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Passer un examen

Entre deux examens samedi, je discutais avec les copines de ces derniers. Certaines préfèrent les dossiers à rendre, d’autres les QCM ou alors, comme moi, une question à développer. On a ensuite évoqué le temps de passation. Chez moi, ça n’a jamais été un problème, je suis toujours dans les premières à rendre ma copie. Au début j’avais peur, je pensais que je devais avoir manqué une page ou pas compris la réelle difficulté de certaines questions. A présent je sais que j’aborde les examens de façon différente de la majorité des personnes. Mais je déteste quand même être la première à sortir. Parfois j’attends un moment dans l’espoir de voir quelqu’un se lever. Mais pourquoi est-ce que je mets aussi peu de temps par rapport aux autres ?

Déjà, je n’utilise jamais de brouillon. Quand j’ai dit ça, on m’a regardée avec des grands yeux. Mon cerveau sait ou ne sait pas la réponse. Je n’ai pas besoin de gribouiller quelque chose sur un papier annexe pour me rassurer. Dans le cas d’une question à développer, une dissertation, je réfléchis cinq à dix minute histoire de tout mettre en place dans ma tête. Il m’arrive toutefois de noter quelques mots clés sur la feuille de brouillon pour ne pas oublier de les citer mais c’est tout. Une fois que je sais quelle direction je vais prendre, mon introduction coule de source. Ensuite je câle mes mots-clés que j’enrobe de plein de mots. Je n’oublie pas les connecteurs pour rendre mon texte fluide et accompagner le lecteur dans sa lecture. Comme mon texte est structuré, ma conclusion est facile à rédiger également. Pas besoin de brouillon et encore moins perdre du temps à tout recopier. Je ne relis qu’une fois et uniquement pour traquer les fautes d’orthographe. J’ai généralement honte de mes textes donc je ne les relis pas, ça m’évite de vouloir tout modifier.

Dans le cas des QCM, pareil, je réponds tout de suite. Si je ne sais pas ou j’hésite, je passe. Une fois au bout, je reviens sur les questions qui m’ont posé problèmes. Et là tout dépend du barème. Cette fois-ci nous avions 1 point par bonne réponse, moins 1 point par mauvaise réponse. Ni plus ni moins si nous oubliions une réponse. Je n’ai donc pris aucun risque, je me suis abstenue de répondre en cas de doute. Néanmoins, je prends le temps de relire…les questions et les propositions. Il m’est déjà arrivé de constater que j’avais mal lu, pas fait attention à une négation voire une double négation. J’ai donc évité bien des erreurs comme ça. En revanche, je ne revois jamais mes réponses sauf si je constate que j’avais mal lu ou la question ou l’énoncé. Ca va donc vite. Un copain m’avais dit une fois que je l’avais stressé en allant aussi vite. Il me voyait cocher mes réponses à toute vitesse alors que lui se concentrait sur… sur quoi au fait ? Moi aussi je suis concentrée !

Je ne sais toujours pas pourquoi les autres prennent autant de temps.

Cet horrible semestre est terminé, dès la semaine prochaine j’ai accès aux nouveaux cours et je me réjouis. Je réalise que je me réjouis même pour les statistiques et la prof est vraiment adorable. En fait, c’est parce que je veux travailler sur un autre logiciel (R pour ceux qui connaissent) et qu’il ne faut pas se contenter de cliquer ici ou là mais entrer du code. C’est un peu plus compliqué, je m’ennuierai moins quand je constaterai qu’on avance au ralenti. Je serai occupée à réfléchir et tester mes codes !

Et pour terminer en musique, je vous propose Etienne Daho avec Au Commencement

On respire calmement

J’avais décidé que dimanche soir je maîtrisais mon cours de neuropsychologie. Je vous ai parlé d’Alzheimer, des AVC, des troubles des apprentissages. Je n’ai pas évoqué le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité parce que c’est ce que j’ai le moins travaillé et il reste les tests psychologiques dont je n’ai pas parlé non plus. Vous savez certainement tous qu’il en existe un qui teste le QI. Mais en fait, ce test-là nous apprend beaucoup de choses que le chiffre final n’éclaire pas. Quelqu’un qui obtient un faible score peut présenter un trouble des apprentissages par exemple, ce qui fausse le résultat. On est censés savoir interpréter tout ça et connaître les tests qui mesurent la mémoire, les troubles neuropsy, les tests qui mesurent les différents types de mémoire, etc.

