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Adieu veaux, vaches, cochons…

Tout a changé, il n’y a quasiment plus personne dans les rues et les magasins sont fermés. Je ne peux plus observer le comportement des gens pour m’adapter, puisque je suis seule dans le train par exemple. Lorsque je suis allée au magasin, je savais que l’on ne pouvait plus y entrer comme d’habitude. J’ai voulu regarder comment faisaient les autres mais ils étaient aussi perdus que moi. Par moments, j’avais envie de pleurer et je ne comprenais pas pourquoi. A présent, je sais. C’est un article de NPR qui m’a donné la réponse.

En fait, comme l’explique un psychologue, c’est comme si nous étions en chute libre, que tout sur quoi nous pouvions nous appuyer s’est effondré. La peur de la mort est très présente puisque chaque jour on peut trouver le nombre de personnes décédées à la suite du Coronavirus mais il y a également la mort au sens plus large, c’est-à-dire la mort de ce que nous avions pris pour acquis. Nous sommes en deuil. Plutôt que rester hébétés dans notre coin, ressentir de la rage, de l’anxiété, ou un sentiment d’impuissance, il faut reconnaître et accepter toutes ces émotions qui nous assaillent. Oui, nous avons perdu quelque chose, ou pire, quelqu’un. Il est important de l’accepter. Dans l’article, plusieurs exemples sont donnés :

La séparation d’avec ses amis, sa famille. On ne se touche plus, on ne se fait plus la bise (ça c’est une bonne chose), on se tient éloignés. Les habitudes ne sont plus ! Fini d’acheter le journal au kiosque sur le chemin du travail, fini le café à l’emporter, fini la pause prise entre collègues. Même à la maison, sommes-nous bien en sécurité ou avons-nous importé le virus ? Et notre gouvernement, est-ce qu’il met notre bien-être en première place ?

Quatre façons d’agir pour faire face à ce deuil nous sont proposées :

1. Communiquer, raconter, parler avec les autres, ne pas tout garder pour soi. Heureusement, il existe le téléphone ou les réseaux sociaux.

2. Méditer. Il existe plusieurs vidéos explicatives sur internet pour ceux qui ne connaissent pas de techniques.

3. Ecrire, créer. Tenez un journal intime ou lancez-vous dans le dessin, le chant, la musique. Peu importe le moyen choisi, il suffit de trouver ce qui vous convient le mieux et qui est accessible.

4. Etre ouvert à la joie. « Rire, c’est bon pour la santé ».

Si vous peinez à sortir du lit, n’avez plus goût à rien, à présent vous savez pourquoi. Cet état est normal. Observez ces émotions qui vous submergent, acceptez-les et alors vous pourrez panser vos blessures.

Et pour terminer en musique, je vous propose Major Lazer feat. Marcus Mumford avec Lay your Head on Me

Les gens sont raisonnables…ou pas.

J’ai tenté à nouveau la sortie au supermarché. En fait, j’avais prévu de faire mes courses le jeudi dans le magasin près du boulot mais la dame à qui j’ai proposé mes services m’a envoyé sa liste de courses ce mercredi. Comme je ne travaillais pas, j’y reviens plus bas, j’ai décidé de me lancer le défit « courses sans stress » dans l’après-midi.

Je n’ai pas choisi la toute grande surface mais la taille en-dessous. A mon grand soulagement, nul besoin de faire la queue pour entrer, nous sommes peu nombreux. Malgré cela, il est très difficile de garder une distance de sécurité car une grande majorité des gens s’en contre fiche. C’est à pleurer. Mais ces mêmes personnes portent presque toutes…des gants ! Elles doivent penser que ça les rend invincibles.  Je n’ai pas trouvé tout ce qu’il y avait sur mes deux listes (toujours pas de levure) mais dans l’ensemble je suis assez satisfaite.

