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2019, lecture 4

Je me suis laissée tenter par une idée de lecture de Roseline. J’ai choisi Une Place à prendre de J.K. Rowling.

Je n’ai jamais rien lu de cette auteure, aucun Harry Potter ou autres et c’est une erreur  réparée. Oh que c’est bien écrit ! On dirait presque de la toute grande littérature après avoir péniblement terminé un Marc Levy. Et pourtant je lis une traduction.

Hop, je corrige mon message. Parce que j’ai lu 266 pages sur 790 en français dans l’édition du Livre de Poche. Mais qu’en retournant à ma petite bibliothèque de libre-échange, la version anglaise m’attendait. J’ai donc pu terminer en anglais de la page 164 à 503 dans l’édition Little, Brown.

Comme je le disais ci-dessus, j’aime beaucoup le style d’écriture. Et les personnages sont riches, ce qui les rend intéressants. J’ai vraiment l’impression de les connaître, de vivre avec eux dans ces petites villes anglaises que sont Pagford et Yarvil. On y croise le médecin, la junkie, les adolescents, les commères, les avocats, etc. Un véritable regard sur la société. S’il y a un point négatif, c’est le nombre de personnes qui interviennent dans le roman car il faut un temps d’adaptation pour se souvenir de qui est qui, surtout quand on fait de nombreuses pauses entre les moments de lecture.

Merci à Roseline qui proposait de lire ce roman ce mois-ci pour en discuter. J’ai passé un agréable moment avec Andrew, Krystal, Gavin et autres même si certains passages sont très difficiles (violence conjugale, viol, maltraitance). Je vous laisse lire le compte-rendu de Roseline.

Et pour terminer en musique je vous propose Vampire Weekend avec Harmony Hall

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2019 : Lectures 1, 2 & 3

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J’ai débuté l’année par ce livre de Owen Matthews Les Enfants de Staline. En fait, j’ai pioché dans ma vieille pile à lire. Ce livre date de 2008 donc cela fait un moment qu’il attend d’être lu !

L’auteur est journaliste et parle de la Russie en prenant pour nous guider sa famille. On commence par le grand-père fusillé comme “ennemi de la nation” avant d’enchaîner avec la mère, séparée de sa maman alors qu’elle n’avait pas encore 4 ans. Nous la voyons grandir dans ce pays en guerre avant de l’observer avec son fiancé, anglais, dont le mariage est interdit par le KGB. Durant plus de cinq ans, les deux amoureux vont tenter de se retrouver. Livre très intéressant.

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Je crois l’avoir déjà évoqué par ici, je ne suis pas une fan de Marc Lévy. Attention, j’ai lu beaucoup de ses romans il y a fort longtemps mais depuis mes goûts ont évolué. Or, dans mon petit club de lecture, j’ai cet auteur à lire ce mois-ci avec La Dernière des Stanfield. A peine ma lecture commencée, j’ai détesté le style. Au moins, l’avantage de ce genre de romans, est que ça se lit vite. Et qu’en est-il de l’histoire ? Abracadabrante, comme sait si bien le faire Marc Lévy. Après, on aime ou on n’aime pas. Il est clair que je n’aime plus, j’ai l’impression de perdre mon temps. J’ai beau rester fleur bleue malgré mes déconvenues, ces histoires d’amour sirupeuses à souhait ne me font pas rêver. Et pourtant je continue à pleurer quand je vois des films comme Love Actually

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Je l’ai déjà dit, j’aime beaucoup les aventures de Bernie Gunther, le héros de Philip Kerr. L’été de cristal est le premier des quatorze romans avec ce personnage. Nous sommes en 1936, dans l’Allemagne qui accueille les jeux Olympiques. On y retrouve l’ironie de Bernie qui se casse le nez contre des méchants et séduit de belles dames. Bien écrit, un bon moment de passé à lire ce roman.

Et pour terminer en musique je vous propose Bastille X Seeb avec Grip

Passe le message à ton voisin

Dans ma quête du bienêtre intérieur et donc, du rangement de mon nid douillet, j’en suis venue à me demander s’il fallait que je m’attaque à mes bibliothèques. Parce que mes livres sont sacrés, on n’y touche pas. J’en ai conclu que je laissais mes bibliothèque en l’état. Et puis, allez savoir pourquoi, un soir je me suis levée péniblement de mon canapé, et j’ai jeté un oeil sur le premier roman qui me venait sous la main.

