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Je prédis que demain…tu vas te lever à un moment donné

Je suis plongée dans un article du New Yorker qui traite de l’astrologie. J’y apprends que cette discipline fait fureur actuellement auprès de la génération des millénium (je me demande souvent à quelle génération j’appartiens et maintenant je sais : la génération qui n’existe pas…).

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L’astrologie existe depuis des siècles et l’article indique qu’il y a toujours un accroissement d’intérêts en période d’incertitudes politiques d’une économie chaotique ou d’une baisse de la religiosité. De plus, la journaliste rappelle qu’il ne s’agit pas de prévenir l’avenir mais de décrire une personne en fonction de l’alignement des étoiles au moment de sa naissance, principe mis en avant par Carl Jung, psychanalyste.

De nos jours, il est simple d’obtenir notre tableau astrologique sur internet et ce, gratuitement. L’auteure parle de plusieurs applications disponibles sur le net et précise que l’une d’elle, qui fournit un horoscope quotidien rédigé par deux poètes, un éditeur et un astrologue.

Plus loin, l’astrologie est comparée à la psychologie. Toujours selon l’article, l’astrologie permet de comprendre son comportement et en parler sous couvert du signe astrologique qui expliquerait les traits de personnalité.

En continuant ma lecture, je constate que les différents intervenants se contredisent. En effet, l’astrologie ne prédit rien mais plus loin dans l’article, un groupe de personnes étudient les tableaux de personnalités et “prédisent” ce qui devrait leur arriver en fonction des différentes lunes. Plus bas encore, un astrologue indique que l’astrologie rassure les gens, les aide à comprendre ce qui se passe dans le monde, dans leur vie.

Si je reprends, l’astrologie serait populaire auprès de la génération millénium. Et les autres, ils se rassurent comment ? Ma collègue, qui fait partie de la génération “inexistante” (génération X) est allée récemment consulter une personne qui l’a mise en relation avec les anges. J’avais un peu peur qu’elle tombe sur quelqu’un de malhonnête qui jouerait de son besoin mais elle est enchantée de son entretien.

Et moi ? J’ai envie de croire en plein de choses, ce côté magique me plaît, mais je suis bien trop terre à terre. Du coup, je m’échappe dans les livres, c’est bien aussi.

Et pour terminer en musique, je vous propose Daran & Les Chaises avec Dormir dehors

Détritus

En Suisse, dans certains cantons, il n’est plus autorisé d’utiliser les sacs poubelles standards pour jeter les détritus. Ce qui est le cas dans le canton de Vaud, canton dans lequel je réside. Il faut donc acheter des sacs surtaxés depuis 2013, du moins dans ma commune faute de quoi nous sommes amendables. Les premiers temps quand j’allais faire mes courses, j’achetais les sacs taxés (blancs) disposés à côtés de toutes sortes d’autres sacs poubelles à présent interdits. Cependant, très vite, les sacs blancs ont disparu.

Mais comment acheter des sacs taxés si on ne les trouve plus dans le commerce ? En fait, il fallait désormais s’adresser aux caissières vers qui les stocks étaient entreposés. La faute aux nombreux vols, selon les dires d’une vendeuse. Pour la cliente que je suis, cela ne change pas grand chose. Au lieu de me servir dans les rayons, je demande à la caissière d’ajouter des sacs poubelles à mes articles. Le seul problème que je rencontre alors, c’est qu’une fois à la caisse, j’ai tendance à oublier qu’il me reste quelque chose à acheter et je suis souvent partie sans prendre de poubelles. Idem pour les caisses où l’on fait tout soi-même, j’ai tendance à oublier d’appeler un membre du personnel pour qu’il m’apporte le sésame tant convoité. Mais ça, c’était avant.

Car cette semaine, lorsque j’ai demandé des sacs, la caissière m’a répondu qu’il n’y en avait plus en caisse. Il faut désormais s’adresser au service clients, à cause des nombreux vols. Donc, une fois tous les achats effectués et payés, il faut penser à se rendre au service clients pour acheter ces fichus sacs poubelle. Bientôt, on nous enverra à la déchetterie pour les acheter 😡, déchetterie qui se trouve à 5-10 minutes en voiture de chez moi et qui a des horaires restreints. Si ça continue comme ça, je vais commencer à faire comme beaucoup de gens, mettre tout directement dans les poubelles dévolues aux crottes canines dans des sacs non autorisés, problème réglé !

