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Lectures 46 & 47

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Ce livre de Tzvetan Todorov, Les Ennemis de la démocratie, m’a été prêté par une personne qui travaille dans les vignes et avec qui je discute souvent quand je me balade avec le chien. Je me suis dit qu’il fallait que je me dépêche de le lire mais voilà, je n’arrivais pas à avancer. C’est intéressant mais pas ce que je recherche dans un livre. En effet, ceci est le genre de chose que je lis dans les journaux et magazines et ça me suffit. Cependant, j’ai quand même lu la moitié. On y apprend comment la démocratie est menacée. L’auteur parle des idées libérales qui viennent empoisonner la pensée, l’économie qui régit une bonne partie de nos lois grâce à l’argent, les média ou encore les réseaux sociaux. Les ennemis ne sont pas à chercher à l’extérieur mais ils sont là, parmi nous…

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J’ai décidé de me plonger à nouveau dans un Jon Ronson avec cette fois-ci Lost at Sea; the Jon Ronson mysteries. Il ne s’agit pas d’un roman mais d’une suite de courtes histoires qui ont occupé le journaliste pour divers média tel The Guardian ou la BBC. J’avoue avoir été un poil frustrée au début car je trouvais les histoires trop courtes et et j’avais l’impression qu’elles se terminaient de façon un peu abruptes. Pour certaines j’aurais voulu en savoir un peu plus, mais y a-t-il vraiment quelque chose de plus à raconter ? En fait, je crois que c’est la voix du journaliste qui me manquait, il était nettement moins présent que dans ses romans même si on le devinait dans certaines remarques, certains mots. Bon, ça c’étaient mes premières impressions. Parce que depuis j’ai tout lu et j’ai bien retrouvé l’auteur que j’apprécie avec des histoires intéressantes et surtout, tellement bien racontées. Bon je ne suis pas objective, j’adore ce journaliste.

Et pour terminer en musique, je vous propose Half Moon Run avec Favourite Boy

Lectures 43, 44 & 45

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Margaret Atwood s’est lancée dans la suite de The Handmaids’ tale avec The Testaments qui se déroule quinze ans après les faits du premier roman. Trois personnes livrent leur témoignages : Tante Lydia qui explique comment elle est passée de juge dans un monde libre à son poste de tante dans un pays oppressif, et les deux filles de Offred, Daisy qui vit à Toronto et apprend sa véritable identité et Agnes qui raconte sa jeunesse à Gilead. J’ai bien aimé ces trois récits qui se recoupent et j’étais frustrée quand je devais arrêter mon écoute (livre audio). J’ai tout de même trouvé un gros point négatif : le dernier chapitre qui se passe trois cents ans après les faits.

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Le roman de David Foenkinos, Vers la Beauté, raconte l’histoire d’un homme qui quitte son emploi de prof aux beaux-arts à Lyon pour se retrouver gardien dans un musée à Paris. Le récit s’attarde également sur Camille, une jeune étudiante qui s’est suicidée. Y a-t-il un lien entre les deux ? Jolie histoire qui se lit vite.

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Une Année en Provence est le livre de Peter Mayle publié en 1994 que je devais lire pour mon club de lecture. L’auteur et sa femme, deux Anglais, ont décidé de s’installer en Provence. Le récit couvre une année et les chapitres représentent les mois. Il explique la façon de vivre dans cette partie de la France, les découvertes que son épouse et lui font, les surprises sur les différences culturelles. C’est sympa à lire mais un poil redondant. J’ai commencé à m’ennuyer à partir du mois de Juillet…

Et pour terminer en musique, je vous propose Claude François avec Mais quand le matin

Lectures 40, 41 & 42

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Ça fait tellement longtemps que j’ai envie de lire du George Orwell que j’ai acheté deux romans d’un coup et pas chez le géant A puisqu’on y trouve des éditions trafiquées comme le révèle le NY Times et dont parle le Dr CaSo (https://wp.me/s2MjF-1984). J’ai commencé par La Ferme des Animaux. J’ai adoré ce bouquin qui est sous-titré comme étant un conte de fée. L’histoire nous raconte comment des animaux ont décidé de prendre leur destin en mains et ne plus être exploités par les humains. A eux la nourriture en abondance, la liberté, le repos. Mais voilà, l’euphorie des premiers instants laisse place au dur labeur qu’il faut endurer pour ensuite bénéficier de la nourriture en abondance, etc. et c’est sans compter sur les cochons qui organisent le tout. Ce roman était une métaphore pour expliquer ce qu’était la Russie dans les années 40. Toutefois, quand on regarde le monde actuel, j’ai l’impression que plusieurs pays ont adopté le principe de la ferme des animaux…

