Archives

Lectures 2020 : 4, 5 & 6

20200129_091852.jpg

Voici le deuxième roman de JK Rowling avec pour héros Cormoran Strike. Il s’agit de The Silkworm publié sous le pseudo Robert Galbraith. J’aime la dynamique entre Strike et son assistante, Robin. Cette fois-ci nous sommes dans le monde littéraire. En effet, un auteur médiocre est assassiné de façon extrêmement violente juste avant la publication de son nouveau livre qui montre beaucoup de personnalités sous un jour peu favorable (doux euphémisme). Toutes les personnes ayant eu entre les mains ce fameux roman et figurant dans ce dernier, deviennent suspectes. Mais qui est le coupable ? La femme de l’auteur, comme semble le penser la police ? Cette même femme qui avait engagé Strike afin qu’il retrouve son mari ?

Je me réjouis de lire le 3e roman de la série. L’auteur vient d’annoncer sur Twitter qu’elle venait de terminer la rédaction du 5e.

 

20200114_083653.jpg

Je ne connaissais pas cette auteure, Hanya Yanagihara dont le roman A Little Life a été cité plusieurs fois sur un forum. J’ai donc décidé de me plonger dans cette histoire. Nous entrons dans la vie de quatre jeunes gens : Jude, Willem, JB & Malcolm. Nous les suivons depuis leurs années universitaires jusqu’à leur mort. Seule la vie de Jude est mystérieuse, l’homme ne voulant pas parler de son passé. Et pour cause : nous apprenons petit à petit les horreurs qu’il a dû affronter. Même si dans sa vie d’adulte il est entouré de personnes aimantes, ce passé a laissé des traces qui l’empêchent de profiter du bonheur qui lui est offert. Très beau roman avec toutefois certains passages assez difficiles. Et je ne vous cache pas que j’ai pleuré durant les 50 dernières pages…

20200206_1904555630496456986938095.jpg

Roseleen parlait avec ferveur de Louise Penny, auteure que je ne connaissais pas. J’ai pensé « Chouette, je vais lire en français » avant de constaté qu’elle écrivait en anglais. Et finalement tant mieux puisque tous les romans en français étaient empruntés à la bibliothèque mais pas ceux dans la langue de Shakespeare. J’en ai choisi un au hasard. Le début était un peu pénible car il y a beaucoup de personnages récurrents apparemment mais quand on ne connaît pas la série, c’est déroutant. Et on se retrouve au tribunal car il y a eu un meurtre mais on ne sait rien. Ni qui, quoi, comment, où. Bof me suis-je dit. Et on saute entre ce tribunal et les faits tels qu’ils se sont produits dans le passé. Toujours sans rien comprendre. Et puis soudain, l’inspecteur lâche une information importante durant le procès et l’histoire retient enfin mon intérêt. La police, dont les résultats sont décevants, tente un grand coup et l’issue de ce procès en dépend. On apprend que le meurtre a eu lieu dans le petit village de l’inspecteur en Chef Gamache. Mais quel est le lien entre cette affaire et le grand coup que la police prépare ? Suspens bien mené et personnages attachants. J’ai adoré. Ma maman m’informe qu’elle vient d’acheter le 9e ou 10e roman de la série. Il me reste quelques lectures. Pourvu que la bibliothèque les aient tous en version originale…

Et pour terminer en musique, je vous propose Gabriela Cilmi avec Sweet about me

Lectures 2020 : 1, 2 & 3

images.jpeg

Sur les conseils de mon papa, j’ai lu Kennedy et moi de Jean-Paul Dubois. Je découvre qu’il existe un film tiré du roman avec l’acteur que j’ai imaginé dans la peau du personnage tout le long de ma lecture 😂. Le héros du livre, Samuel Polaris, est un être désabusé qui cohabite avec sa femme pour laquelle il n’éprouve plus rien, ses trois enfants qu’il hait. Il passe ses journées à faire les cent pas dans son bureau situé à l’étage dans la villa familiale. Il était écrivain, il refuse d’écrire la moindre ligne à présent. Il se rend chez un psychanalyste mais ne sait pas trop pourquoi. Jusqu’à ce qu’un petit évènement vienne chambouler ce petit train-train quotidien. Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non ce roman. Samuel m’agace mais en même temps, j’avais envie de continuer à tourner les pages. Quant au style, rien à redire, il est très agréable, fluide avec un riche vocabulaire.

