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Dans le monde réel

Oui je tarde un peu dans mes interventions sur ce blog. Non pas que je sois débordée mais je suis épuisée. J’étudie ce semestre, dans les très grandes lignes, le burnout, le harcèlement et le mobbing. Le cours est plutôt succinct. Cependant, j’ai la chance de côtoyer ces jours une psychologue spécialiste dans ces domaines et je peux donc la bombarder de questions. De plus, elle m’a invitée à assister aux formations qu’elle donne sur ces sujets et j’ai également pu voir une victime de harcèlement témoigner de ce qu’elle a dû subir durant des années. Autant vous dire que tout ça me remue passablement.

Lors du témoignage de la victime, il y avait beaucoup de monde et surtout beaucoup de larmes. J’ai très vite senti que j’allais être moi-même débordée par les émotions mais je me suis souvenue de conseils reçus et j’ai pu reprendre le contrôle. Ce qui m’a permis de pouvoir observer les différentes réactions sans être envahie par tout plein de pensées parasites. Une fois que je me suis retrouvée seule sur le quai de la gare en attendant mon train, la tension retombée, paf j’ai encaissé le choc. J’étais patraque toute la soirée, le temps de digérer tout ça. J’en ai parlé ensuite avec la psy qui m’a confié avoir également passé une soirée un peu remuée. Elle m’a donné une autre technique pour pouvoir rester concentrée sur les dires des patients, tout en contenant mes propres émotions. Très intéressant tout ça.

Grâce à mes différentes conversations avec cette psychologue, je note de légers progrès dans ma conduite d’entretiens. J’ai moins peur de ne pas savoir quoi dire, je me laisse guider par le flot. Si vous avez un petit problème qui vous tracasse, j’ai besoin de cobayes alors faites-moi signe 😉.

Et pour terminer en musique je vous propose d’écouter Maurane dont je viens d’apprendre le décès qui chante ici avec Lara Fabian Tu es mon autre.

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Entretien

Ce semestre, nous étudions l’approche centrée sur le patient de Carl Rogers. Le but c’est d’aider le patient à se recentrer sur ses émotions et modifier son processus mental en reformulant son discours et en lui faisant prendre conscience de ses ressentis. En tant que thérapeutes, nous devons apprendre à ne pas juger la personne nous faisant face, à l’accepter telle qu’elle est. Cependant, cela ne veut pas dire d’être d’accord avec tout. Non, nous avons le droit de penser différemment et il faut bien entendu que nous acceptions notre propre ressenti. Il ne faut donc pas hésiter à dire que l’on comprend le patient mais “je me sens mal à l’aise lorsque vous me dites que…”. Nous sommes donc honnêtes envers nous-mêmes mais également envers la personne. Enfin, il faut faire preuve d’empathie, à savoir ressentir les maux du patient tout en gardant à l’esprit que se sont ses ressentis et non les nôtres. Belle théorie.

Ensuite nous sommes passés au stade supérieur. Nous avons des retranscriptions de divers entretiens et nous devons analyser les interventions du thérapeute et les effets de ces dernières sur le patient. Nous avons une échelle des différents niveaux d’intervention qui nous aide à classer ces interventions et lorsque nous sommes dans les niveaux assez bas, nous devons formuler une meilleure façon de répondre de la part du thérapeute. Belle théorie.

Comme je le dis, c’est une belle théorie. Seulement voilà, nous passons à la pratique. Et oui, nous devons trouver de gentils cobayes pour nous lancer dans de vrais entretiens. Nous devons mener des entretiens de trente minutes que nous enregistrons. Car ce n’est pas tout, il faut ensuite reprendre notre jolie échelle…et nous juger et proposer des améliorations.