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Le livre de Esmé Weijun Wang The Collected Schizophrenias traite de….schizophrénie. Le livre est divisé en plusieurs essais. Certains m’ont intéressée plus que d’autres. L’auteur décrit les divers diagnostiques qui lui ont été fournis quant à ses symptômes et donne leur définition selon la bible des psys (DSM-5). Elle explique ce que c’est que de vivre avec la maladie, à savoir le trouble schizotypique de type bipolaire. Elle raconte ses hallucinations tant visuelles qu’auditives et les difficultés qu’elle rencontre dans son quotidien. Livre très intéressant quand on connaît la théorie mais qu’on n’imagine pas forcément ce que cela implique dans la vie d’une personne porteuse d’un tel mal.

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Voilà longtemps que je souhaitais lire un livre de Annie Ernaux et Roseline m’a conseillé Les Années. Au début, je n’aimais pas vraiment le style narratif qui était une suite de faits du passé posés sur le papier. Bof. Et puis l’auteur arrive à son époque et raconte la France telle qu’elle l’a vécue. La fin de la guerre, l’arrivée de la télévision, du téléphone, du sèche-cheveux, quelles étaient les lectures à la mode, les hommes politiques, la sexualité, le choix dans les supermarchés, etc. et j’ai trouvé ça intéressant. Ce style littéraire neutre ne me dérangeait plus. L’auteur explique à la fin du livre qu’elle souhaitait raviver la mémoire collective. J’ai effectivement replongé dans certains souvenirs : ah l’arrivée d’une nouvelle télé avec, oh luxe suprême, la télécommande ! Plus besoin d’aller changer les chaînes sur les ordres de mon papa quand j’avais le malheur de traverser le salon 😁.

Et pour terminer en musique, je vous propose Keane avec I need your love

 

 

Lectures 37, 38 & 39

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J’ai retrouvé ce livre de Irvin Yalom dans ma pile à lire. Il y avait bien un marque page à l’intérieur, dans les premières pages, mais je n’en ai aucun souvenir. Love’s executioner est une suite de courtes histoires qui traitent de psychologie évidemment, puisque l’auteur est un psychothérapeute reconnu dans son domaine et qu’il aime transmettre ses connaissances sous forme de romans. Diverses problématiques sont évoquées avec à chaque fois, des personnages différents. Les histoires sont tirées de vrais cas traités par Yalom et montrent à chaque fois des patients touchants puisque sans empathie, il est quasiment impossible d’aider autrui. Lecture agréable mais je l’avoue, j’ai un léger faible pour tout ce qui touche à la psychologie 😄.

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Je ne sais plus vraiment comment j’ai entendu parler de Preet Bharara. J’avais lu son nom sur Twitter lorsqu’il s’est fait virer par le crétin orange. Puis je suppose que son nom est ressorti souvent, toujours sur Twitter, lorsqu’il a créé son podcast Stay tuned with Preet. Je l’ai écouté et j’aime bien. Du coup, j’étais intéressée par son livre Doing Justice lorsqu’il l’a publié même si j’avais un peu peur qu’il soit ancré sur les arcanes de la justice américaine. L’auteur y parle de son précédent emploi en tant que procureur du district de New York pour expliquer ce qu’est la justice et il explique le tout avec de nombreux exemples réels et intéressants que ce soit pour détailler le rôle des informateurs ou encore savoir si le dossier arrivé sur le bureau des avocats mérite d’être traité ou non. C’était le livre audio que j’ai choisi pour le mois d’août et j’ai passé un agréable moment à l’écouter.

