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Chacun de son côté

Dans le grand magazine scientifique qu’est le 20 Minutes je lis « Les préaux appelés à être moins genrés ».

J’ai vraiment l’impression d’être dans un monde de cons où la réflexion n’est plus à l’ordre du jour, qu’il faut absolument faire partie de la pensée unique. En quoi un préau est-il genré ? Apparemment, le fait que les garçons jouent au foot au milieu de l’espace et que les filles soient sur les bancs sur les côtés est discriminatoire. C’est donc pour parvenir à ce genre de constat que son payés les élus de nos jours ? J’apprends que les filles sont traumatisées de devoir papoter sur les bancs plutôt que debout au milieu de la cour de récréation ! Admettons que ce soit le cas. Alors, que nous propose-t-on pour palier ce grave problème ? Installer des jeux non-genrés tels des bosses, des coins et des murs de grimpe. C’est sûr qu’avec ce genre de solution, il y aura nettement moins de problèmes de genre dans les préaux. Les accidents, ce sera pour tout le monde ! Ce que je comprends surtout, c’est qu’on ne veut pas que les garçons jouent au foot. Interdisons les barbies, les cordes à sauter et les élastiques pour les filles. Problème réglé !

Plus sérieusement, pourquoi ne pas proposer des équipes mixtes ? Parce qu’il existe des filles qui aiment jouer au foot et des garçons qui prennent leur pieds à la corde à sauter.  Et qu’en pensent les principaux concernés ? Faut vraiment arrêter de coller des étiquettes aux gens et les laisser faire ce qui leur plaît.

Et pour terminer en musique, je vous propose Portishead avec The Rip

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Qui es-tu ?

« En tant que femme transgenre racisée je suis intersectionnelle ». Voilà ce que j’ai lu dernièrement sur internet. Outre le fait que je ne comprends absolument pas ce que ça veut dire et que cela ne me dérange nullement, je me demande pourquoi les gens se sentent obligés de décliner leur orientation sexuelle pour s’identifier. Quel est l’intérêt ? et en quoi est-ce que ça nous regarde ? Quand je vais chez mon dentiste, je me fous de savoir quelles sont ses préférences sexuelles. Tout ce que j’attends de lui, c’est qu’il soit compétent dans son métier. De même, quand je lis que tel chanteur est homo ou tel acteur hétéro, est-ce que ça fait d’eux un meilleur chanteur ou un meilleur comédien ?

La deuxième chose qui me chiffonne, c’est que je trouve ça très réducteur de se définir  par sa sexualité. C’est rassurant d’être dans une case ? Je déteste les cases ! En plus, dès que quelqu’un émet le moindre commentaire sur l’une de ces cases, elle récolte droit derrière un déversement de haine. Comme le dit Bret Easton Ellis dans une interview parue dans le numéro 9 d’ America : « La tendance à se replier sur son identité – sexuelle, raciale, etc. – est amplifiée par le monde numérique. Cela conduit à des rages terribles ». « Il faut absolument que soient représentés certains groupes : on ne se base plus sur le mérite, mais sur les quotas, c’est-à-dire sur une idéologie. C’est omniprésent à la télé, au cinéma, dans l’édition, dans le monde de l’art…Tout cela est en train de balayer la culture : tout doit être message, tout doit être représentation ».

Je crois que je suis un peu dépassée. Je trouve bien plus intéressant et riche quelqu’un qui se présenterait de la sorte, que je partage ou non ses centres d’intérêts : « Salut, j’aime la trompette, je suis fan de Justin Bieber, j’adore le cinéma d’auteur, je trouve relaxant de cuisiner, etc. »

Et pour terminer en musique, je vous propose Great Ceasar avec Still love

 

I am the boss…of my blog

La grande revue scientifique gratuite qu’est le 20 Minutesrévèle que 50% des employés jugent leur chef incompétent. Je ne vais pas parler de mon cas actuel, où la dernière fois que j’ai vu mon chef devait être l’année dernière. Ceci me convient très bien. Mais je vais parler du passé.

