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La jeunesse vs la sagesse

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Ma nièce fêtait ses dix-huit ans et, en tant que membre de la famille hautement estimé (😁), j’étais invitée. Lorsque je suis arrivée, les jeunes jouaient aux cartes en buvant de l’eau de la vodka pour certains et du rosé pour d’autres. Je suis allée à la table des « vieux ». Pour l’apéritif, nous étions à la bière ou au vin blanc.

Nous observions cette jeunesse, une quinzaine de jeunes, et le gouffre qui nous séparait. Ils écoutaient du rap à fond et quelqu’un à ma table a fait la réflexion suivante : « Quelle musique dépressive ! » Nous étions tous d’accord. Nous avons alors parlé de la musique de notre jeunesse : la tecktonik. Guère mieux mais les paroles étaient insignifiantes, contrairement à celles du rap qui ne sont pas très joyeuses, limite agressives. Et l’on pouvait se trémousser gaiement alors que le rap convient mieux à un groupe de neurasthéniques (si j’ai des lecteurs qui aiment le rap, sachez que je ne vous juge pas 😇). Mais ensuite on s’est gentiment moqués de mon beau-frère qui adore Michel Sardou (j’aime bien aussi, cela dit, mais ce n’est pas ma référence).

On a parlé mode également. Ma nièce, très branchée marques de sport, était folle de joie quand elle a trouvé au grenier les vieux joggings Adidas de mon beau-frère. Il lui a interdit de les porter à la maison, tellement ça fait ringard. (Petit aparté : on a appris que le mot « ringard » est ringard).  Mais il n’en revient pas qu’elle les porte fièrement pour se rendre à Genève. Comme il le dit : « Jamais je n’oserais me balader avec ces vieux trucs ! »

Vient l’heure du repas. Les jeunes occupent deux tables, les « vieux » une seule (oui, je tiens à ces guillemets). Alors que nous mangeons, nous voyons tous ces jeunes se lever en même temps et partir, sauf trois qui terminent leur repas. Ces derniers nous expliquent que les autres partent jouer au billard (il y a un billard chez ma soeur). Comme ça, au milieu du repas. Apparemment, il y a vraiment de la vodka dans leurs verres (ce qui peut expliquer ce comportement étrange) puisque j’entends une fille commenter sur l’apparence d’une autre : « Elle est déjà complètement jetée ». Ils reviendront peu après, pour l’ouverture des cadeaux. La musique est toujours aussi forte, mais un peu plus plaisante.

Nous passons au dessert. Les jeunes se sont servis mais ne sont pas restés à table. Nous avons tranquillement mangé notre glace puis, vers 23 heures, nous sommes rentrés. Certains pourront penser que si nous sommes rentrés si tôt c’est parce que nous sommes effectivement des vieux, ce à quoi je répondrai : non, il commençait à faire froid dehors !

Et pour terminer en musique, je vous propose Michel Sardou avec Les Lacs du Connemara (j’avoue j’aime beaucoup la musique à la fin de la chanson)

 

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Monde d’assistés

Durant ma pause de midi, j’avance tranquillement dans mon livre audio. Il est l’heure de reprendre le travail, j’arrête la lecture. Quelle n’est pas ma surprise de voir apparaître un message qui me félicite. J’ai « gagné » un badge parce que j’ai écouté au moins 1 heure durant ma pause déjeuner. Et j’ai un bouton qui me propose de l’annoncer ! Je regarde ce que c’est que cette nouvelle merdouille qui me pollue. Je constate que j’ai déjà gagné un autre badge « feuilleteur » qui m’annonce que j’ai de bonnes habitudes et qu’il faut que je continue ainsi; j’ai écouté des livres audio pendant au moins 7 jours d’affilée. Tous les autres sont encore grisés mais je peux devenir « oiseau de nuit » en lisant la nuit, « grignoteur » en lisant plusieurs livres audios en même temps, « guerrier du dimanche » si je les écoute le week-end ou encore « sténographe » si je prends des notes. Je me contrefous de ces badges : j’écoute un livre audio si je veux et quand je veux. Je ne vais quand même pas commencer à planifier mes écoutes en fonction des badges que je pourrais glâner. Ma collègue me fait remarquer qu’on est de retour en petite enfance : des gommettes pour nous féliciter et on peut même les publier pour montrer à tout le monde à quel point nous sommes des gens biens.