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J’ai découvert l’auteur, Sorj Chalandon, grâce à mon club de lecture. J’avais bien aimé le livre sélectionné et donc, quand j’ai vu que l’auteur avait un nouveau roman qui sortait à la rentrée littéraire, je me suis empressée de l’acheter. Une Joie féroce nous entraîne dans la vie de Jeanne qui découvre son cancer, Jeanne et sa première chimiothérapie, Jeanne qui perd ses cheveux, Jeanne dont le couple bat de l’aile. Jeanne avance sans bruit et subit le tout sans réaction. Puis elle se révolte, se lie d’amitié avec trois femmes et se lance avec elles dans le vol d’une bijouterie pour aider l’une de ces dernières. Bien que le cancer occupe une grande place dans ce roman, l’histoire est prenante, les personnages attachants et l’écriture très agréable. Plusieurs fois je me suis mise à papoter avec ma collègue pour me changer les idées et ne pas pleurer au début. Ensuite l’histoire entre les trois femmes occupe plus de place ce qui m’a permis de respirer et continuer ma lecture l’esprit un peu plus libre. Un joli roman.

Et pour terminer en musique, je vous propose Britney Spears avec Toxic

 

Lecture 36

Et voilà, j’ai atteint mon objectif de lecture pour 2019. Je pense que 36 livres par an c’est déjà bien (je vais continuer à lire mais plus d’obligation) puisqu’à côté j’ai beaucoup de lectures pour les cours et que je suis abonnée à deux magazines et un quotidien.

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Dans le cadre de mon club de lecture, je devais lire cette autobiographie d’Ella Maillart Croisières et caravanes. Au dos du livre il est indiqué qu’elle est l’une des plus grandes aventurières du XXe siècle. Il existe un site qui lui est dédié : https://is.gd/zMxfKX.

Cette aventurière est suisse et a grandi à Genève. Elle nous raconte ses voyages et ses rencontres dans des points reculés et quasi inconnus dans l’URSS, la Mongolie ou encore la Chine dans les années 30. Elle nous parle de ces peuples nomades et leur culture bousculés par les affres de la politique des grandes villes. J’ai aimé lire ces découvertes tout en pensant que de nos jours, plus rien de ces petites haltes décrites ne doivent exister. Tous ces peuples qui l’ont enchantée ont probablement disparu, voués à une existence plus sédentaire, civilisée. Un documentaire sur cette femme est sorti en 2017 (je ne le trouve malheureusement nulle part “libre d’accès”) mais on peut regarder un reportage de la télévision suisse datant de 1973 sur YouTube Les Itinéraires d’Ella Maillart que je vais m’empresser d’aller voir.

Et pour terminer en musique, je vous propose Blind Fish feat. David Hallyday avec Pain & Pride

 

Lectures 34 & 35

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So you’ve been publicly shamed de Jon Ronson. J’ai lu un livre de Jon Ronson dernièrement et j’avais bien aimé. C’est donc avec joie que j’ai débuté celui-ci. Et j’ai A-DO-RE ! Il parle des personnes qui ont eu leur vie passablement détruite à cause d’une bourde sur twitter ou d’erreurs non assumées et découvertes et du lynchage qui s’en suit sur les media sociaux. J’aime la façon de raconter de l’auteur. Il part sur une idée et se laisse ensuite guider par le courant créé au fil de ses rencontres. J’aimerais pouvoir me retrouver en compagnie d’autant de gens si intéressants (ou alors, il les rend intéressants grâce à son talent d’écriture). Il est clair que je vais me procurer les autres livres de Ronson. Et si vous voulez savoir qui il est, il y a un podcast sympa LA (en anglais).

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Je ne sais plus où j’ai vu qu’il fallait lire A Gentleman in Moscow de Amor Towles. un artiste a dû en parler dans un interview ou sur Twitter et ça m’a intéressée. On suit l’existence du comte Alexander Rostov, assigné à résidence à vie dans l’hôtel Métropole à Moscou. Le comte s’émerveille de peu et sa vie, qui pourrait lui sembler sans intérêt à présent, continue à lui procurer du bonheur. Il se plaît à raconter plein d’anecdotes et s’intéresse à tout ce que peuvent lui dire ses interlocuteurs. Il y a les fidèles employés, Andrey, Emile, Marina, Audrius ou encore Vasily. Et il y a les visiteurs Ossip, Mischka, Richard, Viktor sans oublier la belle Anna ou encore la jeune Nina puis la plus jeune Sofia. Le style narratif m’a plus d’une fois fait penser à Alexandre Dumas. Ce n’est pas un livre d’espionnage ou un roman policier. L’histoire avance lentement et l’on se laisse émerveiller par les histoires du comte tout en découvrant, en toile de fond, l’histoire de la Russie de 1922 à 1954. Très joli roman.

