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Tatouez-moi

Je remarque que de plus en plus de personnes portent des tatouages. Que  l’on aime ou pas, ce n’est pas le sujet. Là où je veux en venir, c’est le tatouage chez les jeunes.

Il faut savoir que notre cerveau est mature à partir de 25 ans environ. Avant, les connexions neuronales ne sont pas terminées. C’est pourquoi, par exemple, les plus jeunes n’ont pas la notion de risques telle que l’ont la plupart des adultes. Ou encore quand vous donnez des conseils, le jeune vous regarde en pensant “vieux con”. Son cerveau n’est pas fini tout simplement. Le rapport avec le tatouage ? J’y viens.

Ces jeunes, d’à peine 18 ans, se précipitent chez le tatoueur pour enfin avoir cette citation ou ce magnifique dessin sur le corps, pour la vie. Inutile de leur dire qu’ils font une bêtise, ils n’écoutent pas. Vous ne comprenez rien à rien ! (Rappel : leur cerveau n’est pas encore arrivé à maturation). Il y a quelques années encore, les tatouages étaient plus ou moins discrets mais aujourd’hui, les gens se lâchent, c’est entré dans les moeurs. Fini le petit dauphin sur la cheville ou sur l’épaule. La mode actuelle est la grande citation ou le dessin en longueur à l’intérieur du bras ou le long de la jambe. La première fois, j’ai pensé que la personne s’était salie puis j’ai compris qu’il y avait en fait un dessin. Depuis je regarde ce que ces jeunes aiment montrer. Tous ces petits coeurs tatoués le long du bras c’est joli à 18 ans, mais à 30 ans ?

Ceux qui se frottent les mains, ce sont ces professionnels qui seront engagés dans quelques années pour retirer toutes ces “erreurs de jeunesse” (est-ce que ce sera encore la mode dans 20ans ?). Non, je ne juge pas, vous allez comprendre. Quelqu’un qui se fait tatouer à 30ans comprend bien les implications et a développé sa personnalité et les goûts qui vont avec (personnellement, je n’ai plus grand chose à voir avec celle que j’étais à 30 ans, sans même parler de mes 18 ans). Alors que le jeune de moins de 25 ans va énormément changer puisque son cerveau va finir pas avoir toutes ses fameuses connexions et pourra alors prendre en compte bien plus de données qu’auparavant. Je peux vous parler de P qui un jour avait de grosses bandes sur les poignets. Elle m’expliqua alors qu’elle se faisait retirer ses tatouages qui ne correspondaient plus à la personne qu’elle était devenue (elle avait 30 ans). Le processus pour les effacer est long, douloureux…et coûteux. Et moi je pense à tous ces jeunes tout fiers avec leur nouvelle marque d’indépendance (et à ma nièce qui va avoir 18ans et se réjouis de se faire tatouer…).

Et pour terminer en musique je vous propose une chanson de 2003 de Mickey 3D Il faut que tu respires

 

Se faire vacciner ou pas ?

La grande question du moment c’est la vaccination à tout va. Il y a deux ans, mon employeur m’a demandé de vérifier si mes vaccins étaient à jour. La réponse était non puisque le dernier datait de…1989. C’était le tétanos car je m’étais lamentablement vautrée en vélomoteur. Depuis, plus rien. Donc j’ai accepté de refaire le tétanos qui est à présent valable pour vingt ans. En revanche, je n’ai jamais eu la rougeole et je ne voulais pas me faire vacciner. L’infirmière a choisi la méthode douce; elle a voulu faire une prise de sang pour vérifier si j’étais immunisée ou pas. C’était inutile puisque je savais ne jamais avoir eu cette maladie. J’ai eu droit à ma prise de sang et le résultat était sans surprise. Malgré tout, j’ai continué à refuser le vaccin. Au pire, je me suis dit, je ferai une semaine à la maison le jour où j’attraperai ce virus. Je ne m’inquiétais pas, j’ai de bons anti-corps.