Bref, je n’ai quasiment pas révisé car je n’ai aucune motivation. Comme je n’avais pas envie de passer du temps dans mes notes, je les ai lues une fois à haute voix et je me suis enregistrée. Dès que j’ai un semblant d’énergie que je veux bien dédier aux révisions, j’écoute ces enregistrements, je tente de visualiser ce que je raconte et j’espère que c’est mémorisé. Du moins, assez pour m’en sortir à l’examen.

A côté de ça, j’ai ma copine Patricia, qui elle est très studieuse, qui me pose beaucoup de questions. Ca me permet de voir ce que je sais ou pas. Quand je ne sais pas lui répondre, je farfouille en vitesse internet. Parfois “en vitesse” me prend plus d’une heure car je visionne plein de vidéos sur le sujet et ça m’aide à fixer des images dans mon cerveau que je relie à ce que je raconte quand j’écoute les enregistrements. Vous suivez ? Cette méthode me demande peu de temps et me semble assez efficace. J’avais déjà procédé de la sorte pour un examen difficile avec beaucoup trop de choses à apprendre et je m’en étais super bien sortie avec peu d’efforts.

Il me reste une semaine pour réviser les statistiques et je n’ai aucune idée de ce qu’il faut savoir. Je peux me permettre de faire une note catastrophique puisque j’ai déjà 70% de cette dernière obtenue en travaux continus et qu’elle est bonne. Je vais relire le tout une fois tranquillement au travail. Il faut quand même que j’arrive à faire 2 si je veux la moyenne qui est à 4.

Je suis un poil moins stressée que le semestre précédent, même si hier soir j’avais le plexus solaire complètement oppressé et que je respirais avec peine 🙄. Dans une semaine, je suis en vacances pour me remettre de mes émotions 😄.

Et pour terminer en musique, je vous propose de nous détendre avec Eruption et One way ticket

Révisions

Je m’étais dit que je commencerai à réviser après Noël. Mais en fait, je me demande si ça ne comprenait pas les Fêtes en général et que je suis donc tranquille jusqu’au 2 janvier, ce qui me laisserait une grosse semaine pour me préparer ? Finalement, je vais m’y mettre gentiment.

Je vais commencer par les troubles des apprentissages. Je commence par ça car à Noël on a joué à des jeux et quand j’ai entendu mon neveu lire, j’ai été surprise par son niveau plutôt hésitant. Mais bon, ma soeur va chez une spécialiste en kinésiologie qui aide également les enfants en difficultés scolaires donc je n’ai rien dit. Alors que sont les troubles des apprentissages ? Je vais balancer tout ce dont je me souviens alors que j’ai lu le cours il y a deux semaines déjà. J’espère ne pas trop dire d’âneries et si vous en voyez, n’hésitez pas à me corriger. Moi ça me permet de voir ce que je sais déjà et tout le travail qu’il me reste à faire.

Il faut différencier les troubles “dys” des troubles acquis en “a” : dyslexie vs alexie, dyscalculie vs acalculie par exemple. Les troubles des apprentissages sont en lien avec le développement de l’enfant sans cause apparente alors que les troubles en “a” surgissent après un accident de voiture, un AVC, une épilepsie ou encore l’installation d’une démence pour ne citer que quelques exemples donc ce sont des perturbations acquises suite à une lésion cérébrale après une période normale de développement.

Pour le développement il peut s’agir d’une femme qui se drogue et le fœtus ne se développe pas comme il faut, un enfant sous-alimenté aura aussi des répercussions sur son développement, un accouchement difficile ou un enfant prématuré peut avoir un impact sur le cerveau, etc.ça je ne sais pas où je l’ai lu mais pas dans le cours apparemment. Faut que je retrouve la source voir si c’est juste. Bon ben en fait ça c’est pour le trouble de l’attention…Si je mélange le peu que je sais, je suis mal barrée !