Pour le jogging, mon application m’annonce que j’ai deux défis en cours. Etrange, je ne m’en étais pas rendu compte. Moi qui pensais courir pour mon simple plaisir. Même si j’ai bien fixé un objectif de 5km pour obtenir un entraînement plus ou moins adapté, je ne savais pas que cela était un défi. Et l’autre m’annonce que je suis mise au défi de courir 5km par semaine pendant le mois de juin. Ouééé j’ai déjà 75% d’atteint 🤪.

Du coup, je vais sur l’autre application de course pour voir ce qu’elle me raconte, puisqu’en général je ne regarde que ce qui m’intéresse. Je constate que j’ai battu de 21 minutes mon objectif de durée d’activité d’hier et ça me dit « beau travail ». De un, je n’ai fixé aucun objectif et de 2, je n’ai pas besoin que mon téléphone me félicite.

J’en viens à me poser une question : si toutes les applications se sentent obligées de nous féliciter pour « rien », c’est qu’il y a sans doute une demande. Ce qui vient à dire que les gens ne sont plus capables de trouver les ressources pour se motiver eux-mêmes. Je vais regarder le bon côté des choses : j’ai plein de travail qui m’attend en tant que future psychologue 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Lighthouse Family avec Light on

Chacun de son côté

Dans le grand magazine scientifique qu’est le 20 Minutes je lis « Les préaux appelés à être moins genrés ».

J’ai vraiment l’impression d’être dans un monde de cons où la réflexion n’est plus à l’ordre du jour, qu’il faut absolument faire partie de la pensée unique. En quoi un préau est-il genré ? Apparemment, le fait que les garçons jouent au foot au milieu de l’espace et que les filles soient sur les bancs sur les côtés est discriminatoire. C’est donc pour parvenir à ce genre de constat que son payés les élus de nos jours ? J’apprends que les filles sont traumatisées de devoir papoter sur les bancs plutôt que debout au milieu de la cour de récréation ! Admettons que ce soit le cas. Alors, que nous propose-t-on pour palier ce grave problème ? Installer des jeux non-genrés tels des bosses, des coins et des murs de grimpe. C’est sûr qu’avec ce genre de solution, il y aura nettement moins de problèmes de genre dans les préaux. Les accidents, ce sera pour tout le monde ! Ce que je comprends surtout, c’est qu’on ne veut pas que les garçons jouent au foot. Interdisons les barbies, les cordes à sauter et les élastiques pour les filles. Problème réglé !

Plus sérieusement, pourquoi ne pas proposer des équipes mixtes ? Parce qu’il existe des filles qui aiment jouer au foot et des garçons qui prennent leur pieds à la corde à sauter.  Et qu’en pensent les principaux concernés ? Faut vraiment arrêter de coller des étiquettes aux gens et les laisser faire ce qui leur plaît.

Et pour terminer en musique, je vous propose Portishead avec The Rip

Qui es-tu ?

« En tant que femme transgenre racisée je suis intersectionnelle ». Voilà ce que j’ai lu dernièrement sur internet. Outre le fait que je ne comprends absolument pas ce que ça veut dire et que cela ne me dérange nullement, je me demande pourquoi les gens se sentent obligés de décliner leur orientation sexuelle pour s’identifier. Quel est l’intérêt ? et en quoi est-ce que ça nous regarde ? Quand je vais chez mon dentiste, je me fous de savoir quelles sont ses préférences sexuelles. Tout ce que j’attends de lui, c’est qu’il soit compétent dans son métier. De même, quand je lis que tel chanteur est homo ou tel acteur hétéro, est-ce que ça fait d’eux un meilleur chanteur ou un meilleur comédien ?