Depuis ce mercredi, je travaille en alternance avec ma collègue. Me voilà soulagée. Nous partageons un bureau où il n’est pas possible de garder la distance réglementaire et ça commençait à m’agacer. Voilà qui est réglé. De plus, les horaires sont réduits donc je n’ai plus besoin de me déplacer aux heures de pointe. Je peux garder mes distances avec les gens dans le métro et j’ai droit à un wagon pour moi toute seule dans le train. Il ne reste plus que le problème des courses à régler et ça, ce n’est pas gagné d’avance.

Je me rends compte que les gens n’ont pas encore compris à quel point il est important de respecter les mesures de sécurité. Tous les soirs, lorsque je rentre, je vois tous les gamins du village réunis pour jouer. J’ai une forte envie d’aller taper leurs parents. Le pire ? Cette famille qui n’habite plus ici et est venue en balade avec junior (14 ans) pour que ce dernier puisse jouer un moment au foot avec ses amis. Aller promener mon chien sans croiser des gens ? Difficile, ils arrivent tous en voiture pour aller se balader et ne s’écartent pas pour garder une distance raisonnable quand on se retrouve face à face. Je désespère. J’ai appris qu’une personne avait été testée positive dans mon village. Il faudrait peut-être l’afficher en gros un peu partout pour que les gens comprennent enfin que non, les malades c’est pas juste à la télé mais à côté de chez vous. Peut-être même votre voisin !

Et pour terminer en musique, je vous propose Gorillaz avec Clint Eastwood

Comment ça va ?

Gare de Lausanne jeudi matin heure de pointe

On vit une époque bien étrange. L’incertitude prime et étonnamment, ce n’est pas ce qui me stresse. Je rêve d’être confinée, pouvoir rester dans mon nid, mais je dois faire acte de présence pour une raison qui m’échappe. Cela fait deux heures que nous sommes au travail avec ma collègue et nous n’avons vu encore personne, Après cinq heures de présence, nous en sommes à cinq clients en tout (compter environ deux minutes par client, je vous laisse calculer notre taux d’occupation). Les journées sont longues et monotones. En même temps, je culpabilise de me plaindre. Le soir, en me rendant à pieds à la gare, je vois toutes ces rues vides, ces commerces fermés et je ressens une forte envie de pleurer. Quel gâchis ! Combien de personnes vont se retrouver dans une situation catastrophique, même sans tomber malades ?

Gare de Lausanne – passage sous voies – jeudi soir heure de pointe

Puis je lis que dans certains endroits des personnes censées rester chez elles se retrouvent en groupe dans les parcs ou sur les quais, les plages. C’est indécent. Un tel égoïsme. Du travail supplémentaire pour les soignants qui vont vite être surchargés et des morts que l’on aurait pu éviter. Après je jette un coup d’oeil sur ce qui se passe aux Etats-Unis et je me dis qu’ils sont très mal barrés là-bas. Tout n’est que politique : vivent les riches, les autres peuvent crever. « That’s life » comme dit leur crétin en chef.

Je veux pouvoir rester dans ma bulle et en même temps j’ai la chance de pouvoir sortir. Sortir pour me rendre au travail, profiter des rues désertes. Sortir durant ma pause, faire quelques pas et ne croiser que quelques rares individus. Je vis sur la planète Catastrophe et seuls quelques survivants arpentent encore les chemins. On se regarde tous du coin de l’œil, persuadés que l’autre possède le poison mortel. Il faut donc se tenir éloignés.

J’ai beau garder ma routine, j’ai quand même l’impression que tous mes repères ont disparu. J’observe ce qui se passe, cherche mes nouvelles marques. Je sais me débrouiller, je n’ai pas peur de m’adapter. Ce qui me stresse, c’est cette ambiance pesante et cet ennemi invisible. Je veux rester dans mon nid, là au moins je me sens bien. Vivement ce soir, je vais pouvoir m’enfermer durant trois jours, et sans culpabilité cette fois !

Et vous, comment vivez-vous cette période ? Quels sont les sentiments que vous ressentez ? Racontez-moi, je suis curieuse.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec Is Everybody going crazy ?

