereine.

Je lis, sans aucun remords. Pas de cours à étudier, je peux lire en toute quiétude. Et je sors, un peu. Je suis allée boire un verre avec une amie. Ce jour-là, la pluie était annoncée. Nous avons eu de la chance, nous avons pu profiter de la terrasse durant la soirée et c’était très agréable, même si vers 22h30 il commençait à faire frais.

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Un autre soir, je suis allée au resto avec des copains. Là aussi, c’était sympa. Le cadre est agréable et nous avons passé une bonne soirée, alors que le ciel se déchaînait à l’extérieur et qu’il tombait des trombes d’eau. Heureusement pour nous, il a cessé de pleuvoir quand nous avons décidé de partir.

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J’ai passé mon samedi à dormir : une horreur. Je me suis endormie le matin sur mon canapé, j’ai fait une sieste de 2h30 l’après-midi, je me suis à nouveau endormie sur mon canapé en fin de journée et à 22h j’étais au lit. Je crois que j’étais fatiguée ! Le noeud dans mon dos n’est pas encore parti, même s’il est nettement moins douloureux.

Je revis, je suis tranquille jusqu’à mi-août. Mon mémoire n’a pas avancé d’un chouïa, je manque totalement de motivation. J’essaie pourtant de lire quelques articles pour trouver la direction à donner à mon travail. J’observe la motivation sur les études à distance ! L’avantage, c’est que je comprends bien d’où me vient ma démotivation 😄. Dans un autre sens, je sais également comment booster cette satanée motivation. Mais pour l’instant, je suis fatiguée…

Et pour terminer en musique, je vous propose Nasser avec Can’t get out

Journées d’examens

Le départ pour mes examens a été légèrement stressant, comme si j’avais besoin d’une dose supplémentaire. En effet, dans le premier train, en route pour Lausanne, il y a eu un problème. Le train ne repartait pas après un arrêt et le contrôleur a annoncé qu’un autre train était en panne plus loin sur la ligne et qu’il ne savait pas quand on pourrait repartir. J’avais envie de pleurer.

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Finalement, nous sommes partis cinq minutes plus tard et j’ai pu avoir ma correspondance. Les examens ont lieu en Valais, à 1h30 de train de chez moi. La vue le long du lac Léman est superbe et ce matin, les nuages m’ont offert un magnifique spectacle.

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J’ai retrouvé les copines sur place, l’ambiance était sympa. Le premier examen s’est bien passé. Pas autant que je l’aurais souhaité mais bien quand même. Du moins, je pense l’avoir réussi.

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Le deuxième examen, celui que beaucoup de monde redoutait et que j’attendais avec impatience, s’est bien passé. C’est celui où il n’y a qu’une question à développer. J’espère que le prof pensera comme moi, à savoir que j’ai rendu une bonne copie 😄.

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Le dernier examen, les statistiques, fut catastrophique. Si j’obtiens la moyenne, c’est miraculeux. Je peux descendre jusqu’à 3 (8 pour les français) et compenser la note. En-dessous, je suis obligée de me présenter à nouveau en septembre. Il est hors de question que je repasse une minute sur cette matière de m…. Nous sommes beaucoup à avoir trouvé cet examen difficile, ça me rassure un peu.

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A présent je peux souffler. Je suis rentrée accompagnée de trois autres étudiantes, ça fait du bien. Je suis à présent en « vacances ». Dès lundi, je commence à travailler sur mon mémoire…ou pas !

Et pour terminer en musique, je vous propose Bastille avec Million Pieces

Comment se passent mes révisions ?

Mal. La réponse à ma question ci-dessus est « mal ». Après dimanche, où j’étais bien motivée, je suis revenue à mon état de totale démotivation. Je me fais une raison, je ne vais pas atteindre l’excellence mais si je pouvais au moins obtenir la moyenne, c’est-à-dire 4 (12 pour les français), ce serait bien. Mais j’ai des doutes. Heureusement, il y a eu des travaux continus durant le semestre, ce qui fait que je ne pars pas de zéro.

En statistiques, nous avons eu deux travaux de groupe à rendre. Avec Géraldine, nous avons obtenu 6 (20) à un qui compte pour 10%. Pour l’autre, nous étions fatiguées, nous l’avons bâclé : 4,75 (15) qui compte pour 20%. L’examen se présente en partie sous forme de QCM que je devrais réussir. L’autre partie consistera en de petites questions avec éventuellement de simples calculs. Je suis incapable de retenir les formules et j’espère savoir pondre trois lignes aux questions. Je pars du principe que j’arriverai à obtenir la moyenne.

