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Lectures 34 & 35

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So you’ve been publicly shamed de Jon Ronson. J’ai lu un livre de Jon Ronson dernièrement et j’avais bien aimé. C’est donc avec joie que j’ai débuté celui-ci. Et j’ai A-DO-RE ! Il parle des personnes qui ont eu leur vie passablement détruite à cause d’une bourde sur twitter ou d’erreurs non assumées et découvertes et du lynchage qui s’en suit sur les media sociaux. J’aime la façon de raconter de l’auteur. Il part sur une idée et se laisse ensuite guider par le courant créé au fil de ses rencontres. J’aimerais pouvoir me retrouver en compagnie d’autant de gens si intéressants (ou alors, il les rend intéressants grâce à son talent d’écriture). Il est clair que je vais me procurer les autres livres de Ronson. Et si vous voulez savoir qui il est, il y a un podcast sympa LA (en anglais).

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Je ne sais plus où j’ai vu qu’il fallait lire A Gentleman in Moscow de Amor Towles. un artiste a dû en parler dans un interview ou sur Twitter et ça m’a intéressée. On suit l’existence du comte Alexander Rostov, assigné à résidence à vie dans l’hôtel Métropole à Moscou. Le comte s’émerveille de peu et sa vie, qui pourrait lui sembler sans intérêt à présent, continue à lui procurer du bonheur. Il se plaît à raconter plein d’anecdotes et s’intéresse à tout ce que peuvent lui dire ses interlocuteurs. Il y a les fidèles employés, Andrey, Emile, Marina, Audrius ou encore Vasily. Et il y a les visiteurs Ossip, Mischka, Richard, Viktor sans oublier la belle Anna ou encore la jeune Nina puis la plus jeune Sofia. Le style narratif m’a plus d’une fois fait penser à Alexandre Dumas. Ce n’est pas un livre d’espionnage ou un roman policier. L’histoire avance lentement et l’on se laisse émerveiller par les histoires du comte tout en découvrant, en toile de fond, l’histoire de la Russie de 1922 à 1954. Très joli roman.

Et pour terminer en musique, je vous propose Daniel Pemberton avec Spider-Man Loves you

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Lectures 31, 32 & 33

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Je vous ai déjà parlé de ce magazine qui a pour sujet l’Amérique vu par diverses personnalités littéraires. Cette fois-ci, je découvre T.C. Boyle et j’ai donc noté les trois romans conseillés de cet auteur. J’espère les trouver dans ma petite boîte à livres. Il y a également Joan Didion dont j’entends régulièrement parler et que je ne connais pas. J’ai ajouté un roman de cette auteure dans ma wishlist chez le géant A. Ce magazine me donne plein d’envies de lectures.

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La journaliste, Lisa Taddeo, a suivi durant huit ans trois femmes pour raconter leur histoire dans Three Women.

Il y a Maggie, qui a eu une relation avec son enseignant, trente ans, alors qu’elle n’avait que dix-sept. La majorité sexuelle étant fixée à dix-huit ans dans l’Indiana, état où elle vit. On suit sa fixation pour cet homme qui est tout pour elle alors que lui n’est qu’un prédateur, on s’en rend vite compte. Au début, je m’énervais de la naïveté de la fille jusqu’à ce que je me rappelle son âge. Puis elle m’a fait de la peine et j’avais une forte envie de taper le gros con. Par la suite, Maggie réalise enfin qu’il a abusé d’elle et elle porte plainte. On a alors un petit aperçu de ce qu’il s’est passé au procès. Je vomis cette partie rétrograde des Etats-Unis : un enseignant, beau, blanc, marié et père de trois enfants ne peut pas être un homme qui abuse d’une jeune fille pas si bien que ça et pauvre en plus. Elle doit certainement chercher à s’enrichir. 🤮

Il y a l’histoire de Sloane, qui m’énervait aussi un peu. La femme parfaite à qui tout réussi. Elle, elle nous raconte que son mari aime la voir faire l’amour avec d’autres hommes et/ou d’autres femmes. S’il ne peut être présent, il veut des compte-rendus dès que sa femme se libère, voire des vidéos qu’ils visionneront ensemble. Elle est heureuse, cette situation lui convient bien. Jusqu’à Wes, un homme parfait qui lui fait si bien l’amour. L’aventure à trois s’achève brutalement et là, le vernis craque un peu et on découvre une Sloane fragile.