Unknown.jpeg

Livre du club de lecture. Nous sommes dans les Cornouailles durant la deuxième guerre mondiale dans ce roman de Sarah Vaughan La Ferme du bout du monde avec la jeune Maggie, fille des propriétaires de la ferme et Will et Alice, enfants évacués et logés pour fuir la guerre. De nos jours, nous retrouvons Alice qui a un lourd secret qu’elle souhaite partager avant de mourir. Dans la ferme, nous avons Maggie, toujours présente, entourée de sa fille Judith et ses petits-enfants adultes, Tom et Lucy.

Nous apprenons comment était la vie à la ferme à l’époque et quels étaient les liens qui liaient les trois personnages principaux. Aujourd’hui la ferme est un gouffre financier, malgré la transformation d’une partie en gîte pour accueillir des voyageurs. La famille va-t-elle réussir à s’en sortir ? Et quel est ce fameux secret qui pousse Alice à réserver une chambre dans le gîte, 70 ans après son départ ?

C’est une jolie histoire, agréable à lire, avec des personnages attachants. Que l’on soit en 1943 ou en 2014, nous nous retrouvons dans un monde à part, dans cette ferme du bout du monde.

*****

Le troisième livre lu en ce début d’année est particulier. Il s’agit d’un récit de vie dont la publication est extrêmement restreinte et réservée à la famille proche. L’auteur est mon oncle qui est né et a grandit jusqu’à ses treize ans dans l’ancien Congo belge. Il y raconte sa jeunesse dans ce pays dont est issue sa maman puis sa venue en Suisse avant de plonger dans la vie incroyable de son père resté là-bas, au pays. J’ai trouvé la démarche incroyable, émouvante et intéressante. Je ne regarderai plus de la même façon cet oncle qui savait manipuler la dynamite, tirer au fusil un aigle et parler le swahili et le néerlandais. 🙏🏽

Lectures 56, 57, 58 & 59

Bon ben j’ai atteint mon objectif de l’année, c’est-à-dire lire 36 livres… Je ne change rien pour 2020. Ça m’oblige à lire et ça ne me met pas la pression !

20191215_183423.jpg

J’ai vu à la bibliothèque qu’il y avait un autre roman de Jonathan Coe de disponible Number 11. J’ai sauté dessus ! Et bien j’ai été un poil déçue. La ville de Birmingham est toujours bien présente et cette fois-ci, ce sont deux jeunes filles que nous suivons : Rachel et Allison. Puis nous les quittons mais elles ne sont jamais loin, elles restent le point qui relie les différentes histoires narrées avant de retrouver Rachel comme point central. Elle est à présent une jeune adulte qui sert de tutrice à des jumelles de neuf ans issues d’une famille richissime qui habite à Chelsea. Nous comprenons que Rachel développe une maladie mentale mais soit l’auteur en dit trop soit il n’en dit pas assez. La fin est un peu abrupte, comme s’il ne savait pas comment terminer son livre. Comme s’il avait plein d’histoires en tête, qu’il a essayé de les caser dans le roman et qu’à un moment donné, il fallait bien mettre un point final. Dommage, même si les petites histoires étaient sympathiques à lire, celle de Rachel sur la fin m’a laissée sur ma faim…

20191220_144648.jpg

J’avais envie de relire un roman de JK Rowling puisque j’avais adoré Une place à prendre. Comme je n’étais pas très intéressée par Harry Potter, j’ai opté pour un roman policier The Cuckoo’s Calling qu’elle a publié sous un autre nom : Robert Galbraith. J’ai choisi le premier de la série avec le détective Cormoran Strike, personnage un peu cabossé qui me plaît bien. Son assistante, Robin, me fait rire. Loin d’être bête, elle a quand même un côté un peu tarte qui la rend attachante. La victime est une mannequin célèbre tombée depuis son balcon. La police conclut à un suicide. Le demi-frère de la morte pense qu’il s’agit d’un meurtre et s’attache les services de Strike pour mener l’enquête.

On se balade dans Londres, dans les quartiers chics comme dans les plus pauvres, on emprunte le métro ou l’on marche le long des quais. L’histoire est bien ficelée, on ne perçoit pas qui est le coupable dès les premières pages, ni même près de la fin. J’ai bien aimé, je vais m’empresser de lire les trois autres bouquins de la série.