Et pour terminer en musique, je vous propose White Lies avec Finish Line

Egalité

Comme je m’ennuie et que le devoir à rendre vendredi est déjà fait, je me plonge avec délectation dans le grand magazine scientifique qu’est le 20 Minutes. Et là je lis un article qui parle des annonces effectuées dans les trains : “Les trains sonnent encore largement au féminin”.  J’apprends donc que les annonces régulières sont effectuées avec des voix de femmes mais lorsqu’il s’agit d’un cas particulier, c’est un homme qui s’exprime car il faut attirer l’attention. J’y vois là une marque de sexisme dans la façon dont c’est expliqué mais passons.

Quelques lignes plus loin, voilà que la question d’égalité se pose : ne faudrait-il pas plus de voix masculines ? Ah ben oui quoi, dès qu’il y a trop de femmes, ça ne va pas, il faut parler égalité. Mais qu’il n’y ait que des hommes dans les conseils d’administration, ça, ça ne pose aucun problème (et je ne m’attarde pas sur les différences salariales).

Si on continue la lecture de cet article à haute valeur pédagogique, nous y apprenons que la différence homme-femme pose un autre problème. Il faudrait des voix non-genrées car “une voix neutre pourrait être bénéfique pour les personnes qui ne se reconnaissent pas dans un genre défini”. On est vraiment dans une société de grands malades. Mais qui pense à s’identifier aux voix des annonces dans les transports publics ??? Comme je sens que je m’énerve, je passe à un autre article.

“Epouses indisciplinées : il faut les battre, dit l’Imam”. “Il faut discipliner les femmes même par la violence s’il le faut”. Ah ben c’est sûr que niveau égalité, on a un grand gagnant ici !

Et pour terminer en musique, je vous propose Chimène Badi avec Le Jour se lève. J’adore la voix de cette chanteuse et cette chanson je l’aime qu’elle soit chantée par Esther Galil ou Garou ou encore Patricia Kaas.

Jeunesse d’aujourd’hui

Quand on prend de l’âge, qu’on n’a plus vingt ans, on se demande toujours si c’était mieux avant et souvent, les gens ont tendance à répondre que oui. Je ne vais pas entrer dans ce débat. Toutefois, certaines choses m’interpellent tel cet article du NY Times https://is.gd/DW2GKM qui parle des vidéos d’un jeune gars de 17 ans qui joue le boyfriend parfait pour aider les jeunes filles à s’endormir ou encore cette émission de la RTS https://is.gd/cLngZG qui observe une baisse du désir chez les jeunes. Je vais donc commenter ces deux phénomènes.

Tout d’abord, parlons des vidéos du gars. La première chose que je note, c’est que le mec se veut le boyfriend parfait mais n’a jamais eu de copine. Comme m’avait dit un copain il y a fort longtemps : “comment peux-tu être sûre d’aimer la glace aux noisettes si tu n’en a jamais mangé ?” Aujourd’hui j’aurais des arguments à apporter à cette question mais à l’époque j’avais trouvé qu’il n’était qu’un muffle 😂. Bref, passons. La journaliste se demande comment Owen (le jeune gars) a réussi à développer une si grande intelligence émotionnelle à son âge. Le mec explique qu’il a appris des relations avec sa mère qui lui offre des sodas, biscuits, etc. et transpose cet apprentissage sur les relations amoureuses. Moi j’appelle cela de la manipulation : Je dis ou fais ce que l’autre attend de moi pour autant que je sois gagnant dans l’échange. Parce que sinon, où est l’intérêt ? Et quand on touche $ 6’000.- par vidéo de dix minutes, ce n’est franchement pas difficile de faire les yeux doux ! Oh, et pis maman est là pour s’assurer que la manipulation est optimale puisqu’elle encourage fiston sur sa lancée. (Je suis totalement objective 😬). Quant aux consommatrices (et consommateurs) de ces vidéos qui s’imaginent que ce gars est leur petit ami, l’écoutent et le regardent susurrer des mots doux en pensent que cela va les aider à s’endormir… c’est triste. Déjà, regarder un écran de smartphone/ordinateur/tablette avant de dormir ne facilite pas l’endormissement, bien au contraire. Ensuite, vivre à fond cette fausse relation va créer un besoin et il sera encore plus difficile de s’endormir sans visionner ces vidéos. Après, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un boyfriend et patati et patata (flemme d’insérer vingt mille arguments. Vous choisissez celui qui vous plaît). Ceci m’amène au reportage.