J’ai donc eu ma première “patiente” de trente minutes. Trente minutes, c’est long…c’est très long….c’est très très très très long ! Sur le papier, les interventions semblent évidentes, faciles, logiques. En pratique, heu….c’est différent. Parce qu’il faut penser à observer le langage corporel, écouter le patient, montrer son intérêt et se positionner de façon à ce que notre corps transmette ce message, penser à ce qu’il ne faut surtout pas dire, penser à comment reprendre les mots que l’on entend et les formuler différemment. Ça fait beaucoup de choses. Donc ma patiente m’expose sa problématique. Elle parle, elle parle, elle parle. Et vient mon tour……. ……. ……. Le néant absolu. On entend  mes deux seuls neurones encore fonctionnels qui se cherchent, et ne se trouvent pas. Je n’ose pas écouter l’enregistrement. Bon, l’avantage c’est que je vais être prolifique au niveau des améliorations dans mes pauvres interventions puisqu’on ne peut pas aller plus bas dans l’échelle. Prochain cobaye, dans une semaine.

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode car je vais les voir à Paléo en juillet et je me réjouis.

Rêvasser

Les cours ont repris depuis deux semaines déjà. Ce semestre j’étudie les techniques d’entretien et la psychologie des organisation & du travail. Je vous parlerai probablement  de ce cours prochainement.

Comme c’était encore assez calme, j’en ai profité pour continuer à lire. Alors mon 3e livre est celui-ci :

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J’ai trouvé super intéressant. C’est un historien qui nous raconte l’histoire de l’humanité avec plein d’anecdotes. J’en avais vaguement entendu parlé puis j’ai lu une interview de Tom Hanks ICI qui m’a donné envie et peu de temps après, j’entendais Frédéric Lopez en parler ICI, également en termes élogieux (il parle aussi d’un documentaire qu’il faut absolument que je regarde). Ça reste un livre d’histoire et non un roman donc si vous n’aimez que les romans…passez votre chemin, vous allez vous ennuyer. Le seul passage qui m’a un peu ennuyée, c’est lorsqu’il parle de la période du capitalisme. On connait et c’est pas rose. Il parle également du futur proche et ça fait peur. Pour l’anecdote, je l’ai acheté en anglais parce qu’en français, “la version poche n’est pas prévue pour l’instant” selon la libraire et que le bouquin coûte CHF 38.-. En anglais j’ai payé CHF 17.- et la suite est déjà sortie en poche. Je vais donc aller me le procurer.  Il y parle de l’humanité de demain.

 

Pour mon 4e livre, j’ai choisi Henning Mankell. J’aime beaucoup cet écrivain, décédé en 2015. J’adore sa façon de dépeindre ses personnages et sa Suède natale. Ce bouquin est dans la lignée des Kurt Wallander. Un pyromane et un suspect qui se trouve être le personnage principal. C’est vite lu et on passe un bon moment.

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Mon 5e livre de cette année est Pierre Lemaître. J’avais adoré Au revoir Là-haut et ce livre est la suite. On peut très bien lire ce roman sans avoir lu le précédent. J’aime l’écriture de cet auteur et l’histoire me fait penser aux épopées de Alexandre Dumas que j’aime beaucoup. Voilà donc encore un livre que je vous conseille.

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J’avais commencé Billie de Anna Gavalda mais je me suis arrêtée à la moitié du bouquin. Je n’aimais pas l’écriture.

La masse de travail pour mes cours va prendre l’ascenseur mais j’espère pouvoir garder le rythme pour mes lectures. Je lis généralement dans les transports publics quand je rentre le soir (le matin je somnole) et durant le week-end. J’ai acheté déjà quatre livres et ma soeur m’en a offert deux. Plus ma pile à lire qui date de mathusalem et qui n’a absolument pas baissé d’un iota depuis des années…j’ai l’embarras du choix.

Et pour terminer en musique je vous propose Amandine Bourgeois avec On ira voir la mer

Processus mentaux

Je vais vous parler des processus qui se passent dans notre cerveau. Lisez la phrase suivante :

Le triangle est au-dessus du carré

Voici une image

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Des chercheurs ont observé le temps mis par le cerveau avant qu’un participant appuie sur un bouton “vrai” ou “faux”. Ils ont remarqué que les phrases affirmatives demandent moins de temps. Les VP sont plus rapides que les FP.