En psychologie des émotions j’ai 5 (16) aux contrôles continus qui comptent pour 40% de l’examen. Ce dernier va comprendre de courtes questions tirées de celles fournies durant le semestre (j’essaie désespérément d’apprendre par coeur toutes les réponses) et une question à développer. Les jours où je ne désespère pas, je me dis que c’est tout à fait faisable.

En psychologie de la santé, les contrôles continus comptent pour 50% de la note de l’examen. Nous avons dû rendre plein de petits devoirs en lien avec le cours et des rapports concernant les entretiens menés durant le semestre. Et deux plus grands rapports que je dois encore rédiger. On obtient 0 si ce n’est pas acquis, 1 pour acquis et 2 pour acquis niveau master. J’ai eu un zéro, oui je sais, c’est la honte. J’ai refait mon devoir et je suis alors passée à 1. Je crois que j’ai trois fois 1 et autrement tous des 2. J’essaie de m’appliquer dans mes deux derniers rapports pour bien assurer ces 50% car pour l’examen, qui consiste à répondre à une question, il y a beaucoup trop à apprendre et mon cerveau n’est absolument plus réceptif.

J’ai besoin de vacances mais ce n’est malheureusement pas pour tout de suite. Dès le 16 juin, je peux relâcher la pression ce qui va me faire du bien car à présent, en plus des noeuds dans le dos, j’ai des vertiges 🙄 (pas besoin d’avoir des ennemis quand on a mon cerveau). Ce n’est pas parce que les examens seront passés que je suis en vacances pour autant. D’une part parce que mon boulot ne m’offre pas deux mois de congés payés et d’autre part, parce que la prof qui va m’encadrer pour mon mémoire m’a signalé qu’elle était disponible durant l’été et que ce serait bien que je profite de ce temps pour avancer 😫. Je me repose quand ??? J’ai décidé que les trois premières semaines d’août, je ne serai là pour personne : pas besoin d’aller travailler, pas besoin d’étudier, rien à fiche de mon mémoire. Je vais profiter de mon chien, du beau temps et surtout, je vais me détendre.

Et pour terminer en musique, je vous propose Bastille avec Those Nights (ah, ce refrain 😢)

Révisions et bavardage

C’est en rêvassant dans le train en rentrant ce soir que j’ai réalisé que je n’avais rien rédigé pour mon blog. Mince. De quoi pourrais-je parler ? J’ai bien une petite idée mais il faut que je réfléchisse un minimum pour monter mon article. Pas l’énergie. Ce n’est pas comme si j’avais travaillé d’arrache pied toute la journée. J’ai bien eu quelques clients. Mais ils nous dérangeaient à chaque fois, ma collègue et moi. Il se trouve que cette dernière était absente durant deux jours donc nous avions du bavardage à rattraper.

Je n’ai quasiment pas avancé dans mes révisions, je manque de motivation. Je lis vingt fois la même ligne et c’est tout juste si la vingt et unième fois je suis surprise de découvrir le sujet. C’est pourquoi je cherche des vidéos ou articles de journaux avec des exemples concrets sur les théories que je suis supposée maîtriser. Une fois que j’ai cet exemple, généralement accompagné d’une image, je le « photographie » dans mon cerveau et le lie à la théorie. Du coup, ça rentre bien plus facilement. Je ne comprenais pas trop la théorie qui expliquait les liens entre le cerveau cognitif et le cerveau limbique. Il m’a suffit de lire un exemple qui traite du sujet avec des rats et des récompenses. Du coup, je peux expliquer la différence entre le chemin cortex-thalamus et thalamus-cortex et faire un lien avec les théories des émotions.

Oh et puis il y a la théorie périphérique des émotions avec James-Lange et l’histoire de l’ours dans la forêt, la théorie centralisée de Cannon-Bard et les viscères ou la fièvre, la théorie bi-factorielle de Schachter et de l’homme armé dans une ruelle sombre. La théorie de base des émotions de Eckman et des participants avec un crayon dans la bouche, la théorie des marqueurs somatiques de Damasio et de notre éventuelle peur face à un serpent. On peut aussi parler du serpent pour faire un lien avec la théorie de l’appraisal de Lazarus. Ensuite je pars dans les histoires de morales avec l’histoire du trolley, de la contagion émotionnelle et j’imagine un miroir, les émotions accidentelles et je vois du mauvais temps… Finalement, j’ai quand même avancé un peu. Mais il me reste encore un sacré paquet à mémoriser d’ici dimanche soir, que je puisse passer au cours suivant.