On y apprend que les jeunes ont de la peine à éprouver du plaisir dans leurs relations de couple et le lien observé ici est la consommation de vidéos X. On consomme quand on veut, pas de jugement, on se fait du bien, c’est super. Dans la relation avec l’autre, c’est plus compliqué : il faut satisfaire sa partenaire et prendre son pied, ça demande beaucoup trop d’efforts (c’est pas de moi, je reprends ce qui est dit dans la vidéo). C’est triste également. Mais où est passée la communication pour expliquer ses difficultés,  ses doutes, ses peurs, s’encourager les uns les autres ? Abandonner les média sociaux et leurs fausses images du bonheur pour parler en face à face n’est plus d’actualité ? Le monde virtuel a pris le dessus ? Finalement c’était peut-être mieux avant…

Et pour terminer en musique, je vous propose Cali avec C’est quand le bonheur ?

 

 

Médicaments

C’est très fière de moi que je me suis rendue à la pharmacie pour acheter mon médicament. Pour une fois, je m’y prends à l’avance. En général, j’y vais quand il ne m’en reste plus que pour un ou deux jours. Mais là, mon ordonnance arrivait à échéance donc, plutôt que d’appeler mon médecin pour qu’il l’a renouvelle, je suis vite aller refaire mon stock. Enfin, ça c’est ce que je pensais car une fois sur place, le verdict du pharmacien est tombé : “Nous sommes en rupture de stock. Peut-être que ce sera bon la semaine prochaine mais c’est sans certitude.” Autant vous dire que j’étais bien contente de ne pas m’y être prise à la dernière. De retour à la maison j’ai vérifié ce qui me restait, de quoi tenir deux bonnes semaines.

Entre temps, j’ai dû me résoudre à aller trouver mon médecin pour tout autre chose et j’en ai profité pour renouveler mon ordonnance. En sortant de mon rendez-vous, je me suis rendue directement à la pharmacie. O miracle, mon médicament est disponible. Comme me signale le pharmacien, il est toujours en rupture de stock en Suisse, ils ont dû se réapprovisionner en Allemagne. Pendant que nous discutions, j’ai entendu que la personne d’à côté ne pouvait pas obtenir son médicament car…rupture de stock. En fait, cela fait des mois que la Suisse souffre d’une pénurie de médicaments. J’ai la désagréable impression de me retrouver au Tiers-Monde tout d’un coup. Faut-il préciser que les médicaments introuvables sont les moins chers sur le marché ?

Une émission sur le sujet est diffusée à la RTS ce lundi 30 septembre https://is.gd/1OvYRF

 

Et pour terminer en musique, je vous propose les Red Hot Chili Peppers avec Dark Necessities

Média sociaux et bien-être

Avec les cours qui ont repris, les devoirs suivent, hélas. Pour les statistiques, avec ma binôme, nous allons travailler sur le lien entre les média sociaux et le bien-être. Du coup, il faut lire plein d’articles pour préparer notre dossier. C’est un sujet qui m’intéresse et pourtant, j’ai tellement de peine à me lancer dans la lecture de ces pages. Pour me motiver, j’ai décidé de vous en parler.

J’ai débuté par un texte qui démontre les bienfaits de Facebook sur la santé ! Quand je pense que j’ai annulé ce truc, je suis complètement à côté de la plaque 😆. En gros, si vous vous sentez seul, vous allez consommer beaucoup d’histoires de vos amis sur le site et vous allez cliquer, aimer et commenter ces histoires. Alors, un ami avec qui vous n’avez pas eu de contacts depuis longtemps, va réagir à ce commentaire et vous aurez donc un lien social. De même, vous pouvez noter sur votre page à quel point vous vous sentez seul, et un ami va intervenir et là encore, un nouveau lien social se crée. Bienvenue dans le monde des bisounours. Ah, j’ai oublié de préciser que deux des auteurs de ce merveilleux article…travaillent chez FB !

Un autre papier dont je n’ai pas encore terminé la lecture (dix pages, c’est trop long), me semble un peu plus sérieux. On peut lire que les gens espèrent que les réseaux sociaux diminuent les effets des événements négatifs de leur existence, ce qui n’est pas le cas. Les émotions ne s’améliorent pas, ce qui peut mener alors vers la dépression. Il faut savoir gérer ses émotions en allant sur internet afin d’éviter une utilisation addictive aux conséquences néfastes. En effet, un usage non contrôlé engendre des émotions négatives qui diminuent le bien-être psychologique et impactent l’environnement familial, professionnel, scolaire.