Des chefs incompétents, oui, j’en ai eus ! J’ai eu droit au mobbeur, à l’alcoolique, au noceur rarement présent, au dictateur, au simplet et j’en passe. Sur toute la liste de mes anciens responsables, deux sortent du lot : Gilbert et Dominique. Tous les deux étaient appréciés de leurs employés, ils étaient compétents et humains. Et ils ont tous les deux été malmenés par leur hiérarchie.

Je ne sais pas sur quelles expériences répliquées avec succès les big boss se basent pour être persuadés que traiter leurs employés comme des moins que rien est productif. Ils doivent également penser que partager l’information, communiquer, va les conduire à leur perte. Rabaisser un employé performant doit leur donner l’impression qu’ils sont compétents. Qui leur explique ?

J’avais un chef qui admirait les fumeurs qui se retrouvaient à tout moment de la journée en groupe dehors. Il nous disait, à nous les non-fumeurs qui ne prenions pas vingt mille pauses, que ces gens étaient l’avenir de la société puisqu’ils se regroupaient souvent pour, selon lui, parler travail ! Il pensait aussi que les étudiants adoraient venir travailler l’été dans l’entreprise, pour vider nos poubelles et faire notre classement, afin d’avoir la chance de pouvoir lister une société importante dans leur CV. Il a été déçu d’apprendre qu’ils étaient en fait payés…

Mon prochain chef, ce sera moi. Je suis super compétente et je communique avec plaisir. Je ne garde pas jalousement mes informations sous clé.  Je pense que la collaboration entre moi et moi-même sera parfaite. J’y travaille.

Et pour terminer en musique, je vous propose Bikini Machine avec Où Vont les Cons ?

Chien ou Chat ?

Le Washington Post a publié un article sur les détenteurs de chien ou de chat ou des deux. Il apparaît que les possesseurs d’un chien sont plus heureux que ceux qui ont un chat. Avoir un chat permet de réduire les émotions négatives mais pas d’augmenter les positives. Au contraire, être l’heureux propriétaire d’un chien augmente le bien-être. Les personnes qui ont un chien et un chat, eux, ne gagnent rien mais ne perdent rien. Les gens sans animaux seraient même plus heureux que ceux qui n’ont qu’un chat. Mais à quoi cela est-il dû ?

Le journaliste explique bien entendu pourquoi les détenteurs d’un charmant toutou sont mieux lotis. D’abord, ils seraient moins névrosés et plus extravertis. C’est tout moi 😂. Les gens qui ont un chien auraient plus d’activités en plein air, ce qui est bon pour la santé. C’est clair que je ne vais pas souvent promener mon chat ! Le fait de se balader avec son chien, facilite les rencontres de voisinages, ce que je confirme. Enfin, les propriétaires de chiens ont plus tendance à chercher du réconfort vers leur animal, jouer avec lui et le considérer comme un membre de la famille. Il y a donc un lien social fort qui renforce le sentiment de bien-être.

J’ai toujours eu des chats et je détestais les chiens. Puis un jour j’ai décidé de prendre mon Chihuahua teigneux (pléonasme ?). Je ne regrette absolument pas cette décision. Et si j’aime toujours mon chat, j’ai une relation bien plus développée avec mon chien puisque je peux l’emmener facilement avec moi lors de mes déplacements. Il est ma petite bouée de sauvetage en cas de besoin.

Et pour terminer en musique, je vous propose le groupe Eiffel avec Au Néant

J’aime

Je suis tombée sur un article du NYT qui parlait de Twitter, des célébrités et du stress qui l’accompagne si une de celles-ci commence à suivre votre compte.

Je vais tous les jours sur Twitter, j’aime bien la variété des sujets traités. Parfois je vais aller écouter une chanson dont une personne parle, ou acheter un livre ou même allumer ma télé comme ce fut le cas hier soir. En effet, beaucoup de comptes parlaient du vote concernant les recommandations de Theresa May et le Brexit et je voulais voir en direct les résultats et entendre les commentaires émis depuis une chaîne anglaise. Bref.