La deuxième chose qui me chiffonne, c’est que je trouve ça très réducteur de se définir  par sa sexualité. C’est rassurant d’être dans une case ? Je déteste les cases ! En plus, dès que quelqu’un émet le moindre commentaire sur l’une de ces cases, elle récolte droit derrière un déversement de haine. Comme le dit Bret Easton Ellis dans une interview parue dans le numéro 9 d’ America : « La tendance à se replier sur son identité – sexuelle, raciale, etc. – est amplifiée par le monde numérique. Cela conduit à des rages terribles ». « Il faut absolument que soient représentés certains groupes : on ne se base plus sur le mérite, mais sur les quotas, c’est-à-dire sur une idéologie. C’est omniprésent à la télé, au cinéma, dans l’édition, dans le monde de l’art…Tout cela est en train de balayer la culture : tout doit être message, tout doit être représentation ».

Je crois que je suis un peu dépassée. Je trouve bien plus intéressant et riche quelqu’un qui se présenterait de la sorte, que je partage ou non ses centres d’intérêts : « Salut, j’aime la trompette, je suis fan de Justin Bieber, j’adore le cinéma d’auteur, je trouve relaxant de cuisiner, etc. »

Et pour terminer en musique, je vous propose Great Ceasar avec Still love

 

I am the boss…of my blog

La grande revue scientifique gratuite qu’est le 20 Minutesrévèle que 50% des employés jugent leur chef incompétent. Je ne vais pas parler de mon cas actuel, où la dernière fois que j’ai vu mon chef devait être l’année dernière. Ceci me convient très bien. Mais je vais parler du passé.

Des chefs incompétents, oui, j’en ai eus ! J’ai eu droit au mobbeur, à l’alcoolique, au noceur rarement présent, au dictateur, au simplet et j’en passe. Sur toute la liste de mes anciens responsables, deux sortent du lot : Gilbert et Dominique. Tous les deux étaient appréciés de leurs employés, ils étaient compétents et humains. Et ils ont tous les deux été malmenés par leur hiérarchie.

Je ne sais pas sur quelles expériences répliquées avec succès les big boss se basent pour être persuadés que traiter leurs employés comme des moins que rien est productif. Ils doivent également penser que partager l’information, communiquer, va les conduire à leur perte. Rabaisser un employé performant doit leur donner l’impression qu’ils sont compétents. Qui leur explique ?

J’avais un chef qui admirait les fumeurs qui se retrouvaient à tout moment de la journée en groupe dehors. Il nous disait, à nous les non-fumeurs qui ne prenions pas vingt mille pauses, que ces gens étaient l’avenir de la société puisqu’ils se regroupaient souvent pour, selon lui, parler travail ! Il pensait aussi que les étudiants adoraient venir travailler l’été dans l’entreprise, pour vider nos poubelles et faire notre classement, afin d’avoir la chance de pouvoir lister une société importante dans leur CV. Il a été déçu d’apprendre qu’ils étaient en fait payés…

Mon prochain chef, ce sera moi. Je suis super compétente et je communique avec plaisir. Je ne garde pas jalousement mes informations sous clé.  Je pense que la collaboration entre moi et moi-même sera parfaite. J’y travaille.

Et pour terminer en musique, je vous propose Bikini Machine avec Où Vont les Cons ?

Chien ou Chat ?

Le Washington Post a publié un article sur les détenteurs de chien ou de chat ou des deux. Il apparaît que les possesseurs d’un chien sont plus heureux que ceux qui ont un chat. Avoir un chat permet de réduire les émotions négatives mais pas d’augmenter les positives. Au contraire, être l’heureux propriétaire d’un chien augmente le bien-être. Les personnes qui ont un chien et un chat, eux, ne gagnent rien mais ne perdent rien. Les gens sans animaux seraient même plus heureux que ceux qui n’ont qu’un chat. Mais à quoi cela est-il dû ?