Dyslexie : une difficulté à lire malgré un enseignement adapté, une intelligence adéquate et un bon environnement socio-éducatif. Il existe deux sortes de dyslexie: la phonologique et je ne sais plus comment on appelle l’autre, je vais aller vérifier plus tard visuo-attentionnelle ou lexicale ou de surface. Dans le premier cas, l’enfant présente une difficulté à passer du stade graphème ch-a-m-eau au stade phonème (les sons associés). L’enfant aura donc de la peine à associer les différentes lettres d’un mot à quelque chose de compréhensible sauf pour les mots qu’il connaît déjà, même les mots irréguliers. L’autre problème est visuo-spatial lexical : les lettres se mélangent et l’enfant aura de la peine à déchiffrer les mots présentés devant ses yeux. Il a des difficultés à différencier des lettres proches r/n/h.

Il existe un texte “Texte de l’Alouette” à faire lire à l’enfant pour tester son niveau de lecture. Le texte ne veut rien dire, l’enfant ne peut donc pas tenter de deviner les mots.

Dysphasie : c’est une difficulté liée au langage oral. L’enfant peut comprendre ce qu’on lui dit mais intervertit les sons proches ce qui rend son discours incompréhensible. Dans le cadre de la dysphasie expressive, l’enfant possède un vocabulaire pauvre pour son âge et peine à structurer des phrases. Si l’on fait de longues phrases, il marquera une incompréhension s’il souffre de dysphasie de type réceptive. L’enfant peut confondre la sonnerie du téléphone avec l’aboiement d’un chien.

Dysorthographie : incapacité à écrire correctement les mots surtout les mots irréguliers. Pourquoi ? Parce que. (J’ai encore beaucoup de travail devant moi !). L’enfant subit une confusion des sons (f/v, k/g, s/z, ch/j, t/d, en/on… ) par exemple : “gâteau” répété “ka-do” écrit “cadau”.

Dyscalculie : la logique des calculs présente de grosses difficultés chez les enfants atteints de dyscalculie. Mais je crois que le cours ne s’attarde pas là-dessus ou alors j’ai tout oublié.

Dyspraxie : coordinations des mouvements. Le cours s’attarde sur l’écriture où l’enfant aura une écriture quasi illisible mais les difficultés apparaissent également pour fermer une fermeture éclair, s’habiller correctement, faire du vélo.

Le rôle du psychologue qui reçoit un enfant avec des troubles des apprentissages est de définir à quel niveau se situe le problème. Il faut tout d’abord établir l’anamnèse du patient, c’est-à-dire discuter avec les parents des antécédents médicaux de l’enfant, est-ce qu’il est sous médication ?, quel est son environnement social, comment ça se passe à l’école, à la maison, etc. Est-ce qu’il y a la présence de troubles du comportement ? Quel est le mode d’apparition, de l’évolution ?
Ensuite on fera passer des tests à l’enfant. Le test du QI donne déjà une idée de base. Un QI de 100 est la moyenne. Une personne avec un QI de 70 est dit avoir une déficience intellectuelle. C’est là qu’il faut savoir interpréter les résultats des tests car il peut arriver qu’un enfant obtienne un score pauvre sans pour autant être déficient intellectuellement. Il y a un trouble des apprentissages derrière qu’il faut clairement identifier. Le test pour les troubles DYS est le NEPSY-2 Neuropsychological assessment que l’on fait passer de 5 ans à 16 ans et 11 mois. Le psy ne pose pas de diagnostic. Il peut dire que des signes indiquent que l’enfant présente un trouble X. Seul le médecin est habilité à poser le diagnostic.

Les différences interindividuelles sont plus grandes chez l’enfant que chez l’adulte. Il existe une multifactorialité des causes et les limites des mesures neuropsychologiques sont rarement pures.
Si le sujet vous intéresse, il existe un épisode de l’émission C’est pas sorcier qui traite du sujet et explique très simplement ce que vivent les personnes DYS : https://youtu.be/7jaeNhjz2rQ

Et pour terminer en musique, je vous propose Elsa avec Bouscule-moi

1+1+1+1…

Les cours sont terminés, il faut commencer les révisions. En général, au fur et à mesure que le semestre avance, je surligne tout ce qui est important dans les lectures obligatoires, je prends 2-3 notes durant les cours et le tout me sert de support pour réviser avec encore quelques notes rajoutées pour éclaircir certains points. Cette fois-ci, je n’ai rien.