Unknown.jpeg

Olive, Again c’est le livre audio que j’ai choisi ce mois, un roman d’Elizabeth Strout. C’est une suite mais je n’ai pas lu le premier opus. En revanche, j’ai lu un extrait paru dans le New Yorker et je m’étais dit que l’héroïne était détestable. Comme les critiques sont excellentes, j’ai quand même tenté le coup. Et heureusement. Alors oui, l’héroïne est une vieille harpie attachante. Tout le monde la déteste parce qu’elle ne supporte rien ni personne et pourtant, elle possède quand même un grand coeur, ce qui apparaît au fil du roman. Il s’agit des histoires de vie concernant les divers habitants d’une petite ville de l’état du Maine avec toujours une apparition discrète de Olive, cette affreuse bonne femme attachante… C’est un roman doux, agréable sans pour autant basculer dans le niais. Je vais voir si je trouve le premier roman Olive Kitteridge.

Unknown-1.jpeg

C’est en installant l’application Kindle pour la tester sur mon téléphone que j’ai découvert ce livre de Marjorie Raskin The Anxiety Expert. Livre acheté il y a fort longtemps dont j’avais complètement oublié l’existence. Du coup, je l’ai lu. Il s’agit d’une psychiatre, spécialiste de l’anxiété, qui raconte son parcours en tant que personne souffrant de grosses crises de panique. Elle a souhaité se spécialiser dans le domaine afin de mieux comprendre pourquoi elle subissait de pareilles crises. Il est intéressant de voir qu’à chaque période de fort stress, les attaques réapparaissent sans qu’elle sache comment les vaincre. Pour les personnes souffrant d’anxiété, il est toujours intéressant de lire que nous ne sommes pas les seuls (oui, je fais partie de ces gens-là) et que l’on peut même se retrouver grande spécialiste du domaine et continuer à subir cette affreuse anxiété. La narration est surtout centrée sur les histoires d’amour de l’auteur qui ressent un besoin absolu d’être mariée mais quand des hommes se présentent, son anxiété prend le dessus. Moi qui prends mes jambes à mon cou quand un homme se présente, je comprends…

Et pour terminer en musique, je vous propose Emilie Simon avec Menteur

Comment lire

Chaque fois qu’on me parle d’un livre intéressant, je le note sur ma liste Am@zon que je peux consulter assez vite. Puis je fonce sur le site de la bibliothèque pour vérifier si ledit livre est disponible. Quatre fois sur cinq il n’est tout simplement pas proposé ni en français ni en anglais lorsqu’il s’agit d’un roman dans cette langue. Que ce soient des livres récents ou datant des dix dernières années, c’est la même chose. Et quand le roman est récent, il faut avoir de la chance pour tomber dessus ou alors penser à le réserver.

J’adore les livres, les tenir en mains, les renifler, faire défiler à toute vitesse les pages et écouter le bruit que cela fait. J’ai bien une liseuse mais je ne l’utilise que très rarement. Quand on m’a parlé des livres audio, il était hors de question que je teste la chose. Mais pourquoi appelle-t-on ça un « livre » audio quand on ne lit même plus ! Et puis un contexte particulier m’a fait comprendre que le livre audio pouvait s’avérer utile et sympa. J’ai testé et j’ai adopté. J’aime préparer mes repas en écoutant l’histoire, m’allonger sur mon canapé quand je suis fatiguée et continuer ou encore, avant de dormir, déjà bien calée dans mon lit, la lumière éteinte, écouter la personne me raconter la suite du roman. J’adore et je trouve cette façon d’entrer dans l’univers du livre complémentaire. Mais voilà où je souhaite en venir.

J’hésite à passer à l’application « Scribd » qui propose un accès illimité aux livres audio, e-book, magazines et partitions musicales. Avec toutefois quelques limites suivant le pays dans lequel nous vivons. Bien entendu, la Suisse ne laisse en général qu’un accès bien maigre. Par exemple, sur 5’000 exemplaires de films disponibles dans un pays anglophone, on peut en trouver seulement 1’500 en anglais ou allemand et 800 en français (chiffres totalement inventés mais qui expliquent pourquoi les gens aiment tant le streaming « illégal » et les VPN). De plus, depuis la Suisse, les applications sont rarement entièrement francophones. L’allemand prend le dessus et comme je ne parle pas cette langue, ça m’agace au plus haut point.