Le journaliste explique bien entendu pourquoi les détenteurs d’un charmant toutou sont mieux lotis. D’abord, ils seraient moins névrosés et plus extravertis. C’est tout moi 😂. Les gens qui ont un chien auraient plus d’activités en plein air, ce qui est bon pour la santé. C’est clair que je ne vais pas souvent promener mon chat ! Le fait de se balader avec son chien, facilite les rencontres de voisinages, ce que je confirme. Enfin, les propriétaires de chiens ont plus tendance à chercher du réconfort vers leur animal, jouer avec lui et le considérer comme un membre de la famille. Il y a donc un lien social fort qui renforce le sentiment de bien-être.

J’ai toujours eu des chats et je détestais les chiens. Puis un jour j’ai décidé de prendre mon Chihuahua teigneux (pléonasme ?). Je ne regrette absolument pas cette décision. Et si j’aime toujours mon chat, j’ai une relation bien plus développée avec mon chien puisque je peux l’emmener facilement avec moi lors de mes déplacements. Il est ma petite bouée de sauvetage en cas de besoin.

Et pour terminer en musique, je vous propose le groupe Eiffel avec Au Néant

J’aime

Je suis tombée sur un article du NYT qui parlait de Twitter, des célébrités et du stress qui l’accompagne si une de celles-ci commence à suivre votre compte.

Je vais tous les jours sur Twitter, j’aime bien la variété des sujets traités. Parfois je vais aller écouter une chanson dont une personne parle, ou acheter un livre ou même allumer ma télé comme ce fut le cas hier soir. En effet, beaucoup de comptes parlaient du vote concernant les recommandations de Theresa May et le Brexit et je voulais voir en direct les résultats et entendre les commentaires émis depuis une chaîne anglaise. Bref.

Pour en revenir à Twitter, je n’ai pas beaucoup de « followers » : 24 et sur ces vingt-quatre, j’en connais neuf (dont seuls trois doivent être actifs). Les autres sont, je crois, des robots ou des gens qui cherchent à vendre quelque chose (leur page fb, leur CD, leur site internet,…) Personne ne lit le peu de niaiseries de j’écris alors une personne célèbre qui suivrait mon compte ? Encore moins. Cependant, j’ai quand même le présentateur vedette du téléjournal suisse qui me suit. Est-ce que cela me stresse pour autant ? Non. En revanche, j’ai déjà eu des « j’aime » par des vedettes.

En effet, dernièrement j’ai regardé la nouvelle série de Ricky Gervais After Life que j’ai beaucoup aimée. Je l’ai écrit et il a aimé mon commentaire. « Oh, my god » comme diraient les adolescents. Parce que ces derniers sont dans tous leurs états quand ce genre de chose leur arrive. C’est comme ceux qui prétendent ne plus se laver si leur star préférée les a effleuré. Je n’ai jamais couru après les autographes donc cette réaction me dépasse. Et il faut savoir que beaucoup de comptes de stars sont gérés par des sociétés ou des employés dédiés à filtrer le tout. Ricky Gervais s’occupe apparemment lui-même de son compte puisqu’il explique qu’il y puise la matière pour ses spectacles. Si vous n’avez pas vu Humanity, foncez. Mais il faut aimer le second degré sinon vous allez détester.

Je dois tout de même reconnaître que cela fait bizarre de savoir qu’une célébrité (je ne parle pas de ces crétins de téléréalité dont la majeure partie de la population n’a jamais entendu parlé), dont l’emploi du temps doit être un peu plus chargé que le mien, trouve le temps de lire mon message et appuyer sur le petit coeur pour me le faire savoir. Il se passe la même chose sur Instagram. J’ai commenté le message d’une humoriste anglaise et elle a aimé. Elle s’appelle Luisa Omielan et si vous parlez anglais, vous trouvez ses deux spectacles sur sa page YouTube. Je vous les recommande; j’ai bien ri mais je vous préviens, ça parle beaucoup de cul et un peu de dépression, entre autres.

Et pour terminer en musique, je vous propose To Kill a King avec The Good Old Days