Enfin, on fait la connaissance de Lina. Lina est mariée depuis onze ans mais elle rêve de baisers envoûtants. Son mari refuse de l’embrasser, il trouve ça dégoûtant. Ils ne font l’amour qu’une fois tous les tremblements de terre. Lina veut un homme qui la fasse se sentir belle, séduisante, attirante, sexy. Elle retrouve Aidan, son premier amour, qui embrasse comme un Dieu et la fait monter au plafond. Elle raconte ses rencontres passionnelles avec son amant. Il y a cette phrase, vers la fin du livre qui m’a interpellée, parce qu’elle me parle : « Not having a partner, for Lina, was like slowly, quietly dying« .

Livre intéressant que j’ai bien aimé.

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The Buddha of Suburbia de Hanif Kureishi est l’histoire de Karim, jeune anglais d’origine indienne. Karim nous annonce qu’il a dix-sept ans, qu’il aime le sexe, les drogues, lire, la musique et ne surtout pas étudier. Il nous parle de sa famille un peu étrange, de ses rencontres, de Charlie dont il est amoureux. Karim est un glandeur un peu dépressif et pourtant, il est attachant. Peu à peu, sa vie va changer mais il n’oublie jamais de nous raconter ses expériences sexuelles. Il devient acteur de théâtre, ses parents se séparent, il tombe amoureux et tout ça, dans la ville de Londres des années 70. On voyage dans la banlieue sud de la ville vers Beckenham où vivent Charlie et sa maman Eva, Chislehurst un endroit chic où habitent l’oncle Ted et sa femme Jean et un peu plus au nord, à Peckham, un lieu pauvre où logent Jamila et son mari Changez. Puis Karim s’installe enfin à Londres avec son père et Eva dans West Kensington. En découvrant ces divers lieux sous le regard du jeune homme, on y apprend quelle est la musique en vogue, dont la découverte du mouvement punk, les différentes classes sociales, le racisme et le climat politique. J’ai bien aimé ce livre dont l’histoire pourrait sembler légère mais ne l’est pas tant que ça.

Et pour terminer en musique, je vous propose Amy Winehouse avec You Know I’m no Good

Culture littéraire

Je regardais la liste des lectures recommandées pour entrer en seconde au Lycée Henri IV publiée par le Figaro et je me demandais ce que j’avais déjà lu. Je sais que j’ai un petit bagage littéraire : j’ai quand même un bachelor de lettres, que j’ai fait parce que je me trouvais bête et que je voulais développer ma culture générale et littéraire. Je constate que mes connaissances sur les auteurs antiques est nulle, que la majorité des oeuvres classiques lues (mentionnées ici ou non), je l’ai fait sur mon temps libre et non à l’école ou l’uni). Moi qui détestais lire, j’ai bien changé.

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Faut absolument que je le relise 😍

MOYEN-AGE, XVIe S. ET XVIIe siècle
Chrétien de Troyes: Yvain ou le chevalier au lion ☑️, Perceval ou le roman du Graal ☑️ (j’aime tout ce qui a trait au Graal et aux chevaliers de la table ronde)
Corneille: Le Cid ☑️, Horace
La Fontaine: Fables ☑️ (pas toutes)
Mme de Lafayette: La Princesse de Clèves ☑️ (étudié à l’uni)
Molière: Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes, L’Avare, Les Précieuses ridicules, Georges Dandin, Le Médecin malgré lui, L’Ecole des femmes, Le Malade imaginaire… ☑️ (J’aime beaucoup Molière, étudié à l’école bien sûr, mais je n’ai pas lu Georges Dandin)
Perrault: Histoires ou contes du temps passé
Racine: Andromaque

XVIIIe siècle
Beaumarchais: Le Barbier de Séville ☑️ (étudié à l’uni)
Marivaux: L’île des esclaves, autres pièces de votre choix
Voltaire: Zadig, Micromégas