Chaque année mon employeur propose à ses employés de se faire vacciner contre la grippe. Chaque année je refuse. Ma dernière grippe date de 1996, c’est dire si je ne me sens pas concernée. On en a beaucoup discuté avec ma collègue qui a réussi à me convaincre l’année dernière de subir la petite piqûre. A part une légère lourdeur dans le bras durant quelques jours, je n’ai rien eu. Des amies m’avaient dit avoir été malades comme un chien l’année du vaccin. Peut-être qu’elles étaient déjà porteuses de la maladie et que le vaccin a eu raison de leurs anti-corps.

Dernièrement, je lisais le témoignage d’une maman qui parlait de sa fille qui ne peut se faire vacciner contre les maladies infantiles. A chaque contagion dans sa classe, oreillons, varicelle, rougeole, la fille passe une quinzaine de jours à l’hôpital. Et j’ai enfin compris que si je n’avais pas peur de passer une semaine à la maison, je pouvais être un danger pour une autre personne. Je me suis fait vacciner contre la rougeole. Et dans un mois j’irai recevoir ma deuxième dose. L’infirmière m’a avertie que je pourrais avoir des lourdeurs dans le bras, l’apparition de boutons et autres plaques rouges. Je n’ai rien eu du tout. J’ai de bons anti-corps.

Moi qui critique constamment la société actuelle, égocentrique, j’ai réalisé que j’étais pareille. En me faisant vacciner, j’ai cessé, un instant, de ne penser qu’à moi. Et cet hiver je me ferai à nouveau vacciner contre la grippe. Ceci est ma pierre à l’édifice.

Et pour terminer en musique, je vous propose Florent Pagny avec Le Présent d’abord. Je n’aime pas particulièrement le personnage mais j’apprécie ses chansons et sa voix.

Noir ? C’est un Noir ?

Je me pose souvent la question de savoir si je suis raciste. Oui, j’aime me poser des questions existentielles. Et est-ce que le simple fait de se poser la question implique une réponse positive ?

En fait, ma réponse était toujours “non” car c’est mal d’être raciste. Je ne peux concevoir d’être une mauvaise personne. Et puis il y a cette petite voix qui m’invite à vraiment creuser la question et chercher au fond de moi. Et la réponse n’est plus aussi belle : “Oui, mais…”, mais quoi ? Qu’est-ce qui peut justifier ce oui ? Alors je minimise mes propos, je tente maladroitement de les expliquer, de me pardonner mes pensées désobligeantes afin de garder de moi une image positive. Et je passe à la question suivante : “Est-ce que j’ai des jugements bien arrêtés de vieille bonne femme coincée ?” Et là aussi, je rougis. Non, mais ce n’est pas possible, je suis une personne hyper tolérante. Et cette fichue petite voix qui vient, narquoise, me demander si je suis si tolérante que ça. Autant vous avouer qu’il m’arrive de haïr cette petite voix et souhaiter qu’elle se taise. Et puis l’autre jour, je discutais avec une dame.

Nous parlions de la cantine du boulot.

“- Ah, moi, jamais je ne vais manger là-bas. J’apporte mon repas tous les jours, me dit-elle d’un air pincé.
– Pourquoi ? Moi je trouve la nourriture excellente. Un plus il y a plusieurs plats du jour à choix pour un prix tout à fait raisonnable.
– Je suis allée visiter les cuisines un jour et il y a tous ces Noirs !
– ?
– Ben oui, je vais pas manger quelque chose qu’ils ont touché ! Ils sont sales, ils transpirent, beark. Et qu’est-ce qu’ils font en Suisse déjà ? On devrait même pas les accepter, éructe cette étrangère…à la peau blanche”.

Je me suis retrouvée sans mots face à tant de haine, de bêtise, de mauvaise fois. Et aujourd’hui, alors qu’elle vient vers moi, le dégoût marqué sur le visage :

“- Quelle horreur. Je ne supporte pas ça, c’est dégoûtant et ça devrait être interdit. Faire ça en plein public. Inadmissible”.

Deux femmes s’embrassaient !

Finalement, je ne suis pas raciste et je suis hyper tolérante. Ta gueule la petite voix !!!