Pour un cours nous avons des Powerpoints (PPT) un poil rachitiques (et truffés de fautes d’orthographe) et pas de notes de cours puisque le prof n’a donné aucun cours. Il s’est contenté de nous présenter des intervenants qui nous parlaient de leur métier (la plupart intéressants, heureusement). J’essaie de regrouper les informations des PPT de façon plus organisée et compacte alors que je n’ai même pas tout lu, j’ai laissé tomber en cours de semestre. Cela me prend à peu près une matinée par matière. J’en ai fait deux, il m’en reste trois. Je suis sensée m’attaquer à la suivante mais à la place je suis là, en train de rédiger cet article…

Pour le deuxième cours, là aussi c’est plutôt maigre. Trois documents avec quelques informations importantes et deux PPT. Pour le reste, il s’agit de beaucoup de vide. Quant aux cours, heu, comment dire 🤔 ? Les deux premières fois je me suis ennuyée ferme, à la troisième j’ai pensé à prendre mon ordi pour surfer sur internet !

J’ai détesté ce semestre qui ne m’a presque rien apporté si ce n’est beaucoup d’ennui alors que je tourne déjà bien assez en rond à la maison. Ces cours me coûtent très cher et je trouve inadmissible de payer pour du contenu aussi maigre. J’espère qu’en février ça ira mieux, même si je me tape encore un cours de statistiques 🤮. Heureusement, ce sera le dernier 🍾.

Bon je vous laisse, j’ai des révisions à préparer…

Et pour terminer en musique, je vous propose Mark Wirtz & his orchestra avec Comin’ Home, Baby,

https://youtu.be/8WP4n5ncD-c

Travail intense des méninges

Comme je l’ai déjà écrit ici, j’ai des cours de statistiques et on ne peut pas dire que je sois une passionnée du sujet. J’ai l’impression d’avancer dans le noir (mais n’est-ce qu’une impression ?) et ne suis franchement pas sûre de ce que je fais. Mais comme j’ai dû juger que je ne pataugeais pas assez, j’ai rajouté une difficulté.

Jusqu’à présent, nous avons toujours travaillé avec le logiciel Statistica. Il suffisait de préparer un fichier Excel avec nos données puis hop dans le logiciel, on clique sur les icônes nécessaires et on obtient de jolis graphiques. Même pas besoin de comprendre ce que je fais. J’ai une marche à suivre qui m’indique où je dois aller cliquer.

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Malheureusement, comme Statistica ne fonctionne que sur Windows et que je travaille avec Mac, j’ai donc installé Windows et le logiciel sur un disque dur. Je rencontre malgré tout un problème régulier : mes tableaux apparaissent souvent vides sur mon écran (mais sont complets chez ma binôme) et en plus c’est pénible pour copier les graphiques. Ce semestre j’ai donc décidé de tester le logiciel R que nos profs préfèrent. Et c’est là que la difficulté est grande.

Finies les petites icônes sur lesquelles il faut cliquer, bonjour la programmation ! Tout d’abord il a fallu installer deux programmes (gratuits). Ensuite il a fallu que je comprenne comment charger mes données sur ce nouveau logiciel. J’ai déjà passé beaucoup de temps rien que pour ça. Puis j’ai dû installer des lignes de commandes et rien ne fonctionnait. Une plaie. Mais je sais me montrer têtue et j’ai donc persisté dans mes essais.

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Ci-dessus, un des résultat obtenu alors que je ne savais pas encore comment positionner le texte et ci-dessous, un bout de la programmation pour obtenir ledit résultat.