Et pour terminer en musique, je vous propose Daniel Pemberton avec Spider-Man Loves you

Lectures 31, 32 & 33

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Je vous ai déjà parlé de ce magazine qui a pour sujet l’Amérique vu par diverses personnalités littéraires. Cette fois-ci, je découvre T.C. Boyle et j’ai donc noté les trois romans conseillés de cet auteur. J’espère les trouver dans ma petite boîte à livres. Il y a également Joan Didion dont j’entends régulièrement parler et que je ne connais pas. J’ai ajouté un roman de cette auteure dans ma wishlist chez le géant A. Ce magazine me donne plein d’envies de lectures.

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La journaliste, Lisa Taddeo, a suivi durant huit ans trois femmes pour raconter leur histoire dans Three Women.

Il y a Maggie, qui a eu une relation avec son enseignant, trente ans, alors qu’elle n’avait que dix-sept. La majorité sexuelle étant fixée à dix-huit ans dans l’Indiana, état où elle vit. On suit sa fixation pour cet homme qui est tout pour elle alors que lui n’est qu’un prédateur, on s’en rend vite compte. Au début, je m’énervais de la naïveté de la fille jusqu’à ce que je me rappelle son âge. Puis elle m’a fait de la peine et j’avais une forte envie de taper le gros con. Par la suite, Maggie réalise enfin qu’il a abusé d’elle et elle porte plainte. On a alors un petit aperçu de ce qu’il s’est passé au procès. Je vomis cette partie rétrograde des Etats-Unis : un enseignant, beau, blanc, marié et père de trois enfants ne peut pas être un homme qui abuse d’une jeune fille pas si bien que ça et pauvre en plus. Elle doit certainement chercher à s’enrichir. 🤮

Il y a l’histoire de Sloane, qui m’énervait aussi un peu. La femme parfaite à qui tout réussi. Elle, elle nous raconte que son mari aime la voir faire l’amour avec d’autres hommes et/ou d’autres femmes. S’il ne peut être présent, il veut des compte-rendus dès que sa femme se libère, voire des vidéos qu’ils visionneront ensemble. Elle est heureuse, cette situation lui convient bien. Jusqu’à Wes, un homme parfait qui lui fait si bien l’amour. L’aventure à trois s’achève brutalement et là, le vernis craque un peu et on découvre une Sloane fragile.

Enfin, on fait la connaissance de Lina. Lina est mariée depuis onze ans mais elle rêve de baisers envoûtants. Son mari refuse de l’embrasser, il trouve ça dégoûtant. Ils ne font l’amour qu’une fois tous les tremblements de terre. Lina veut un homme qui la fasse se sentir belle, séduisante, attirante, sexy. Elle retrouve Aidan, son premier amour, qui embrasse comme un Dieu et la fait monter au plafond. Elle raconte ses rencontres passionnelles avec son amant. Il y a cette phrase, vers la fin du livre qui m’a interpellée, parce qu’elle me parle : “Not having a partner, for Lina, was like slowly, quietly dying“.

Livre intéressant que j’ai bien aimé.

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The Buddha of Suburbia de Hanif Kureishi est l’histoire de Karim, jeune anglais d’origine indienne. Karim nous annonce qu’il a dix-sept ans, qu’il aime le sexe, les drogues, lire, la musique et ne surtout pas étudier. Il nous parle de sa famille un peu étrange, de ses rencontres, de Charlie dont il est amoureux. Karim est un glandeur un peu dépressif et pourtant, il est attachant. Peu à peu, sa vie va changer mais il n’oublie jamais de nous raconter ses expériences sexuelles. Il devient acteur de théâtre, ses parents se séparent, il tombe amoureux et tout ça, dans la ville de Londres des années 70. On voyage dans la banlieue sud de la ville vers Beckenham où vivent Charlie et sa maman Eva, Chislehurst un endroit chic où habitent l’oncle Ted et sa femme Jean et un peu plus au nord, à Peckham, un lieu pauvre où logent Jamila et son mari Changez. Puis Karim s’installe enfin à Londres avec son père et Eva dans West Kensington. En découvrant ces divers lieux sous le regard du jeune homme, on y apprend quelle est la musique en vogue, dont la découverte du mouvement punk, les différentes classes sociales, le racisme et le climat politique. J’ai bien aimé ce livre dont l’histoire pourrait sembler légère mais ne l’est pas tant que ça.

Et pour terminer en musique, je vous propose Amy Winehouse avec You Know I’m no Good