Et pour terminer en musique je vous propose Demain de bon matin de Boulevard des airs avec Zaz

Joie des assurances maladie

En Suisse, l’assurance maladie est obligatoire et coûte un rein, voire les deux. Chaque année les primes augmentent et grèvent un peu plus le budget du citoyen lambda, dont je suis. De plus en plus de personnes optent pour des franchises élevées afin de diminuer le montant de leur prime. Par exemple, pour une prime de CHF 300.- par mois, tant que les frais médicaux n’atteignent pas CHF 2’000.-, l’assuré doit payer de sa poche. Il lui en coûtera plus de CHF 400.- par mois pour une franchise à CHF 300.-. En gros, il faut spéculer sur sa santé chaque année avant d’effectuer son choix. Et évidemment que chaque assurance pratique ses propres tarifs même si les franchises restent les mêmes. Et là nous ne parlons que des assurances de base. Car si vous souhaitez des traitements particuliers, il faut encore investir dans une assurance complémentaire.

Tout ça pour dire que pour les assurances, nous sommes du pain béni donc, malgré l’interdiction, elles harcèlent les habitants afin de gagner des pigeons assurés. Comme elles n’ont pas le droit de nous démarcher par téléphone, elles engagent des entreprises qui nous contactent sous des prétextes fallacieux. Et aujourd’hui j’ai eu droit à mon appel:

– Bonjour Madame, vous êtes bien assurée auprès de l’assurance Duvol ?
– Que voulez-vous ?
– Plusieurs assurances, dont la vôtre (je n’ai rien confirmé mais j’en déduis que mes informations ont été vendues transmises) vont créer blablabla et les gens de moins de soixante ans qui n’ont pas bénéficié de subsides depuis ces deux dernières années sont concernées. C’est bien vôtre cas n’est-ce pas ?
– Je ne vous répondrai pas, je ne sais toujours pas ce que vous voulez !
– Bip bip bip

Le monsieur a raccroché. J’en déduis que sa démarche n’était pas tout à fait légale et qu’en cas de « clients non réceptifs », il a ordre de couper court à la conversation.

Et dire que si les assurances ne payaient pas pour toutes ces magouilles, des salaires de ministre à ses administrateurs, vingt tonnes de pubs, nous pourrions avoir des primes un peu plus raisonnables. Je hais les pratiques des assurances.

Et pour terminer en musique je vous propose le groupe Girls in Hawaii avec leur titre This Light.

Dressage

Comme j’étudie, entre autres, le behaviorisme ce semestre, j’ai décidé de tester cette approche sur mon chien. Mon petit crétin à quatre pattes aboie comme un fou sur le balcon à chaque fois qu’il voit un chat. Et il les sent de loin : à tout moment il s’excite dans le salon et fonce sur le balcon pour…aboyer.

Comme cet estomac sur pattes est au régime, j’ai diminué sa ration de croquettes le matin afin de pouvoir le récompenser avec des friandises pour renforcer le comportement souhaité. J’ai placé le paquet de bonbons près du balcon pour les avoir sous la main rapidement. Le comportement souhaité doit être immédiatement renforcé sans quoi c’est sans effet. Donc je laisse mon fauve courir dehors et je l’observe. La première fois, je suis sortie également et lui ai dit « chut ». Il m’a regardée, s’est tu au moins deux secondes, et j’ai profité de ces deux secondes pour le féliciter et lui proposer un bonbon. Une fois le bonbon englouti, il a cherché du regard le chat…et a aboyé. J’ai répété « chut », il m’a à nouveau observée et je l’ai félicité encore une fois avec à la clé, une friandise. Au bout d’un moment, j’ai fermé le balcon !

Le lendemain, nouvel essai. Le chien court pour aller hurler…et hésite. Depuis mon canapé je le félicite. Du coup il rentre et espère un bonbon, que je lui donne. L’exercice sera répété plusieurs fois.

Le troisième jour, il court toujours sur le balcon, mais reste silencieux. Je ne lui donne plus un bonbon systématiquement. Il ne sait donc pas quand il sera récompensé pour sa bonne tenue. Le but étant bien entendu qu’il garde un bon comportement sans recevoir de bonbon.