XIXe siècle
Balzac: Le Colonel Chabert, Ferragus, Eugénie Grandet ☑️ , Le Chef-d’œuvre inconnu (mais j’ai lu beaucoup d’autres romans de cet auteur que j’aime bien)
Barbey d’Aurevilly: Le Bonheur dans le crime
Comtesse de Ségur: Les Malheurs de Sophie…☑️
Dumas: Les trois mousquetaires… ☑️ J’adoooore Dumas ❤️
Flaubert: Trois contes
Gautier: Le Roman de la momie
Hugo: Notre-Dame de Paris, Quatre-vingt-treize ☑️, Le dernier jour d’un condamné, Les Misérables (j’ai vu la comédie musicale, ça compte ? 😄), Les Contemplations
Maupassant: Boule de Suif, Pierre et Jean, Une Vie, Le Horla, contes fantastiques ou nouvelles réalistes…
Mérimée: Carmen, Colomba , La Vénus d’Ille
Stendhal: Vanina Vanini
Verne: tout ce que vous souhaitez (J’ai lu Le Tour du Monde en 80 Jours quand j’avais douze ans, à l’école)
Zola: Au Bonheur des dames, Germinal, Thérèse Raquin (Han, je réalise que je n’ai pas lu de Zola ! Non, en vérifiant dans ma bibliothèque je constate que j’ai lu La Bête humaine)

20190730_154121.jpgXXe siècle
Alain-Fournier: Le grand Meaulnes (je l’avais reçu pour un anniversaire. Jamais lu)
Anouilh: Antigone
Aymé: tout ce que vous souhaitez
Barjavel: Ravage, La Nuit des temps
Beauvoir: Mémoires d’une jeune fille rangée ☑️ (et bien d’autres)
Bazin: Vipère au poing ☑️
Camus: La Peste ☑️
Cohen: Un Livre de ma mère
Colette: La Chatte, Sido, Les Vrilles de la vigne…
Feydeau: Feu la mère de Madame…
Gary: La Promesse de l’aube (pas aimé) ☑️
Gide: La Porte étroite
Jarry: Ubu roi
Le Clézio: Désert, Le Rêve mexicain
Mauriac: Le Mystère Frontenac, Le Sagouin, Thérèse Desqueyroux, Génitrix
Queneau: Zazie dans le métro ☑️ (lu à l’école, pas aimé), Exercices de style ☑️
Vian: L’Ecume des jours

AUTEURS ANTIQUES
Apulée: Les métamorphoses ou l’âne d’or
Aristophane: Lysistrata, Les Guêpes…
Homère: L’Iliade, L’Odyssée ☑️ (en version abrégée)
Euripide: Médée, Electre, Andromaque, Oreste…
Ovide: Les Métamorphoses
Pétrone: Le Satiricon
Sophocle: Antigone, Œdipe roi…

AUTEURS ETRANGERS
Calvino: Marco Valdo ou les saisons en ville
Christie: tout ce que vous souhaitez ☑️
Hemingway: Le vieil homme et la mer ☑️ (lu à l’école, pas aimé)
Hoffmann: Les Contes
Huxley: Le meilleur des mondes (ça fait un moment que je me dis qu’il faut que je le lise)
Kafka: La Métamorphose
Orwell: La Ferme des animaux, 1984 (ceux-là aussi je veux les lire)
Perez-Reverte: Le Tableau du maître flamand…
Poe: nouvelles fantastiques
Pouchkine: La Dame de pique, nouvelles
Shakespeare: Roméo et Juliette (là aussi j’ai vu la comédie musicale mais pas lu le livre), Beaucoup de bruit pour rien, Songe d’une nuit d’été
Stevenson: L’Ile au trésor, Dr Jekyll et Mr Hyde
Twain: Les Aventures de Tom Sawyer
Zweig: Le Joueur d’échecs ☑️ (j’ai dû le lire en allemand à l’école mais j’avais acheté la traduction…), Amok

Et pour terminer en musique, je vous propose Anna Rossinelli avec Let it go

Lectures 27, 28, 29 & 30

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Et voilà ma vieille pile à lire un poil allégée. J’ai choisi Philippe Djian avec Vengeances, livre acheté lors d’un voyage à Paris en 2011… Nous suivons la vie dissolue de Marc, artiste réputé qui passe son temps libre à courir les soirées où l’alcool coule à flots et les drogues de qualité sont à portée de mains. Jusqu’au jour où il est témoin du suicide de son fils, Alexandre. Les soirées se suivent et se ressembles, seules les doses d’alcool et de drogue ont augmenté. Marc fait la connaissance de Gloria, jeune femme qui était la petite amie d’Alexandre, et décide de l’héberger. Gloria mène également une vie dissolue. Les deux proches amis de Marc, Anne et Michel, voient d’un mauvais oeil l’arrivée de cette femme. L’univers est glauque, personne n’est heureux. La morale de l’histoire est que l’argent ne fait visiblement pas le bonheur.

