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Comment ça va ?

Gare de Lausanne jeudi matin heure de pointe

On vit une époque bien étrange. L’incertitude prime et étonnamment, ce n’est pas ce qui me stresse. Je rêve d’être confinée, pouvoir rester dans mon nid, mais je dois faire acte de présence pour une raison qui m’échappe. Cela fait deux heures que nous sommes au travail avec ma collègue et nous n’avons vu encore personne, Après cinq heures de présence, nous en sommes à cinq clients en tout (compter environ deux minutes par client, je vous laisse calculer notre taux d’occupation). Les journées sont longues et monotones. En même temps, je culpabilise de me plaindre. Le soir, en me rendant à pieds à la gare, je vois toutes ces rues vides, ces commerces fermés et je ressens une forte envie de pleurer. Quel gâchis ! Combien de personnes vont se retrouver dans une situation catastrophique, même sans tomber malades ?

Gare de Lausanne – passage sous voies – jeudi soir heure de pointe

Puis je lis que dans certains endroits des personnes censées rester chez elles se retrouvent en groupe dans les parcs ou sur les quais, les plages. C’est indécent. Un tel égoïsme. Du travail supplémentaire pour les soignants qui vont vite être surchargés et des morts que l’on aurait pu éviter. Après je jette un coup d’oeil sur ce qui se passe aux Etats-Unis et je me dis qu’ils sont très mal barrés là-bas. Tout n’est que politique : vivent les riches, les autres peuvent crever. « That’s life » comme dit leur crétin en chef.

Je veux pouvoir rester dans ma bulle et en même temps j’ai la chance de pouvoir sortir. Sortir pour me rendre au travail, profiter des rues désertes. Sortir durant ma pause, faire quelques pas et ne croiser que quelques rares individus. Je vis sur la planète Catastrophe et seuls quelques survivants arpentent encore les chemins. On se regarde tous du coin de l’œil, persuadés que l’autre possède le poison mortel. Il faut donc se tenir éloignés.

J’ai beau garder ma routine, j’ai quand même l’impression que tous mes repères ont disparu. J’observe ce qui se passe, cherche mes nouvelles marques. Je sais me débrouiller, je n’ai pas peur de m’adapter. Ce qui me stresse, c’est cette ambiance pesante et cet ennemi invisible. Je veux rester dans mon nid, là au moins je me sens bien. Vivement ce soir, je vais pouvoir m’enfermer durant trois jours, et sans culpabilité cette fois !

Et vous, comment vivez-vous cette période ? Quels sont les sentiments que vous ressentez ? Racontez-moi, je suis curieuse.

Et pour terminer en musique, je vous propose Nothing but Thieves avec Is Everybody going crazy ?

Anxiété je te hais

Je vous avoue que lundi soir, j’étais très mal. La Suisse se barricade, les employés sont priés de rester chez eux pour se protéger et protéger leur prochain et moi je dois continuer à me pointer au bureau pour regarder pousser mes ongles. Je me répète en boucle que je suis en danger parce que je sors de chez moi et ma collègue est persuadée qu’on va mourir. Ambiance bien anxiogène. Durant la nuit de lundi à mardi, comme je n’arrivais pas à dormir, j’ai observé mes pensées. A tout moment je me disais que ce n’était pas normal que moi je doive aller travailler alors que je ne suis pas médecin ou infirmière et que je ne bosse pas dans l’alimentaire. Je suis enfermée dans un petit bureau sans fenêtre et je n’ai aucune nouvelle de ma hiérarchie. Je me sens totalement abandonnée. A force d’avoir ces pensées en boucle, ma panique augmente. J’ai donc pris conscience qu’il fallait que je me focalise sur autre chose.