Anxiété je te hais

Je vous avoue que lundi soir, j’étais très mal. La Suisse se barricade, les employés sont priés de rester chez eux pour se protéger et protéger leur prochain et moi je dois continuer à me pointer au bureau pour regarder pousser mes ongles. Je me répète en boucle que je suis en danger parce que je sors de chez moi et ma collègue est persuadée qu’on va mourir. Ambiance bien anxiogène. Durant la nuit de lundi à mardi, comme je n’arrivais pas à dormir, j’ai observé mes pensées. A tout moment je me disais que ce n’était pas normal que moi je doive aller travailler alors que je ne suis pas médecin ou infirmière et que je ne bosse pas dans l’alimentaire. Je suis enfermée dans un petit bureau sans fenêtre et je n’ai aucune nouvelle de ma hiérarchie. Je me sens totalement abandonnée. A force d’avoir ces pensées en boucle, ma panique augmente. J’ai donc pris conscience qu’il fallait que je me focalise sur autre chose.

Tout d’abord, j’ai décidé d’apprécier le fait qu’il n’y a personne sur la route. C’est agréable. Trois péquins sur le quai de la gare. Merveilleux. Aucun problème pour garder une distance de sécurité. Pareil dans le train, on est trois dans le wagon. Le pied. Puis la mécanique s’est enraillée. Mon train s’arrête à une gare et annonce que c’est le terminus. Quarante minutes d’attente avant le convoi suivant. Heureusement, le train qui arrive enfin est quasi vide donc à nouveau, la distance réglementaire peut être respectée. Arrivée au métro. Nouveau problème. Le métro est en court de rétablissement. Quand il arrive, la distance de sécurité n’est plus qu’un concept abstrait même si on n’est pas aussi serrés que d’habitude. Je me rassure en me rappelant que je possède d’excellents anti-corps, que je ne fais pas partie de la population à risque et que j’évite d’aller rendre visite à mes parents.

Une fois au travail, j’apprends que les trains vont réduire leur offre dès jeudi. Je ne sais donc pas si j’aurai un train aux heures habituelles. Déjà que j’aimerais pouvoir rester en sécurité chez moi, voilà qu’on me rajoute des difficultés pour aller bosser. Pour contrer ce stress et ce sentiment d’impuissance, j’ai encore une autre solution déjà testées maintes fois et surtout lundi soir : aspirateur, astiquer la salle de bains et gymnastique. J’ai mal partout mais ça me calme. Et dès ce week-end je compte reprendre doucement le jogging. Cela fait quelques jours à présent que je n’ai plus mal. J’aurai attendu trois semaines et demie. Pourvu que mon tibia soit bien réparé. Je débuterai par mon tapis de course comme ça en cas de douleur, je pourrai arrêter tout de suite et éviter de marcher pour rentrer. Enfin, très efficace également, durant mon heure de pause, je sors marcher quinze à vingt minutes. J’écoute les oiseaux et j’admire les fleurs dans les parcs.

Ce soir c’est lessive, changement de draps, vidage du lave-vaisselle, rangement du salon et si je suis encore sur les nerfs : gymnastique !

Et pour terminer en musique, je vous propose Giorgio Moroder avec Electric Dreams. Ah que j’ai pu écouter cette chanson…

 

Contradictions

On est à fond dans l’hystérie collective. Je suis allée faire les courses vendredi et à ma grande et désagréable surprise, c’était archi bondé. Les gens sont devenus fous. Je regardais les caddies qui avaient presque tous du papier de toilette. Mais à quoi ça vous sert d’avoir du pq pour les trois prochaines années ??? J’ai pris peur quand je suis arrivée au rayon farine où je voulais prendre un kilo…ben à 10h du matin, il n’y en avait quasiment plus ! En Chine, je n’ai lu à aucun moment que les habitants n’accédaient plus aux produits essentiels. En Italie, malgré la quarantaine, les gens peuvent encore se rendre dans leur magasin pour effectuer leurs achats. Alors à quel moment vous vous êtes dit que vous, vous ne pourriez plus acheter des produits de base dans votre supermarché ? Si tout le monde achète du papier de toilette, il faut faire pareil. La semaine dernière, il y avait un gros stock de pq bien en évidence dans le magasin. J’ai hésité à en acheter !