VP vrai positif : Le triangle est au-dessus du carré
FP faux positif : Le carré est au-dessus du triangle.

Les phrases négatives demandent plus de réflexion :

VN vrai négatif :  Le Triangle n’est pas en-dessous du carré
FN faux négatif : Le Triangle n’est pas en-dessus du carré

Ce que les chercheurs ont également découvert c’est que tout le monde ne passe pas par les mêmes processus pour traiter l’information :

  • La majorité des personnes va lire la phrase. Dès qu’elle voit l’image, elle transforme ce qu’elle voit en texte “le triangle est au-dessus du carré” et compare cette phrase avec celle donnée au départ. Une fois la comparaison effectuée, les personnes peuvent alors appuyer sur le bouton de réponse. MAIS
  • Un nombre plus restreint de personnes vont lire la phrase…et imaginer ce que cela représente. Lorsqu’elles voient alors l’image, elles comparent cette dernière avec la représentation mentale qu’elles ont faite et peuvent alors répondre.

J’ai remarqué que lorsque je dois rentrer un code à quatre chiffres sur mon écran, je ne lis pas ce code, je tape sur les chiffres qui correspondent sur mon clavier. Même dessin. Lorsque je suis fatiguée ou peu concentrée, je vais lire dans ma tête ce code avant de le taper. Et enfin, si je dois absolument retenir ce code, je vais bien prendre le temps de le regarder ET le lire dans ma tête afin d’être sûre de ne pas me tromper lorsque je le tape.

Selon Reuchlin, nous possédons toutes les possibilités en nous. Il parle de vicariances et explique ce principe avec des canards. Lors de grands trajets, les canards volent. Pour de petits trajets, ils marchent. Pour des trajets intermédiaires, chacun utilise sa façon préférée pour se déplacer. Certains marchent, d’autres volent, il y en a qui flottent et enfin quelques uns choisissent de plonger et nager sous l’eau. Certaines techniques sont plus efficaces/rapides que d’autres. Ce principe est le même pour le traitement de l’information chez l’homme, à savoir quelles techniques vont être utilisées ce qui pourrait expliquer les différents niveaux d’intelligence. Je trouve ça vraiment très intéressant.

Et pour terminer en musique je vous propose un vieux REM que je viens de découvrir…Begin the begin

Encore deux semaines et j’ai les examens. Encore un semestre et c’est fini. Et après, je fais quoi ? Il se trouve que j’aime bien étudier, c’est pour moi un passe-temps. Au début, c’était surtout pour me prouver que j’étais capable de réussir à l’uni. J’ai obtenu un premier Bachelor puis j’ai enchaîné en Master mais j’ai tout arrêté : je n’aimais pas la spécialisation choisie et ma dépression est tombée au bon moment. En plus, elle m’a orientée vers la psychologie et j’adore ce que j’étudie.

Je pourrais me contenter d’étudier dans mon coin, de parcourir des bouquins en fonction de mes envies. Mais je me connais, je suis incapable de me soumettre à un rythme quelconque. Donc au bout de six mois, j’aurai lu tout au plus deux livres sans rien avoir retenu. Puis je vais laisser tomber. Autant je déteste les devoirs à rendre à date fixe, les échéances à tenir, autant ça m’oblige à me structurer et à ne pas lâcher bêtement. Je prépare mes notes, et pour tout comprendre, je lis vingt mille articles et/ou livres sur le sujet concerné, et mes notes et mon plaisir augmentent. Le problème vient au moment de réviser pour les examens : j’ai beaucoup trop de notes/papiers divers/articles à disposition. Je dois faire le tri pour rester à une dose raisonnable de choses à mémoriser. Je me souviens qu’à la fin du premier semestre je devais apprendre une trentaine de pages manuscrites et je m’en sentais incapable. Aujourd’hui on est bien loin du compte ! Autant je stresse pour ces fichus examens (il faut vraiment que je me penche sur le pourquoi une fois), autant il y a un côté excitant de savoir si je vais réussir à tout mémoriser/comprendre. Je m’invente plein de petits films pour me souvenir de mots clés; je touche des parties de mon corps (la bouche, le nez, les yeux,…) pour retenir différents concepts. J’adore constater cette capacité qu’a notre cerveau à encoder et ressortir autant d’informations.