“J’avais adoré cette histoire ! Mais aujourd’hui je dirais que c’est de la daube de première qualité. Jamais plus je ne lirai ce truc; je serais incapable de dépasser le premier chapitre !”  Je ai donc ôté le livre du rayon et l’ai posé par terre. Et puis cet autre : “Ah mais ça me rappelle des trucs agréables…” OK, mais le bouquin est nul. Par terre. “Oh, là j’ai une dédicace de l’auteure”. L’histoire était nulle, par terre.

Petit à petit, j’ai passé en revue tous mes livres et des piles à jeter se sont formées aux pieds de mes bibliothèques.

Au final, ce fut bien plus facile que je le pensais. Ensuite, j’ai attaqué mes piles à lire, disséminées ici et là dans l’appartement. Certaines commencent à dater. J’ai donc là aussi, passé en revue chaque objet. J’ai trois livres dont j’ai plusieurs fois tenté la lecture. Ceux là sont passés sans problème par terre. Quatre ont un marque page à l’intérieur. Je vais tenter une nouvelle lecture et si je n’avance pas, ils iront par terre. Il me reste donc 51 bouquins à lire. Plus tous ceux que je vais continuer à emprunter et acheter, on ne se refait pas. Et j’ai également une petite pile à lire qui s’est formée au boulot et qui comprend déjà huit romans 🤤.

Depuis, je prends tous les jours 4-5 livres que je vais déposer à la petite bibliothèque de libre échange au travail. J’ai encore quelques trajets à effectuer avant de retrouver un sac avec un poids agréable à porter…

Et pour terminer en musique je vous propose Yvonne Elliman avec I don’t know how to love him

Lecture 2018 / Résolution 2019

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Je voulais atteindre 36 livres pour 2018 et j’ai réussi grâce à cette dernière lecture Le Livre du Hygge de Meik Wiking. Je l’avais reçu à Noël l’année dernière ou il y a deux ans. Après avoir parcouru une vingtaine de pages, il avait très vite rejoint ma pile à lire, je nie sais plus trop pourquoi. Je l’ai donc dépoussiéré et lu en entier cette fois-ci. En gros, ça explique comment font les danois pour atteindre le bonheur assez facilement. Il y a de belles images, on se sent dans un petit nid douillet le temps de parcourir ce livre qui reste malgré tout un poil répétitif. J’ai retenu qu’il fallait surtout des bougies, des bonnes couvertures, de la nature et surtout rien d’électronique !

J’avais pris la résolution de lire au moins douze livres cette année pour me forcer à me replonger dans des bouquins pour le simple plaisir de la lecture. J’ai très vite atteint mon objectif alors j’ai continué puisqu’en fin de compte, c’était surtout lire régulièrement que je visais. Je suis finalement arrivée à une moyenne de trois livres par mois en sachant que durant une période, j’ai quand même laissé tomber toute lecture. Et pourtant, que ça fait du bien de s’évader lorsque l’histoire est intéressante et l’écriture soignée…

Du coup, cette année je me fixe l’objectif de rester à au moins 36 livres ! Si je n’y parviens pas ce n’est pas grave, l’essentiel étant de me rappeler que lire me fait du bien.

Et pour terminer en musique je vous propose Calogero du temps où je l’aimais bien avec Le Saut de l’ange

Lectures 34 & 35

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Le Lambeau de Philippe Lançon

Pas évident à lire, surtout au début. De quoi s’agit-il ? L’auteur est une victime de l’attentat de Charlie Hebdo. Dans les premières pages, il explique rapidement qui il est. Puis il s’arrête sur la journée de l’attentat, le 7 janvier 2015. Il raconte ce qu’il a fait dans la matinée, qu’elles étaient ses préoccupations ce jour-là, la réunion au journal, description des diverses personnes présentes des sujets de conversation en cours lorsque des bruits étranges ont tout changé. L’attentat lui-même puis les minutes qui ont suivi. Très difficile. Il m’a fallu faire quelques pauses. Ensuite nous plongeons dans ce qu’est le quotidien du journaliste durant ses nombreux mois passés à l’hôpital, ses opérations à répétition et comment il vit ces choses. Très intéressant à lire, même si ce n’est pas à mettre entre toutes les mains.

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Le Cercle des impunis de Paul Merault

J’ai acheté ce livre en me disant qu’un bon polar me ferait du bien. Sauf que l’écriture laisse à désirer. Les dialogues sont convenus, plein de lieux communs. J’ai beaucoup de peine avec ça. Ça me rappelle de mauvais souvenirs. Au début de mes études de littérature, c’était la remarque qui revenait en boucle dans mes dissertations. J’avoue que dans mes moments de fainéantise j’ai tendance à y avoir encore recours aujourd’hui dans mes devoirs (mais je n’étudie plus la littérature donc…). Mais ça reste quelque chose qui me saute aux yeux à présent et qui me dérange. Quant à l’histoire, heu, sur le fond elle est bonne, sur la forme elle est bâclée. Donc rien de particulier à dire à ce sujet.