Pour en revenir à Twitter, je n’ai pas beaucoup de « followers » : 24 et sur ces vingt-quatre, j’en connais neuf (dont seuls trois doivent être actifs). Les autres sont, je crois, des robots ou des gens qui cherchent à vendre quelque chose (leur page fb, leur CD, leur site internet,…) Personne ne lit le peu de niaiseries de j’écris alors une personne célèbre qui suivrait mon compte ? Encore moins. Cependant, j’ai quand même le présentateur vedette du téléjournal suisse qui me suit. Est-ce que cela me stresse pour autant ? Non. En revanche, j’ai déjà eu des « j’aime » par des vedettes.

En effet, dernièrement j’ai regardé la nouvelle série de Ricky Gervais After Life que j’ai beaucoup aimée. Je l’ai écrit et il a aimé mon commentaire. « Oh, my god » comme diraient les adolescents. Parce que ces derniers sont dans tous leurs états quand ce genre de chose leur arrive. C’est comme ceux qui prétendent ne plus se laver si leur star préférée les a effleuré. Je n’ai jamais couru après les autographes donc cette réaction me dépasse. Et il faut savoir que beaucoup de comptes de stars sont gérés par des sociétés ou des employés dédiés à filtrer le tout. Ricky Gervais s’occupe apparemment lui-même de son compte puisqu’il explique qu’il y puise la matière pour ses spectacles. Si vous n’avez pas vu Humanity, foncez. Mais il faut aimer le second degré sinon vous allez détester.

Je dois tout de même reconnaître que cela fait bizarre de savoir qu’une célébrité (je ne parle pas de ces crétins de téléréalité dont la majeure partie de la population n’a jamais entendu parlé), dont l’emploi du temps doit être un peu plus chargé que le mien, trouve le temps de lire mon message et appuyer sur le petit coeur pour me le faire savoir. Il se passe la même chose sur Instagram. J’ai commenté le message d’une humoriste anglaise et elle a aimé. Elle s’appelle Luisa Omielan et si vous parlez anglais, vous trouvez ses deux spectacles sur sa page YouTube. Je vous les recommande; j’ai bien ri mais je vous préviens, ça parle beaucoup de cul et un peu de dépression, entre autres.

Et pour terminer en musique, je vous propose To Kill a King avec The Good Old Days

Zombie

Avez-vous comme moi constaté que nous sommes cernés par des zombies, le dos arqué, le regard braqué sur l’écran de leur téléphone portable avec parfois des difficultés à avancer d’un pas régulier ? Je vous parle des accros au smartphone.

Kevin Roose faisait partie de ces gens-là et en parle dans le NYT. Il explique qu’il passait jusqu’à 5h par jour le nez plongé sur son téléphone et saisissait ce dernier au moins 100 fois dans la journée. Il s’est rendu compte que son niveau de concentration diminuait et qu’il devenait incapable de rester devant un film du début à la fin. Il a donc appris à se sevrer de son appareil.

Je ne suis pas une accro à mon smartphone. Déjà parce que j’ai la phobie du téléphone. Ne me demandez pas de vous appeler, ça me donne des sueurs froides. Cependant, depuis peu, vous pouvez m’appeler. J’ai modifié la sonnerie et j’ai droit à une chanson que j’aime beaucoup à la place. Du coup j’aime quand ça sonne, je ne stresse plus autant qu’avant. Je devrais peut-être l’écouter avant de devoir faire un appel, histoire de me détendre un peu 🤔.

J’utilise Instagram pour passer le temps. C’est-à-dire que lorsque je m’ennuie, je regarde des photos. Je n’en publie que très rarement. Je ne vais pas sur Twitter qui est pourtant installé. Je n’ai aucun jeu. En revanche, j’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup utiliser WhatsApp…et ça, c’est un problème. J’ai donc pris l’habitude de couper les notifications. Malheureusement, comme mon appareil est près de moi au boulot ou à la maison, je guète la petite lumière qui signale l’arrivée d’un message. Mais la nuit je coupe le son. Quand je vais me balader j’ai rarement mon appareil avec moi et si je suis accompagnée, le téléphone reste au fond du sac. Je n’ai donc pas une utilisation intempestive de mon smartphone. Si je passe une soirée en votre compagnie et que vous consultez régulièrement votre appareil, je vous le ferai remarquer et vous proposerai d’écourter la sortie puisque vous semblez vous y ennuyer.