Tout d’abord, j’ai décidé d’apprécier le fait qu’il n’y a personne sur la route. C’est agréable. Trois péquins sur le quai de la gare. Merveilleux. Aucun problème pour garder une distance de sécurité. Pareil dans le train, on est trois dans le wagon. Le pied. Puis la mécanique s’est enraillée. Mon train s’arrête à une gare et annonce que c’est le terminus. Quarante minutes d’attente avant le convoi suivant. Heureusement, le train qui arrive enfin est quasi vide donc à nouveau, la distance réglementaire peut être respectée. Arrivée au métro. Nouveau problème. Le métro est en court de rétablissement. Quand il arrive, la distance de sécurité n’est plus qu’un concept abstrait même si on n’est pas aussi serrés que d’habitude. Je me rassure en me rappelant que je possède d’excellents anti-corps, que je ne fais pas partie de la population à risque et que j’évite d’aller rendre visite à mes parents.

Une fois au travail, j’apprends que les trains vont réduire leur offre dès jeudi. Je ne sais donc pas si j’aurai un train aux heures habituelles. Déjà que j’aimerais pouvoir rester en sécurité chez moi, voilà qu’on me rajoute des difficultés pour aller bosser. Pour contrer ce stress et ce sentiment d’impuissance, j’ai encore une autre solution déjà testées maintes fois et surtout lundi soir : aspirateur, astiquer la salle de bains et gymnastique. J’ai mal partout mais ça me calme. Et dès ce week-end je compte reprendre doucement le jogging. Cela fait quelques jours à présent que je n’ai plus mal. J’aurai attendu trois semaines et demie. Pourvu que mon tibia soit bien réparé. Je débuterai par mon tapis de course comme ça en cas de douleur, je pourrai arrêter tout de suite et éviter de marcher pour rentrer. Enfin, très efficace également, durant mon heure de pause, je sors marcher quinze à vingt minutes. J’écoute les oiseaux et j’admire les fleurs dans les parcs.

Ce soir c’est lessive, changement de draps, vidage du lave-vaisselle, rangement du salon et si je suis encore sur les nerfs : gymnastique !

Et pour terminer en musique, je vous propose Giorgio Moroder avec Electric Dreams. Ah que j’ai pu écouter cette chanson…

 

Contradictions

On est à fond dans l’hystérie collective. Je suis allée faire les courses vendredi et à ma grande et désagréable surprise, c’était archi bondé. Les gens sont devenus fous. Je regardais les caddies qui avaient presque tous du papier de toilette. Mais à quoi ça vous sert d’avoir du pq pour les trois prochaines années ??? J’ai pris peur quand je suis arrivée au rayon farine où je voulais prendre un kilo…ben à 10h du matin, il n’y en avait quasiment plus ! En Chine, je n’ai lu à aucun moment que les habitants n’accédaient plus aux produits essentiels. En Italie, malgré la quarantaine, les gens peuvent encore se rendre dans leur magasin pour effectuer leurs achats. Alors à quel moment vous vous êtes dit que vous, vous ne pourriez plus acheter des produits de base dans votre supermarché ? Si tout le monde achète du papier de toilette, il faut faire pareil. La semaine dernière, il y avait un gros stock de pq bien en évidence dans le magasin. J’ai hésité à en acheter !

Puis je me suis ressaisie en me rappelant que d’une part, j’en ai à la maison et d’autre part, le jour où j’en aurai plus, j’irai en acheter. Et il y aura du stock car les gens n’en auront plus besoin : ils auront fabriqué plein de cabanes chez eux pour entreposer leur réserve 😁.

Avec une copine, on a essayé de comprendre ces achats compulsifs. Deux choses ressortent : la contagion émotionnelle. Tout le monde a peur et se rue sur le pq et les boîtes de raviolis, alors on fait pareil. L’autre explication c’est l’incohérence des messages que l’on reçoit. « Ne vous inquiétez pas, tout va bien mais on ferme toutes les écoles ». « Ah et puis finalement on restreint aussi l’accès aux restaurants limités à 50 personnes, personnel compris. « Pour les tables pouvant accueillir plus de deux couverts, une distance d’au moins 1 mètre doit séparer chaque couvert ». Comment va faire la cafétéria au boulot ?