Le problème, c’est que ce soir, je suis allée au centre commercial pour chercher une ceinture à boisson pour m’accompagner lorsque je vais courir (selon l’excellente idée de Jenny), et que je me suis arrêtée à la librairie…

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Et pour terminer en musique, je vous propose un chanson que j’ai probablement déjà postée ici. Je l’ai entendue lorsque je courrais hier et elle m’a filé la pêche donc je partage. Sia avec Chandelier

Révisions

C’est ma semaine « statistiques » pour les révisions et, à ma grande surprise, j’enregistre gentiment la matière. Parce qu’il faut dire que lundi, je n’étais guère motivée. J’avais beau lire la théorie sur la collecte de données et la procédure pour ladite collecte, ça ne rentrait pas. Et pourtant, c’est quelque chose que j’ai déjà étudié au tout début du bachelor…et que j’ai revu à la fin du bachelor. C’est donc la troisième fois que je vois cette partie et que je suis obligée d’aller chercher plus de détails pour comprendre les différences entre certains concepts. C’est désespérant. Et pourtant…

Je sais à présent la différence entre les méthodes d’échantillonnage probabilistes et non probabilistes. J’ai enfin compris les échantillonnages aléatoires par grappes qui ne sont pas pareils à ceux qui sont aléatoires stratifiés. J’ai compris ce que l’on entend par recherche expérimentale et par recherche quasi expérimentale. Je vois les avantages/désavantages des cohortes prospectives vs rétrospectives ou des cas-témoins. J’ai compris quand utiliser le test de Kruskal-Wallis ou encore le t-test pour des groupes indépendants. Je sais expliquer ce qu’est une variance, une étendue, un écart-type ou le coefficient de variation. Et enfin, je sais différencier une régression linéaire simple ou logistique. J’ai jusqu’à dimanche pour continuer à me répéter en boucle ces différentes théories/règles pour pouvoir tout recracher par coeur à l’examen et ensuite, je passe à la matière suivante.

Après cinq ans d’études où on nous bassine avec ces fichues statistiques, je crois que j’ai enfin intégré les bases. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. 💡

Et pour terminer en musique, je vous propose The Unlikely Candidates avec Novocaine

Préparation aux examens

Dans cinq semaines, c’est les examens. Je commence à préparer mes révisions. Ce qui veut dire que pour le cours de statistique, je lis enfin le cours ! Je prépare une liste des mots clés dont la définition est à maîtriser et je surligne tout ce que je dois apprendre par coeur. Ce qui nous est demandé pour l’examen, ce n’est pas ce que nous avons vu durant le semestre mais une bonne révision de ce que nous sommes sensés savoir en statistiques. A ma grande surprise, je constate que je sais déjà pas mal de choses alors que je suis toujours persuadée de ne rien comprendre.

Pour le cours sur la psychologie de la santé, nous avons une tonne de lectures et des questions y relatives. Nous avons créé un petit groupe de cinq personnes pour mâcher le travail. J’ai imprimé tous nos résumés et il me reste « plus qu’à » les lire et surligner ce qui me semble important. Il y a une centaine de pages. Il reste encore la dernière période et il faut que je lise les documents correspondant à mes questions pour que j’y réponde.

Enfin, pour le cours sur les émotions, nous avons procédé comme pour la santé. Il y a nettement moins de matière et j’ai tout recopié au fur et à mesure. Ce qui me posait des difficultés est déjà surligné. Je dois encore copier la dernière partie du cours mais deux personnes n’ont pas encore répondu aux questions.

Toutes ces préparations sont à terminer pour la fin de la semaine prochaine selon mon planning. Les trois semaines suivantes sont dédiées au bourrage de crâne. Une semaine par matière. Je vais y consacrer environ une heure par soir les jours de travail et deux heures pour le week-end. Ce qui fait environ dix heures par cours. Première semaine, statistiques, puis santé et je termine par émotions. La dernière semaine, « repos ». Je laisse mon cerveau travailler. Il révise non stop, « tout seul ». De temps en temps, ma petite voix crie qu’elle ne trouve pas la réponse à une question qu’elle s’est posée, alors je me jette sur mes notes pour pouvoir répondre. Puis ma petite voix continue à réciter mes cours sans arrêt, en bruit de fond.

Comme j’ai une fâcheuse tendance à paniquer aux examens, j’ai constaté que ne pas avoir le nez plongé dans mes livres la semaine d’avant, ça m’aidait bien. J’espère que mes séances de jogging vont également m’aider à me détendre. Le 5 juin je vais à Caribana festival me changer les idées. La seule chose qui m’ennuie ce jour-là, c’est que le concert que je veux voir débute à 23h45 ! J’ai pris congé pour le lendemain.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dave Gahan & Soulsavers avec My Sun. J’adore cette chanson, la musique est sublime.