Mais alors, moi qui parle toujours de Twitter, quand est-ce que je vais dessus ? Le matin, depuis mon iPad, entre le moment où je suis prête et l’heure de mon bus. J’ai entre dix et vingt minutes. Avant je consultais également Facebook mais j’ai arrêté cette application. Et le soir quand je rentre, je sors le fauve, le nourris puis m’installe sur mon canapé et je lis mon fil d’actualités. Voilà. Si je m’ennuie ou qu’un sujet qui fait la une m’intéresse particulièrement, je vais me connecter plusieurs fois dans la soirée. Autrement, ça attend le lendemain matin.

Je ne suis donc pas accro…mais si on m’enlève mon téléphone, mon iPad et mon ordinateur, je serai malheureuse 😬.

Et pour terminer en musique, je vous propose Such a shame avec Talk Talk

Quelle est la source ?

Chaque fois que je rends un devoir dans le cadre de mes études, je dois citer mes sources. Au début, c’était un exercice que je trouvais difficile. Les citer dans le texte, les mettre en bibliographie selon des normes strictes, tout ça me prenait un temps fou. Après quatre ans, c’est devenu une évidence. Cependant, sur ce blog, je ne cite pas toujours ou du moins, pas correctement, par fainéantise. C’est mal, je sais. Pourtant, j’ai quand même développé ce réflexe des sources et ça me rend pénible. Voici trois exemples pour illustrer mon propos :

J’étais sur Twitter et je clique sur un lien qui parle de psychologie. Je lis l’article que je trouve un peu étrange. Il est sympa mais me semble un peu léger, pas très étayé. Je regarde alors sur quel site je me trouve : je suis sur une adresse quelconque, qui ne cite rien, ce n’est donc pas très scientifique. Mon esprit critique fonctionne, je sais repérer les informations bidons ou incomplètes. OK, je pense que je me fais quand même avoir parfois, faut pas rêver.

Dernièrement, ma collègue me parle d’un mail qu’elle a reçu et qu’elle envoie à toutes ses copines parce que c’est « trop bien ».  Elle m’explique de quoi il s’agit. Et la chieuse que je suis de lui répondre : « Heu, tu as une référence qui appuie ce texte ? » Elle me répond que non, qu’elle ne voit pas où est le problème. Ben justement, c’est du vent, basé sur aucune preuve. Je lui indique alors qu’en faisant suivre ce genre de message elle propage de fausses informations. « Bah, je m’en fous, ce texte est trop bien ! » Les fake news ont de beaux jours devant elles.

Une copine me parle d’un message qu’elle a reçu sur WhatsApp, qui est plutôt du genre « en chaîne », à faire suivre à toutes ses amies. Ce qu’elle n’a pas fait car ce genre de truc l’énerve et qu’elle ne voyait pas de référence donc elle ne voulait surtout pas se lancer bêtement. On discute alors de ce fameux message qui indique, en gros, qu’un professeur de l’université X (on n’a pas le nom du prof), donnait une conférence (pas de date, ni de lieu, ni de thème) et racontait que…. Elle trouvait louche qu’aucune de ces informations essentielles pour vérifier la véracité du discours n’apparaisse. Peut-être que c’est vrai, mais peut-être pas ou à nuancer. On n’en sait rien puisqu’on n’a aucune source à consulter. Mais comme il s’agissait d’un message qui disait du bien des femmes par rapport aux hommes, plein de personnes, comme l’aurait sans doute fait ma collègue, s’empressent de continuer la chaîne parce que « ce texte est trop bien ! »

Trop bien ces manipulations d’opinions qui appuient sur la corde sensible…

Et pour terminer en musique, je vous propose Novaa avec Club paradise