Puis je me suis ressaisie en me rappelant que d’une part, j’en ai à la maison et d’autre part, le jour où j’en aurai plus, j’irai en acheter. Et il y aura du stock car les gens n’en auront plus besoin : ils auront fabriqué plein de cabanes chez eux pour entreposer leur réserve 😁.

Avec une copine, on a essayé de comprendre ces achats compulsifs. Deux choses ressortent : la contagion émotionnelle. Tout le monde a peur et se rue sur le pq et les boîtes de raviolis, alors on fait pareil. L’autre explication c’est l’incohérence des messages que l’on reçoit. « Ne vous inquiétez pas, tout va bien mais on ferme toutes les écoles ». « Ah et puis finalement on restreint aussi l’accès aux restaurants limités à 50 personnes, personnel compris. « Pour les tables pouvant accueillir plus de deux couverts, une distance d’au moins 1 mètre doit séparer chaque couvert ». Comment va faire la cafétéria au boulot ?

Par contre, je vais toujours pouvoir me retrouver coincées contre plein d’inconnus dans le métro…sauf s’ils restent tous à la maison. Moi je dois aller travailler même si je sais déjà que je n’aurai rien à faire. Déjà la semaine passée nous n’avions quasi plus personne, je me doute que cette semaine aucun client ne pointera son nez. Mais je peux continuer à disperser le virus (si je l’ai) dans les transports publics. J’ai prévu d’aller faire des courses à midi, j’ai oublié d’acheter des pommes de terres pour accompagner mon poisson. A part ça, je me sens tellement inutile…

J’ai une pensée pour ma maman que je n’ose plus aller trouver (coucou maman !) et mes copines indépendantes qui voient leurs ressources diminuer. Une, coiffeuse, sent une diminution de la demande (j’en ai profité pour prendre rendez-vous. On ne sera que deux sur place même si à moins de deux mètres) et l’autre a vu toute sa clientèle annuler ses séances. Comme elle a vu que les grandes enseignes manquent de personnel pour livrer les courses, elle va voir si elle peut postuler en attendant.

Nous vivons une époque assez étrange. Les enfants ne vont plus à l’école mais la place de jeux reste prise d’assaut. Les adolescents et jeunes adultes veulent continuer à aller en boîte et se retrouver en terrasse. Si cet horrible virus ne disparaît pas avec les beaux jours, on est mal barrés dans cette société individualiste.

En attendant, n’oubliez pas de vous laver les mains, et je suis au regret de vous dire que votre réserve de pq ne vous sert à rien…

J’ai trouvé un article sur CNN qui explique l’effet « papier de toilette » : https://edition.cnn.com/2020/03/09/health/toilet-paper-shortages-novel-coronavirus-trnd/index.html

Et pour terminer en musique, je vous propose The Weeknd avec Blinding lights. Aller, on bouge son popotin en rythme et on profite de l’instant présent…

Deux semaines

Voilà deux semaines que je ne fais plus de jogging. C’est long. Jeudi j’avais envie de pleurer. Non seulement j’avais mal mais en plus j’ai pensé que plus jamais je ne pourrais courir. Et puis dimanche il a fait un temps magnifique, j’ai vu plein de joggers et moi je marchais… Mais, parce qu’il y a un « mais », j’ai fais deux balades de plus d’une heure chacune avec le chien. J’ai tout de même constaté que si je marchais lentement, ça allait mieux. Il y a une légère amélioration du moment que je ne force pas. Et promener avec le chien, c’est vraiment tranquille. Monsieur a tellement d’endroits à aller renifler que parfois j’ai l’impression de faire du surplace. Dimanche soir mon moral était alors au beau fixe. Et ce lundi matin je reçois un message de ma collègue.