Le soir en allant promener, nous avons croisé des chats (j’habite à la campagne je le rappelle). A mon grand étonnement, Wally n’a rien dit. Ça fonctionne même à l’extérieur ! Prochaine étape, ne plus hurler quand on croise d’autres chiens. Il faut que je prépare la réserve de friandises à emporter…

C’est tout simple, en général on connaît ce système, on oublie juste qu’il faut bien récompenser systématiquement au début afin que l’animal comprenne ce que l’on attend de lui. Et ça fonctionne aussi sur les humains… « Oui, c’est bien, continue, bravo ! ».

Et pour terminer en musique je vous propose le meilleur groupe de l’Univers. J’ai nommé Muse avec son nouveau titre Dig Down

Crotte alors

Le grand sujet du jour : les crottes de chien !

J’habite à la campagne et les gens doivent se dire que là, on peut laisser les crottes de son toutou un peu partout. C’est un vrai bonheur que de se balader entouré de merdes. D’autant plus que mon chien aime…les manger et se rouler dedans ! Il existe pourtant trois conteneurs dans mon village. Ces conteneurs distribuent des sachets pour ramasser les crottes.

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Le problème, parce qu’il y en a un, c’est que les sachets restent régulièrement coincés à l’intérieur et alors sont inaccessibles. Pour ma part, je refuse d’aller en acheter dans les commerces ; je paie CHF 150.- d’impôts pour mon chien, je veux avoir accès aux sachets fournis par ma commune et accessoirement payés par mes impôts.

Je me suis donc adressée au syndic du village (M. le Maire pour les Français) et lui ai gentiment expliqué mon mécontentement. S’il suffisait simplement d’ouvrir le conteneur pour en sortir les sachets tout irait bien sauf qu’il faut une clé spéciale pour le faire.  Après discussion, j’ai hérité de la fameuse clé. Comme je passe devant les trois récipients lors de mes balades, j’ai proposé de m’occuper des sachets coincés. Les gens qui continuent à ne pas ramasser les crottes de leur chien sont des cons ont visiblement autant besoin que leur animal de marquer leur territoire. Contre l’égoïsme ambiant on ne peut rien faire. En revanche, le fait d’avoir facilement accès aux sachets peut encourager certaines personnes à faire un effort et rien que pour ça, je vais continuer à ouvrir les conteneurs et décoincer ces fichus sachets !

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A gauche, le stock est malheureusement vide…

 

Et pour terminer en musique je vous propose du Depeche Mode avec Behind the Wheel

Notre Société

Je vais vous parler de deux choses aujourd’hui.

Tout d’abord, d’un livre que je viens de terminer : “Les Etrangers volent-ils notre travail ?” paru en 2016 aux éditions Labor et Fides. Quinze clichés sont analysés et expliqués tels celui du titre ou encore “Les Citoyens sont-ils trop bêtes pour voter ?”, “L’Individualisme est-il le mal de notre siècle ?”. Intéressant et facile d’accès me semble-t-il.

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L’autre sujet concerne un futur magazine à paraître en Suisse. L’histoire débute avec l’arrêt d’un autre magazine bien connu sur le marché du pays, j’ai nommé l’Hebdo. Comme les actionnaires ne touchaient plus assez d’argent, hop, on supprime le magazine et on met tout le monde au chômage. Les actionnaires sont contents. Sauf que les journalistes le sont un peu moins, eux. Certains ont donc décidé de lancer un nouveau projet en s’adressant directement à leur futur potentiel lectorat ; ils ont opté pour le financement participatif. Je trouve l’idée intéressante. Reste à savoir ce que cela donnera sur le papier. Mais je me dis que le fait de ne pas avoir de financiers aux manettes peut avoir des conséquences positives. A voir… Vous pouvez participer en vous rendant sur le site https://bonpourlatete.com Je ne connais personne qui fait partie du projet mais quelqu’un qui se bat pour créer des jobs ça me plaît.

Et pour terminer en musique je reste avec Kasabian et Bumbelbee à écouter à fond en sautant sur place yeah yeah yeah…