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Educated de Tara Westover est le nouveau livre audio que j’ai écouté, sur les excellents conseils de Dr Caso. L’auteure raconte son éducation dans une famille de mormons où aller à l’école n’était pas au programme. L’histoire est prenante, angoissante par moments puisqu’il y a de sérieux accidents qui se produisent et voir un médecin n’est pas à l’ordre du jour, énervante puisque plusieurs fois j’ai souhaité qu’une personne sensée réagisse et aille à l’encontre du père pour qui le gouvernement est le mal absolu, qui attend la fin du monde et s’y prépare et pour qui la femme a sa place dans une cuisine et pas ailleurs. J’ai espéré que la mère se révolte enfin et j’ai voulu que l’affreux frangin soit enfermé. Malgré tout ça, l’auteur s’émancipe. Très beau récit. J’espère simplement ne pas apprendre dans quelques années que tout ça n’était que du vent; ce ne serait pas la première fois.

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Encore un livre sorti de ma vieille pile à lire : The Seance de John Harwood. Je n’ai aucune idée d’où m’est venue l’idée d’acheter ce livre. C’est donc très curieuse que je me suis plongée dans ce roman. Je l’ai lu le temps d’un week-end et j’étais très pressée de tourner les pages. On y parle de spiritisme, de fantômes, de manoir hanté, de meurtres, le tout dans l’Angleterre de la fin du dix-neuvième siècle. Histoire très sympa, facile à lire, bien écrite et pas niaise du tout.

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Voilà un auteur que j’avais envie de découvrir depuis longtemps. Par chance, ce livre Le Complot contre l’Amérique de Philip Roth n’attendait que moi dans la petite bibliothèque de libre échange au boulot. L’auteur réécrit l’Histoire (ça s’appelle une uchronie, j’avais oublié ce terme alors je le partage). Roosevelt, qui prône l’engagement de l’armée américaine pour aller se battre contre les Allemands, n’est pas réélu mais à la place c’est l’aviateur Lindbergh qui prend le pouvoir. Lindbergh qui est allé se pavaner vers Hitler et qui a des idées isolationnistes (tient, ça me rappelle quelqu’un 🤔). Le jeune héros est juif, habite aux Etats-Unis et nous raconte comment ses parents vivent ce changement de climat politique : « Ca veut dire que nous tournons le dos à nos amis, et que nous prenons leurs ennemis pour amis. Tu sais ce que ça veut dire, mon fils ? Ça veut dire qu’on est en train de détruire tout ce que l’Amérique représente ». L’histoire est prenante et très bien écrite. Ce sera avec plaisir que je lirai un autre roman de cet auteur.

Et pour terminer en musique, je vous propose Alain Bashung avec Je t’ai manqué

Lectures 23, 24, 25 & 26

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Antoine Bello, avec L’Homme qui s’envola raconte l’histoire d’un homme dont la vie l’horripile. Il a bien réussi dans le monde des affaires, il est riche, vit avec une femme aimante et qu’il aime, a trois beaux enfants mais n’aime plus sa vie. Il imagine un plan pour organiser sa mort et pouvoir redémarrer une nouvelle vie ailleurs. La première partie du roman expose la vie de Walker et nous plonge dans sa tête. Dans la deuxième partie, nous suivons trois personnages : Walker qui a mis son plan en action, Sarah, sa femme, et Nick Sheperd, un enquêteur qui vérifie que Walker est bien décédé. J’ai bien aimé ce livre que j’ai lu durant le week-end.