Un autre point négatif des réseaux sociaux, c’est l’effet de réciprocité. Plus on interagit, plus les gens vont nous répondre et alors, nous nous sentons obligés de réagir à ces réponses. Ce qui peut vite prendre beaucoup de place dans la vie aux dépends d’activités du quotidien.

Il y a également le sentiment d’efficacité qui est touché avec le milieu informatique. Tous ces réseaux sociaux évoluent régulièrement et une personne peut vite se sentir dépassée; Elle doit demander de l’aide pour s’en sortir. Ce qui au départ devait aider les gens à interagir entre eux, peut finir par miner le moral quand la technologie devient trop compliquée : demander de l’aide pour savoir faire fonctionner correctement une application, diminuerait le sentiment d’efficacité de soi et donc augmente les émotions négatives.

Est-ce que le sujet vous intéresse autant qu’à moi ? Je vais continuer mes lectures; il me reste cinq pages à lire (sur les dix) et quatre autres articles avant de rédiger mon devoir…

Et pour terminer en musique, je vous propose Bernard Lavilliers avec Catherine Ringer avec Idées noires. Cette chanson ne vieillit pas. Et c’est pas le groupe Eiffel qui joue ?

 

La jeunesse vs la sagesse

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Ma nièce fêtait ses dix-huit ans et, en tant que membre de la famille hautement estimé (😁), j’étais invitée. Lorsque je suis arrivée, les jeunes jouaient aux cartes en buvant de l’eau de la vodka pour certains et du rosé pour d’autres. Je suis allée à la table des “vieux”. Pour l’apéritif, nous étions à la bière ou au vin blanc.

Nous observions cette jeunesse, une quinzaine de jeunes, et le gouffre qui nous séparait. Ils écoutaient du rap à fond et quelqu’un à ma table a fait la réflexion suivante : “Quelle musique dépressive !” Nous étions tous d’accord. Nous avons alors parlé de la musique de notre jeunesse : la tecktonik. Guère mieux mais les paroles étaient insignifiantes, contrairement à celles du rap qui ne sont pas très joyeuses, limite agressives. Et l’on pouvait se trémousser gaiement alors que le rap convient mieux à un groupe de neurasthéniques (si j’ai des lecteurs qui aiment le rap, sachez que je ne vous juge pas 😇). Mais ensuite on s’est gentiment moqués de mon beau-frère qui adore Michel Sardou (j’aime bien aussi, cela dit, mais ce n’est pas ma référence).

On a parlé mode également. Ma nièce, très branchée marques de sport, était folle de joie quand elle a trouvé au grenier les vieux joggings Adidas de mon beau-frère. Il lui a interdit de les porter à la maison, tellement ça fait ringard. (Petit aparté : on a appris que le mot “ringard” est ringard).  Mais il n’en revient pas qu’elle les porte fièrement pour se rendre à Genève. Comme il le dit : “Jamais je n’oserais me balader avec ces vieux trucs !”

Vient l’heure du repas. Les jeunes occupent deux tables, les “vieux” une seule (oui, je tiens à ces guillemets). Alors que nous mangeons, nous voyons tous ces jeunes se lever en même temps et partir, sauf trois qui terminent leur repas. Ces derniers nous expliquent que les autres partent jouer au billard (il y a un billard chez ma soeur). Comme ça, au milieu du repas. Apparemment, il y a vraiment de la vodka dans leurs verres (ce qui peut expliquer ce comportement étrange) puisque j’entends une fille commenter sur l’apparence d’une autre : “Elle est déjà complètement jetée”. Ils reviendront peu après, pour l’ouverture des cadeaux. La musique est toujours aussi forte, mais un peu plus plaisante.

Nous passons au dessert. Les jeunes se sont servis mais ne sont pas restés à table. Nous avons tranquillement mangé notre glace puis, vers 23 heures, nous sommes rentrés. Certains pourront penser que si nous sommes rentrés si tôt c’est parce que nous sommes effectivement des vieux, ce à quoi je répondrai : non, il commençait à faire froid dehors !

Et pour terminer en musique, je vous propose Michel Sardou avec Les Lacs du Connemara (j’avoue j’aime beaucoup la musique à la fin de la chanson)