Par contre, je vais toujours pouvoir me retrouver coincées contre plein d’inconnus dans le métro…sauf s’ils restent tous à la maison. Moi je dois aller travailler même si je sais déjà que je n’aurai rien à faire. Déjà la semaine passée nous n’avions quasi plus personne, je me doute que cette semaine aucun client ne pointera son nez. Mais je peux continuer à disperser le virus (si je l’ai) dans les transports publics. J’ai prévu d’aller faire des courses à midi, j’ai oublié d’acheter des pommes de terres pour accompagner mon poisson. A part ça, je me sens tellement inutile…

J’ai une pensée pour ma maman que je n’ose plus aller trouver (coucou maman !) et mes copines indépendantes qui voient leurs ressources diminuer. Une, coiffeuse, sent une diminution de la demande (j’en ai profité pour prendre rendez-vous. On ne sera que deux sur place même si à moins de deux mètres) et l’autre a vu toute sa clientèle annuler ses séances. Comme elle a vu que les grandes enseignes manquent de personnel pour livrer les courses, elle va voir si elle peut postuler en attendant.

Nous vivons une époque assez étrange. Les enfants ne vont plus à l’école mais la place de jeux reste prise d’assaut. Les adolescents et jeunes adultes veulent continuer à aller en boîte et se retrouver en terrasse. Si cet horrible virus ne disparaît pas avec les beaux jours, on est mal barrés dans cette société individualiste.

En attendant, n’oubliez pas de vous laver les mains, et je suis au regret de vous dire que votre réserve de pq ne vous sert à rien…

J’ai trouvé un article sur CNN qui explique l’effet « papier de toilette » : https://edition.cnn.com/2020/03/09/health/toilet-paper-shortages-novel-coronavirus-trnd/index.html

Et pour terminer en musique, je vous propose The Weeknd avec Blinding lights. Aller, on bouge son popotin en rythme et on profite de l’instant présent…

Deux semaines

Voilà deux semaines que je ne fais plus de jogging. C’est long. Jeudi j’avais envie de pleurer. Non seulement j’avais mal mais en plus j’ai pensé que plus jamais je ne pourrais courir. Et puis dimanche il a fait un temps magnifique, j’ai vu plein de joggers et moi je marchais… Mais, parce qu’il y a un « mais », j’ai fais deux balades de plus d’une heure chacune avec le chien. J’ai tout de même constaté que si je marchais lentement, ça allait mieux. Il y a une légère amélioration du moment que je ne force pas. Et promener avec le chien, c’est vraiment tranquille. Monsieur a tellement d’endroits à aller renifler que parfois j’ai l’impression de faire du surplace. Dimanche soir mon moral était alors au beau fixe. Et ce lundi matin je reçois un message de ma collègue.

Elle m’annonce qu’elle a de la fièvre et des symptômes grippaux. D’un côté je me dis que de toute façon, chaque année elle a la grippe mais de l’autre je réalise qu’elle a peut-être ce fichu virus et que je vais devoir rester en quarantaine. Ne pas mettre le nez dehors durant quinze jours alors que je suis en pleine forme ? Quel cauchemar ! Mais en arrivant au boulot, j’ai été « rassurée ».

Alors que l’Italie met tout le nord du pays en quarantaine, sauf les frontaliers qui peuvent continuer à venir en Suisse pour travailler, je lis qu’on ne met plus systématiquement les gens en quarantaine en Suisse. C’est de notre propre responsabilité et c’est maximum cinq jours, plus deux semaines. Ces mesures totalement contradictoires deviennent ridicules. Je constate tout de même que les gens ont peur car il y a nettement moins de monde dans le train ou le métro. Enfin quelque chose de positif 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Dionysos avec Le Chêne

Bain de foule

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Avec la venue de cet horrible virus dont je n’ai pas besoin de donner le nom, on nous rappelle des règles d’élémentaires d’hygiène comme ne pas éternuer sur son voisin et se laver régulièrement les mains.

