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Lectures 2020 : 18 & 19

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J’ai hésité à me lancer dans la lecture de True Grit de Charles Portis. Une gamine qui veut venger la mort de son père et engage un chasseur de prime. Bof. Pas vraiment mon truc. Et pourtant, ça se lit vite. J’ai fini par être prise par l’histoire, même si ça ne vaut pas un Alexandre Dumas.

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Casa Rossa De Francesca Marciano est le livre à lire ce mois-ci pour mon club de lecture. Ce roman nous plonge dans l’Italie des années 70 avec l’histoire de deux soeurs Alina et Isabella. On se promène dans les Pouilles, Rome et New York, on traverse des histoires d’amour, on traverse le terrorisme, les conflits familiaux. Jolie histoire.

Et pour terminer en musique, je vous propose Depeche Mode avec Peace

Lectures 2020 : 15, 16 & 17

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J’ai débuté la lecture de ce livre, Asta de Jon Kalman Stefansson, dans une mauvaise période. Impossible de me concentrer et c’était bien dommage. C’est un joli roman qui ne méritait pas ce mauvais traitement que je lui ai infligé. Nous suivons le parcours de Asta et son père Sigvaldi. L’histoire débute en Islande et nous alternons entre passé et présent et entre les deux protagonistes. Je ne sais pas si c’était dû à mon manque de concentration mais parfois j’étais un peu perturbée par le changement de focalisation et il me fallait un moment avant de savoir qui parlait et à quelle époque. A part ça, j’ai beaucoup aimé l’écriture et plusieurs passages m’emportaient dans des grandes réflexions.

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Pour mon club de lecture, je devais lire Le Saut de l’ange de Lisa Gardner. J’ai eu de la peine à me plonger dans le roman que je trouvais un peu gnangnan. Après un tiers du livre, j’ai fini par réussir à être captive de l’histoire. Nous suivons Nicky Frank, victime d’un accident de la route qui s’inquiète de ne pas retrouver Vero à ses côtés lorsqu’elle reprend connaissance. La police part à la recherche de la fille d’une dizaine d’années mais ne trouve pas sa trace. Puis elle apprend que Vero n’existe pas et pourtant, Nicky ne jure que par cette fille…

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Tout à l’Ego de Tonino Benacquista est un livre que j’ai ressorti de ma vieille pile à lire. Apparemment, j’arrivais presque au bout quand j’ai décidé de le laisser de côté si je me fie au marque page trouvé à l’intérieur. Je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, les histoires racontées sont agréables. Il y a même quelques chutes assez jouissives. Ca se lit vite et on passe un bon moment.

Et pour terminer en musique, je vous propose la chanson que j’ai entendue vendredi puisque je l’ai retrouvée. Il s’agit de Clara Luciana avec Ma soeur

 

Lectures 2020 : 12, 13 & 14

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A la bibliothèque mes mains ont choisi un roman de Zadie Smith The Autograph Man. Je n’ai pas aimé et ai peiné à le terminer. Je pourrais résumer en disant que nous suivons les vicissitudes d’un jeune homme proche de la trentaine, qui passe son temps à fumer des cigarettes, des joints et à picoler. Je pense que c’est un poil réducteur mais c’est comme ça que je l’ai perçu. De plus, j’ai rencontré des difficultés à comprendre le texte : trop de vocabulaire que je n’ai jamais vu ou d’expressions typiquement anglaises dont j’ignore la signification.

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Cela faisait longtemps que je voulais lire l’histoire de Martin Pistorius dont j’avais entendu parler je ne sais plus où. Sans doute aux cours. Puis j’étais tombée sur cet épisode du podcast Invisibilia qui parlait de cette histoire (Locked-in Man). Et à nouveau je souhaitais lire cette incroyable histoire. Voilà qui est enfin fait. Martin Pistorius a une maladie dégénérative très rare qui vont faire dire aux médecins qu’ils sont face à une mort cérébrale. Les parents de Martin gardent espoir et le placent en institut. Quelques années plus tard, Martin reprend peu à peu conscience…mais son corps ne montre aucune réaction. Il est incapable de communiquer le moindre signe de vie. Cela va durer plusieurs années jusqu’à ce qu’une aide-soignante se dise que les regards qu’elle perçoit ne sont pas juste des réflexes mais qu’une conscience se trouve bien derrière. Super émouvant.

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Susannah Cahalan The Great Pretender (n’est pas encore traduit en français à ma connaissance). L’auteure, journaliste, a une maladie auto-immune. Avant que des médecins découvrent cette dernière, Susannah a été diagnostiquée Schizophrène. Elle en a souffert et comme elle le dit dans le livre, heureusement que quelqu’un est allé au-delà de ce diagnostique. C’est pourquoi elle se demande combien de personnes se voient attribuer un mauvais diagnostique et les traitements qui vont avec. Ses recherchent la mènent vers l’étude de David Rosenhan datant du début des années 70 où sept personnes saines se sont fait interner dans divers hôpitaux psychiatriques en déclarant de faux maux. Dès le lendemain de leur admission, elles ont arrêté de prétendre être malades et ont tenté de sortir de l’hôpital par leurs propres moyens, c’est-à-dire réussir à convaincre les psychiatres qu’elles étaient saines d’esprit. L’auteure se passionne par cette étude et se lance à la recherche de ces pseudopatients. Au fur et à mesure de ses recherches, des incohérences concernant cette fameuse étude apparaissent. J’ai trouvé le livre très intéressant.