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Je passe des heures sur ce logiciel…car je dois être un poil masochiste ! J’essaie de comprendre ce que je fais et comment modifier certains paramètres. Bon, les formules sont données par le prof en exemple avec d’autres données. Mais j’ai cherché sur le net s’il existait différentes façons de procéder, pour que ce soit un poil plus joli, et j’ai réussi à faire ça dont je suis très fière.

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Aux cours, j’ai appris qu’une prof avait préparé un tutoriel pour débutants. Je lui ai envoyé un mail et j’ai reçu le joli tuto que je vais m’empresser de tester. Je déteste les statistiques mais je crois que j’ai trouvé de quoi pimenter ce cours avec quelque chose qui me plaît…

Et pour terminer en musique, je vous propose Debbie Gibson avec Only in my dreams

Inondation dans le cerveau

Aujourd’hui je vais parler, en gros, d’AVC ou pour ceux qui ne connaissent pas ce sigle, d’accident vasculaire cérébral. C’est ce que je suis sensée avoir étudié ce mois mais j’avoue ne pas trop m’être attardée sur le sujet car ça me stresse (jamais j’aurais pu suivre des études de médecine). Pour vous en parler, je vais me contenter de relire mon cours qui indique que le tiers des victimes restent handicapées et un quart meurent. Pas joyeux. L’information la plus importante c’est qui contacter : le 112 pour les urgences (Suisse et Europe) ou le 144  pour appeler une ambulance en Suisse (je viens d’apprendre ces numéros, alors que c’est super important). L’AVC est une urgence vitale qu’il vaut mieux traiter dans les 4,5 heures maximum.

Les symptômes ? Voici une liste de ce qui survient le plus souvent :
– Paralysie soudaine, le plus souvent d’un seul côté du corps et pas forcément tout le côté. Cela peut être un bras, un pied, une face du visage, ou une insensibilité d’une partie du corps
– Cécité subite (souvent d’un seul œil) ou vision double
– Troubles de la parole. La personne qui fait un AVC va parler un langage un peu embrouillé sans pour autant s’en rendre compte. C’est à l’entourage d’être attentif. La victime peut avoir des difficultés soudaines à comprendre ce qu’on lui dit.
– Vertiges violents et incapacité à marcher.
– Maux de tête soudains, intenses et inhabituels. Ça c’est le signe qui m’effraie le plus puisque je suis sujette aux migraines. Quand j’ai terriblement mal, je me pose devant un miroir et je souris pour vérifier que les deux côtés de mon visage réagissent 🙄. Faudrait que je demande à ma prof si c’est utile…

Il existe deux sortes d’AVC : dans 80% des cas, il s’agit d’un vaisseau obstrué. Les 20% restant concernent une hémorragie due à l’éclatement d’un vaisseau sanguin.

Les séquelles les plus fréquentes :
– hémiplégie (paralysie d’un côté du corps), entraves à la mobilité
– troubles cognitifs : troubles de la parole, de la compréhension, de la vision, de la mémoire
– dépression
– épilepsie

Qu’est-ce qu’on se marre avec mes cours, je sais ! Mais il est important de savoir reconnaître les symptômes pour agir le plus rapidement possible. Mon cours continue en expliquant les différentes parties du cerveau et ce à quoi elles servent. Si par exemple l’AVC a lieu dans la partie arrière du cerveau, c’est la vision qui va être touchée. Cela peut être un champ visuel qui est affecté (on ne voit plus ce qui se trouve sur notre droite par exemple) ou on voit clair mais on n’identifie pas ce qui nous entoure ou si on veut prendre la tasse devant nous, on n’arrive pas à l’attraper. Il existe la voie du “où” qui nous permet de nous situer et la voie du “quoi” qui voit les objets et peut les nommer. Si cette partie là est touchée et qu’on vous demande “passe-moi le sel”, vous serez incapable d’identifier la salière qui se trouve pourtant juste devant vos yeux.

Tout ça est très intéressant cependant, il y a encore une partie à ce cours et là, ça ne m’intéresse absolument pas. Je parle de toute la partie vascularisation. On y apprend (heu, pas moi en fait, je fais l’impasse de toute façon ça ne rentrera jamais dans mon cerveau, je suis butée) l’anatomie de l’artère carotide qui se divise en 4 branches terminales et on voit le détail de ces branches (il y a même le diamètre de mentionné !) et quelle partie du cerveau elles vascularisent et donc quelles lésions vont toucher la personne.