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C’est l’histoire d’Olga, 38 ans, qui se retrouve seule avec ses deux jeunes enfants alors que son mari la quitte pour une autre femme. Nous sommes témoins de la chute d’Olga dans la dépression : irritabilité, paranoïa, lassitude, fatigue intense, fonctions cognitives au ralenti. Certains passages sont crus et durs à lire. L’écriture nous fait sentir le poids de la détresse, jusqu’à ce qu’Olga touche le fond et reprenne vie lentement. Ne pas mettre ce livre entre les mains de personnes dépressives. Histoire difficile qui m’a passablement remuée et pourtant mon moral va bien.

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Nouveau livre audio écouté : The Care and Feeding of Ravenously Hungry Girls de Anissa Gray. J’ai beaucoup aimé et j’étais impatiente d’avoir la suite à chaque fois. Ecouter un roman c’est bien plus sympathique que d’écouter une autobiographie. J’avais la joie d’entendre plusieurs personnes me raconter une histoire (il y a quatre narrateurs). Althea et son mari Proctor, restaurateurs respectés, sont arrêtés. Leurs deux adolescentes vont vivre alors chez leur tante Lillian pendant que la troisième soeur d’Althea, Viola, lutte avec ses démons. Les quatre adultes racontent comment ils vivent cette douloureuse étape et certains secrets sortent. Jolie histoire.

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Ceci est le livre du mois pour mon club de lecture. Il s’agit d’un récit autobiographique. L’auteur, Gilbert Dufour, a passé presque deux mois dans une prison en Equateur accusé du meurtre de sa femme. Tout d’abord, l’auteur n’est pas écrivain et ça se voit. Il est le champion des adjectifs et ç’est pénible à lire : « Nous profitons des visites de ma décontractée maman, de ma joviale petite soeur Aline, de mon attentionné pas et de divers amis pour effectuer quelques excursions mémorables à travers le pays ». Il faut donc faire abstraction du style. Le début est un poil sans intérêt : on apprend à quel point l’homme aimait sa femme et semblait mener une vie parfaite. Puis on plonge dans l’univers carcéral équatorien du début des années 2000. Assez effrayant et intéressant à découvrir. Le reproche que je pourrais faire c’est que l’auteur ne parle que de lui, on apprend que très peu de détails sur les co-détenus qui partagent sa cellule alors qu’il en a côtoyés certains durant cinquante jours. Malgré ces points négatifs, j’ai lu ce livre en une journée (c’est dire si je suis débordée au boulot) et ne me suis pas ennuyée.

 

 

 

Zadie, lecture 22

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J’avais déjà lu un livre de Zadie Smith Swing Time. Lorsque je suis tombée sur ce recueil d’essais, je n’ai pas hésité.

L’auteure évoque divers sujet dont Brexit et l’envie de chasser les immigrants. Ces immigrants qu’une partie de la population ne veut plus chez elle mais qui lui fait son ménage, prépare ses repas dans des petits restaurants ethniques ou les conduit d’un point A au point B dans leur taxi.

Elle parle également de Facebook : « The last defense of every FB addict is : But it helps me keep in contact with people who are far away ! Well, email and Skype do that, too… »

En arborant la peinture, elle explique la femme d’âge mur : « For I have finished being a young woman. Now I embark upon the process of becoming an old one, a long process, to be sure – I don’t pretend I am very far along in it – but it would be another kind of delusion to imagine I haven’t begun« . J’ai trouvé très belle cette façon de dire les choses.

La partie au milieu du livre m’a ennuyée : elle évoque durant de nombreuses pages des artistes, des auteurs, des oeuvres dont je n’ai jamais entendu parler tout en se référant à d’autres artistes/auteurs/oeuvres dont je n’ai guère plus entendu parler. Ma culture anglophone n’est pas très développée (voilà sans doute une chose sur laquelle je devrais me pencher 🧐) et le milieu de la peinture m’est quasiment inconnu.

Enfin, elle m’a donné l’envie de lire The Buddah of Suburbia de Hanif Kureishi, j’ai trouvé intéressant ses explications sur l’emploi du « je » dans les romans et j’ai bien aimé sa dissertation sur « the love object » avec Justin Bieber comme exemple.

Ce n’est pas le livre qu’on emporte avec soi au bord de la plage pour se vider l’esprit. Je n’étais pas à la plage, ça tombait bien.