Pour ne pas tomber lorsque je descends de l’étage du train encore en marche, je me tiens aux rambardes, sans problème. Idem dans le métro, si je suis debout, je me tiens…là où je peux. Toutefois, j’essaie de ne pas mettre mes mains vers ma bouche, ce que je fais bien trop souvent. J’aime frotter la jointure de mes doigts sur mes lèvres, ça me calme. Chacun son truc. Comme je touche plein de choses sales durant mes trajets, la première chose que je fais une fois arrivée au bureau ou à la maison, c’est me laver les mains. Cela me semble normal. Donc ce rappel des mesures d’hygiènes ne change rien pour moi. Idem, si je veux cuisiner, je me lave les mains auparavant. Mais il semblerait que apposer du savon dans le creux de ses mains soit un concept nouveau pour de nombreuses personnes. Du coup, ça ne leur plaît pas alors elles se ruent sur les solutions hydroalcooliques. Ma collègue n’aime pas ces dernières, elle préfère les petits récipients avec paillettes et parfums synthétiques. Au travail, comme je manipule de l’argent, je préfère les solutions hydroalcooliques mais à la maison, le savon me va très bien.

Je regarde comment se comportent les gens dans les transports publics. Il y a ceux qui touchent les rambardes et lorsqu’ils s’en rendent compte, ôtent précipitamment leur main. Trop tard ! Mais les meilleures, sont les femmes avec leur écharpe. Elles s’emballent le visage pour se protéger et remontent le pan du vêtement régulièrement avec leurs mains sales agrippées aux barres du métro. Et pour le trajet suivant, si ça se trouve, l’écharpe est à l’envers et le côté à l’air auparavant se trouve en contact direct avec le nez et la bouche. Du génie ! Mais il y a mieux encore. Celles qui entourent les barres avec leur écharpe pour ne pas avoir de contact direct avec le métal sale…et se protège ensuite le visage avec la même écharpe ! Tant d’intelligence pour contrer le virus me laisse pantoise.

Je ne prétends pas ne pas être inquiète. M’entasser dans les transports en commun ne me rassure pas mais je n’ai pas le choix. Je n’occupe pas un poste qui me permet de travailler depuis mon domicile et opter pour la voiture n’est pas possible, je n’ai pas d’endroit où parquer au travail. Alors je me lave les mains encore plus qu’avant pour pouvoir continuer à mettre mes doigts dans le nez à me toucher le visage sans paniquer…

Et pour terminer en musique, je vous propose The Jaded Hearts Club avec Nobody but me

Dépêchez-vous, vous allez être en retard

Le prix des transports publics est bien trop élevé. En fait, il faudra bientôt nous payer pour les emprunter.

Les deux jours où j’ai prix le bus la semaine dernière, mon train avait du retard et j’ai donc loupé ledit bus le soir. Vingt-cinq minutes d’attente à chaque fois. Le premier soir j’en ai profité pour aller faire quelques courses mais le deuxième j’ai attendu stoïquement sous la pluie. Après une journée de travail, j’adore 🤬. Il est bientôt plus facile de compter les jours où le train est à l’heure puisque ça devient un fait rare. Soit il part une fois que les deux directs pour Genève sont loin, et ces derniers sont très souvent en retard, soit il part avec juste une minute de plus que selon l’horaire, et tout s’annonce  bien dans ces cas-là. Mais, hélas, partir plus ou moins à l’heure n’est pas un gage de tenue de l’horaire. En effet, il lui arrive de rouler au ralenti, de s’arrêter en pleine campagne durant cinq à dix minutes, ou encore s’éterniser à l’arrêt entre le départ et mon arrivée. Le pire ? Quand on s’arrête dans une gare…pour attendre qu’un autre train nous double 😧. Et je ne parle même pas des trajets comme hier soir où cette jeune pouffiasse au QI d’huitre fait partager le néant de son esprit à tout le wagon tout en s’accordant des pauses pour ricaner comme une hyène. Les gens commencent à la repérer et optent pour des places éloignées. Cela ne suffit pas, sa voix porte loin. Ces jours-là, j’augmente le son de mon casque pour tenter de masquer cette puissante nuisance sonore.