Le travail du psy ? Si le patient a la partie frontale du cerveau qui a été touchée (ça c’est le neurologue qui va le déterminer), il va tester la motricité du patient ou encore sa production langagière. Comme chaque partie du cerveau a ses propres spécificités, il faut bien les connaître pour identifier les éventuelles fonctions lésées.

Vous raconter ça, ça m’a fait du bien. Je constate qu’à part la partie vascularisation, c’est en fait très intéressant. Chouette car je vais avoir une conférence sur le sujet au cours aujourd’hui. Je me réjouis.

Et pour terminer en musique, je vous propose Stereophonics avec Bust this Town

En quoi l’intelligence et la stupidité se ressemblent ?

Dans le cadre de mes cours, il fallait passer trois tests compris dans la batterie des tests pour calculer l’intelligence (WAIS-IV). Nous étions trois dans mon groupe alors nous avons passé chacune un test. Toutes, nous avions peur de ne pas réussir à atteindre la moyenne ! Il faut savoir qu’environ 68% de la population se situe entre 85-115 de QI, le 50% étant à 100. 15% de la population au seuil inférieur et 15% au seuil supérieur, ceux que l’on nomme à haut potentiel.

Mes deux collègues ont très bien réussi leur test et sont piles à 50%. Une s’est dévouée pour faire le test de mémoire des chiffres. On lui donne une série de chiffres et elle doit les répéter dans l’ordre. La liste est de plus en plus longue, c’est une horreur. Puis on lui donne des chiffres qu’elle doit répéter en sens inverse. Elle s’en est super bien sortie ! Mais voilà, elle est jeune. Le score que l’on obtient est ensuite transformé selon notre âge. Nous sommes censés avoir une meilleure mémoire à court terme à vingt ans qu’à soixante. Pour un même score de 30 par exemple, la personne de vint ans aura un QI d’environ 105 alors que celui de soixante ans obtiendra un QI de 115. En revanche, si l’on prend un test de vocabulaire, le jeune obtiendra un QI plus élevé pour le même score qu’une personne âgée.

Pour ma part, j’ai dû répondre au test de similitudes. Les questions sont du genre “En quoi la stupidité et l’intelligence se ressemblent ?” Et il faut donner la réponse. Si elle est précise, on obtient deux points. Si elle est juste mais peu précise, un point. Autrement zéro. A aucun moment on sait si on répond juste ou faux. On commence par des questions simples “En quoi la fraise et la cerise se ressemblent ?” et plus on avance, plus les questions deviennent difficiles. Après avoir obtenu trois fois zéro, on arrête. Alors ? J’ai très très bien réussi, j’ai pu répondre à toutes les questions ! 😊 Mais je suis sûre que tout le monde s’en sort aussi bien que moi…

Bien entendu, pour un vrai test de QI, il faut participer à tous ces petits tests qui donnent chacun un score. Il y a des groupes de tests qui expliquent différentes facettes de notre intelligence. Le score final n’est qu’un chiffre qui n’indique pas grand chose. En revanche, chaque catégorie indique les points forts et les points faibles de la personne. Par exemple, mon test se focalise sur la souplesse cognitive, la catégorisation et la capacité d’association, le raisonnement abstrait ou encore la mémoire à long terme. Le test de la mémoire des chiffres se concentre sur la mémoire à court terme, la manipulation mentale, la flexibilité cognitive pour passer d’une tâche à l’autre, l’imagerie visuo-spatiale, entre autres.

Faire passer des tests de QI requiert une certaine rigueur, interpréter les résultats également. Ce qui n’était évidemment pas notre cas. Quelqu’un qui se présente pour un test de QI aujourd’hui, devrait attendre quelques années pour le passer à nouveau afin d’éviter un effet de mémoire. Bien entendu, pour nous, il serait aberrant d’aller en passer un puisque nous connaissons plus ou moins ce qui nous attend.

Et pour terminer en musique, je vous propose The Black Keys avec Lonely Boy