Bon, le site propose une période d’essai de 30 jours donc rien ne m’empêche de me lancer et voir l’étendue ou la pauvreté du catalogue accessible. Et est-ce que je peux lire/écouter les articles proposés en anglais ou suis-je cantonnée au français ? Moi je veux les deux (voire que de l’anglais). Il ne me viendrait pas à l’idée de lire un auteur français dans la langue de Shakespeare. Si j’opte pour ce service, je peux résilier mon abonnement à Audible. D’accord, là-bas les livres audios achetés sont à « moi » selon l’argument de vente. Comme je ne peux de toute façon pas les transférer à quelqu’un d’autre, je ne vois pas de réelle différence avec un service de prêt tel que celui proposé par Scribd. Je doute vouloir me lancer dans une deuxième écoute d’un livre. Si ce dernier m’a vraiment chamboulée, je préfère acquérir la version papier et la garder dans ma vraie bibliothèque et non une virtuelle. Et de toute façon, l’application me permet d’écouter vingt fois le même bouquin !

Mais si je passe à cette version numérique, je vais tenir de moins en moins de livres entre mes mains à part ceux que je ne peux m’empêcher d’acheter. Est-ce que cela va me plaire ? Et vous, comment lisez-vous ? (Merci de ne pas me répondre « assis sur une chaise » 😆)

(PS après une petite recherche, il semblerait que le site soit l’idéal pour les lecteurs anglophones. Quant aux francophones, ce n’est pas encore vraiment développé pour eux).

20191221_104831.jpg

Et pour terminer en musique, je vous propose Alain Barrière décédé récemment. J’ai déjà mis une ou deux de ses chansons et là j’ai ressorti les albums que mes parents avaient acheté. J’ai hésité quant à ce que j’allais choisir et puis j’ai finalement opté pour sa période disco, période que je n’aime pas particulièrement, mais il y a I wanna be me qu’il a écrit et qui me plaît bien.

Lectures 54 & 55

J’ai terminé avec plaisir la trilogie de Jonathan Coe avec The Closed Circle et en livre audio, lu par Rory Kinnear que j’aime bien, Middle England.

Les personnages sont attachants. On y retrouve Benjamin, la quarantaine, toujours à pleurer son amour perdu Cicely. Doug, qui a fait un riche mariage, journaliste politique. A travers lui, on suit la préparation du référendum sur le Brexit puis c’est Sophie, nièce de Benjamin, qui vit de façon abrupte les conséquences de la votation. Ironique de lire sur ce sujet quand une nouvelle votation a lieu en même temps dans la vraie vie. Lois se bat encore contre ses démons, son mariage n’est pas joyeux. Philippe va encourager Benjamin a sortir un livre et Colin, le père de ce dernier, lutte contre une démence qui s’installe progressivement. Il ne reconnaît plus sa ville de Birmingham qui est au centre du récit.

Je suis très triste de quitter toutes ces personnes qui m’ont accompagnée durant quelques jours. J’ai aimé les voir évoluer, voir les transformation de leur vie, de leur ville, du monde en général. Peut-être y aura-t-il une suite ?

Et pour terminer en musique, je vous propose Edyta Gorniak avec One on One

Lectures 51, 52 & 53

20191108_093430.jpg

Je me suis lancée dans The Rotters’ club de Jonathan Coe avec curiosité, ne connaissant pas cet auteur mais ayant son nom dans un coin de ma tête. Et bien j’adore ! L’histoire nous entraîne dans la vie d’adolescents à Birmingham dans les années 70 et plus particulièrement celle de Benjamin Trotter. Par moment, je me retrouve dans l’histoire du Buddha de Suburbia même si cette fois-ci, la famille est anglaise et pas immigrée mais les deux jeunes héros sont passionnés de musique et nous font plonger dans l’adolescence, la vie avec les profs, l’intérêt accru pour les filles et l’ombre des parents. Dans le fond, on aperçoit la politique, les attentats, la crise économique, le racisme. C’est avec un plaisir non dissimulé que je vais me plonger dans les deux tomes suivants.