Et pour terminer en musique,  je vous propose un souvenir : Sophie B. Hawkins avec Damn I wish I was your lover.

 

Lectures 31, 32 & 33

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J’avais été mitigée quant au dernier roman de Irvin Yalom. Je trouvais que l’auteur se mettait trop en avant. Alors il est clair que dans son autobiographie, j’ai été servie. “Je suis parfait”, “Je suis merveilleux”, “Je suis le meilleur” apparaissent à chaque page, même si exprimés différemment. Evidemment qu’il doit parler de lui mais lire et relire qu’il gagne beaucoup d’argent, qu’il voyage énormément dans des endroits paradisiaques, qu’il loge dans des hôtels de luxe ou de magnifiques résidences, qu’il est reçu comme un roi lorsqu’il donne des conférences, heu…je m’en fiche un peu. Ça ne m’apporte rien d’intéressant sur le Monsieur si ce n’est qu’il est passablement imbus de lui-même et qu’il a certainement un problème. Sauf que vers la fin du livre, bien caché, il indique tout de même qu’il souffre d’un cruel manque de confiance en lui et que pour le masquer, il a constamment besoin de se mettre en avant. Je m’en étais rendu compte 😄.

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Un essai de Tom Wolfe. Petit car le livre ne fait que 142 pages (contrairement à ses pavés habituels), c’est donc vite lu. Je réalise que cet auteur me plaît bien et qu’il faut que je recherche ses autres romans qui ne sont pas encore passés entre mes mains (j’ai lu Le Bûcher des Vanités et Bloody Miami). Il dépeint la société avec un regard sans fard. Ça grince. Ici c’est le monde des média et de la course à l’audience télévisuelle d’un côté, et du  monde de l’armée et ses préjugés de l’autre. Un monde qui veut la vérité à tout prix, quitte à la modifier un peu pour mieux vendre, et l’autre qui cloisonne l’information et ne laisse rien filtrer.

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Et voilà le dernier roman de la saga de Elena Ferrante. J’ai aimé le début de ce quatrième volume, nettement mois la fin qui tirait en longueur. On y retrouve évidemment toujours les deux amies au parcours bien différent. Lorsque l’une monte vers les sommets, l’autre redescend dans l’anonymat et l’indifférence. Les Américains en ont fait une série et j’ai vu qu’elle était proposée chez l’un des nombreux fournisseurs que je paie. Je vais sans doute vérifier si ça me plaît, histoire de ne pas payer dans le vide…

Et pour terminer en musique je vous propose Dominique A avec La Clairière

Lectures 29 & 30

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Dans mon club de lecture, le livre à lire ce mois-ci était Entre Ciel et Lou de Lorraine Fouchet. J’ai pleuré du début à la fin. Hormones ou histoire ou un peu des deux ? Quand je pleurais dans le train en lisant, les gens devaient penser que c’était l’histoire. Quand je pleurais au boulot, ma collègue devait se dire que mes hormones déconnaient vraiment. Mais bon l’histoire est focalisée sur un homme dont la femme vient de décéder et qui se trouve désemparé. Moi ça m’émeut ! Cette épouse a laissé une requête à son mari dans son testament : il doit rendre leur deux enfants adultes heureux. L’homme est perdu car c’était sa femme qui maintenait cette famille ensemble et sans elle à ses côtés, il ne sait absolument pas comment s’y prendre. L’histoire est touchante, jolie et pour ceux qui l’aime, la Bretagne fait partie intégrante du roman.

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Ensuite j’ai enchaîné avec Les Oubliés du dimanche de Valérie Perrin. Ma maman voulait me rendre ce livre qui en fait ne m’appartient pas. Mais comme j’en avais entendu du bien, je l’ai pris et ne l’ai pas regretté. Une jeune fille, Justine, recueille les souvenirs des pensionnaires d’un home pour personnes âgées dont ceux de Hélène qui parle de son grand amour Lucien, durant la deuxième guerre mondiale. Deux histoires sont narrées : celle de Hélène dans le passé et celle de Justine dans le présent. La jeune aide-soignante est orpheline et cherche à comprendre ce qu’il est arrivé à ses parents morts dans un accident de voiture. Secrets de famille en toile de fond. Joli roman, rempli de douceur et bien écrit.

Et pour terminer en musique je vous propose Radio Elvis avec 23 Minutes