Elle m’annonce qu’elle a de la fièvre et des symptômes grippaux. D’un côté je me dis que de toute façon, chaque année elle a la grippe mais de l’autre je réalise qu’elle a peut-être ce fichu virus et que je vais devoir rester en quarantaine. Ne pas mettre le nez dehors durant quinze jours alors que je suis en pleine forme ? Quel cauchemar ! Mais en arrivant au boulot, j’ai été « rassurée ».

Alors que l’Italie met tout le nord du pays en quarantaine, sauf les frontaliers qui peuvent continuer à venir en Suisse pour travailler, je lis qu’on ne met plus systématiquement les gens en quarantaine en Suisse. C’est de notre propre responsabilité et c’est maximum cinq jours, plus deux semaines. Ces mesures totalement contradictoires deviennent ridicules. Je constate tout de même que les gens ont peur car il y a nettement moins de monde dans le train ou le métro. Enfin quelque chose de positif 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dionysos avec Le Chêne

Bain de foule

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Avec la venue de cet horrible virus dont je n’ai pas besoin de donner le nom, on nous rappelle des règles d’élémentaires d’hygiène comme ne pas éternuer sur son voisin et se laver régulièrement les mains.

Pour ne pas tomber lorsque je descends de l’étage du train encore en marche, je me tiens aux rambardes, sans problème. Idem dans le métro, si je suis debout, je me tiens…là où je peux. Toutefois, j’essaie de ne pas mettre mes mains vers ma bouche, ce que je fais bien trop souvent. J’aime frotter la jointure de mes doigts sur mes lèvres, ça me calme. Chacun son truc. Comme je touche plein de choses sales durant mes trajets, la première chose que je fais une fois arrivée au bureau ou à la maison, c’est me laver les mains. Cela me semble normal. Donc ce rappel des mesures d’hygiènes ne change rien pour moi. Idem, si je veux cuisiner, je me lave les mains auparavant. Mais il semblerait que apposer du savon dans le creux de ses mains soit un concept nouveau pour de nombreuses personnes. Du coup, ça ne leur plaît pas alors elles se ruent sur les solutions hydroalcooliques. Ma collègue n’aime pas ces dernières, elle préfère les petits récipients avec paillettes et parfums synthétiques. Au travail, comme je manipule de l’argent, je préfère les solutions hydroalcooliques mais à la maison, le savon me va très bien.

Je regarde comment se comportent les gens dans les transports publics. Il y a ceux qui touchent les rambardes et lorsqu’ils s’en rendent compte, ôtent précipitamment leur main. Trop tard ! Mais les meilleures, sont les femmes avec leur écharpe. Elles s’emballent le visage pour se protéger et remontent le pan du vêtement régulièrement avec leurs mains sales agrippées aux barres du métro. Et pour le trajet suivant, si ça se trouve, l’écharpe est à l’envers et le côté à l’air auparavant se trouve en contact direct avec le nez et la bouche. Du génie ! Mais il y a mieux encore. Celles qui entourent les barres avec leur écharpe pour ne pas avoir de contact direct avec le métal sale…et se protège ensuite le visage avec la même écharpe ! Tant d’intelligence pour contrer le virus me laisse pantoise.

Je ne prétends pas ne pas être inquiète. M’entasser dans les transports en commun ne me rassure pas mais je n’ai pas le choix. Je n’occupe pas un poste qui me permet de travailler depuis mon domicile et opter pour la voiture n’est pas possible, je n’ai pas d’endroit où parquer au travail. Alors je me lave les mains encore plus qu’avant pour pouvoir continuer à mettre mes doigts dans le nez à me toucher le visage sans paniquer…

Et pour terminer en musique, je vous propose The Jaded Hearts Club avec Nobody but me