Et pour terminer en musique, je vous propose Calogero avec On fait comme si

Lectures 2020 : 10, 11

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Mon papa me recommande chaudement cet auteur et quand une amie m’a dit qu’elle avait ce livre de Jean-Paul Dubois Tous les Hommes n’habitent pas le monde de la même façon, je me suis empressée de le lui emprunter. L’histoire raconte la vie de Paul Hansen, ancien homme à tout faire dans un grand immeuble, emprisonné depuis deux ans. Petit à petit, entre les inconforts de la prison qu’il décrit, il nous raconte son histoire. Il parle également du détenu qui partage sa cellule, Patrick Horton, grand caïd appartenant aux Hells Angel. Roman que j’ai trouvé touchant. J’ai beaucoup aimé.

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Premier roman que je lis d’Eric Marchal Les Heures indociles et je devrais dire que c’est grâce à mon club de lecture. Nous sommes dans Londres dans le début des années 1900. Les suffragettes tentent par tous les moyens de plaider leur cause afin d’obtenir le droit de vote avec Olympe Lovell qui ne recule devant rien. Le Dr Thomas B quant à lui, apporte son savoir-faire dans un hôpital, même si ses pratiques de médecine chinoise sont pratiquées uniquement à l’abri des regards. Le Dr Jessop, jeune interne, espère qu’un jour le docteur lui offrira une formation sur ces pratiques jugées encore douteuses. Enfin, Horace de Vere se plaît à préparer des canulars tout en espérant faire la une des journaux. Roman très agréable à lire. Toutefois, il ne faut pas avoir peur des 600 pages.

Et pour terminer en musique, je vous propose Noel Gallagher’s High Flying Birds avec Blue Moon rising

Lectures 2020 : 7, 8 & 9

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On Earth we’re briefly gorgeous de Ocean Vuong est le livre audio que j’ai écouté ces derniers jours. L’auteur se raconte à sa mère et retrace son histoire en sachant que sa mère ne lira jamais les lignes qu’il rédige. Il s’agit d’une autobiographie qui s’étend également à la vie de sa famille lorsque celle-ci vivait encore au Vietnam, durant la guerre qui a secoué ce pays. L’auteur a subit les sautes d’humeur de sa mère qui souffre de stress post-traumatique mêlé de schizophrénie. Certains passages sont assez durs. Le récit est intéressant mais la version audio, lue par l’auteur, est un cauchemar. Il narre d’une voit traînante qui m’a horripilée du début à la fin. J’ai plusieurs fois hésité à ne pas terminer ce livre mais l’histoire m’a retenue.

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The Men who stare at goats est une enquête de Jon Ronson. Il existe un film du même titre qui reprend cette histoire abracadabrante concernant l’armée américaine. Cette dernière cherchait (cherche ?) à développer des supers pouvoirs tels que traverser les murs en ce concentrant très fort sur ses capacités, tuer des chèvres par la pensée, léviter, etc. afin de terrasser ses ennemis  J’ai bien ri par moments tout en me disant que ce n’était pas possible que de telles âneries soient véridiques. Tout n’est pas drôle, surtout quand ces nouvelles technologies sont testées sur des prisonniers. Je l’ai déjà dit, j’aime ce qu’écrit Jon Ronson, ce livre y compris.

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Career of Evil de Robert Galbraith est le troisième volet des aventures de Cormoran Strike et de son associée Robin. Cette fois-ci, Robin reçoit par paquet une jambe humaine, ce qui mène Strike sur une nouvelle enquête. Il comprend que la personne qui se trouve derrière cet envoi lui en veut personnellement. Il pense à trois hommes, dangereux, dont personne n’a la moindre trace.

Et pour terminer en musique, je vous propose Moby avec Power is Taken

Lectures 2020 : 4, 5 & 6

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Voici le deuxième roman de JK Rowling avec pour héros Cormoran Strike. Il s’agit de The Silkworm publié sous le pseudo Robert Galbraith. J’aime la dynamique entre Strike et son assistante, Robin. Cette fois-ci nous sommes dans le monde littéraire. En effet, un auteur médiocre est assassiné de façon extrêmement violente juste avant la publication de son nouveau livre qui montre beaucoup de personnalités sous un jour peu favorable (doux euphémisme). Toutes les personnes ayant eu entre les mains ce fameux roman et figurant dans ce dernier, deviennent suspectes. Mais qui est le coupable ? La femme de l’auteur, comme semble le penser la police ? Cette même femme qui avait engagé Strike afin qu’il retrouve son mari ?

Je me réjouis de lire le 3e roman de la série. L’auteur vient d’annoncer sur Twitter qu’elle venait de terminer la rédaction du 5e.