Et pour terminer en musique, je vous propose un truc tout récent : Boney M avec Gotta go home

Lectures 18, 19, 20 & 21

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Voilà le livre que je devais lire ce mois pour mon club de lecture : René Prêtre Et au centre bat le coeur. L’auteur a été élu personnalité suisse en 2009. Il est spécialisé dans la chirurgie cardiaque chez les enfants. Dans ce livre, il raconte son parcours, détaille certaines opérations et son ressenti. Chaque chapître concerne une histoire entre-coupée de précisions scientifiques ou de retours sur le passé du chirurgien. Au début du livre, j’ai trouvé ces retours énervants, puis je m’y suis habituée ou alors ils ont un peu changé et restaient concentrés sur l’histoire en cours. A la fin, je ressentais à nouveau de l’énervement pour ces coupures. Concernant le tout, on en apprend beaucoup sur le coeur, sur ce travail minutieux qu’effectuent les chirurgiens qui se chargent de le réparer et sur le stress qu’ils doivent ressentir. J’ai eu l’occasion de croiser ce monsieur et les signes de grande fatigue sur son visage m’ont marquée. A présent je comprends mieux pourquoi.

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Je trouve le livre de Bret Easton Ellis, White, dans l’ensemble intéressant. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit mais je n’ai pas pour autant de réaction épidermique. Mais de quoi parle-t-il ? De grandir dans les années 70 à Los Angeles, de ses années à New York alors qu’il était souvent sous l’effet de la drogue ou de l’alcool voire des deux, de la jeunesse actuelle et du monde bienpensant dans lequel on vit. Par moment, je retrouvais le discours de Ricky Gervais qui dit que l’on a plus le droit de critiquer quoi que ce soit sans tout de suite avoir la ligue de la bienpensance sur le dos. Un long chapitre sur la critique du film Moonlight m’a ennuyée mais pour ce qui est du reste, et surtout la fin qui décrit le monde du spectacle ou les réseaux sociaux depuis 2016 est assez criant de vérité. J’hésite à plonger dans un vieux roman de l’auteur American Psycho parce que j’ai peur de le trouver un peu trop violent. On verra…

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J’ai dévoré ce bouquin de Jon Ronson The Psychopath test. Je ne connaissais pas ce journaliste dont le show a été mentionné par un artiste que j’aime bien sur son fil Twitter. Je suis curieuse, je fouine. J’ai débuté par son podcast The Butterfly effect que j’ai trouvé excellent. Il s’agit d’une plongée dans le monde de la pornographie et de ses effets sur des gens disséminés dans le monde entier. Je n’ai pas encore écouté la suite The Last Days of August mais c’est sur ma liste. Entre-temps, j’ai opté pour ce livre qui nous explique ce qu’est un psychopathe. Cela commence par une petite enquête qui mène le journaliste vers un homme étrange dont la folie a eu des répercussions sur plusieurs chercheurs en Australie, Angleterre ou Etats-Unis. Il se demande comment fonctionnent les psychopathes. Il se retrouve alors dans un hôpital psychiatrique face à un patient qui prétend être sain d’esprit mais a fait croire à la folie pour échapper à la prison. L’enquête débute et est passionnante. Après avoir parlé des dangereux psychopathes, il s’intéresse à ceux qui ne tuent pas, mais provoquent d’autres gros dégâts : ceux qui obtiennent les plus hautes places dans les entreprises ou en politique. Passionnant.

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J’ai lu le livre de Michelle Obama Becoming avec les oreilles. J’ai testé le livre audio et c’est Michelle elle-même qui m’a raconté son histoire durant plus de dix-neuf heures, le soir, dans le train, au boulot. Je trouvais cette femme intéressante avant, à présent je comprends pourquoi. Son parcours est intéressant et j’ai l’impression qu’elle est restée fidèle à elle-même. Ses centres d’intérêts alors qu’elle est jeune étudiante sont restés les mêmes et aujourd’hui elle a  les moyens de pouvoir mieux se faire entendre et défendre ses idées. Elle explique qu’elle n’aime pas la politique, même si elle émet 2-3 avis. Grâce à elle, on découvre ce qu’est la vie à la Maison Blanche, les galas politiques, les rencontres avec les grands de ce monde.