Quelqu’un a dû décider que ce n’était pas suffisant comme désagrément. Il y a donc une nouvelle organisation pour accéder au métro le matin durant l’heure de pointe. Au lieu de compter cinq minutes d’attente, il en faut dix à présent. Un système de lacets à emprunter avant d’accéder aux escaliers a été installé. Une fois en-bas de ces derniers, on nous indique derrière quelle porte nous devons nous entasser. De plus, un métro sur deux arrivait vide et la foule se pressait à l’intérieur. A présent, plutôt que décharger les passagers sur l’autre quai et venir ensuite vide comme par le passé, le métro arrive directement, chargés des personnes obligées de sortir. Le temps d’ouverture des portes, lui, n’a pas changé. Ce qui fait que les gens n’ont pas forcément le temps de rentrer, sauf en poussant pour accélérer le mouvement, et ceux qui souhaitent sortir, peinent à le faire. C’est le progrès paraît-il…

Et pour terminer en musique, je vous propose Gene Pitney & Marc Almond avec Something’s gotten hold of my heart

M’entends-tu ? M’écoute-tu ?

L’idée du sujet du jour vient d’un article du NY Times. Qu’est-ce qu’on y apprend ? Que l’on n’écoute pas les gens, surtout ceux qui nous sont proches ! Incroyable, les paroles d’un inconnus retiennent plus facilement notre attention que celles de l’être aimé.

L’auteur explique que si nous n’écoutons pas attentivement les personnes qui nous sont proches, c’est parce que nous pensons savoir ce qu’elles vont nous dire. Nous ne faisons plus attention aux petits signes qui pourtant nous montrent que nous avons tort. Dans l’article, deux exemples sont donnés : un homme qui pense faire le cadeau idéal à sa femme alors qu’il fait un flop total. L’homme n’a pas prêté attention aux signes qu’elle envoyait depuis quelques temps déjà. Dans un autre cas, il s’agit de deux sœurs jumelles qui ont toujours tout fait ensemble jusqu’à ce que l’une s’éloigne pour se lancer dans un job qui l’intéressait, à la grande surprise de l’autre. Elles ont réalisé qu’à force de tout faire pareil, elles avaient cessé de vraiment écouter l’autre, persuadées de tout savoir.

En continuant la lecture, on apprend que souvent, pour des problèmes angoissants, les personnes ne s’adressent pas à leur entourage mais plus facilement à des gens envers qui elles sont moins proches. Et, l’exemple qui tue, vous entendez votre meilleure amie s’adresser à une tierce personne et vous la regardez : « Mais, pourquoi tu ne m’as jamais dit ça ? »

Pour palier ce problème, quand vous demandez à vos amis comment ils vont, il faut bien prêter attention à la réponse. La plupart du temps, on va parler de nos problèmes, nos joies même, mais rarement de ce qui nous tient vraiment à coeur, sachant que l’autre nous écoute distraitement.

Avez-vous déjà testé, lors d’une conversation avec un proche, de laisser des petits indices du sujet qui vous intéresse vraiment mais dont vous n’osez pas vraiment parler ? Et dans ces cas-là, est-ce que la personne qui vous écoute saisit ces perches ? Je le fais parfois, et jamais, les personnes ne s’y arrêtent. Quant à mon écoute ? Je ne suis pas parfaite même si j’entends souvent les signes. Il faut dire aussi que je suis entraînée pour avec ma formation. Parfois je les mets de côté, on continue la discussion en cours puis je reviens sur ce que j’ai perçus. Parfois je laisse tomber, parce que je suis fatiguée et que je n’ai pas l’énergie pour me lancer dans l’écoute d’un sujet qui je sais, va me prendre de l’énergie. Mais il m’arrive d’y revenir la fois suivante : « La dernière fois qu’on s’est parlé, tu disais que… ».

Avoir une écoute active, ce n’est pas toujours facile. D’autant plus difficile qu’il y a souvent ce téléphone qui vibre à nos côtés. Même si on ne se précipite pas dessus, il y a toujours la question qui nous taraude et nous éloigne du discours de notre amie : « Mais qui a bien pu m’écrire maintenant et pourquoi ? »

Et pour terminer en musique, je vous propose Pearl Jam avec Dance of the Clairvoyants