 

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Je ne connaissais pas cette auteure, Hanya Yanagihara dont le roman A Little Life a été cité plusieurs fois sur un forum. J’ai donc décidé de me plonger dans cette histoire. Nous entrons dans la vie de quatre jeunes gens : Jude, Willem, JB & Malcolm. Nous les suivons depuis leurs années universitaires jusqu’à leur mort. Seule la vie de Jude est mystérieuse, l’homme ne voulant pas parler de son passé. Et pour cause : nous apprenons petit à petit les horreurs qu’il a dû affronter. Même si dans sa vie d’adulte il est entouré de personnes aimantes, ce passé a laissé des traces qui l’empêchent de profiter du bonheur qui lui est offert. Très beau roman avec toutefois certains passages assez difficiles. Et je ne vous cache pas que j’ai pleuré durant les 50 dernières pages…

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Roseleen parlait avec ferveur de Louise Penny, auteure que je ne connaissais pas. J’ai pensé « Chouette, je vais lire en français » avant de constaté qu’elle écrivait en anglais. Et finalement tant mieux puisque tous les romans en français étaient empruntés à la bibliothèque mais pas ceux dans la langue de Shakespeare. J’en ai choisi un au hasard. Le début était un peu pénible car il y a beaucoup de personnages récurrents apparemment mais quand on ne connaît pas la série, c’est déroutant. Et on se retrouve au tribunal car il y a eu un meurtre mais on ne sait rien. Ni qui, quoi, comment, où. Bof me suis-je dit. Et on saute entre ce tribunal et les faits tels qu’ils se sont produits dans le passé. Toujours sans rien comprendre. Et puis soudain, l’inspecteur lâche une information importante durant le procès et l’histoire retient enfin mon intérêt. La police, dont les résultats sont décevants, tente un grand coup et l’issue de ce procès en dépend. On apprend que le meurtre a eu lieu dans le petit village de l’inspecteur en Chef Gamache. Mais quel est le lien entre cette affaire et le grand coup que la police prépare ? Suspens bien mené et personnages attachants. J’ai adoré. Ma maman m’informe qu’elle vient d’acheter le 9e ou 10e roman de la série. Il me reste quelques lectures. Pourvu que la bibliothèque les aient tous en version originale…

Et pour terminer en musique, je vous propose Gabriela Cilmi avec Sweet about me

Lectures 2020 : 1, 2 & 3

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Sur les conseils de mon papa, j’ai lu Kennedy et moi de Jean-Paul Dubois. Je découvre qu’il existe un film tiré du roman avec l’acteur que j’ai imaginé dans la peau du personnage tout le long de ma lecture 😂. Le héros du livre, Samuel Polaris, est un être désabusé qui cohabite avec sa femme pour laquelle il n’éprouve plus rien, ses trois enfants qu’il hait. Il passe ses journées à faire les cent pas dans son bureau situé à l’étage dans la villa familiale. Il était écrivain, il refuse d’écrire la moindre ligne à présent. Il se rend chez un psychanalyste mais ne sait pas trop pourquoi. Jusqu’à ce qu’un petit évènement vienne chambouler ce petit train-train quotidien. Je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non ce roman. Samuel m’agace mais en même temps, j’avais envie de continuer à tourner les pages. Quant au style, rien à redire, il est très agréable, fluide avec un riche vocabulaire.

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Livre du club de lecture. Nous sommes dans les Cornouailles durant la deuxième guerre mondiale dans ce roman de Sarah Vaughan La Ferme du bout du monde avec la jeune Maggie, fille des propriétaires de la ferme et Will et Alice, enfants évacués et logés pour fuir la guerre. De nos jours, nous retrouvons Alice qui a un lourd secret qu’elle souhaite partager avant de mourir. Dans la ferme, nous avons Maggie, toujours présente, entourée de sa fille Judith et ses petits-enfants adultes, Tom et Lucy.

Nous apprenons comment était la vie à la ferme à l’époque et quels étaient les liens qui liaient les trois personnages principaux. Aujourd’hui la ferme est un gouffre financier, malgré la transformation d’une partie en gîte pour accueillir des voyageurs. La famille va-t-elle réussir à s’en sortir ? Et quel est ce fameux secret qui pousse Alice à réserver une chambre dans le gîte, 70 ans après son départ ?

C’est une jolie histoire, agréable à lire, avec des personnages attachants. Que l’on soit en 1943 ou en 2014, nous nous retrouvons dans un monde à part, dans cette ferme du bout du monde.

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Le troisième livre lu en ce début d’année est particulier. Il s’agit d’un récit de vie dont la publication est extrêmement restreinte et réservée à la famille proche. L’auteur est mon oncle qui est né et a grandit jusqu’à ses treize ans dans l’ancien Congo belge. Il y raconte sa jeunesse dans ce pays dont est issue sa maman puis sa venue en Suisse avant de plonger dans la vie incroyable de son père resté là-bas, au pays. J’ai trouvé la démarche incroyable, émouvante et intéressante. Je ne regarderai plus de la même façon cet oncle qui savait manipuler la dynamite, tirer au fusil un aigle et parler le swahili et le néerlandais. 🙏🏽