Mais voilà, plus qu’un semestre et c’est fini. La grande question qui m’occupe en ce moment : je case mon stage durant le semestre qui arrive et je débute le Master en septembre ou je m’arrête là et du coup de peux faire mon stage le semestre prochain, histoire de ne pas être surchargée les six prochains mois ?

Et pour terminer en musique je vous propose Sporto Kantes avec Lee que l’on entend dans le générique de fin de la série Kaboul Kitchen.

Je suis légèrement sur les nerfs

Je voulais écrire un post sur un sujet bien précis mais vu mon état de stress actuel, je vais être hyper négative et ce n’est pas le but.

Ce matin j’ai voulu m’exercer sur le sujet que j’ai commencé à étudier durant le week-end. Je réalise que je ne sais rien et en plus j’ai oublié mes notes à la maison. Donc je m’énerve car je ne trouve pas tout de suite les informations pertinentes pour avancer, je perds du temps et rien de tout ça est très productif. Ma raison a fini par prendre le dessus. J’ai tout posé, je me suis concentrée sur ma respiration pour réussir à ne plus aboyer à peine j’ouvre la bouche, et j’écoute de la musique apaisante. Je reprendrai mon cours demain, avec mes notes à portée de mains pour mieux me repérer, organiser correctement ma pensée ce qui me permettra de progresser rapidement et mieux m’en sortir à l’examen. Je sens que le stress commence à redescendre…je me sens légèrement mieux, il me reste cinq semaines pour me préparer, tout va bien…

Et pour terminer en musique, je vous propose Timber Timbre, groupe découvert en regardant le joli film (triste) franco-canadien La Nouvelle Vie de Paul Sneijder avec Thierry Lhermitte dans le rôle principal. La chanson s’appelle Beat the drum slowly.

Bonjour bonjour

Alors je ne vous parle plus de mes cours mais j’ai un peu de peine à vulgariser ce que j’étudie actuellement et surtout beaucoup de flemme. Mon prof le fait très bien ICI.

Pour faire court, nous avons étudié l’évolution des divers tests d’intelligence. Puis nous avons appris ce qu’était l’intelligence, ce que contiennent les tests d’intelligence, comment les faire passer, quels sont les documents utilisé, sur quelle base ils sont construits. Nous avons appris qu’avoir un QI de 130 ne veut rien dire en soi; il y a toute une observation qui se fait lors de la passation du test et qui est expliquée sur le rapport transmis ensuite à la personne concernée.

Après l’intelligence, nous avons appris ce qu’est la personnalité et ce que sont les tests de personnalité, sur quelles bases ils sont construits, et ce qu’ils mesurent exactement : le névrosisme, l’extraversion, l’ouverture d’esprit, l’agréabilité et la conscienciosité (le correcteur me dit que j’écris faux ces mots. Soit je les traduits bêtement de l’anglais, soit je fais effectivement des erreurs mais voilà, tant pis, soit le correcteur est nul, et j’aime cette option). Ces cinq concepts sont sous-divisés en six facettes afin de bien cerner la personne et on doit connaître tout ça pour les examens.

A présent, on termine avec les processus cognitifs, c’est-à-dire comment une personne perçoit l’information, ce qui va lui permettre ensuite de façonner sa pensée et son apprentissage.

C’est super intéressant, certains textes à lire sont pénibles, d’autres extrêmement difficiles à comprendre mais le tout me plaît.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec Sorry que j’écoute actuellement en boucle.