20191117_150224.jpg

Qui ne connaît pas 1984 de George Orwell ? Moi, jusqu’à il y a peu. Je n’ai jamais étudié ce roman à l’école, contrairement à beaucoup de personnes. Il m’est arrivé plus d’une fois de me dire qu’il faudrait que je le lise et puis le temps passe… Cette fois-ci j’ai franchi le pas, d’autant plus que je vois ici et là des gens qui s’y réfèrent en parlant de ce qui se passe dans le monde politique actuel. Alors ? Alors ça fait peur. On modifie le langage, on diminue le vocabulaire surtout les mots négatifs parce que s’ils n’existent pas, les gens ne peuvent pas les penser. On ne peut pas penser du mal de quelqu’un puisque le mot « mal » est supprimé. On veut la pensée unique. (Ca me fait penser à un article que j’ai lu qui indique que les jeunes anglophones se sentent agressés si on répond à leur demande par un « OK ». Il faut écrire « kk » pour qu’ils perçoivent de la bienveillance). On réécrit l’Histoire en permanence, les photos sont retouchées afin d’effacer toutes traces sur terre des personnes ayant « disparu ». Une réalité alternative est mise en place (tiens, ça me fait penser à quelqu’un 🧐). Oh, et puis on va battre les rebelles, ceux qui pensent « mal » tant qu’ils ne reconnaissent pas jusque dans leurs tripes que 2+2=5. Mais dans la vraie vie, ça ne peut pas arriver, hein ? Je me demande ce qu’en pensent les Uighours incarcérés dans des camps en Chine…

20191126_110927.jpg

Le Journal d’une psychothérapeute de Sylvie Tenenbaum m’a été conseillé par Cara. Il était écrit quelque part que je devais le lire maintenant car je me suis pris une grosse claque. Je vous explique :

L’auteure est psychologue et chaque soir, après ses consultations, elle résume les différents problèmes rencontrés par ses patients. Beaucoup ont subi des sévices durant leur enfance, énormément parlent d’amour/haine envers leurs parents, certains expliquent être complètement perdus. Dès les premières pages, je me suis braquée car j’ai compris que l’auteure était branchée psychanalyse, approche que je n’aime pas du tout et beaucoup de références qu’elle cite viennent également du monde de la psychanalyse. Mais vite j’ai compris qu’elle n’allait pas parler de ses méthodes de travail mais simplement exposer ce que les patients lui dévoilent de leurs angoisses.

Le journal s’étale sur une année et la majorité des clients reviennent régulièrement. Comme me disait Cara, c’est intéressant de voir leur évolution. Alors, à quel moment ai-je été remuée ? Un peu tout au long du livre. Par certains questionnements des patients et par quelques remarques qui semblent anodines de la part de l’auteure (qui ne le sont pas du tout) qui m’ont fait me poser beaucoup de questions. Je suppose qu’il existe plusieurs lectures de ce livre et que toutes n’apporteront pas autant de satisfaction.

Et pour terminer en musique, je vous propose Roxette avec Stars. Roxette c’est ma jeunesse et je suis très triste d’apprendre le décès de sa chanteuse dont j’aimais beaucoup la voix 😢

 

 

 

Lectures 46 & 47

20190928_085036

Ce livre de Tzvetan Todorov, Les Ennemis de la démocratie, m’a été prêté par une personne qui travaille dans les vignes et avec qui je discute souvent quand je me balade avec le chien. Je me suis dit qu’il fallait que je me dépêche de le lire mais voilà, je n’arrivais pas à avancer. C’est intéressant mais pas ce que je recherche dans un livre. En effet, ceci est le genre de chose que je lis dans les journaux et magazines et ça me suffit. Cependant, j’ai quand même lu la moitié. On y apprend comment la démocratie est menacée. L’auteur parle des idées libérales qui viennent empoisonner la pensée, l’économie qui régit une bonne partie de nos lois grâce à l’argent, les média ou encore les réseaux sociaux. Les ennemis ne sont pas à chercher à l’extérieur mais ils sont là, parmi nous…

20191019_194302

J’ai décidé de me plonger à nouveau dans un Jon Ronson avec cette fois-ci Lost at Sea; the Jon Ronson mysteries. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’une suite de courtes histoires qui ont occupé le journaliste pour divers média tel The Guardian ou la BBC. J’avoue avoir été un poil frustrée au début car je trouvais les histoires trop courtes et et j’avais l’impression qu’elles se terminaient de façon un peu abruptes. Pour certaines j’aurais voulu en savoir un peu plus, mais y a-t-il vraiment quelque chose de plus à raconter ? En fait, je crois que c’est la voix du journaliste qui me manquait, il était nettement moins présent que dans ses romans même si on le devinait dans certaines remarques, certains mots. Bon, ça c’étaient mes premières impressions. Parce que depuis j’ai tout lu et j’ai bien retrouvé l’auteur que j’apprécie avec des histoires intéressantes et surtout, tellement bien racontées. Bon je ne suis pas objective, j’adore ce journaliste.

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Moon Run avec Favourite Boy